Je me souviens de Siloé, petit bébé miniature, dans les bras de sa maman ma fille, tout étonnée d'avoir un si bel enfant. Car oui! c'était la plus belle, la plus douce, la plus craquante. Vous savez ça les mamans...
Je me souviens... non! je ne vais pas vous parler des premiers jours de mes huit autres petits enfants, tous de super beaux petits bébés ...passons donc à autre chose!
Je me souviens... et c'était il y a longtemps, du coup de coeur que nous avons eu en découvrant notre future maison. Nous l'aimons toujours autant, même si désormais elle est très en désordre: que voulez-vous? On a le mari qu'on peut! (oui! c'est lui qui ramène le brol et ne parvient pas à s'en séparer... c'est une névrose ça madame! mais je l'aime quand même, le mari, surtout pas le brol!!)
Je me souviens que j'ai toujours aimé d'amour les coquelicots, frêles corolles, qui donnent une beauté simple à celui/celle qui les regarde: et je peux les regarder longtemps...
Je me souviens du tout premier atelier d'écriture que j'ai suivi. Je ne savais pas que j'écrivais bien, cet atelier m'a révélé ce don. Normal que je ne le savais pas: le boulot et 5 enfants occupaient toutes mes journées et aussi bien souvent mes nuits! J'ai fait mon chemin: quelques livres publiés par la suite et euh...un nouveau dans quelques mois! ( qui fut une gestation difficile!)
Je me souviens du tout premier atelier d'écriture que j'ai animé, après avoir suivi une formation pour ça. Je vais vous dire: écrire j'aime beaucoup ça, mais animer j'adore. J'adore le contact avec ces gens, hommes et femmes qui durant deux heures et de fois en fois, acceptent de se laisser guider par moi, de prendre au sérieux ce que je leur dis ! Et vous savez quoi? au bout de quelques ateliers ils deviennent peu à peu des pros de l'écriture, ou plutôt des gens qui s'éclatent en écrivant, je les admire!
Bon la suite à plus tard... si vous voulez bien...
mardi 26 février 2019
dimanche 17 février 2019
Pas de face à sauver!
Elle s'embrouille un peu dans les traces qu'elle laisse
Traces de pas, traces de doigts, traces de bonheur miniature, traces de douleurs tout à fait quelconques, méli-mélo désordonné, pêle-mêle un peu raté, panneaux rétrospectifs un peu ridicules qui se perdent dans la maison.
Ombres encrées de bordures noires, fumerolles moribondes
Il est où le chemin?
Elle hésite un peu, reconnaît d'anciens chagrins, distingue des fantômes oubliés
Et son coeur bat la chamade, sous le choc de vieilles peurs qu'elle pensait évanouies
Elle renie son sourire de statue, gravé autrefois sur le visage, à coups répétés de burin.
Il n'y a pas de face à sauver, juste un visage à aimer
Traces de pas, traces de doigts, traces de bonheur miniature, traces de douleurs tout à fait quelconques, méli-mélo désordonné, pêle-mêle un peu raté, panneaux rétrospectifs un peu ridicules qui se perdent dans la maison.
Ombres encrées de bordures noires, fumerolles moribondes
Il est où le chemin?
Elle hésite un peu, reconnaît d'anciens chagrins, distingue des fantômes oubliés
Et son coeur bat la chamade, sous le choc de vieilles peurs qu'elle pensait évanouies
Elle renie son sourire de statue, gravé autrefois sur le visage, à coups répétés de burin.
Il n'y a pas de face à sauver, juste un visage à aimer
vendredi 15 février 2019
à Pastelle
Hier j'ai bu la tasse
C'était une tasse amère de découragement et de grande lassitude: alors, j'ai grimacé. Je n'étais pas belle à voir...pâle, le coeur au bord des larmes.
Aujourd'hui au lever du jour, j'ai regardé le ciel au travers de ma fenêtre, et le ciel était d'un bleu profond, il respirait l'infini, il me parlait de beauté...
Et soudain je me suis sentie élargie... et c'était bon, très bon!
J'ai perçu que je m'évadais de l'univers étroit de cette tasse ridicule, dans laquelle baignait tout mon découragement
Et là, tout là-haut j'ai surpris deux ou trois petits nuages blancs qui m'appelaient
Je suis partie, je me suis envolée, j'ai plané sur les ailes d'une mouette (oui! il y a des mouettes par chez moi, sur l’étang pas loin) et j'ai perçu une musique serinée tant de fois autrefois et que je méprisais : c'est une musique de boy scout: ainsi avais-je qualifié cet air!
Mais oh miracle! avec un coeur grand comme ça, tout à coup elle m'a parlé, je veux dire les paroles ont percuté mon coeur. Je les ai lues et relues...
Et ce fut bon, vraiment très bon!
Hier j'ai bu la tasse
C'était une tasse amère de découragement et de grande lassitude: alors, j'ai grimacé. Je n'étais pas belle à voir...pâle, le coeur au bord des larmes.
Aujourd'hui au lever du jour, j'ai regardé le ciel au travers de ma fenêtre, et le ciel était d'un bleu profond, il respirait l'infini, il me parlait de beauté...
Et soudain je me suis sentie élargie... et c'était bon, très bon!
J'ai perçu que je m'évadais de l'univers étroit de cette tasse ridicule, dans laquelle baignait tout mon découragement
Et là, tout là-haut j'ai surpris deux ou trois petits nuages blancs qui m'appelaient
Je suis partie, je me suis envolée, j'ai plané sur les ailes d'une mouette (oui! il y a des mouettes par chez moi, sur l’étang pas loin) et j'ai perçu une musique serinée tant de fois autrefois et que je méprisais : c'est une musique de boy scout: ainsi avais-je qualifié cet air!
Mais oh miracle! avec un coeur grand comme ça, tout à coup elle m'a parlé, je veux dire les paroles ont percuté mon coeur. Je les ai lues et relues...
Et ce fut bon, vraiment très bon!
lundi 11 février 2019
Les clés
Voici ce que Lakévio nous propose cette semaine!
Dix mots à caser, histoire de trouver des serrures à ces clés...
Elle cherche.
Elle cherche, en vain, car elle s'est mise à sa quête hélas, trop tardivement
Elle cherche la fameuse clé, pas la grande mais la petite, celle de la porte de la pièce où l'on parle, le parloir comme on l'appelle en plaisantant, dans lequel elle a caché tous ses fantasmes et l'éclat de sa symphonie personnelle
Femme sous influence, elle s'efforce de marcher le long de la bordure de sa vie, prudemment, sans tomber, sans risque de se fracasser. Elle y va à pas comptés, droite et fière. Dans le jardin qu'elle traverse prudemment, un coq belliqueux la poursuit de son ergot ombrageux.
Elle ne trouve rien. Elle ne trouvera rien, car cette clé qu'elle cherche se trouve au fond, bien cachée au fond de la poche de son beau vêtement couleur grenat, dont elle est si fière,...
"C'est tout à fait correct, dit tout haut son professeur, avec un gentil sourire: pas une seule faute d'orthographe pour ce devoir. Bravo ma petite. Tu seras une excellente élève!"
Dix mots à caser, histoire de trouver des serrures à ces clés...
Elle cherche.
Elle cherche, en vain, car elle s'est mise à sa quête hélas, trop tardivement
Elle cherche la fameuse clé, pas la grande mais la petite, celle de la porte de la pièce où l'on parle, le parloir comme on l'appelle en plaisantant, dans lequel elle a caché tous ses fantasmes et l'éclat de sa symphonie personnelle
Femme sous influence, elle s'efforce de marcher le long de la bordure de sa vie, prudemment, sans tomber, sans risque de se fracasser. Elle y va à pas comptés, droite et fière. Dans le jardin qu'elle traverse prudemment, un coq belliqueux la poursuit de son ergot ombrageux.
Elle ne trouve rien. Elle ne trouvera rien, car cette clé qu'elle cherche se trouve au fond, bien cachée au fond de la poche de son beau vêtement couleur grenat, dont elle est si fière,...
"C'est tout à fait correct, dit tout haut son professeur, avec un gentil sourire: pas une seule faute d'orthographe pour ce devoir. Bravo ma petite. Tu seras une excellente élève!"
lundi 4 février 2019
Ils sont de plus en plus nombreux!
On a vu en Belgique, depuis quatre jeudis déjà, des jeunes qui brossent les cours (c'est une expression belge que vous n'aurez aucun mal à comprendre) et descendent dans la rue pour demander aux politiques de prendre au sérieux les menaces qui pèsent sur la planète et d'agir en conséquence
Oh bien sûr, ces jeunes restent des jeunes, accrochés à leur confort, à leurs vacances de ski post examens à leurs smartphones, ils ne sont pas (encore) prêts à s'en séparer. Bien sûr on voit qu'ils rient et s'amusent dans ces cortèges bon enfant sans casse, sans aucune violence!
