samedi 20 juillet 2019

Une pause plus ou moins longue, on verra!

Un petit tour et puis s'en va!
Je me rassure, pas pour toujours.... mais comment savoir?
Je ne suis pas au mieux de ma forme, je lis difficilement, hélas... et j'écris tout aussi difficilement,  dommage...
Pour moi avant tout, qui aime ça (lire et écrire...-
Je vous lis au compte gouttes, sans souvent mettre de commentaire, trop fatiguant, (je ne sais pas si vous pouvez comprendre ça)!
Je suis là, sans y être, en tout cas sans que vous le sachiez...
Et je vous vois disparaître petit à petit de mes commentaires, et non! ce n'est pas agréable!

Donc voilà! je m'éloigne un moment, sans savoir si je reviendrai, en tout cas ici...
Bonnes vacances à vous tous et toutes, à bientôt... ou pas

la peinture est de Léon Spilliaert

vendredi 12 juillet 2019

les photos qui sourient


Les photos sourient toujours. Enfin... la plupart du temps !
Même si on sait très bien que les personnes là sur la photo, n’étaient pas heureuses, que le drame était passé tel un train déraillant leur quotidien, qu’il avait coincé leur vie pour toujours dans des douleurs féroces... les photos sourient toujours... enfin la plupart du temps !

Maintenant, si tu es perspicace, tu vois.
Tu vois que, à côté des sourires de bonheur simple, il y a des sourires de malheur aggloméré. Tu vois très bien qu’à côté des sourires vrais de vrais, il y a des sourires faux de faux, mais très bien déguisés ma foi, les sourires faux de faux sont souvent des sourires courageux...
Si tu es perspicace, tu vois qu’il y a de la pluie dans ces yeux qui sourient, que les mains démentent ce qu'affirme le visage, les mains sont bavardes, on ne pense pas assez à les regarder.
Pourquoi sur les photos, se sent-on toujours obligé de sourire. Peut-être qui sait, est-ce pour croire ou faire croire l'espace d'une respiration, que la vie vaut quand même la peine d'être vécue...

dimanche 7 juillet 2019

Tant de soupes à la langue de bois



Tant de décisions imbéciles
tant d'articles mensongers
tant de silences lâches
tant de jours sans soleil
et de nuits sans sommeil

tant de mayonnaise sur les frites
et de soupes à la langue de bois

et ouf...
soudain une étoile
toute petite toute maigrelette
une qui ne croit pas vraiment
qu'elle est une étoile

C'est toujours comme ça!
il faut tourner sa vie
pour la déchiffrer en hésitant
travail sérieux que l'on peut faire
en souriant
envers, endroit

parfois c'est bien mieux l'envers


jeudi 4 juillet 2019

Vivre sans pourquoi

Tous les matins je suis (du verbe suivre) un atelier à l'UDA (Université des Aînés), sur le personnage haut en couleurs Alexandre Jollien. Il est l'auteur de plusieurs livres, la plupart passionnants, cela fait quelques années que je le lis, sans jamais m'en lasser. (j'attends que ses livres paraissent en "poche"
Le livre dans lequel je me retrouve pas mal est "Vivre sans pourquoi" (désormais en poche Points)

C'est un livre profond et vrai, qui touche l'essentiel de l'âme humaine. Comme il est fait de courts passages, on peut en lire l'une ou l'autre page par ci par là et s'en nourrir
Souvent je lis et j'écris pour moi ce que les mots évoquent en moi

Vivre sans pourquoi, c'est entre autres, ne plus s'inquiéter de "l'après"
C'est ce que je vis maintenant que mon témoignage "Horton" est paru: je fais ce qu'il faut pour le faire connaître, mais je ne veux pas m'en inquiéter, plus que nécessaire. Il fera son chemin, touchera les personnes qu'il doit toucher et tout se passera bien, je suis confiante!


vendredi 21 juin 2019

extrait de mon livre


Que veux-tu que je fasse pour toi ? 
Seigneur, faites que je voie… 
Dit l’aveugle de Bethsabée à Jésus.

Qu’est-ce que voir ? Que demande cet homme à Jésus ? Bonne question : j’aurai beaucoup de temps pour y réfléchir. Pour l’instant, je pleure.
Car ce matin, l’œil gauche a rendu son dernier soupir : c’est fini ! Il ne voit plus rien. Définitivement mort. Quelques jours ont suffi, qui l’aurait cru ?

Docteur, je vous en prie, faites que je voie…

Hélas, c’est irréversible, me disent les médecins d’un air désolé. Le nerf optique est bien mort ! Allons courage, il faut sauver l’autre œil ! Voilà l’objectif prioritaire. Je regarde la perfusion de cortisone couler goutte à goutte dans mon bras gauche. L’œil est mort et pourtant il semble rester vivant, il accompagne fidèlement l’autre dans ses promenades, à droite, à gauche, en haut, en bas. Tout paraît normal, personne ne peut deviner quoi que ce soit ! Mon œil mort fait semblant d’être en bonne santé.

« On ne voit bien qu’avec le cœur » dit le renard au Petit Prince. J’ai toujours aimé les mots de Saint-Exupéry mais cette fois, je me rebelle. Je ne veux pas me contenter de la vue du cœur. J’ai fait cela durant des années, en m’occupant de mes enfants, de ma famille, des autres, à travers tous les gestes et regards gratuits d’attention et d’écoute. Mais j’ai  besoin de mes yeux pour vivre, admirer les paysages, me plonger dans mes livres chéris, continuer à écrire, découvrir d’autres mondes, d’autres cultures, d’autres histoires, pour deviner d’un seul regard que quelque chose ne va pas chez ceux que j’aime, pour voir grandir et changer mes petits enfants, pour guetter sur les visages une humanité à déchiffrer, pour admirer tant de tableaux, tant de beautés, tant de splendeurs !

