samedi 20 juillet 2019

Une pause plus ou moins longue, on verra!

Un petit tour et puis s'en va!
Je me rassure, pas pour toujours.... mais comment savoir?
Je ne suis pas au mieux de ma forme, je lis difficilement, hélas... et j'écris tout aussi difficilement,  dommage...
Pour moi avant tout, qui aime ça (lire et écrire...-
Je vous lis au compte gouttes, sans souvent mettre de commentaire, trop fatiguant, (je ne sais pas si vous pouvez comprendre ça)!
Je suis là, sans y être, en tout cas sans que vous le sachiez...
Et je vous vois disparaître petit à petit de mes commentaires, et non! ce n'est pas agréable!

Donc voilà! je m'éloigne un moment, sans savoir si je reviendrai, en tout cas ici...
Bonnes vacances à vous tous et toutes, à bientôt... ou pas

la peinture est de Léon Spilliaert

vendredi 12 juillet 2019

les photos qui sourient


Les photos sourient toujours. Enfin... la plupart du temps !
Même si on sait très bien que les personnes là sur la photo, n’étaient pas heureuses, que le drame était passé tel un train déraillant leur quotidien, qu’il avait coincé leur vie pour toujours dans des douleurs féroces... les photos sourient toujours... enfin la plupart du temps !

Maintenant, si tu es perspicace, tu vois.
Tu vois que, à côté des sourires de bonheur simple, il y a des sourires de malheur aggloméré. Tu vois très bien qu’à côté des sourires vrais de vrais, il y a des sourires faux de faux, mais très bien déguisés ma foi, les sourires faux de faux sont souvent des sourires courageux...
Si tu es perspicace, tu vois qu’il y a de la pluie dans ces yeux qui sourient, que les mains démentent ce qu'affirme le visage, les mains sont bavardes, on ne pense pas assez à les regarder.
Pourquoi sur les photos, se sent-on toujours obligé de sourire. Peut-être qui sait, est-ce pour croire ou faire croire l'espace d'une respiration, que la vie vaut quand même la peine d'être vécue...

dimanche 7 juillet 2019

Tant de soupes à la langue de bois



Tant de décisions imbéciles
tant d'articles mensongers
tant de silences lâches
tant de jours sans soleil
et de nuits sans sommeil

tant de mayonnaise sur les frites
et de soupes à la langue de bois

et ouf...
soudain une étoile
toute petite toute maigrelette
une qui ne croit pas vraiment
qu'elle est une étoile

C'est toujours comme ça!
il faut tourner sa vie
pour la déchiffrer en hésitant
travail sérieux que l'on peut faire
en souriant
envers, endroit

parfois c'est bien mieux l'envers


jeudi 4 juillet 2019

Vivre sans pourquoi

Tous les matins je suis (du verbe suivre) un atelier à l'UDA (Université des Aînés), sur le personnage haut en couleurs Alexandre Jollien. Il est l'auteur de plusieurs livres, la plupart passionnants, cela fait quelques années que je le lis, sans jamais m'en lasser. (j'attends que ses livres paraissent en "poche"
Le livre dans lequel je me retrouve pas mal est "Vivre sans pourquoi" (désormais en poche Points)

C'est un livre profond et vrai, qui touche l'essentiel de l'âme humaine. Comme il est fait de courts passages, on peut en lire l'une ou l'autre page par ci par là et s'en nourrir
Souvent je lis et j'écris pour moi ce que les mots évoquent en moi

Vivre sans pourquoi, c'est entre autres, ne plus s'inquiéter de "l'après"
C'est ce que je vis maintenant que mon témoignage "Horton" est paru: je fais ce qu'il faut pour le faire connaître, mais je ne veux pas m'en inquiéter, plus que nécessaire. Il fera son chemin, touchera les personnes qu'il doit toucher et tout se passera bien, je suis confiante!


vendredi 21 juin 2019

extrait de mon livre


Que veux-tu que je fasse pour toi ? 
Seigneur, faites que je voie… 
Dit l’aveugle de Bethsabée à Jésus.

Qu’est-ce que voir ? Que demande cet homme à Jésus ? Bonne question : j’aurai beaucoup de temps pour y réfléchir. Pour l’instant, je pleure.
Car ce matin, l’œil gauche a rendu son dernier soupir : c’est fini ! Il ne voit plus rien. Définitivement mort. Quelques jours ont suffi, qui l’aurait cru ?

Docteur, je vous en prie, faites que je voie…

Hélas, c’est irréversible, me disent les médecins d’un air désolé. Le nerf optique est bien mort ! Allons courage, il faut sauver l’autre œil ! Voilà l’objectif prioritaire. Je regarde la perfusion de cortisone couler goutte à goutte dans mon bras gauche. L’œil est mort et pourtant il semble rester vivant, il accompagne fidèlement l’autre dans ses promenades, à droite, à gauche, en haut, en bas. Tout paraît normal, personne ne peut deviner quoi que ce soit ! Mon œil mort fait semblant d’être en bonne santé.

« On ne voit bien qu’avec le cœur » dit le renard au Petit Prince. J’ai toujours aimé les mots de Saint-Exupéry mais cette fois, je me rebelle. Je ne veux pas me contenter de la vue du cœur. J’ai fait cela durant des années, en m’occupant de mes enfants, de ma famille, des autres, à travers tous les gestes et regards gratuits d’attention et d’écoute. Mais j’ai  besoin de mes yeux pour vivre, admirer les paysages, me plonger dans mes livres chéris, continuer à écrire, découvrir d’autres mondes, d’autres cultures, d’autres histoires, pour deviner d’un seul regard que quelque chose ne va pas chez ceux que j’aime, pour voir grandir et changer mes petits enfants, pour guetter sur les visages une humanité à déchiffrer, pour admirer tant de tableaux, tant de beautés, tant de splendeurs !