Mais depuis 4 semaines, le nombre de ces jeunes qui descendent en rue, augmente, et cela fait boule de neige
La premiere semaine les défilés n'avaient lieu qu'à Bruxelles, jeudi dernier ce fut dans trois autres villes. Le mouvement prend de l'ampleur et n'est pas prêt de s'arrêter.
Chaque changement commence par une prise de conscience: les jeunes nous montrent que cette prise de conscience, ils l'ont faite!
C'est un premier pas d'importance, ce sont eux les adultes de demain!
Je les admire, ils prennent des risques, les directeurs d'école les avertissent des conséquences possibles, mais ils ont bien l'intention de continuer jusqu'au bout
Et certains professeurs les éduquent à la responsabilité citoyenne qui inclut la désobéissance! Il y a des exemples célèbres dans le passé
Ils accompagnent leurs élèves dans l'écriture en anglais des pancartes, nombreuses et colorées
Et vous savez quoi? Les journaux du monde entier commencent à parler de ces manifestations en Belgique...
Mais depuis 4 semaines, le nombre de ces jeunes qui descendent en rue, augmente, et cela fait boule de neige
La premiere semaine les défilés n'avaient lieu qu'à Bruxelles, jeudi dernier ce fut dans trois autres villes. Le mouvement prend de l'ampleur et n'est pas prêt de s'arrêter.
Chaque changement commence par une prise de conscience: les jeunes nous montrent que cette prise de conscience, ils l'ont faite!
C'est un premier pas d'importance, ce sont eux les adultes de demain!
Je les admire, ils prennent des risques, les directeurs d'école les avertissent des conséquences possibles, mais ils ont bien l'intention de continuer jusqu'au bout
Et certains professeurs les éduquent à la responsabilité citoyenne qui inclut la désobéissance! Il y a des exemples célèbres dans le passé
Ils accompagnent leurs élèves dans l'écriture en anglais des pancartes, nombreuses et colorées
Et vous savez quoi? Les journaux du monde entier commencent à parler de ces manifestations en Belgique...
samedi 26 janvier 2019
Les cris et les rires
Les mots qui se murmurent dans le silence,
les craintifs, les hésitants les discrets
sont tombés de la corde qui relie les étoiles
ont perdu tout éclat en tombant sur le sol...
D'autres mots se répètent en chansons monotones
peut-être bien qu'il se recueillent...
Sont-ils donc devant l'impalpable, l'indicible, l'infini
pour se dérouler avec tant de lenteur, tant de respect?
Parfois un chant de mots se déclenche, il explose!
On dirait qu'il éclate en cris de colère, en cris de souffrance.
Puis d'un seul coup, il se tait, épuisé...
On dirait qu'il éclate en cris de colère, en cris de souffrance.
Puis d'un seul coup, il se tait, épuisé...
Et donc le silence. Et à nouveau deux ou trois notes
osent recommencer l'aventure:
cris et rires, à l'image de la vie...
osent recommencer l'aventure:
cris et rires, à l'image de la vie...
Les mots, qu'ont-ils pressenti d'essentiel?
ont-ils pu aller jusqu'à la porte de leur âme?
ont-ils réussi à l'apaiser un peu?
ont-ils pu aller jusqu'à la porte de leur âme?
ont-ils réussi à l'apaiser un peu?
Mais faut-il absolument un seuil à dépasser
pour atteindre cet infini auquel
le coeur aspire?
Ou faut-il simplement accepter de descendre
au plus profond de soi
pour y trouver à la fois le trésor que l'on est
et l'Ailleurs qui l'habite?
N.V.
pour atteindre cet infini auquel
le coeur aspire?
Ou faut-il simplement accepter de descendre
au plus profond de soi
pour y trouver à la fois le trésor que l'on est
et l'Ailleurs qui l'habite?
N.V.
lundi 14 janvier 2019
comme un orgasme...
J’aime beaucoup écrire librement, parfois même sans phrases construites...
Une écriture totalement spontanée, surgit alors sous ma plume, que je suis moi-même
étonnée de lire.
Souvent, du moins au départ, je ne me
comprends pas moi-même : qu’ai-je voulu dire ? Ai-je voulu faire
passer un message, mais lequel ? Que veulent dire ces mots ? Est-ce
bien moi qui les ai écrits ?
Parfois c’est bien après que ces petits
textes prennent un sens, du moins à mes yeux, ou à mon cœur profond
Ou alors, ce que les gens en disent m’éclairent
soudain : ah oui! mais c’est bien sûr ! C’est alors un moment de profonde reconnaissance, comme si je m’étais retrouvée et comprise enfin!… quel bien ça fait.
Ces textes libres et parfois même sans
aucune ponctuation (c'est rare quand même!) je les écris en me plongeant dans de musique, souvent classique.
Du Mozart que j’aime tant ! Ou alors je pars d’une chanson par ex de
Cabrel : j'écoute un moment les paroles, je suis touchée et je me laisse partir, librement, loin… loin (Cabrel est un vrai poète!)
J’adore…
Surtout ne pas être dérangée par mon
entourage… la porte est fermée, elle protège les mots qui sortent dans une
vitesse incontrôlée.
J’adore. Impression que quelque chose est en train de se passer qui me dépasse. Qui vient de moi mais va bien au-delà de moi. Je me sens ancrée sur la terre et en vol au-delà d’elle, déjà bien loin. C’est comme une transe, c’est comme la pointe de l’orgasme...
J’adore. Impression que quelque chose est en train de se passer qui me dépasse. Qui vient de moi mais va bien au-delà de moi. Je me sens ancrée sur la terre et en vol au-delà d’elle, déjà bien loin. C’est comme une transe, c’est comme la pointe de l’orgasme...
Et quand j’atterris je me sens un peu
groggy, un peu bizarre, mon cœur s’est agrandi aux dimensions de l’infini
mardi 8 janvier 2019
Les bottines de Van Gogh
Je suis tombée par hasard sur cette peinture des bottines de Van Gogh. Cette peinture m'a touchée, elle m'a parlé... De quoi donc? Je cherche au profond de moi...
Bon il y en a d'autres, des plus vieilles encore, des plus moches, des franchement délabrées... Mais elles ne me parlent pas de la même manière, sinon de grande vieillesse, de vieux trucs bons pour la poubelle.
Celles-ci me plaisent beaucoup, posées comme ça sur un tissu bleu, un tissu ensoleillé.
Elles sont grossières et costaudes, ce sont des bottines de paysan mais pas si usées, avec les clous qu'on voit très bien sur l'envers de la bottine droite, des clous pour s'accrocher au sol boueux, à la terre, pour s'accrocher à la Vie.
Elles sont délacées et attendent de pouvoir accueillir les pieds... elles se reposent... ce sont des bottines patientes, des chaussures contemplatives mais pourtant bavardes pour qui sait regarder une peinture vieille de cent cinquante ans
C'est bon de se reposer après une marche rude: on délace ses chaussures, on les pose sur le sol, la tête encore pleine des paysages que l'on a admirés
Et on soupire... OUF...quel bien ça fait de libérer ses pieds de ces carcans de cuir
Je pense à tous les pèlerins de Compostelle... ils savent pourtant bien que le lendemain, ils reprendront la route
vendredi 4 janvier 2019
Deux allers simples pour ailleurs
Je commence l'année par une publication qui me fait un énorme plaisir: une nouvelle publiée dans la collection "opuscules" chez l'éditeur Lamiroy!
https://lamiroy.net/products/ 71-deux-allers-simples-pour- ailleurs
Ce n'est qu'une petite nouvelle me direz-vous, mais pour moi c'est une grande nouvelle!
Car cette publication succède à 7 années de silence de mon clavier. Il m'a fallu survivre à travers la maladie qui m'a prise comme un amant féroce et qui me colle au corps comme le sparadrap du Capitaine Haddock! (hum hum, admirez les métaphores!!!)
C'est une amie qui m'a renseigné cet éditeur qui depuis plus d'un an, publie des nouvelles chaque semaine!
Quelque chose a aussitôt clignoté en moi, comme un espoir, comme une ouverture : j'aime écrire des nouvelles, j'aime cet univers centré sur deux ou trois personnages, dans une intrigue serrée dans le temps.
Dans mon livre "Les dessous de table", ce sont toutes des nouvelles écrites dans ces unités de temps, de lieu, d'action, avec de préférence une fin ouverte qui cède au lecteur une part de créativité.
J'ai donc été d'emblée attirée par la proposition de mon amie auteure qui m'a renseigné cette opportunité. Et je l'ai écrite cette nouvelle, l'ai proposée à cet éditeur qui l'a immédiatement acceptée!