Et puis très vite surviennent les questions sans réponse, qui passent et repassent comme de petits refrains têtus dans la tête, s’éloignent un moment, puis reviennent, lancinants, accélérant les battements du cœur. Pourquoi cela m’est-il arrivé ? Que n’ai-je pas vu ? Qu’ai-je refusé de voir ? A côté de quoi suis-je passée, consciemment, ou non ? Les questions se succèdent, au pas de course, au pas de folie. J’en perds le souffle. J’ai le sentiment qu’il me faut découvrir le pourquoi du comment si je veux m’en sortir. La fameuse clé que je ne possède pas et qui m’oblige à patienter (piétiner ?) devant une porte close. La maladie sera-t-elle l’occasion d’une prise de conscience salutaire ? D’une façon nouvelle d’appréhender la vie?  Est-ce là son sens profond ? Ou au contraire m’engloutira-t-elle dans un puits sans fond, sans espoir et dépourvu de sens ?

C’est étrange comme parfois, il nous faut recevoir un coup de semonce pour réaliser qu’il est temps, de réorienter sa vie, de réfléchir à l’important, à l’essentiel. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive. Des problèmes de santé, j’en ai eu, comme tout le monde, qui me sapaient l’énergie et le moral dont j’avais tant besoin à pour élever mes cinq enfants. Chaque fois, ce fut un moment de prise de conscience, le moment des bonnes résolutions tenues vaillamment, avant de retrouver mes sillons de confort, qui n’ont rien à voir avec ceux de la sérénité, de la plénitude authentique…

Ces questions et réflexions bien sûr ne sont pas des questions exclusivement réservées à la personne qui brutalement a été touchée par l'artérite temporale (maladie de Horton)
Tout le monde, même en dehors de la maladie, se pose tôt ou tard ce genre de questions existentielles et aura grand profit à lire cet ouvrage (ce n'est pas moi qui le dit, mais les lecteurs qui l'ont déjà découvert)

Evidemment ce ne sont pas des réflexions de bronzette, à mener sur une plage, à moitié nu, au soleil ou dans l'eau (quoique... pourquoi pas...?


mardi 18 juin 2019

comme des papillons frémissants...


En moi, malgré moi parfois se glissent des larmes. Des larmes que le mouchoir ordinaire n'arrive pas à assécher…
Ces gouttes de larmes sont cachées au plus profond de mon être. Ce n'est pas un bon temps pour l’espérance. Ce n'est pas davantage un bon temps pour le clavier. Ni pour le cahier.

Bon.
Je reprends mes lignes cent fois réécrites, que j’aurais voulu légères, comme des papillons frémissants… il faut absolument que je puisse voler, m’échapper vers la lumière, me réfugier sur la canopée de ces arbres que je vois au loin qui frissonnent de beauté, m’emmitoufler de nuages légers, jouer à être un ballon flottant dans le vent…
Zut…
Le doigt se pose malgré lui sur un mot inopportun...
Il voulait écrire souffle et non gouffre... c'est si profond, si effrayant le gouffre, on se perd dans le gouffre, il n’y a personne dans le gouffre, là c’est le noir, la solitude, la confrontation avec les démons. Il y a tant de démons dans mon corps malade. Ils l’ont squatté, les vilains méchants, les ignobles grimaçants !

Il me faut apprendre les pas de la danse nouvelle…

Danser des pas nouveaux, facile à dire… la fatigue est tellement vaste, pesante, énorme, géante, je n’aurais jamais cru cela possible… 

J’ai faim, de paix et de pain,  je suis donc toujours vivante. Me voilà rassurée, il y a des moments où j’en  douterais… 

vendredi 14 juin 2019

D'aucuns disent que c'est le paradis!

Un voyage... le voyage que j'ai fait en Croatie
Pour moi, le paradis et l'enfer
Beauté des paysages, mer et montagnes mêlés, qui se découpent sous un ciel d'un bleu incroyable, un bleu qui répond à celui de la mer... qui caresse les maisons de sa magnifique lumière !
Mais un tourisme de masse, un monde fou qui circule dans les ruelles étroites des villes et villages ressuscités après la terrible guerre de 91, qui a imprimé sur et dans les maisons des marques qui font mal...
Étrange paradoxe... ainsi est fait l’être humain attiré par le beau, et capable du pire
Hélas impossible de faire des photos... mais j'ai dans mon coeur des paysages superbes dans lesquels je peux me replonger comme je veux, quand je veux !

Je suis partie blessée à la jambe, je reviens toujours blessée à la jambe qui ne parvient pas à guérir: mais je suis fière, j'ai été ma propre infirmière, renouvelant mon pansement tous les jours: je deviens une pro en soins infirmiers!

En dépit de très bonnes lunettes solaires, le soleil me brûlait mon précieux oeil! J'ai paniqué un peu croyant que je devenais aveugle
Suis donc allée ce matin à la clinique, faire examiner mes yeux, et ma jambe... rha la la, marre de la clinique, mais quelle chance qu'on soit prêt à me recevoir en urgence: je suis un cas il faut dire, on me connait, et on me traite les plus rapidement possible... quelques paroles de réconfort (qui dira l'importance de l'écoute attentive des soignants!) et je repars avec deux sortes de gouttes à mettre dans les yeux!

Je parlerai de mon livre demain. Il commence à faire son chemin...

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