Et puis très vite surviennent les questions sans réponse, qui passent et repassent comme de petits refrains têtus dans la tête, s’éloignent un moment, puis reviennent, lancinants, accélérant les battements du cœur. Pourquoi cela m’est-il arrivé ? Que n’ai-je pas vu ? Qu’ai-je refusé de voir ? A côté de quoi suis-je passée, consciemment, ou non ? Les questions se succèdent, au pas de course, au pas de folie. J’en perds le souffle. J’ai le sentiment qu’il me faut découvrir le pourquoi du comment si je veux m’en sortir. La fameuse clé que je ne possède pas et qui m’oblige à patienter (piétiner ?) devant une porte close. La maladie sera-t-elle l’occasion d’une prise de conscience salutaire ? D’une façon nouvelle d’appréhender la vie?  Est-ce là son sens profond ? Ou au contraire m’engloutira-t-elle dans un puits sans fond, sans espoir et dépourvu de sens ?

C’est étrange comme parfois, il nous faut recevoir un coup de semonce pour réaliser qu’il est temps, de réorienter sa vie, de réfléchir à l’important, à l’essentiel. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive. Des problèmes de santé, j’en ai eu, comme tout le monde, qui me sapaient l’énergie et le moral dont j’avais tant besoin à pour élever mes cinq enfants. Chaque fois, ce fut un moment de prise de conscience, le moment des bonnes résolutions tenues vaillamment, avant de retrouver mes sillons de confort, qui n’ont rien à voir avec ceux de la sérénité, de la plénitude authentique…

Ces questions et réflexions bien sûr ne sont pas des questions exclusivement réservées à la personne qui brutalement a été touchée par l'artérite temporale (maladie de Horton)
Tout le monde, même en dehors de la maladie, se pose tôt ou tard ce genre de questions existentielles et aura grand profit à lire cet ouvrage (ce n'est pas moi qui le dit, mais les lecteurs qui l'ont déjà découvert)

Evidemment ce ne sont pas des réflexions de bronzette, à mener sur une plage, à moitié nu, au soleil ou dans l'eau (quoique... pourquoi pas...?


mardi 18 juin 2019

comme des papillons frémissants...


En moi, malgré moi parfois se glissent des larmes. Des larmes que le mouchoir ordinaire n'arrive pas à assécher…
Ces gouttes de larmes sont cachées au plus profond de mon être. Ce n'est pas un bon temps pour l’espérance. Ce n'est pas davantage un bon temps pour le clavier. Ni pour le cahier.

Bon.
Je reprends mes lignes cent fois réécrites, que j’aurais voulu légères, comme des papillons frémissants… il faut absolument que je puisse voler, m’échapper vers la lumière, me réfugier sur la canopée de ces arbres que je vois au loin qui frissonnent de beauté, m’emmitoufler de nuages légers, jouer à être un ballon flottant dans le vent…
Zut…
Le doigt se pose malgré lui sur un mot inopportun...
Il voulait écrire souffle et non gouffre... c'est si profond, si effrayant le gouffre, on se perd dans le gouffre, il n’y a personne dans le gouffre, là c’est le noir, la solitude, la confrontation avec les démons. Il y a tant de démons dans mon corps malade. Ils l’ont squatté, les vilains méchants, les ignobles grimaçants !

Il me faut apprendre les pas de la danse nouvelle…

Danser des pas nouveaux, facile à dire… la fatigue est tellement vaste, pesante, énorme, géante, je n’aurais jamais cru cela possible… 

J’ai faim, de paix et de pain,  je suis donc toujours vivante. Me voilà rassurée, il y a des moments où j’en  douterais… 

vendredi 14 juin 2019

D'aucuns disent que c'est le paradis!

Un voyage... le voyage que j'ai fait en Croatie
Pour moi, le paradis et l'enfer
Beauté des paysages, mer et montagnes mêlés, qui se découpent sous un ciel d'un bleu incroyable, un bleu qui répond à celui de la mer... qui caresse les maisons de sa magnifique lumière !
Mais un tourisme de masse, un monde fou qui circule dans les ruelles étroites des villes et villages ressuscités après la terrible guerre de 91, qui a imprimé sur et dans les maisons des marques qui font mal...
Étrange paradoxe... ainsi est fait l’être humain attiré par le beau, et capable du pire
Hélas impossible de faire des photos... mais j'ai dans mon coeur des paysages superbes dans lesquels je peux me replonger comme je veux, quand je veux !

Je suis partie blessée à la jambe, je reviens toujours blessée à la jambe qui ne parvient pas à guérir: mais je suis fière, j'ai été ma propre infirmière, renouvelant mon pansement tous les jours: je deviens une pro en soins infirmiers!

En dépit de très bonnes lunettes solaires, le soleil me brûlait mon précieux oeil! J'ai paniqué un peu croyant que je devenais aveugle
Suis donc allée ce matin à la clinique, faire examiner mes yeux, et ma jambe... rha la la, marre de la clinique, mais quelle chance qu'on soit prêt à me recevoir en urgence: je suis un cas il faut dire, on me connait, et on me traite les plus rapidement possible... quelques paroles de réconfort (qui dira l'importance de l'écoute attentive des soignants!) et je repars avec deux sortes de gouttes à mettre dans les yeux!