Deux ou trois corrections, mise en page et hop, elle attendait sur le site Lamiroy onglet Opuscule, d'être publiée. C'est chose faite et déjà des échos positifs!
Entre autres Alainx: allez lire son billet du jour! ;-)
https://lamiroy.net/products/
Ce n'est qu'une petite nouvelle me direz-vous, mais pour moi c'est une grande nouvelle!
Car cette publication succède à 7 années de silence de mon clavier. Il m'a fallu survivre à travers la maladie qui m'a prise comme un amant féroce et qui me colle au corps comme le sparadrap du Capitaine Haddock! (hum hum, admirez les métaphores!!!)
C'est une amie qui m'a renseigné cet éditeur qui depuis plus d'un an, publie des nouvelles chaque semaine!
Quelque chose a aussitôt clignoté en moi, comme un espoir, comme une ouverture : j'aime écrire des nouvelles, j'aime cet univers centré sur deux ou trois personnages, dans une intrigue serrée dans le temps.
Dans mon livre "Les dessous de table", ce sont toutes des nouvelles écrites dans ces unités de temps, de lieu, d'action, avec de préférence une fin ouverte qui cède au lecteur une part de créativité.
J'ai donc été d'emblée attirée par la proposition de mon amie auteure qui m'a renseigné cette opportunité. Et je l'ai écrite cette nouvelle, l'ai proposée à cet éditeur qui l'a immédiatement acceptée!
Deux ou trois corrections, mise en page et hop, elle attendait sur le site Lamiroy onglet Opuscule, d'être publiée. C'est chose faite et déjà des échos positifs!
Entre autres Alainx: allez lire son billet du jour! ;-)
dimanche 30 décembre 2018
Belle année à vous
Voici quelques mots de rien du tout
à vous que je connais bien
et à vous que je ne connais que virtuellement :
je vous souhaite une année nouvelle
la meilleure possible.
Je sais bien que cette année
amènera son lot de chagrins
petits et gros, très gros peut-être...
Mais je vous souhaite de tout coeur
de les traverser avec courage...
Il y aura aussi du bon, du très bon,
cette année!
Profitez-en riez, dansez
soyez proches de vos proches..
N'oubliez surtout pas de les aimer:
vous ne savez pas combien
ils en ont besoin...
Trouvez votre bonheur
dans les petites choses du quotidien
affûtez votre regard pour les détecter
Et dites chaque jour au jour naissant
combien vous êtes reconnaissants
que le soleil se lève encore et encore...
à vous que je connais bien
et à vous que je ne connais que virtuellement :
je vous souhaite une année nouvelle
la meilleure possible.
Je sais bien que cette année
amènera son lot de chagrins
petits et gros, très gros peut-être...
Mais je vous souhaite de tout coeur
de les traverser avec courage...
Il y aura aussi du bon, du très bon,
cette année!
Profitez-en riez, dansez
soyez proches de vos proches..
N'oubliez surtout pas de les aimer:
vous ne savez pas combien
ils en ont besoin...
Trouvez votre bonheur
dans les petites choses du quotidien
affûtez votre regard pour les détecter
Et dites chaque jour au jour naissant
combien vous êtes reconnaissants
que le soleil se lève encore et encore...
françoise collandre
dimanche 23 décembre 2018
Noël, la fête du coeur profond
Tu n'en finiras donc jamais?
Encore un poème,
Encore un,
Cette pensée t'agace
Et même elle t'affole.
Ce besoin d'infini
Qui fait bouger la mer.
Mais si une fois
Tu t'arrêtais pour de bon,
Tu serais un creux
Comme entre deux vagues
Guillevic
Ne pas s'arrêter, continuer toujours, fuir le creux mortel, rester ancré toujours toujours dans ce besoin d'infini...rejoindre les Vivants
Belle fête de Noel à vous tous et toutes!
Encore un poème,
Encore un,
Cette pensée t'agace
Et même elle t'affole.
Ce besoin d'infini
Qui fait bouger la mer.
Mais si une fois
Tu t'arrêtais pour de bon,
Tu serais un creux
Comme entre deux vagues
Guillevic
Ne pas s'arrêter, continuer toujours, fuir le creux mortel, rester ancré toujours toujours dans ce besoin d'infini...rejoindre les Vivants
Belle fête de Noel à vous tous et toutes!
dimanche 16 décembre 2018
Mon pire cadeau de Noel
Du temps où j'étais mère de famille nombreuse, rapide et efficace, je portais toutes sortes de casquettes. Entre autres celle de cuisinière et ce n'était pas une mince affaire!
Nous étions nombreux à table au minimum 7, parfois plus au gré des allers et venues des amis des enfants, toujours les bienvenus!
A Noel, ce jour là, il y a longtemps, mon mari, attentif à me faciliter au maximum le travail de la bonne cuisinière, m'offrit un cadeau assez volumineux. Dans un superbe papier cadeau qui augurait un cadeau magnifique! Oh! qu'il était beau ce papier cadeau!
Devant la famille réunie et attentive, je dégageai le contenu de son papier, prête à m'émerveiller, à m'extasier avec de petits cris de joie!
Bon, ce ne fut pas vraiment ça...
Devant mes yeux ébahis, je découvrais une.....
... une toute nouvelle friteuse... pour faire de bonnes frites hein ma chérie, oh oui hein maman!! des frites, des bonnes frites croquantes...
Ce fut surtout le côté mâle de la famille qui se réjouissait des super bonnes frites que j'allais leur servir! Mes filles étaient plus réticentes: elles sentaient que quelque chose clochait dans ce merveilleux cadeau, sans bien encore le définir...
Le cher mari, par ailleurs un excellent homme croyez-le, ne s'est pas rendu compte que mon enthousiasme était calme, très calme...
Par après j'ai mis tranquillement les points sur les I, et lui ai suggéré des cadeaux "inutiles" mais qui me feraient vraiment plaisir, qui seraient pour moi de vrai cadeaux.... des LIVRES
... et je lui donnais même des idées et des titres....
Nous étions nombreux à table au minimum 7, parfois plus au gré des allers et venues des amis des enfants, toujours les bienvenus!
A Noel, ce jour là, il y a longtemps, mon mari, attentif à me faciliter au maximum le travail de la bonne cuisinière, m'offrit un cadeau assez volumineux. Dans un superbe papier cadeau qui augurait un cadeau magnifique! Oh! qu'il était beau ce papier cadeau!
Devant la famille réunie et attentive, je dégageai le contenu de son papier, prête à m'émerveiller, à m'extasier avec de petits cris de joie!
Bon, ce ne fut pas vraiment ça...
Devant mes yeux ébahis, je découvrais une.....
... une toute nouvelle friteuse... pour faire de bonnes frites hein ma chérie, oh oui hein maman!! des frites, des bonnes frites croquantes...
Ce fut surtout le côté mâle de la famille qui se réjouissait des super bonnes frites que j'allais leur servir! Mes filles étaient plus réticentes: elles sentaient que quelque chose clochait dans ce merveilleux cadeau, sans bien encore le définir...
Le cher mari, par ailleurs un excellent homme croyez-le, ne s'est pas rendu compte que mon enthousiasme était calme, très calme...
Par après j'ai mis tranquillement les points sur les I, et lui ai suggéré des cadeaux "inutiles" mais qui me feraient vraiment plaisir, qui seraient pour moi de vrai cadeaux.... des LIVRES
... et je lui donnais même des idées et des titres....
lundi 10 décembre 2018
chercher ses mots!
Tout a commencé dans le meilleur des mondes.
Là où il y a des lignes droites, celles qui partent vers l'infini. Ou
alors qui s'enfoncent vers nulle part. Tout le monde s'y engage. Mais si on sait où ça
commence, on ne sait pas où ça finit.
Il y a aussi les lignes courbes, qui soudain changent de décision, sans
avertir. On ne sait jamais à quoi s'en tenir. On est secoué, on titube, on tombe les uns
sur les autres. On se relève, on secoue ses vêtements, on balbutie une excuse,
pardon pardon je l'ai pas fait exprès. Mais on sait bien qu’on n’en pense pas
moins, que personne n’est dupe. Faut-il du courage pour foncer comme ça?
Et puis il y a les lignes folles qui se donnent le droit de se moquer
de tout, de partir en se balançant des principes: droite, gauche, devant,
derrière, de tout ça, elles s'en foutent, l'essentiel est d'arriver au plus
vite dans le pays de l’ailleurs, là on peut exister pour soi-même...
Il me faut trouver les mots, et les mots sont trop souvent rangés dans des endroits inaccessibles...
Il me faut trouver les mots, et les mots sont trop souvent rangés dans des endroits inaccessibles...
vendredi 7 décembre 2018
Fin de l'histoire
J'ai eu l'occasion de parler avec mes deux frères au sujet de "l'histoire suisse", racontée dans les billets précédents: deux conversations riches en confiance mutuelle, ce fut que du bonheur!
