dimanche 13 septembre 2020

 Demain une fois de plus, je retourne à l’hôpital

Pour appliquer un traitement qui, je l'espère, traitera ma nouvelle pathologie, une fois de plus assez rare!

Sachez que je pars gagnante et persuadée que je m'en sortirai du mieux que je peux

j'ai fait ma valise, je suis calme (j'essaie du moins)


Bonne semaine à vous tous et à bientôt




jeudi 3 septembre 2020

 

Tant de soupes à la langue de bois

Tant de décisions imbéciles 

tant d'articles mensongers 

tant de silences lâches

tant de jours sans soleil

et de nuits sans sommeil

tant de mayonnaise sur les frites
et de soupes à la langue de bois

et ouf...
une étoile !
toute petite toute maigrelette
une qui ne croit pas vraiment
qu'elle est une étoile

C'est toujours comme ça!
il faut tourner sa vie
pour la déchiffrer en hésitant
travail sérieux que l'on peut faire
en souriant

envers, endroit

parfois c'est bien mieux l'envers

lundi 10 août 2020

Un texte n'importe quoi (sauf pour moi!)



Tout a commencé dans le meilleur des mondes.
Là où il y a des lignes droites, celles qui partent vers l'infini. Ou alors qui s'enfoncent vers nulle part. Peu de monde s'y engage, on sait où ça commence, on ne sait pas où ça finit. Et il faut que l'amour triomphe, n'est-ce pas?
Il y a aussi les lignes courbes, qui soudain changent de décision, sans avertir. On ne sait jamais à quoi s'en tenir. On est secoué, on tombe les uns sur les autres. On se relève, on secoue ses vêtements, on balbutie une excuse, pardon pardon je l'ai pas fait exprès. Mais on sait bien qu’on n’en pense pas moins, que personne n’est dupe.
Et puis il y a les lignes folles qui se donnent le droit de se moquer de tout, de partir en se balançant des principes: droite, gauche, devant, derrière, de tout ça, elles s'en foutent, l'essentiel est d'arriver au plus vite dans le pays du non retour, là on peut exister pour soi-même

La petite fille est coincée, ça se voit non? elle ne peut ni avancer ni reculer, ni aller droit, ni aller courbe. Elle tire la gueule. Il y a de quoi !
Elle est en exil, prisonnière du centre d'elle-même. Punie. Elle est la vilaine petite fille que tout le monde a montré du doigt. Elle a subi une violente chirurgie psychique qui lui a raboté son âme. Impossible désormais de dire un mot d'amour...
Elle est arrivée là on ne sait comment; elle va s'enfoncer dans ce carré pour s'en aller errer dans les souterrains à la recherche d'une terre nourricière.
Elle n'a peur ni des loups, ni des araignées (si, un peu quand même) ni des vers de terre. Elle va quitter le béton des villes armées pour aller respirer l'air de l'ailleurs



samedi 4 juillet 2020

Me blottir dans le silence

J'aime le calme.
J'aime plus encore le silence, celui qui ouvre tous les possibles
qui porte mon regard vers le haut, le grand, le sans peur.
Le silence qui me reconnecte à moi-même
cet endroit précis où je me sens en paix d'être simplement moi

Voilà! je vais me blottir dans ce silence reconstituant, j'en ai bien besoin
Le lumbago dont je souffre depuis 15 jours est loin d'être terminé: mon médecin m'a prescrit un comprimé d'hydrocortisone par jour. Je ne voulais pas le prendre à cause du mot "cortisone" : j'en avais eu mon compte durant les jours (semaines, mois) du plus fort de la maladie de Horton.
Je ne voulais pas en prendre, non!
Mais j'ai fini par accepter et la douleur depuis hier me laisse 5 heures de répit

Donc je me mets en pose (ou en pause) estivale (ou définitive) on verra!
Merci à ceux de plus en plus rares qui ont continué à me lire

A plus tard donc ...

mercredi 24 juin 2020

Je danserai pour de vrai...

Silencieuse depuis un moment: je me suis fait un fameux lumbago samedi matin!
Moi qui suis tellement allergique aux médicaments, j'ai résisté aux antidouleurs.
Par contre, je me suis laissé masser par mon mari: 3 fois par jour, il s'attaquait aux "nœuds" de douleur dans mes fesses, je luttais pour ne pas hurler de douleur (il n'y allait pas de main morte...le vilain!)
Mais je sentais que les nœuds lâchaient, et la douleur s'atténuait, je retrouvais petit à petit la stature debout... jusqu'au massage suivant où hélas les choses avaient repris leur douleur si lancinante
Mais petit à petit cela va mieux, pas encore fini mais... c'est plus qu'une question de jours...
Je suis une habituée des lumbago, celui-ci pour douloureux qu'il soit, se terminera plus vite que d'habitude, grâce à ces massages inattendus!