Je parlerai de mon livre demain. Il commence à faire son chemin...

vendredi 31 mai 2019

Juste une phrase qui m'a touchée, au gré de mes lectures:

"Le vrai bonheur n'est ni jeune, ni innocent, il porte des rides et des cicatrices" EES

A toi de t'arranger avec ces rides et ces cicatrices
C'est possible, mais difficile et à recommencer chaque jour
C'est une affaire de longue longue patience

Il y a quinze jours déjà, autour de la parution de mon livre, je suis tombée violemment et me suis fait très mal.
Je connais ça, ce n'est pas la première fois.
Tous les jours, refaire le pansement (merci ma fille!)
Tous les jours surveiller l'évolution de la blessure
Trois fois me rendre à l'hôpital et être reçue en urgence pour examiner la piètre allure de ma jambe!
Je guérirai sans doute, mais lentement, trèèèèèèèèèès lentement

Oui, le bonheur quand même, avec ses rides et ses cicatrices, ses douleurs, sa gadoue, ses solitudes






vendredi 24 mai 2019

Mon rendez-vous avec Horton


Je suis fière et heureuse de vous présenter mon livre écrit tout au long de sept longues années! (publié aux Editions Académia)
Il m'a fallu du courage et de la persévérance pour mener ce projet à son terme.
Il a fallu que j'y croie, malgré les soubresauts de ma santé qui l'ont par deux fois remis à plus tard. Il a fallu les encouragements de mes fidèles pour m'encourager à continuer et à terminer!
(merci spécialement à Alainx qui m'a accompagnée tout au long du chemin)

Le livre est magnifique: riant de sa couleur rouge (merci Pastelle pour la photo de couverture!), il invite à sa lecture. Il y a des moments émouvants, des moments drôles, des moments de réflexion sur la maladie rare et même des questionnements existentiels.
Des moments de Vie tout simplement...

Ce livre donne mon témoignage sur la maladie de Horton (artérite temporale), dont j'ai souffert avec intensité (jusqu'à l'atteinte oculaire). S'ils sont pris à temps, ce qui n'a hélas pas été mon cas, la plupart en souffrent de manière moins grave et heureusement pour eux. Mais mon cheminement peut rejoindre celui d'autres malades, en tous cas c'est ce qu'on m'a dit, encore ce matin!

Nous souffrons tous de maladies plus ou moins graves, plus ou moins invalidantes: ce livre est un humble témoignage sur la façon dont moi je l'ai vécue et la vis toujours.
Dès le début de cette écriture, j'ai pensé aux lecteurs qui pourraient "profiter" de ce témoignage: comme l'écrit le docteur Y. Pirson, dans sa préface, les malades ont faim de recevoir des avis de malades qui passent par la même maladie. Cela les aide énormément! Ils peuvent alors de manière plus sereine emprunter leur propre chemin.
Quand j'ai commencé à écrire, il n'y avait aucun témoignage qui aurait pu m'aider: je m'étais juré de combler ce vide.

Voilà! C'est chose faite...

( à savoir: mon livre peut être commandé dans n'importe quelle librairie tant en Belgique qu'en France)



jeudi 16 mai 2019

les choses et les êtres viennent et partent

laisse les choses aller
laisse les choses partir
laisse les choses se produire
rien
dans ce monde
ne t'était promis
ni ne t'appartenait

tu ne possèdes que toi-même

Rupi Kaur

ou encore:
c'est la recette de la vie
pense à ces fleurs que tu plantes
dans le jardin chaque année
elles vont t'apprendre 
que les gens eux aussi
doivent se faner
tomber
pourrir
se redresser
pour fleurir 

Rupi Kaur

Quand j'ai découvert les poèmes souvent courts de Rupi Kaur, j'ai été séduite
Elle écrit comme j'aime: des choses courtes et bien enlevées, qu'on reçoit parfois comme une claque!
Ce sont comme des pensées qu'on peut méditer toute une journée...

Comme ces deux petits textes que je vous offre en billet
ainsi que ce tableau du peintre belge, Léon Spilliaert, dont j'aime beaucoup l'univers


lundi 13 mai 2019

le vent l'a bousculée...

Consigne de Lakévio
créez un poème en losange
en vous inspirant du tableau proposé.
 ( mais jusqu'à dix pieds pour la ligne du milieu,


Seule
elle rêve
elle rumine
le vent la bouscule
le soleil est bien mort
elle ne se sent pas très bien
ca dure depuis deux jours déjà:
elle avait mis son beau manteau rouge
mais elle a rencontré le grand méchant loup
et il l'a poursuivie, cernée, accostée 
et bien plus que cela
pas de larmes
pas de cris
silence
seule

mardi 7 mai 2019

Je l'ai tellement cherché!

Depuis un certain temps (quelques semaines et sans doute plus) je cherchais un livre qui est resté longtemps un livre essentiel pour moi:
"Femmes qui courent avec les loups" de Clarissa Pinkola Estès
histoires et mythes de l'archétype de la femme sauvage

C'était un de mes livres de chevet, et cela dès sa parution en 1996

Je fus triste de ne pas le trouver: j'avais perdu quelque chose de précieux, d'essentiel même!
Alors la semaine dernière, j'en ai racheté un autre, toujours en édition poche, et ce livre sentant le neuf, me comblait de joie.
Mais ce matin, miracle, sans même le chercher, dans un coin très caché de ma bibliothèque, je suis "tombée dessus", complètement par hasard. Comment donc m'avait-il échappé? Je l'ai tant cherché! J'ai poussé un cri de joie: j'avais retrouvé mon bon vieux livre, écorné de partout, souligné plus encore: MON livre, témoin de mes réflexions sur la Femme Sauvage, càd la Femme Libre, celle qui ne cesse de se trouver ou de se retrouver...