Ils ont été comme moi, tous les deux interloqués par cette histoire qu'ils connaissaient sans la connaître vraiment, sans un percevoir l'impact sur notre mère et son influence sur son caractère
Nous avons pu nous comprendre après nous être écoutés en profondeur
Et en même temps, nous avons ri et plaisanté: et ce rire qui venait de loin a complètement assaini l'atmosphère
J'en sors plus libre intérieurement ! *
Je pourrai reprendre l'écriture qui s'était bloquée en moi depuis le 11 novembre, date où chacun de notre côté, nous avons visionné ce documentaire sur les enfants belges accueillis par des familles suisses
Envie de dire et de redire: PARLEZ avec vos enfants, même au tout petits, expliquez leur les choses quand vous les quittez un moment. Il vaut mieux quelques larmes de tristesse au moment du départ, que de partir en cachette sans rien leur dire, provoquant des flux et reflux d'angoisse quand ils se rendent compte que vous les avez "abandonnés. Bien sûr on fait ça pour leur bien, mais c'est une erreur magistrale que Dolto pourtant, est venue corriger!
Je parle sans doute ici à des gens qui savent cet élémentaire, mais de mon temps, c'est ce qu'on faisait, pour éviter les larmes trop dures à accepter avant tout pour les parents!
*à propos de la liberté intérieure
son contraire est l'aliénation à autrui, à soi-même, à son histoire, à ses entraves
Ils ont été comme moi, tous les deux interloqués par cette histoire qu'ils connaissaient sans la connaître vraiment, sans un percevoir l'impact sur notre mère et son influence sur son caractère
Nous avons pu nous comprendre après nous être écoutés en profondeur
Et en même temps, nous avons ri et plaisanté: et ce rire qui venait de loin a complètement assaini l'atmosphère
J'en sors plus libre intérieurement ! *
Je pourrai reprendre l'écriture qui s'était bloquée en moi depuis le 11 novembre, date où chacun de notre côté, nous avons visionné ce documentaire sur les enfants belges accueillis par des familles suisses
Envie de dire et de redire: PARLEZ avec vos enfants, même au tout petits, expliquez leur les choses quand vous les quittez un moment. Il vaut mieux quelques larmes de tristesse au moment du départ, que de partir en cachette sans rien leur dire, provoquant des flux et reflux d'angoisse quand ils se rendent compte que vous les avez "abandonnés. Bien sûr on fait ça pour leur bien, mais c'est une erreur magistrale que Dolto pourtant, est venue corriger!
Je parle sans doute ici à des gens qui savent cet élémentaire, mais de mon temps, c'est ce qu'on faisait, pour éviter les larmes trop dures à accepter avant tout pour les parents!
*à propos de la liberté intérieure
son contraire est l'aliénation à autrui, à soi-même, à son histoire, à ses entraves
dimanche 25 novembre 2018
les enfants en Suisse 3
Je n'avais pas prévu d'aller aujourd'hui déjà, jusqu'au bout de mon histoire
Mais une certaine urgence m'y conduit, malgré moi...
Ma grand mère qui a confié ses enfants si jeunes à deux familles suisses n'a pas eu une vie heureuse/ mon livre "L'enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers" est un dialogue avec elle, que j'ai imaginé sur base de certains faits réels.
Cette grand mère est morte à 42 ans, d'une maladie mystérieuse que j'ai pensé être un cancer des os: alitée, elle ne pouvait plus marcher.
C'est ma mère à peine adolescente, qui s'est occupée d'elle pendant ses années de maladie (combien? je ne sais!). Et c'est elle aussi qui lui a tenu la main le soir où elle est morte: elle n'avait que 16 ans!
Je récapitule: partie en Suisse alors qu'elle avait 4 ans, rentrée 6 ans plus tard le coeur déchiré, dans sa vraie famille qu'il lui a fallu réapprendre à connaitre, puis quelques années pour s'intégrer (la langue, le Néerlandais qu'elle ne connaissait pas, l'école bien plus sévère qu'en Suisse, un père autoritaire qui ne lui donnait aucune permission de liberté etc). Ensuite très vite ses années de garde malade auprès d'une mère gravement malade.
Quand elle est morte, son père s'est remarié avec une femme bien plus jeune. Le bonheur était censé revenir dans cette famille sauf que....
Il n'a pas attendu pour se remarier, six mois seulement après la mort de sa première femme!
Ma mère et son frère ont été OBLIGES d'appeler cette femme inconnue "Maman": c'est quasi la seule confidence que ma mère m'ait faite, elle ne supportait pas d'appeler sa belle mère de cette façon!
Son père, très autoritaire ne lui a pas laissé le temps de faire son deuil. Elle en a énormément souffert! Je suppose qu'elle s'arrangeait pour n'avoir pas à prononcer ce mot de Maman!
Depuis que j'ai appris l'épisode de la Suisse, je me sens très bouleversée, mon corps aussi a encaissé cette nouvelle de manière "bouleversée". Mais une immense compassion a fait place dans mon coeur pour cette mère que j'ai si peu aimée! et qui m'a si mal aimée aussi, il faut le dire!
Oui j'ai rempli mon devoir de fille surtout dans les dernières années de sa vie, mais nous n'avons jamais eu de moments de partages tendres et confiants, comme je peux en avoir avec mes filles aujourd’hui.
Et c'est si dommage....
A leur tour mes parents ont décidé de se séparer de moi, j'avais 4 ans: je souffrais d'asthme et le médecin pensait que le grand air me ferait le plus grand bien. Je n'ai aucun souvenir de cette période de séparation et ne sais si j'en ai spécialement souffert: dans mon livre je dis que oui, parce que c'est ce qui semble le plus évident (encore une fois pas encore Dolto, donc aucune explication qui aurait pu me faire comprendre, et accepter cette situation!
Ce que je remarque, c'est qu'il y a dans mes gênes une "séparation" programmée d'avec mes proches, spécialement d'avec ma mère. Pas étonnant que j'ai toujours besoin d'être rassurée au sujet de l'amour de ceux que j'aime...
Dans ce domaine-là j'ai dû apprendre la résilience et ne plus me situer en mendiante d'amour
Petit à petit j'y arrive, peut-être même que j'y suis arrivée... mais quel chemin...!
Mais une certaine urgence m'y conduit, malgré moi...
Ma grand mère qui a confié ses enfants si jeunes à deux familles suisses n'a pas eu une vie heureuse/ mon livre "L'enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers" est un dialogue avec elle, que j'ai imaginé sur base de certains faits réels.
Cette grand mère est morte à 42 ans, d'une maladie mystérieuse que j'ai pensé être un cancer des os: alitée, elle ne pouvait plus marcher.
C'est ma mère à peine adolescente, qui s'est occupée d'elle pendant ses années de maladie (combien? je ne sais!). Et c'est elle aussi qui lui a tenu la main le soir où elle est morte: elle n'avait que 16 ans!
Je récapitule: partie en Suisse alors qu'elle avait 4 ans, rentrée 6 ans plus tard le coeur déchiré, dans sa vraie famille qu'il lui a fallu réapprendre à connaitre, puis quelques années pour s'intégrer (la langue, le Néerlandais qu'elle ne connaissait pas, l'école bien plus sévère qu'en Suisse, un père autoritaire qui ne lui donnait aucune permission de liberté etc). Ensuite très vite ses années de garde malade auprès d'une mère gravement malade.
Quand elle est morte, son père s'est remarié avec une femme bien plus jeune. Le bonheur était censé revenir dans cette famille sauf que....
Il n'a pas attendu pour se remarier, six mois seulement après la mort de sa première femme!
Ma mère et son frère ont été OBLIGES d'appeler cette femme inconnue "Maman": c'est quasi la seule confidence que ma mère m'ait faite, elle ne supportait pas d'appeler sa belle mère de cette façon!
Son père, très autoritaire ne lui a pas laissé le temps de faire son deuil. Elle en a énormément souffert! Je suppose qu'elle s'arrangeait pour n'avoir pas à prononcer ce mot de Maman!
Depuis que j'ai appris l'épisode de la Suisse, je me sens très bouleversée, mon corps aussi a encaissé cette nouvelle de manière "bouleversée". Mais une immense compassion a fait place dans mon coeur pour cette mère que j'ai si peu aimée! et qui m'a si mal aimée aussi, il faut le dire!
Oui j'ai rempli mon devoir de fille surtout dans les dernières années de sa vie, mais nous n'avons jamais eu de moments de partages tendres et confiants, comme je peux en avoir avec mes filles aujourd’hui.
Et c'est si dommage....