Depuis 10 ans je collectionne les épisodes douloureux dans mon corps: je réalise combien cela m'a  éloignée de lui. (de ce corps)! J'essayais de ne plus y penser, surtout que par moments il y avait des moments "tranquilles" où il me laissait en paix. Puis pour une raison ou une autre, la douleur omniprésente revenait: je n'étais plus bonne à grand chose et j'attendais que "cela" passe, corps et tête bien séparés. Je n'invitais plus mon corps dans mon espace qui pense et/ou qui ressent. Il était mon ennemi, il me fallait faire abstraction de lui
Or dans ma détresse de ces jours-ci j'ai vu une vidéo de danseurs-euses : je les ai regardés, subjuguée et dans ma tête je me suis mise à danser, avec eux, comme eux. Et du coup, je me retrouvais tout entière et non séparée, coupée en deux comme je le fais sciemment d'habitude, pour éviter le plus possible la douleur!

J'ai à récupérer l'entièreté de mon corps pour retrouver une joie qui libère et je sais que cela me fera plus de bien, même dans les moments douloureux que tous les antalgiques du monde

La semaine prochaine je danserai pour du vrai, quelques pas de liberté...

lundi 15 juin 2020

Assise sur son lit, elle rêve...





J’aime Hopper et son génie de l’étrangeté de la banalité.
« Hotel Room » me le démontre et me pose la question :
Que fait-elle donc, si peu vêtue, assise l’air si peu intéressé par son livre ?
J’entrevois plusieurs cas.
Et vous ? (nous demande monsieur le Gout pour le 43ème devoir qu'il nous propose)

Assise sur son lit, elle rêve... Elle ne parvient pas à se décider, elle est sans force, sans énergie.
Ses bagages sont prêts depuis ce matin déjà, son vêtement est sur le bras du fauteuil, il attend là qu'elle se décide à l'enfiler.
Mais elle rêve...
Elle sait qu'elle doit partir, elle le sait depuis une semaine déjà: tout est prêt elle ne sera pas prise au dépourvu!
Mais elle rêve, ne parvient ni à se décider, ni à bouger...

Il est temps pourtant, on vient la chercher dans peu de temps maintenant et elle doit encore passer sa robe, fraîchement repassée, son manteau chaud et son chapeau: ne pas oublier son chapeau, sans lui elle passerait pour une débraillée.
Elle rêve, abrutie par la décision de devoir partir, quitter son petit univers familier et rassurant
Pourtant c'est vrai, cela n'allait pas fort ces derniers temps, elle devenait de plus en plus faible, restait amortie sur ou dans son lit, sans plus rien faire de valable.
Ca m'a tout l'air d'être une dépression, avait déclaré le médecin de famille, faites quand même un effort, sinon...
Sinon elle devrait partir en clinique pour se faire soigner, lui avait-il dit de manière péremptoire!

Voilà! c'est pour ça qu'elle rêve sans être capable de bouger. Elle ne veut pas partir en clinique, elle sait déjà que cela ne se passera pas bien, qu'elle descendra encore plus dans le trou noir qui l'attire, sans personne pour l'aider.
Elle a voulu se plonger dans la Bible, relire des passages qui autrefois l'ont bien aidée. Mais elle abandonne vite sa lecture: c'est tellement fatigant de lire

On est venu la chercher, on l'a emmenée en clinique, pas de discussion, elle devait se soigner et tout irait bien.
Le lendemain, on l'a cherchée, dans sa chambre, dans le couloir, dans tous les coins de la clinique où elle aurait pu se cacher, mais on ne l'a pas trouvée, elle s'était littéralement volatilisée.



samedi 13 juin 2020

déboulonner l'Histoire

Elle s'accroche au pouvoir
du petit coquelicot, son gardien de la grande paix

Alors elle peut lentement traverser les remous de ce monde si blessé
gris, humide, pluvieux, sordide, cruel, infidèle

où les hommes obéissent à leurs impulsions primitives
cognent, hurlent, matraquent, tuent

Croient-ils qu'en déboulonnant l'histoire
ils vont pouvoir recommencer à zéro?


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