"Il faut se dire "j'y vais" et y aller.
Relire des passages de livres ou des poèmes qui les ont touchées.
Passer près d'un ruisseau, d'une rivière
Rester étendue sur le sol dans la lumière tamisée d'un sous bois
Etre en tête à tête avec l'homme qu'on aime, sans les enfants.
Marcher ou conduire sans but précis pendant une heure et revenir
Prendre un bus sans savoir où il va
Marquer le rythme avec les mains en écoutant de la musique
Etre installée près de la fenêtre dans un café et écrire
Rempoter des plantes les mains dans la terre
etc etc

Réveillez-vous dès maintenant, vous qui êtes lasses, temporairement écœurées par le monde, vous qui redoutez de prendre du temps pour vous. Mieux vaut rentrer quelque temps "chez soi", faire le point, même si cela irrite les autres, plutôt que de rester à s'abîmer, avant de finir complètement laminée...

Je suis par moments, cette femme lasse, parfois bien écœurée par le monde, par les autres et même par moi-même. Trop souvent j'attends que "cela" passe, alors qu'il suffirait que j'ouvre au hasard ce livre, ou un autre de mes essentiels pour retrouver courage: cela semble si simple mais pas forcément facile
Tiens une bonne idée: aller dans un chouette café, m'installer près d'une fenêtre, observer les gens, écrire quelques mots et rentrer, toute ragaillardie



mercredi 24 avril 2019

Il est beau cet ami!

J'ai retrouvé dans mes livres de poche, un livre que je n'ai pas encore lu!
Je le prends, ne sachant pas encore si je vais le lire. La lecture sur papier, contrairement à la lecture sur écran, me pose problème comme vous pouvez (ou pas) l'imaginer! Sur écran, je peux agrandir la police de caractère...
Donc je prends ce livre, c'est un classique de chez classique, le feuillette un peu au hasard, et suis immédiatement accrochée!
Ca alors, mais c'est passionnant! Je ne m'y attendais pas, ce roman a été écrit au siècle passé! Non! pardon, il y a deux siècles!  Et pourtant. Il écrit super bien cet auteur. Et puis cette histoire est palpitante! Comment ai-je pu l'ignorer si longtemps?

Et me voilà à le lire, par tranches de 30', impossible d'y consacrer plus de temps: dommage, mais c'est comme ça!
L'édition de poche que je possède contient 402 pages: j'en ai lu déjà 56.
J'en ai donc pour quelques heures de lecture et je m'en réjouis!

tout petit extrait:
" Elle lui raconta à son tour des anecdotes, avec un entrain facile de femme qui se sait spirituelle; et, devenant familière, elle posait la main sur son bras, baissait la voix pour dire des riens, qui prenaient ainsi un caractère d'intimité"



samedi 13 avril 2019

J'encadrerai le soleil

J'encadrerai le soleil et le cadre sera
d'un beau bois clair chic et cher
Je le mettrai bien en vue dans mon salon
ou plutôt dans ma chambre
ou mieux encore, dans mon bureau.
Là il sera bien en vue, pour moi toute seule.

Je ferai de même pour les étoiles.
J'encadrerai les plus brillantes
les plus étranges, les plus célèbres.
Alors je pourrai les regarder la nuit
et même le jour
Même chose pour la lune
et sa face ronde réjouie
Dans son encadrement chic et cher
je jouerai au ballon avec elle
et ce sera un jeu passionnant,
que j'ai bien l'intention de gagner !

Mais, mais, mais... voilà que
le soleil s'est obscurci
et les étoiles aussi
sans parler de la lune.
Ou s'est donc cachée la lune?

Dans mon salon chambre bureau
les cadres chics et chers sont amputés
à jamais
de leurs trésors lumineux...

C'est en voyant la couverture du nouveau livre de Boris Cyrulnic que j'ai eu l'idée d'écrire ce texte
Le livre dont il a parlé dans La Grande Librairie me semble passionnant, et s'intitule: 
"La nuit, j'écrirai des soleils": une vraie phrase poétique!
mais ce que j'ai écrit n'a bien sûr rien à voir avec le contenu de ce livre, que je ne connais pas (encore)
Je suis juste partie sur le titre
Et vous savez comment ça va: un mot en entraîne un autre!







mardi 9 avril 2019

être un papillon

tous les jours tu rêves
de te réveiller papillon...
(ou coquelicot ah oui,
ce serait bien aussi 
d'être coquelicot!)

Sois tranquille, tu le seras
mais cela ne se fera pas 
en un jour, ni même en deux:

il faut travailler à sa naissance







jeudi 4 avril 2019

Un jour tu as su -enfin- ce que tu avais à être
et tu t'y es mise, patiemment.
Autour de toi, mille voix pour te hurler leurs demandes aiguës
leurs conseils prétendant tout savoir mieux que toi.
Tu n'as plus écouté, tu t'es bouché les oreilles
seule façon d'entendre la seule voix qui compte
celle qui parle au plus profond de toi

Il était tard, la pluie giclait sur les fenêtres
dans un bruit têtu et féroce
Mais toi, la nerveuse, étrangement calme, tu restais là
à contempler ta vie devenue soudain plus large que l'océan
Tu étais simplement passée de l'autre côté du miroir
celui où Alice rencontre ceux qui lui parlent en vérité
même si leurs mots sont parfois de mystère
surtout s'ils le sont!

Tu étais tranquillement déterminée à affronter désormais
l'unique chose qu'il était capital pour toi de faire
déterminée à sauver le seul endroit de ta vie
sur lequel tu avais encore prise.
Il te suffisait d'être là
de parler s'il le fallait
de te taire s'il le fallait
de regarder les gens s'agiter comme des pantins
en te disant qu'il n'est pas nécessaire de participer à toute cette folie
pour t'immerger dans les eaux de ta NAISSANCE

peinture de Léon Spilliaert


jeudi 28 mars 2019

Prendre la main

Le neurologue français Raymond Garcin faisait remarquer: "la base de la médecine, c'est l'amour" et citait la réponse du Prix Nobel de médecine Charles Nicolle à un de ses collègues déplorant l'abattement moral de son patient: "Lui avez-vous pris la main, au moins?"
Ce dévouement, cette bonté, cette humanité qui affleurent dans un cri du coeur teinté de reproche, combien de médecins les mettent-ils en pratique aujourd'hui?