A leur tour mes parents ont décidé de se séparer de moi, j'avais 4 ans: je souffrais d'asthme et le médecin pensait que le grand air me ferait le plus grand bien. Je n'ai aucun souvenir de cette période de séparation et ne sais si j'en ai spécialement souffert: dans mon livre je dis que oui, parce que c'est ce qui semble le plus évident (encore une fois pas encore Dolto, donc aucune explication qui aurait pu me faire comprendre, et accepter cette situation!
Ce que je remarque, c'est qu'il y a dans mes gênes une "séparation" programmée d'avec mes proches, spécialement d'avec ma mère. Pas étonnant que j'ai toujours besoin d'être rassurée au sujet de l'amour de ceux que j'aime...
Dans ce domaine-là j'ai dû apprendre la résilience et ne plus me situer en mendiante d'amour
Petit à petit j'y arrive, peut-être même que j'y suis arrivée... mais quel chemin...!
samedi 24 novembre 2018
Pauvre petits enfants belges (2)
Maman ne m'a rien raconté de cet accueil en Suisse. Ce que j'en sais c'est par ma belle soeur: quand elle lui rendait visite, parfois ma mère racontait des bribes de son enfance... jamais à moi!
Mais il faut dire que jamais je n'ai eu la curiosité de l'interroger. Dans sa maison de repos j'étais prise par les choses à faire: les lessives, la nourriture... Aujourd'hui je le regrette! Oui! je le regrette fort!
Autour de la commémoration du centenaire de la fin de la grande guerre, il y a eu abondance de documentaires: un a particulièrement attiré mon attention. Il s'agissait précisément de cet accueil d'environ 2000 enfants belges par des familles suisses, prêtes à "faire quelque chose pour ces pauvres petits enfants belges"!
Ma mère et son frère (deux ans plus âgés) ont été confiés librement par leurs parents pour qu'ils puissent vivre une enfance protégée de la guerre dans ce pays qui avait gardé sa neutralité! Librement mais sans doute douloureusement: qu'ont ressenti ces parents quand ils ont mis dans des trains bondés leurs petits enfants (4 et 6 ans) qui ne s'étaient jamais séparés d'eux? Enfants qui sont partis avec une barre de chocolat pour tenter de consoler les pleurs. La foule, le bruit, les bousculades...Je n'ose l'imaginer! (ma fille aînée à qui j'en parlais ce midi, m'a affirmé qu'elle serait partie avec eux!)
Or maman a été heureuse et libre dans cette famille suisse qui l'a accueillie avec tendresse. C'est donc avec un nouveau déchirement au coeur qu'elle est rentrée en Belgique auprès de ses parents qu'elle ne connaissait plus vraiment! Son frère aussi accueilli dans une autre famille dans un village tout proche, s'est paraît-il accroché aux barrières pour ne pas devoir suivre la Croix Rouge qui venait les chercher! Et les mères d'accueil qui pleuraient de se séparer de ces enfants auxquels en 6 ans elles s'étaient attachés!
Que de souffrances pour ces "pauvres petits enfants belges" et pour les familles autour d'eux!
(à suivre)
Mais il faut dire que jamais je n'ai eu la curiosité de l'interroger. Dans sa maison de repos j'étais prise par les choses à faire: les lessives, la nourriture... Aujourd'hui je le regrette! Oui! je le regrette fort!
Autour de la commémoration du centenaire de la fin de la grande guerre, il y a eu abondance de documentaires: un a particulièrement attiré mon attention. Il s'agissait précisément de cet accueil d'environ 2000 enfants belges par des familles suisses, prêtes à "faire quelque chose pour ces pauvres petits enfants belges"!
Ma mère et son frère (deux ans plus âgés) ont été confiés librement par leurs parents pour qu'ils puissent vivre une enfance protégée de la guerre dans ce pays qui avait gardé sa neutralité! Librement mais sans doute douloureusement: qu'ont ressenti ces parents quand ils ont mis dans des trains bondés leurs petits enfants (4 et 6 ans) qui ne s'étaient jamais séparés d'eux? Enfants qui sont partis avec une barre de chocolat pour tenter de consoler les pleurs. La foule, le bruit, les bousculades...Je n'ose l'imaginer! (ma fille aînée à qui j'en parlais ce midi, m'a affirmé qu'elle serait partie avec eux!)
Or maman a été heureuse et libre dans cette famille suisse qui l'a accueillie avec tendresse. C'est donc avec un nouveau déchirement au coeur qu'elle est rentrée en Belgique auprès de ses parents qu'elle ne connaissait plus vraiment! Son frère aussi accueilli dans une autre famille dans un village tout proche, s'est paraît-il accroché aux barrières pour ne pas devoir suivre la Croix Rouge qui venait les chercher! Et les mères d'accueil qui pleuraient de se séparer de ces enfants auxquels en 6 ans elles s'étaient attachés!
Que de souffrances pour ces "pauvres petits enfants belges" et pour les familles autour d'eux!
(à suivre)
vendredi 23 novembre 2018
Pauvre petite fille belge!
Ce que je vais vous raconter remonte à loin, cela remonte à la première guerre mondiale.
Maman habitait dans une ville très concernée par les bombardements: Ypres fut ainsi une ville martyre, complètement démolie (puis reconstruite une fois la guerre terminée!)
La Reine Elisabeth de Belgique avait le souci des enfants de son pays, qui risquaient d'être traumatisés ou plus encore par la situation dramatique de la ville
C'est ainsi qu'avec deux de ses amies, elle contacta des familles suisses qui se dirent prêtes à accueillir "ces pauvres petits enfants belges", comme on les nommait, paraît-il!
1500 (au moins) "pauvres petits enfants belges" furent séparés de leurs parents et partirent en accueil dans les familles suisses. Bien sûr à cette époque Dolto n'était pas encore passée pour dire aux gens qui fallait parler, expliquer les choses...
Simplement pour éviter les trop grands débordements, les cris et les larmes, les enfants furent "consolés" avec des bonbons, devenus rares en cette période.
Maman avait quatre ans au début de la guerre, elle est donc partie avec ses bonbons pour l'inconnu suisse.
Et quatre ans plus tard, rebelote elle fut arrachée à sa famille suisse pour retrouver ses parents!
Ma mère ne m'a jamais parlé de cet épisode de sa vie. Il est vrai que je ne l'ai pas interrogée non plus. Je savais sans savoir, et surtout sans accorder de l'importance à cet épisode. Par contre elle en a parlé à ma belle sœur, un jour que celle-ci plus curieuse que moi l'interrogeait, disant qu'elle avait été très heureuse dans sa famille suisse, qu'elle les aimait beaucoup! Et que ces quatre années de son enfance ont été les plus heureuses de sa vie!
(à suivre)
Maman habitait dans une ville très concernée par les bombardements: Ypres fut ainsi une ville martyre, complètement démolie (puis reconstruite une fois la guerre terminée!)
La Reine Elisabeth de Belgique avait le souci des enfants de son pays, qui risquaient d'être traumatisés ou plus encore par la situation dramatique de la ville
C'est ainsi qu'avec deux de ses amies, elle contacta des familles suisses qui se dirent prêtes à accueillir "ces pauvres petits enfants belges", comme on les nommait, paraît-il!
1500 (au moins) "pauvres petits enfants belges" furent séparés de leurs parents et partirent en accueil dans les familles suisses. Bien sûr à cette époque Dolto n'était pas encore passée pour dire aux gens qui fallait parler, expliquer les choses...
Simplement pour éviter les trop grands débordements, les cris et les larmes, les enfants furent "consolés" avec des bonbons, devenus rares en cette période.
Maman avait quatre ans au début de la guerre, elle est donc partie avec ses bonbons pour l'inconnu suisse.
Et quatre ans plus tard, rebelote elle fut arrachée à sa famille suisse pour retrouver ses parents!
Ma mère ne m'a jamais parlé de cet épisode de sa vie. Il est vrai que je ne l'ai pas interrogée non plus. Je savais sans savoir, et surtout sans accorder de l'importance à cet épisode. Par contre elle en a parlé à ma belle sœur, un jour que celle-ci plus curieuse que moi l'interrogeait, disant qu'elle avait été très heureuse dans sa famille suisse, qu'elle les aimait beaucoup! Et que ces quatre années de son enfance ont été les plus heureuses de sa vie!
(à suivre)
dimanche 11 novembre 2018
mercredi 7 novembre 2018
Quelques nouvelles
Bien chers lecteurs
Il faut bien reconnaître qu'alimenter mon blog n'est plus ma première priorité: deux billets par mois, ce n'est pas énorme, c'est même le minimum pour que cet espace ne disparaisse pas dans les méandres de l'internet et de vos yeux attentifs et bienveillants.
