lundi 14 janvier 2019

comme un orgasme...


J’aime beaucoup écrire librement, parfois même sans phrases construites...
Une écriture totalement spontanée, surgit alors sous ma plume, que je suis moi-même étonnée de lire.
Souvent, du moins au départ, je ne me comprends pas moi-même : qu’ai-je voulu dire ? Ai-je voulu faire passer un message, mais lequel ? Que veulent dire ces mots ? Est-ce bien moi qui les ai écrits ?
Parfois c’est bien après que ces petits textes prennent un sens, du moins à mes yeux, ou à mon cœur profond
Ou alors, ce que les gens en disent m’éclairent soudain : ah oui! mais c’est bien sûr ! C’est alors un moment de profonde reconnaissance, comme si je m’étais retrouvée et comprise enfin!… quel bien ça fait.
Ces textes libres et parfois même sans aucune ponctuation (c'est rare quand même!) je les écris en me plongeant dans de musique, souvent classique. Du Mozart que j’aime tant ! Ou alors je pars d’une chanson par ex de Cabrel : j'écoute un moment les paroles, je suis touchée et je me laisse partir, librement, loin… loin (Cabrel est un vrai poète!)

J’adore…
Surtout ne pas être dérangée par mon entourage… la porte est fermée, elle protège les mots qui sortent dans une vitesse incontrôlée.

J’adore. Impression que quelque chose est en train de se passer qui me dépasse. Qui vient de moi mais va bien au-delà de moi. Je me sens ancrée sur la terre et en vol au-delà d’elle, déjà bien loin. C’est comme une transe, c’est comme la pointe de l’orgasme...
Et quand j’atterris je me sens un peu groggy, un peu bizarre, mon cœur s’est agrandi aux dimensions de l’infini



mardi 8 janvier 2019

Les bottines de Van Gogh


Je suis tombée par hasard sur cette peinture des bottines de Van Gogh. Cette peinture m'a touchée, elle m'a parlé... De quoi donc? Je cherche au profond de moi...
Bon il y en a d'autres, des plus vieilles encore, des plus moches, des franchement délabrées... Mais elles ne me parlent pas de la même manière, sinon de grande vieillesse, de vieux trucs bons pour la poubelle.
Celles-ci me plaisent beaucoup, posées comme ça sur un tissu bleu, un tissu ensoleillé.
Elles sont grossières et costaudes, ce sont des bottines de paysan mais pas si usées, avec les clous qu'on voit très bien sur l'envers de la bottine droite, des clous pour s'accrocher au sol boueux, à la terre, pour s'accrocher à la Vie.
Elles sont délacées et attendent de pouvoir accueillir les pieds... elles se reposent... ce sont des bottines patientes, des chaussures contemplatives mais pourtant bavardes pour qui sait regarder une peinture vieille de cent cinquante ans

C'est bon de se reposer après une marche rude: on délace ses chaussures, on les pose sur le sol, la tête encore pleine des paysages que l'on a admirés
Et on soupire... OUF...quel bien ça fait de libérer ses pieds de ces carcans de cuir

Je pense à tous les pèlerins de Compostelle... ils savent pourtant bien que le lendemain, ils reprendront la route



vendredi 4 janvier 2019

Deux allers simples pour ailleurs

Je commence l'année par une publication qui me fait un énorme plaisir: une nouvelle publiée dans la collection "opuscules" chez l'éditeur Lamiroy!

https://lamiroy.net/products/71-deux-allers-simples-pour-ailleurs

Ce n'est qu'une petite nouvelle me direz-vous, mais pour moi c'est une grande nouvelle!
Car cette publication succède à 7 années de silence de mon clavier. Il m'a fallu survivre à travers la maladie qui m'a prise comme un amant féroce et qui me colle au corps comme le sparadrap du Capitaine Haddock! (hum hum, admirez les métaphores!!!)

C'est une amie qui m'a renseigné cet éditeur qui depuis plus d'un an, publie des nouvelles chaque semaine!
Quelque chose a aussitôt clignoté en moi, comme un espoir, comme une ouverture : j'aime écrire des nouvelles, j'aime cet univers centré sur deux ou trois  personnages, dans une intrigue serrée dans le temps.
Dans mon livre "Les dessous de table", ce sont toutes des nouvelles écrites dans ces unités de temps, de lieu, d'action, avec de préférence une fin ouverte qui cède au lecteur une part de créativité.

J'ai donc été d'emblée attirée par la proposition de mon amie auteure qui m'a renseigné cette opportunité. Et je l'ai écrite cette nouvelle, l'ai proposée à cet éditeur qui l'a immédiatement acceptée!
Deux ou trois corrections, mise en page et hop, elle attendait sur le site Lamiroy onglet Opuscule, d'être publiée. C'est chose faite et déjà des échos positifs!