Elisabeth Quin, in La nuit se lève, Grasset, p.116

J'en ai rencontré des médecins de ce type, soucieux d'être ce pilier de bonté qui permet au patient de garder son courage, qui prennent le temps qu'il faut pour répondre à ses questions, de le regarder dans les yeux, au delà de leur écran d'ordinateur... Et la main qu'ils/elles prennent est une main de Bienveillance et quel bien ça fait!

Mais il y a aussi celles et ceux qui sont complètement déconnectés de leur humanité, soucieux uniquement des gestes médicaux techniques qu'ils se doivent d'accomplir et dont le maître mot est: vitefaitbienfait et au revoir madame, revenez dans 4 mois!



mardi 26 mars 2019

La nuit se lève de E.QUIN

Je viens d'achever la lecture d'un livre qui m'a énormément touchée
Il s'agit de "La nuit se lève" de Elisabeth Quin
Elisabeth est la journaliste responsable du 28minutes sur Arte, tous les soirs de 20h05' jusque 20h55'

C'est une sorte de journal d'actualité et d'opinions avec des interlocuteurs invités par Elisabeth Quin, tous (enfin le plus souvent) intelligents de coeur
Tous les soirs ou presque, je suis là à regarder cette émission, et c'est rare:
1) que je n'ai pas appris quelque chose
2) que je me suis ennuyée ou que sais-je!

Donc l'animatrice de cette émission est Elisabeth Quin, qui la mène de main de maître, sympathique petit bout de femme
Et voilà qu'elle vient de publier chez Grasset ce livre que j'ai dévoré
Il est là, à côté de moi, et je le prends et relis sans cesse l'un ou l'autre passage

Pour tout vous dire, je reconnais quasi mot pour mot, ce qu'elle dit à propos du déclin de ses yeux!
Elle est atteinte d'un double glaucome....!
Elle voit comme avec des œillères, son champ de vision se réduit: plus possible de conduire la nuit

Elle parle de ses ressentis: la peur de devenir aveugle, ce qu'on lui promet à plus ou moins longue échéance (elle espère bien sûr la plus longue possible...)

C'est une femme très cultivée, qui est allée chercher dans l'actualité, dans l'art, la littérature,  les personnes qui ont perdu la vue complètement ou d'un œil, elle explore leurs ressentis, s'inquiètent de la façon dont elles s'en sortent (ou pas!)
Bref un bouquin passionnant! Pour moi en tous cas!
J'ai été à la découverte de toutes les videos où elle est interrogée à propos de son livre et de son problème oculaire, forcément pas facile à vivre quand on est journaliste de télévision, regardée par tous les téléspectateurs, sans à son tour les voir
Interviews tous plus passionnants les unes que les autres.




mardi 19 mars 2019

"jeter un œil"? Jamais! Même pas pour faire plaisir!

J'ai cherché ce matin des expressions contenant le mot "oeil".
J'en ai trouvé 14.
J'ai mis de côté celles ou ce mot est utilisé au pluriel: ceux qui me connaissent un peu sauront pourquoi ;-)

14, c'est beaucoup quand même!
Par exemple:

- ne pas fermer l'oeil de la nuit (pourquoi l'oeil, et non les yeux?)
- faire de l'oeil à quelqu'un (de l'oeil? de quel oeil?)
- jeter un coup d'oeil (aie, ça fait mal pas trop fort!)
- avoir bon pied, bon oeil (ça va souvent ensemble, non?
- tourner de l'oeil (et quand l'oeil tourne sans avertir, ben on tombe!)
- ouvrir l'oeil (et le bon hein! Oui! le bon, l'autre est foutu!)
- manger à l'oeil (ohhhhhh comme c'est vilain!)
- à vue d'oeil (c'est pas à vue de pied bien sûr!)
- obéir au doigt et à l'oeil (et en avant, que cela saute!)
- se mettre le doigt dans l'oeil (jusqu'à l'omoplate me disait-on en riant quand j'étais enfant!)
- garder à l'oeil ou avoir à l'oeil (et ce bon serviteur  ne laissera rien passer!)
- oeil pour oeil, dent pour dent (et vlan!)
- avoir le compas dans l'oeil (ben dis donc, ça ne doit pas être facile de le garder dans l'oeil!)
- mon oeil! dit-on quand on se moque de ma vantardise!

Il y en a sans doute encore, mais mon oeil ne les a pas repérés. Pas encore du moins car vous me donnerez d'autres exemples, j'en suis sûre!


mercredi 13 mars 2019

Le cadeau de la sérénité!

Ton regard s'attarde sur tes bras et tu contemples la catastrophe: tes bras à la peau autrefois si douce, si fine, se sont mis à frissonner comme la plage au matin après que les vagues gourmandes se sont repliées au loin.
Et ne me dis pas que ces frissons rendent la plage vivante. Que sans eux, elle serait plate et morne. Que ces frissons retiennent les plus beaux coquillages que les enfants viendront cueillir comme de précieux trophées.
Et ne me dis pas que ces frissons ressemblent à s'y méprendre à ceux qui allument l'eau vive de l'étang qui se met à vivre sous la caresse de la lumière. Que ces frissons accompagnent la nage insouciante et joueuse des canards et des mouettes.

Pardon ? Tu me le dis quand même ? Maigre consolation, car des frissons restent des frissons et je peux te dire qu'ils risquent de s’amplifier dans les années qui viennent, de virer en remous de tempête dévastant tout sur leur passage
Et dis-moi, je t'ai vue ce matin et hier et avant-hier prendre tes seins en berceau et les relever quelque peu pour les arrondir de jeunesse.
Et quand tu t'observes nue dans le grand miroir de la chambre, tu fermes les yeux en découvrant navrée les plis de ton ventre de femme : il s'est gonflé à en craquer à quatre reprises pour accueillir et bercer dans son eau matricielle quatre petits corps qui ont là squatté sans vergogne : trente-six mois d'occupation, c'est beaucoup quand même!