Pourtant je ne souhaite pas clôturer mes Petites Paroles, du moins pas encore: mon blog m'a donné bien des satisfactions, il compte pour moi! Je sais qu'il est là et que je peux toujours revenir à lui
Ceci dit, je vais mieux, bien mieux: je remonte peu à peu la pente dans laquelle mes trois accidents de santé m'ont plongée depuis 7 ans: je pense vraiment que j'ai eu mon compte de problèmes et je VEUX m'orienter vers le futur, la créativité, d'autres projets.
Les Editions Lamiroy (petite maison d'édition belge assez récente) ont eu cette idée de génie: publier chaque semaine une nouvelle, que les lecteurs pourront lire au petit prix de 4 euros.
Allez sur leur site, cliquez sur "Opuscules" et vous verrez la liste des auteurs déjà publiés!
Bien sûr majorité d'auteurs belges, dont Adeline Dieudonné dont le roman récent remporte un énorme succès!
Encouragée par une amie j'ai écrit une nouvelle (j'aime ça, les nouvelles, mon recueil de nouvelles "les dessous de table" a été publié juste avant que je sois bloquée par la maladie de Horton.)
Très vite on a accepté ma nouvelle: je ne sais pas quand elle sera publiée, je vous tiendrai au courant, et j'espère bien sûr que vous la lirez!
J'ai bouclé aussi le récit/témoignage écrit, travaillé et retravaillé sur mon accident de santé. Il fallait que je le termine enfin pour que je puisse passer à autre chose, à un autre projet. C'est fait, j'ai proposé ce texte à l'édition, j'attends qu'ils me répondent, cela prendra quelques semaines m'a-t-on répondu!
J'ai hésité longtemps avant de le proposer à l'édition: il me semblait que c'était une démarche égotiste. (parler de moi, de moi, encore de moi!) Je l'ai fait lire à deux personnes: l'un est un médecin de la clinique où j'ai passé tant de "belles" journées, l'autre est un ami cher, qui a connu lui aussi "les vertes et les pas mûres" de l'accident de santé . Souffrir il sait ce que c'est!
Tous les deux m'ont convaincu qu'un témoignage de ce type pouvait venir en aide à ceux qui le liraient. J'ai donc vaincu mes réticences et hop, il est parti chez un éditeur approprié pour ce genre de témoignage: faut juste avoir de la patience à présent!
Je vais aussi reprendre l'animation de quelques ateliers: c'est un effort que je me sens à nouveau capable de mener à bien: ce sera pour janvier ou février. Croisons les doigts!
Désormais, je ne veux plus m'attarder au passé. Je vis le présent de tout mon coeur, dans ses grandes et petites choses...
Il faut bien reconnaître qu'alimenter mon blog n'est plus ma première priorité: deux billets par mois, ce n'est pas énorme, c'est même le minimum pour que cet espace ne disparaisse pas dans les méandres de l'internet et de vos yeux attentifs et bienveillants.
Pourtant je ne souhaite pas clôturer mes Petites Paroles, du moins pas encore: mon blog m'a donné bien des satisfactions, il compte pour moi! Je sais qu'il est là et que je peux toujours revenir à lui
Ceci dit, je vais mieux, bien mieux: je remonte peu à peu la pente dans laquelle mes trois accidents de santé m'ont plongée depuis 7 ans: je pense vraiment que j'ai eu mon compte de problèmes et je VEUX m'orienter vers le futur, la créativité, d'autres projets.
Les Editions Lamiroy (petite maison d'édition belge assez récente) ont eu cette idée de génie: publier chaque semaine une nouvelle, que les lecteurs pourront lire au petit prix de 4 euros.
Allez sur leur site, cliquez sur "Opuscules" et vous verrez la liste des auteurs déjà publiés!
Bien sûr majorité d'auteurs belges, dont Adeline Dieudonné dont le roman récent remporte un énorme succès!
Encouragée par une amie j'ai écrit une nouvelle (j'aime ça, les nouvelles, mon recueil de nouvelles "les dessous de table" a été publié juste avant que je sois bloquée par la maladie de Horton.)
Très vite on a accepté ma nouvelle: je ne sais pas quand elle sera publiée, je vous tiendrai au courant, et j'espère bien sûr que vous la lirez!
J'ai bouclé aussi le récit/témoignage écrit, travaillé et retravaillé sur mon accident de santé. Il fallait que je le termine enfin pour que je puisse passer à autre chose, à un autre projet. C'est fait, j'ai proposé ce texte à l'édition, j'attends qu'ils me répondent, cela prendra quelques semaines m'a-t-on répondu!
J'ai hésité longtemps avant de le proposer à l'édition: il me semblait que c'était une démarche égotiste. (parler de moi, de moi, encore de moi!) Je l'ai fait lire à deux personnes: l'un est un médecin de la clinique où j'ai passé tant de "belles" journées, l'autre est un ami cher, qui a connu lui aussi "les vertes et les pas mûres" de l'accident de santé . Souffrir il sait ce que c'est!
Tous les deux m'ont convaincu qu'un témoignage de ce type pouvait venir en aide à ceux qui le liraient. J'ai donc vaincu mes réticences et hop, il est parti chez un éditeur approprié pour ce genre de témoignage: faut juste avoir de la patience à présent!
Je vais aussi reprendre l'animation de quelques ateliers: c'est un effort que je me sens à nouveau capable de mener à bien: ce sera pour janvier ou février. Croisons les doigts!
Désormais, je ne veux plus m'attarder au passé. Je vis le présent de tout mon coeur, dans ses grandes et petites choses...
lundi 22 octobre 2018
Lorsque envers et contre tout
Lorsque envers et contre tout
je m'obstine, persévère, espère...
soudain, les choses comme par miracle
se mettent en place
croire en soi, et agir
c'est aussi simple que ça!
Mais j'avais oublié
combien c'était simple
et je restais là, immobile
pétrifiée, découragée
J'ai pensé que l'immobilité
c'était la mort
J'ai dit: ca suffit!
On m'a encouragée aussi
et j'ai repris du poil de la bête
Beaucoup de poils de plein de bêtes
(c'est quoi cette expression?)
je repars avec courage
et espérance
On verra ce que cela donnera!
je m'obstine, persévère, espère...
soudain, les choses comme par miracle
se mettent en place
croire en soi, et agir
c'est aussi simple que ça!
Mais j'avais oublié
combien c'était simple
et je restais là, immobile
pétrifiée, découragée
J'ai pensé que l'immobilité
c'était la mort
J'ai dit: ca suffit!
On m'a encouragée aussi
et j'ai repris du poil de la bête
Beaucoup de poils de plein de bêtes
(c'est quoi cette expression?)
je repars avec courage
et espérance
On verra ce que cela donnera!
samedi 13 octobre 2018
On répond à la question SVP
Qui
es-tu ? lui serine sans cesse cette voix,
comme un grelot têtu. Elle se dit
qu’elle répondra plus tard à cette question trop pointue pour être
innocente, trop directe pour se contenter
d’un regard dispersé, trop vaste pour se dissimuler dans une petite poche
incognito, perdue entre un mouchoir et un bout de papier inutile.
Qui es-tu ? lui
siffle le vent en écho à la petite voix, quand elle marche tête baissée, têtue
et obstinée avec des soupirs plein la gorge, c’est pas possible qu’elle n’ait
pas encore pu répondre à cette question qui fait toute la différence, il faudra
bien qu’elle l’affronte un jour!
Qui es-tu ?
Elle veut se taire encore, elle met sa main en bâillon sur la bouche, mais
c’est trop tard, les mots sortent un à un en saccades indociles. Je suis. Je
pense donc je suis, non quelqu’un d’autre avant elle, a dit ça déjà. Elle pense
donc justement elle n’est pas, ou pas assez, ou pas tout à fait, elle passe
trop de temps dans sa tête, et pas assez dans son cœur et son corps, là où
tangue la vie, justement elle n’aime pas quand ça tangue, ça lui donne des
nausées. Et de plus, puisqu’elle pense trop, elle a trop peu de temps pour vivre.
Picasso
lundi 1 octobre 2018
des acouphènes, parfois
Elle a beaucoup
cherché. D'ailleurs elle cherche encore...
Elle a beaucoup cherché dehors, à l'extérieur. Et elle y a trouvé bien des choses, de tout, de rien, des choses qui s'achètent, qui s'ajoutent, qui se collectent, se collectionnent, qui s'offrent aussi parfois.
De tout, il y a vraiment de tout à l'extérieur. Il n'y a qu'à choisir, à prendre ou à laisser. Il y a toujours de nouvelles choses à cueillir sur les étals du monde, du neuf, de l'inédit, du performant, du laid, de l'inutile.
Alors elle est allée de l'un à l'autre, faisant son marché dans ce multiple, ce varié, ce changeant.
Tourbillon incessant...ça passe, ça casse, ça vient, ça meurt...