Entre autres Alainx: allez lire son billet du jour! ;-)



dimanche 30 décembre 2018

Belle année à vous

Voici quelques mots de rien du tout
à vous que je connais bien
et à vous que je ne connais que virtuellement :
je vous souhaite une année nouvelle
la meilleure possible.
Je sais bien que cette année
amènera son lot de chagrins
petits et gros, très gros peut-être...
Mais je vous souhaite de tout coeur
de les traverser avec courage...

Il y aura aussi du bon, du très bon, 
cette année!
Profitez-en riez, dansez

soyez proches de vos proches..
N'oubliez surtout pas de les aimer:
vous ne savez pas combien
ils en ont besoin...
Trouvez votre bonheur
dans les petites choses du quotidien
affûtez votre regard pour les détecter
Et dites chaque jour au jour naissant
combien vous êtes reconnaissants
que le soleil se lève encore et encore...





françoise collandre

dimanche 23 décembre 2018

Noël, la fête du coeur profond

Tu n'en finiras donc jamais?

Encore un poème,
Encore un,

Cette pensée t'agace
Et même elle t'affole.

Ce besoin d'infini
Qui fait bouger la mer.

Mais si une fois
Tu t'arrêtais pour de bon,

Tu serais un creux
Comme entre deux vagues

Guillevic

Ne pas s'arrêter, continuer toujours, fuir le creux mortel, rester ancré toujours toujours dans ce besoin d'infini...rejoindre les Vivants

Belle fête de Noel à vous tous et toutes!

dimanche 16 décembre 2018

Mon pire cadeau de Noel

Du temps où j'étais mère de famille nombreuse, rapide et efficace, je portais toutes sortes de casquettes. Entre autres celle de cuisinière et ce n'était pas une mince affaire!
Nous étions nombreux à table au minimum 7, parfois plus au gré des allers et venues des amis des enfants, toujours les bienvenus!
A Noel, ce jour là, il y a longtemps, mon mari, attentif à me faciliter au maximum le travail de la bonne cuisinière, m'offrit un cadeau assez volumineux. Dans un superbe papier cadeau qui augurait un cadeau magnifique! Oh! qu'il était beau ce papier cadeau!
Devant la famille réunie et attentive, je dégageai le contenu de son papier, prête à m'émerveiller, à m'extasier avec de petits cris de joie!

Bon, ce ne fut pas vraiment ça...
Devant mes yeux ébahis, je découvrais une.....
... une toute nouvelle friteuse...  pour faire de bonnes frites hein ma chérie, oh oui hein maman!! des frites, des bonnes frites croquantes...

Ce fut surtout le côté mâle de la famille qui se réjouissait des super bonnes frites que j'allais leur servir! Mes filles étaient plus réticentes: elles sentaient que quelque chose clochait dans ce merveilleux cadeau, sans bien encore le définir...

Le cher mari, par ailleurs un excellent homme croyez-le, ne s'est pas rendu compte que mon enthousiasme était calme, très calme...

Par après j'ai mis tranquillement les points sur les I, et lui ai suggéré des cadeaux "inutiles" mais qui me feraient vraiment plaisir, qui seraient pour moi de vrai cadeaux.... des LIVRES
... et je lui donnais même des idées et des titres....


lundi 10 décembre 2018

chercher ses mots!


Tout a commencé dans le meilleur des mondes.

Là où il y a des lignes droites, celles qui partent vers l'infini. Ou alors qui s'enfoncent vers nulle part. Tout le monde s'y engage. Mais si on sait où ça commence, on ne sait pas où ça finit. 

Il y a aussi les lignes courbes, qui soudain changent de décision, sans avertir. On ne sait jamais à quoi s'en tenir. On est secoué, on titube, on tombe les uns sur les autres. On se relève, on secoue ses vêtements, on balbutie une excuse, pardon pardon je l'ai pas fait exprès. Mais on sait bien qu’on n’en pense pas moins, que personne n’est dupe. Faut-il du courage pour foncer comme ça?

Et puis il y a les lignes folles qui se donnent le droit de se moquer de tout, de partir en se balançant des principes: droite, gauche, devant, derrière, de tout ça, elles s'en foutent, l'essentiel est d'arriver au plus vite dans le pays de l’ailleurs, là on peut exister pour soi-même...

Il me faut trouver les mots, et les mots sont trop souvent rangés dans des endroits inaccessibles...





LinkWithin

Related Posts with Thumbnails