Tu me chuchotes que je suis jolie encore, que je fais jeune encore. Je déteste ce mot: ENCORE!
Encore... Oui, Merci! je prends la mesure de ma chance

Et puis... mes yeux qui pétillent... enfin qui pétillaient, puisqu'il y en  un des deux qui a crié forfait!

Tu vois? dans mon corps de femme mûre, il y a toujours une petite fille qui n'a pas eu le temps, ni la permission de jouer, de rire et de se construire de beaux souvenirs d'enfant heureuse. Si peu de souvenirs, tu te rends compte?



Mais peut-être se sont-ils inscrits dans tous les frissons de ta peau douce et qu'il suffirait de les effleurer, de les caresser pour qu'ils te parlent et te fassent le cadeau de la sérénité?

samedi 2 mars 2019

C'est moi... et ce n'est pas moi !

Je vis.
Je mange, respire, marche, accomplis au jour le jour les gestes ordinaires de ma vie ordinaire.
J'attends le métro, monte dans le métro, marche dans la rue, rencontre l'une ou l'autre personne, anime mes ateliers. Je fais au jour le jour ce que je dois faire.
Je lis, j'écris, je réfléchis sur ma vie, sur ce que je vis, j'écris penchée sur mon cahier, ou bien droite devant mon PC.

Je suis dans ma vie, au jour le jour, complètement immergée dans cette journée.
Je ne me vois pas.
Je suis à l'intérieur de moi. Ma voix, je l'entends dans ma tête. Je sais quand je souris, quand je ris, quand je baille, mais je ne me vois ni rire, ni sourire, ni bailler
Je vais vers l'autre. Je l'embrasse, me serre dans ses bras, prends un enfant sur les genoux. L'autre me regarde. Il me voit. Il voit que je suis bien ou mal coiffée, maquillée ou non, il voit mon dos, il voit mes fesses. Je vois ses yeux qui me regardent et me sourient, étonnés ou taquins, ou indifférents, ou distraits.
Moi, je ne me vois pas. Certainement pas mon dos, encore moins mes fesses. Juste le devant de mon corps quand je baisse la tête. Je me vois de l'intérieur de ma tête...

Soudain, tout change...
Je suis devant mon miroir de la salle de bain (Il est de bonne composition celui-là, par contre celui du coiffeur, il ne m'aime pas, oh non!)
Je vois là une personne. Une femme. D'un certain âge, avec des rides et des sillons. Avec un sourire, et des yeux que l'on dit pétillants.
Je sais bien que c'est moi. Je n'en doute pas une minute.
Impression étrange d'être projetée soudain en dehors de moi, en dehors de mon corps, de mon visage, à m'observer comme je le ferais de n'importe quel vis-à-vis.
C'est moi, c'est bien moi. Pas de doute. Et... ce n'est pas moi...
A l'intérieur je me sens différente de ce que je vois dans le miroir. Celui-ci m'emprisonne dans une image de moi que je ne suis pas sûre de reconnaître. Là je suis cadrée, je ne dépasse pas les limites de ce corps que j'aperçois dans mon reflet
A l'intérieur de moi, au contraire, je me sens parfois si immense, sans frontières, sans frein, je peux partir et vagabonder où bon me semble, sans que nul ne le soupçonne. Je peux partir dans l'infini de mes espaces intérieurs, et je ne m'en prive pas...ou au contraire, me recroqueviller dans un tout petit coin de ma tête lilliputienne toute petite toute petite. Ça dépend des jours. De mon humeur, chagrine ou joyeuse.
Mais tout est possible à l'intérieur de moi.
Le miroir me rappelle à l'ordre de ma taille, quelconque, objective, pas de rêve, pas de fantasmes, la réalité, le concret, le direct, le cerné.
Je suis moi et je suis moi, et ce sont deux personnes différentes


mardi 26 février 2019

à la manière de G. Pérec

Je me souviens de Siloé, petit bébé miniature, dans les bras de sa maman ma fille, tout étonnée d'avoir un si bel enfant. Car oui! c'était la plus belle, la plus douce, la plus craquante. Vous savez ça les mamans...

Je me souviens... non! je ne vais pas vous parler des premiers jours de mes huit autres petits enfants, tous de super beaux petits bébés ...passons donc à autre chose!

Je me souviens... et c'était il y a longtemps, du coup de coeur que nous avons eu en découvrant notre future maison. Nous l'aimons toujours autant, même si désormais elle est très en désordre: que voulez-vous? On a le mari qu'on peut! (oui! c'est lui qui ramène le brol et ne parvient pas à s'en séparer... c'est une névrose ça madame! mais je l'aime quand même, le mari, surtout pas le brol!!)

Je me souviens que j'ai toujours aimé d'amour les coquelicots, frêles corolles, qui donnent une beauté simple à celui/celle qui les regarde: et je peux les regarder longtemps...

Je me souviens du tout premier atelier d'écriture que j'ai suivi. Je ne savais pas que j'écrivais bien, cet atelier m'a révélé ce don. Normal que je ne le savais pas: le boulot et 5 enfants occupaient toutes mes journées et aussi bien souvent mes nuits! J'ai fait mon chemin: quelques livres publiés par la suite et euh...un nouveau dans quelques mois! ( qui fut une gestation difficile!)