Voilà c'est ça ...ça meurt: rien ne dure, ni les gens, ni les choses, ni les états d'âme, ni la jeunesse, ni l'aujourd'hui.
Demain est toujours un autre jour. Hier il y avait de quoi pleurer (ou l'inverse), il y a de quoi rire aujourd'hui (ou l'inverse). La sable est mouvant, les nuages passent et se lassent, la vague est mourante ...
Mourante, c'est le mot...
Si elle s'accroche à "dehors" elle finit par s'évanouir, se gommer dans le tellement multiple que tout finit par se cogner, par se nier...
Alors elle a timidement posé le pied à l'intérieur, dans le centre du centre
A commencé la descente profonde vers le plus profond d'elle-même
A eu peur de se perdre dans les méandres de ses contradictions, car il y fait noir bien souvent, les repères se perdent, les acouphènes se déclenchent puisqu'il n'y a plus d'autres bruits que ses bruits intérieurs
Tentation de revenir vers l'extérieur pour noyer les acouphènes dans les bruits rassurants du clinquant...
Chaque matin trop souvent, elle se réveille pour s'en aller ailleurs, partir, se quitter...
Et sa maison intérieure reste vide, en manque, en attente, déracinée, transplantée de lieu en lieu, de lien en lien.
Fermer les yeux un moment. Un long moment.
Cesser de scruter le reflet qu'elle offre d'elle aux autres et dont elle attend qu'ils lui disent qui elle est : mais qu'est-ce qu'ils en savent, après tout... elle seule a la réponse, pour peu qu'elle quitte le miroir trompeur
Fermer les yeux. Un long moment
Entamer la descente. Avec les acouphènes qui se déclencheront
C'est le prix à payer pour trouver son propre trésor intérieur
Elle a beaucoup cherché dehors, à l'extérieur. Et elle y a trouvé bien des choses, de tout, de rien, des choses qui s'achètent, qui s'ajoutent, qui se collectent, se collectionnent, qui s'offrent aussi parfois.
De tout, il y a vraiment de tout à l'extérieur. Il n'y a qu'à choisir, à prendre ou à laisser. Il y a toujours de nouvelles choses à cueillir sur les étals du monde, du neuf, de l'inédit, du performant, du laid, de l'inutile.
Alors elle est allée de l'un à l'autre, faisant son marché dans ce multiple, ce varié, ce changeant.
Tourbillon incessant...ça passe, ça casse, ça vient, ça meurt...
Voilà c'est ça ...ça meurt: rien ne dure, ni les gens, ni les choses, ni les états d'âme, ni la jeunesse, ni l'aujourd'hui.
Demain est toujours un autre jour. Hier il y avait de quoi pleurer (ou l'inverse), il y a de quoi rire aujourd'hui (ou l'inverse). La sable est mouvant, les nuages passent et se lassent, la vague est mourante ...
Mourante, c'est le mot...
Si elle s'accroche à "dehors" elle finit par s'évanouir, se gommer dans le tellement multiple que tout finit par se cogner, par se nier...
Alors elle a timidement posé le pied à l'intérieur, dans le centre du centre
A commencé la descente profonde vers le plus profond d'elle-même
A eu peur de se perdre dans les méandres de ses contradictions, car il y fait noir bien souvent, les repères se perdent, les acouphènes se déclenchent puisqu'il n'y a plus d'autres bruits que ses bruits intérieurs
Tentation de revenir vers l'extérieur pour noyer les acouphènes dans les bruits rassurants du clinquant...
Chaque matin trop souvent, elle se réveille pour s'en aller ailleurs, partir, se quitter...
Et sa maison intérieure reste vide, en manque, en attente, déracinée, transplantée de lieu en lieu, de lien en lien.
Fermer les yeux un moment. Un long moment.
Cesser de scruter le reflet qu'elle offre d'elle aux autres et dont elle attend qu'ils lui disent qui elle est : mais qu'est-ce qu'ils en savent, après tout... elle seule a la réponse, pour peu qu'elle quitte le miroir trompeur
Fermer les yeux. Un long moment
Entamer la descente. Avec les acouphènes qui se déclencheront
C'est le prix à payer pour trouver son propre trésor intérieur
mercredi 26 septembre 2018
des moments de paix absolue
Il m'arrive parfois de vivre des instants de paix absolue. Ce n'est pas calculé, et je ne m'y attends pas. Mais soudain je ne sais pourquoi, cela arrive...
Evidemment j'aimerais que cela perdure, plus que quelques minutes, ou quelques heures quand cela arrive.
Mais non cette impression si forte de paix qui m'envahit totalement passe comme un nuage qui s'en va et se dilue à l'horizon.
Pour rester dans la paix, il faut que je fasse appel à ma mémoire: penser que cette paix existe, puisque je l'ai éprouvée. Faire confiance qu'elle pourra revenir et m'envahir à nouveau. Et c'est ce qui se passe en effet. Mais il ne sert à rien de provoquer cet état, cela ne marche pas!
Car ce sentiment de plénitude me dépasse, vient du plus profond de mon être, de l'infini du temps et de l'espace: c'est un sentiment de communion profonde avec le vivant. Et ce Vivant que j'expérimente est bien plus vivant que les petits problèmes des êtres et des choses. Je suis plongée dans le "plus-que-vivant"
Alors je lève les yeux vers le ciel, je me redresse et je respire largement
Evidemment j'aimerais que cela perdure, plus que quelques minutes, ou quelques heures quand cela arrive.
Mais non cette impression si forte de paix qui m'envahit totalement passe comme un nuage qui s'en va et se dilue à l'horizon.
Pour rester dans la paix, il faut que je fasse appel à ma mémoire: penser que cette paix existe, puisque je l'ai éprouvée. Faire confiance qu'elle pourra revenir et m'envahir à nouveau. Et c'est ce qui se passe en effet. Mais il ne sert à rien de provoquer cet état, cela ne marche pas!
Car ce sentiment de plénitude me dépasse, vient du plus profond de mon être, de l'infini du temps et de l'espace: c'est un sentiment de communion profonde avec le vivant. Et ce Vivant que j'expérimente est bien plus vivant que les petits problèmes des êtres et des choses. Je suis plongée dans le "plus-que-vivant"
Alors je lève les yeux vers le ciel, je me redresse et je respire largement
mercredi 19 septembre 2018
se soigner dans le calme VS être soignée dans l'urgence
réfléchir à la meilleure manière de gérer sa santé, est relativement facile au quotidien: on s'informe, on se fait une opinion et on agit en conséquence
par contre, comme c'est mon cas, quand on est SOUDAIN frappé par un truc auquel on se s'attendait pas, qu'on est hospitalisé en urgence, que des dégâts irréversibles surgissent, que les médecins EN URGENCE installent une thérapie médicamenteuse avec laquelle on n'est pas forcément d'accord dans l'absolu, tant qu'on est assis derrière l' écran...on ne peut faire autrement que d'accepter un lourd traitement. On est tellement malade et on a tellement peur des conséquences de la maladie (dans mon cas, la cécité des deux yeux) que on se laisse faire: d'ailleurs on n'a pas eu le temps d'y réfléchir: les médecins sont les sauveurs à ce moment! (du moins on l'espère!)
La réflexion vient APRES: mon médecin référent (en qui j'ai toute confiance et qui me laisse le choix entre deux ou trois options de médications) souhaite me voir décider en adulte responsable
Mais par ailleurs je suis tellement imbibée des doses énormes de cortisone qu'on m'a perfusées tout au début de la maladie, qu'il m'est difficile et pénible de m'en défaire tout à fait. J'ai essayé plusieurs fois mais je suis rattrapée par les malaises, auxquels se sont ajoutés les malaises cardiaques
Et bien sûr aucun moyen de me soigner via une médication moins agressive, ou carrément différente (homéopathie!)
par contre, comme c'est mon cas, quand on est SOUDAIN frappé par un truc auquel on se s'attendait pas, qu'on est hospitalisé en urgence, que des dégâts irréversibles surgissent, que les médecins EN URGENCE installent une thérapie médicamenteuse avec laquelle on n'est pas forcément d'accord dans l'absolu, tant qu'on est assis derrière l' écran...on ne peut faire autrement que d'accepter un lourd traitement. On est tellement malade et on a tellement peur des conséquences de la maladie (dans mon cas, la cécité des deux yeux) que on se laisse faire: d'ailleurs on n'a pas eu le temps d'y réfléchir: les médecins sont les sauveurs à ce moment! (du moins on l'espère!)