Je me souviens du tout premier atelier d'écriture que j'ai animé, après avoir suivi une formation pour ça. Je vais vous dire: écrire j'aime beaucoup ça, mais animer j'adore. J'adore le contact avec ces gens, hommes et femmes qui durant deux heures et de fois en fois, acceptent de se laisser guider par moi, de prendre au sérieux ce que je leur dis ! Et vous savez quoi? au bout de quelques ateliers ils deviennent peu à peu des pros de l'écriture, ou plutôt des gens qui s'éclatent en écrivant, je les admire!

Bon la suite à plus tard... si vous voulez bien...


dimanche 17 février 2019

Pas de face à sauver!

Elle s'embrouille un peu dans les traces qu'elle laisse
Traces de pas, traces de doigts, traces de bonheur miniature, traces de douleurs tout à fait quelconques, méli-mélo désordonné, pêle-mêle un peu raté, panneaux rétrospectifs un peu ridicules qui se perdent dans la maison.
Ombres encrées de bordures noires, fumerolles moribondes

Il est où le chemin?

Elle hésite un peu, reconnaît d'anciens chagrins, distingue des fantômes oubliés
Et son coeur bat la chamade, sous le choc de vieilles peurs qu'elle pensait évanouies

Elle renie son sourire de statue, gravé autrefois sur le visage, à coups répétés de burin.
Il n'y a pas de face à sauver, juste un visage à aimer


vendredi 15 février 2019

à Pastelle

Hier j'ai bu la tasse
C'était une tasse amère de découragement et de grande lassitude: alors, j'ai grimacé. Je n'étais pas belle à voir...pâle, le coeur au bord des larmes.

Aujourd'hui au lever du jour, j'ai regardé le ciel au travers de ma fenêtre, et le ciel était d'un bleu profond, il respirait l'infini, il me parlait de beauté...
Et soudain je me suis sentie élargie... et c'était bon, très bon!
J'ai perçu que je m'évadais de l'univers étroit de cette tasse ridicule, dans laquelle baignait tout mon  découragement
Et là, tout là-haut j'ai surpris deux ou trois petits nuages blancs qui m'appelaient
Je suis partie, je me suis envolée, j'ai plané sur les ailes d'une mouette (oui! il y a des mouettes par chez moi, sur l’étang pas loin) et j'ai perçu une musique serinée tant de fois autrefois et que je méprisais : c'est une musique de boy scout: ainsi avais-je qualifié cet air!

Mais oh miracle! avec un coeur grand comme ça, tout à coup elle m'a parlé, je veux dire les paroles ont percuté mon coeur.   Je les ai lues et relues...

Et ce fut bon, vraiment très bon!



lundi 11 février 2019

Les clés

Voici ce que Lakévio nous propose cette semaine!

 Dix mots à caser, histoire de trouver des serrures à ces clés...

Elle cherche.
Elle cherche, en vain, car elle s'est mise à sa quête hélas, trop tardivement
Elle cherche la fameuse clé, pas la grande mais la petite, celle de la porte de la pièce où l'on parle, le parloir comme on l'appelle en plaisantant, dans lequel elle a caché tous ses fantasmes et l'éclat de sa symphonie personnelle

Femme sous influence, elle s'efforce de marcher le long de la bordure de sa vie, prudemment, sans tomber, sans risque de se fracasser. Elle y va à pas comptés, droite et fière. Dans le jardin qu'elle traverse prudemment, un coq belliqueux la poursuit de son ergot ombrageux.
Elle ne trouve rien. Elle ne trouvera rien, car cette clé qu'elle cherche se trouve au fond, bien cachée au fond de la poche de son beau vêtement couleur grenat, dont elle est si fière,...

"C'est tout à fait correct, dit tout haut son professeur, avec un gentil sourire: pas une seule faute d'orthographe pour ce devoir. Bravo ma petite. Tu seras une excellente élève!"


lundi 4 février 2019

Ils sont de plus en plus nombreux!

On a vu en Belgique, depuis quatre jeudis déjà, des jeunes qui brossent les cours (c'est une expression belge que vous n'aurez aucun mal à comprendre) et descendent dans la rue pour demander aux politiques de prendre au sérieux les menaces qui pèsent sur la planète et d'agir en conséquence
Oh bien sûr, ces jeunes restent des jeunes, accrochés à leur confort, à leurs vacances de ski post examens à leurs smartphones, ils ne sont pas (encore) prêts à s'en séparer. Bien sûr on voit qu'ils rient et s'amusent dans ces cortèges bon enfant sans casse, sans aucune violence!
Mais depuis 4 semaines, le nombre de ces jeunes qui descendent en rue, augmente, et cela fait boule de neige
La premiere semaine les défilés n'avaient lieu qu'à Bruxelles, jeudi dernier ce fut dans trois autres villes. Le mouvement prend de l'ampleur et n'est pas prêt de s'arrêter.
Chaque changement commence par une prise de conscience: les jeunes nous montrent que cette prise de conscience, ils l'ont faite!
C'est un premier pas d'importance, ce sont eux les adultes de demain!
Je les admire, ils prennent des risques, les directeurs d'école les avertissent des conséquences possibles, mais ils ont bien l'intention de continuer jusqu'au bout
Et certains professeurs les éduquent à la responsabilité citoyenne qui inclut la désobéissance! Il y a des exemples célèbres dans le passé
Ils accompagnent leurs élèves dans l'écriture en anglais des pancartes, nombreuses et colorées

Et vous savez quoi? Les journaux du monde entier commencent à parler de ces manifestations en Belgique...





samedi 26 janvier 2019

Les cris et les rires

Les mots qui se murmurent dans le silence,
les craintifs, les hésitants les discrets
sont tombés de la corde qui relie les étoiles
ont perdu tout éclat en tombant sur le sol...
D'autres mots se répètent en chansons monotones
peut-être bien qu'il se recueillent...
Sont-ils donc devant l'impalpable, l'indicible, l'infini
pour se dérouler avec tant de lenteur, tant de respect?
Parfois un chant de mots se déclenche, il explose!
On dirait qu'il éclate en cris de colère, en cris de souffrance.
Puis d'un seul coup, il se tait, épuisé...
Et donc le silence. Et à nouveau deux ou trois notes
osent recommencer l'aventure:
cris et rires, à l'image de la vie...
Les mots, qu'ont-ils pressenti d'essentiel?
ont-ils pu aller jusqu'à la porte de leur âme?
ont-ils réussi à l'apaiser un peu?
Mais faut-il absolument un seuil à dépasser
pour atteindre cet infini auquel
le coeur aspire?
Ou faut-il simplement accepter de descendre
au plus profond de soi
pour y trouver à la fois le trésor que l'on est
et l'Ailleurs qui l'habite?

N.V.

lundi 14 janvier 2019

comme un orgasme...


J’aime beaucoup écrire librement, parfois même sans phrases construites...
Une écriture totalement spontanée, surgit alors sous ma plume, que je suis moi-même étonnée de lire.
Souvent, du moins au départ, je ne me comprends pas moi-même : qu’ai-je voulu dire ? Ai-je voulu faire passer un message, mais lequel ? Que veulent dire ces mots ? Est-ce bien moi qui les ai écrits ?
Parfois c’est bien après que ces petits textes prennent un sens, du moins à mes yeux, ou à mon cœur profond
Ou alors, ce que les gens en disent m’éclairent soudain : ah oui! mais c’est bien sûr ! C’est alors un moment de profonde reconnaissance, comme si je m’étais retrouvée et comprise enfin!… quel bien ça fait.
Ces textes libres et parfois même sans aucune ponctuation (c'est rare quand même!) je les écris en me plongeant dans de musique, souvent classique. Du Mozart que j’aime tant ! Ou alors je pars d’une chanson par ex de Cabrel : j'écoute un moment les paroles, je suis touchée et je me laisse partir, librement, loin… loin (Cabrel est un vrai poète!)

J’adore…
Surtout ne pas être dérangée par mon entourage… la porte est fermée, elle protège les mots qui sortent dans une vitesse incontrôlée.

J’adore. Impression que quelque chose est en train de se passer qui me dépasse. Qui vient de moi mais va bien au-delà de moi. Je me sens ancrée sur la terre et en vol au-delà d’elle, déjà bien loin. C’est comme une transe, c’est comme la pointe de l’orgasme...
Et quand j’atterris je me sens un peu groggy, un peu bizarre, mon cœur s’est agrandi aux dimensions de l’infini



mardi 8 janvier 2019

Les bottines de Van Gogh


Je suis tombée par hasard sur cette peinture des bottines de Van Gogh. Cette peinture m'a touchée, elle m'a parlé... De quoi donc? Je cherche au profond de moi...
Bon il y en a d'autres, des plus vieilles encore, des plus moches, des franchement délabrées... Mais elles ne me parlent pas de la même manière, sinon de grande vieillesse, de vieux trucs bons pour la poubelle.
Celles-ci me plaisent beaucoup, posées comme ça sur un tissu bleu, un tissu ensoleillé.
Elles sont grossières et costaudes, ce sont des bottines de paysan mais pas si usées, avec les clous qu'on voit très bien sur l'envers de la bottine droite, des clous pour s'accrocher au sol boueux, à la terre, pour s'accrocher à la Vie.
Elles sont délacées et attendent de pouvoir accueillir les pieds... elles se reposent... ce sont des bottines patientes, des chaussures contemplatives mais pourtant bavardes pour qui sait regarder une peinture vieille de cent cinquante ans

C'est bon de se reposer après une marche rude: on délace ses chaussures, on les pose sur le sol, la tête encore pleine des paysages que l'on a admirés
Et on soupire... OUF...quel bien ça fait de libérer ses pieds de ces carcans de cuir

Je pense à tous les pèlerins de Compostelle... ils savent pourtant bien que le lendemain, ils reprendront la route



vendredi 4 janvier 2019

Deux allers simples pour ailleurs

Je commence l'année par une publication qui me fait un énorme plaisir: une nouvelle publiée dans la collection "opuscules" chez l'éditeur Lamiroy!

https://lamiroy.net/products/71-deux-allers-simples-pour-ailleurs

Ce n'est qu'une petite nouvelle me direz-vous, mais pour moi c'est une grande nouvelle!
Car cette publication succède à 7 années de silence de mon clavier. Il m'a fallu survivre à travers la maladie qui m'a prise comme un amant féroce et qui me colle au corps comme le sparadrap du Capitaine Haddock! (hum hum, admirez les métaphores!!!)

C'est une amie qui m'a renseigné cet éditeur qui depuis plus d'un an, publie des nouvelles chaque semaine!
Quelque chose a aussitôt clignoté en moi, comme un espoir, comme une ouverture : j'aime écrire des nouvelles, j'aime cet univers centré sur deux ou trois  personnages, dans une intrigue serrée dans le temps.
Dans mon livre "Les dessous de table", ce sont toutes des nouvelles écrites dans ces unités de temps, de lieu, d'action, avec de préférence une fin ouverte qui cède au lecteur une part de créativité.

J'ai donc été d'emblée attirée par la proposition de mon amie auteure qui m'a renseigné cette opportunité. Et je l'ai écrite cette nouvelle, l'ai proposée à cet éditeur qui l'a immédiatement acceptée!
Deux ou trois corrections, mise en page et hop, elle attendait sur le site Lamiroy onglet Opuscule, d'être publiée. C'est chose faite et déjà des échos positifs!

Entre autres Alainx: allez lire son billet du jour! ;-)



LinkWithin

Related Posts with Thumbnails