La réflexion vient APRES: mon médecin référent (en qui j'ai toute confiance et qui me laisse le choix entre deux ou trois options de médications) souhaite me voir décider en adulte responsable
Mais par ailleurs je suis tellement imbibée des doses énormes de cortisone qu'on m'a perfusées tout au début de la maladie, qu'il m'est difficile et pénible de m'en défaire tout à fait. J'ai essayé plusieurs fois mais je suis rattrapée par les malaises, auxquels se sont ajoutés les malaises cardiaques
Et bien sûr aucun moyen de me soigner via une médication moins agressive, ou carrément différente (homéopathie!)
Ces réflexions me sont venues suite au billet de Célestine sur l'homéopathie justement!
Autant de commentaires, autant d'avis différents et contradictoires
Je pense qu'il faut juste rester responsable de sa santé... c'est ce que j'essaie de faire.
A chacun sa ou ses façons de faire!!
vendredi 7 septembre 2018
Ca sentait le propre renfermé
Dans la maison de mon enfance, le salon était la "belle pièce", exclusivement réservée pour recevoir. Comme cela arrivait deux fois par an, ce salon était pièce interdite pour nous les enfants. Elle devait rester propre et impeccablement rangée. Pas de doigts collants d'enfants sur les meubles. Cette pièce n'était jamais aérée.
C'était donc un endroit feutré où dormaient les objets les plus précieux, les plus hétéroclites, les tableaux sévères de quelques ancêtres dont j'ignorais tout. Mon jeune frère et moi, on s'y aventurait parfois, le coeur en émoi, impressionnés par le silence et l’immobilité de l'endroit, l'odeur de la cire se mêlant à celle de la poussière: on regardait timidement, car il nous semblait que même nos regards supposaient une incursion défendue. Mais l'espace d'un moment, le salon semblait s'animer par nos visites d'enfants qui bravaient l'interdit maternel. Puis rapidement, nous refermions la porte: ce lieu était trop étrange, trop différent des autres pièces de la maison, où l'on pouvait, au moins un minimum, bousculer ou déplacer les objets...
Où l'on avait le droit de respirer et de bouger, de vivre tout simplement!
C'était donc un endroit feutré où dormaient les objets les plus précieux, les plus hétéroclites, les tableaux sévères de quelques ancêtres dont j'ignorais tout. Mon jeune frère et moi, on s'y aventurait parfois, le coeur en émoi, impressionnés par le silence et l’immobilité de l'endroit, l'odeur de la cire se mêlant à celle de la poussière: on regardait timidement, car il nous semblait que même nos regards supposaient une incursion défendue. Mais l'espace d'un moment, le salon semblait s'animer par nos visites d'enfants qui bravaient l'interdit maternel. Puis rapidement, nous refermions la porte: ce lieu était trop étrange, trop différent des autres pièces de la maison, où l'on pouvait, au moins un minimum, bousculer ou déplacer les objets...
Où l'on avait le droit de respirer et de bouger, de vivre tout simplement!
vendredi 31 août 2018
Deux enfants sur le bord d’une route
Deux
enfants sur le bord d’une route. Il n’y a personne sur cette route, juste des
poteaux électriques à l’ancienne. Ce doit être une route de campagne : on
ne voit que des arbres, aucune maison à l’horizon. Il fait beau, les arbres
projettent leur ombre sur la route. Il fait chaud, les deux enfants sont
habillés légèrement.
Je
suis là immobile aux côtés de mon petit frère. Je baisse la tête vers le petit
chien que je tiens en laisse. Je ne regarde pas le ou la photographe. Mon frère
non plus d’ailleurs. Est-ce que je souris ? Je ne sais pas, la moue que je
fais pourrait passer pour un sourire. Ou alors je plisse les yeux à cause du
soleil. Ou peut-être que je fais une grimace avant de pleurer. Non je ne pense
pas que je suis sur le point de pleurer, l’attitude de mon corps est trop calme
pour ça.
Le visage de mon frère au contraire est
parfaitement lisse, sans plissage des yeux, sans grimace ou sourire.
Je
suis là, debout aux côtés de mon frère, parfaitement figée, je me suis
immobilisée pour obéir sans doute à celui ou celle qui prend la photo. Ni moi,
ni mon petit frère n’avons été saisis dans un mouvement quelconque. Instant
suspendu, le temps s’est arrêté. Est-ce que j’attends la permission de pouvoir
retourner jouer, bouger, courir ? Ou cela me semble-t-il normal d’être
immobilisée comme ça ? Même le chien que je tiens est statique comme s’il
était un jouet en bois que l’on tire après soi.
Elle est belle et semble forte cette petite
fille, elle semble bien moins fragile que son frère.
Elle a les deux pieds sur
terre, elle est plantée avec détermination sur la route de sa vie. A cinq ans,
elle a tout en elle pour vivre une vie ouverte, épanouie…Et ça me fend le cœur,
car ma vie de fillette, puis de jeune fille ne fut ni ouverte ni
épanouie. Les choses ont si vite tourné "à l'envers".
Alors j’ai envie de la prendre dans mes bras,
de la serrer fort, de l’empoigner pour l’emmener loin, ailleurs… et si elle
proteste je lui dirai que son enfance sera solitaire, où elle n’existera
ni pour elle, ni pour personne, peut-être juste pour ce petit garçon qui se
tient à côté d’elle, son presque jumeau. Mais des deux, c’est elle qui sera la forte, qui le
soutiendra, d’ailleurs c’est simple, cela se voit, elle est grande déjà, elle a
du courage, elle saura déjouer le piège de cette enfance au vinaigre.
lundi 27 août 2018
Paris, fin de l'été...
Nous sommes allés à Paris ce WE, accompagnés de notre fils aîné! Objectif: applaudir la sœur de mon mari dans un texte de Colette, dans un petit théâtre sympa comme tout!
C'était vraiment bien et cela m'a donné envie de relire quelques Colette, c'est dire!
Ce que j'aime à Paris, c'est son ambiance si particulière: il faisait beau et plutôt chaud, les gens étaient dehors, aux terrasses de café, refaisant sans doute le monde. Il y avait des "vanille", des "café au lait" et des "chocolat" et même des "noirs de noirs". Il n'y a pas à dire Paris est une ville colorée, comme Bruxelles d'ailleurs, sans compter les touristes qui trouvent bien évidemment que Paris est la plus belle ville du monde!
Notre temps était compté, pas beaucoup le temps de faire des visites, je voulais juste "respirer" la ville
Nous nous sommes essentiellement promenés sur les quais, longeant les bouquinistes, dont certains, hélas, gardaient le volet clos. Dommage, car les rares qui proposent encore des livres, sont supplantés pour la plupart, par des vendeurs de babioles.
Nous nous sommes frayés un chemin parmi la foule des touristes qui voulaient visiter Notre Dame. Nous y sommes entrés relativement facilement, assurant avec conviction que nous voulions assister à la messe, ce fut notre passe droit. Comme quoi il y a toujours moyen de se débrouiller sans faire la longue file!
Puis vers 15h, laissant mon mari et notre fils seuls, j'ai rejoint Le Goût et Heure Bleue pour un moment de papotage à bâtons rompus. Comme ils disent souvent: c'était bien! et j'ajoute, plus que bien!
On s'est rappelé des souvenirs d'il y a dix ans au moins quand je suis venue à un salon de blogueurs. Ils étaient là, ainsi que Mab dont Le Gout a souvent parlé... ainsi que d'autres blogueurs dont j'ai oublié le nom
Nostalgie...
C'était vraiment bien et cela m'a donné envie de relire quelques Colette, c'est dire!
Ce que j'aime à Paris, c'est son ambiance si particulière: il faisait beau et plutôt chaud, les gens étaient dehors, aux terrasses de café, refaisant sans doute le monde. Il y avait des "vanille", des "café au lait" et des "chocolat" et même des "noirs de noirs". Il n'y a pas à dire Paris est une ville colorée, comme Bruxelles d'ailleurs, sans compter les touristes qui trouvent bien évidemment que Paris est la plus belle ville du monde!
Notre temps était compté, pas beaucoup le temps de faire des visites, je voulais juste "respirer" la ville
Nous nous sommes essentiellement promenés sur les quais, longeant les bouquinistes, dont certains, hélas, gardaient le volet clos. Dommage, car les rares qui proposent encore des livres, sont supplantés pour la plupart, par des vendeurs de babioles.
Nous nous sommes frayés un chemin parmi la foule des touristes qui voulaient visiter Notre Dame. Nous y sommes entrés relativement facilement, assurant avec conviction que nous voulions assister à la messe, ce fut notre passe droit. Comme quoi il y a toujours moyen de se débrouiller sans faire la longue file!
Puis vers 15h, laissant mon mari et notre fils seuls, j'ai rejoint Le Goût et Heure Bleue pour un moment de papotage à bâtons rompus. Comme ils disent souvent: c'était bien! et j'ajoute, plus que bien!
On s'est rappelé des souvenirs d'il y a dix ans au moins quand je suis venue à un salon de blogueurs. Ils étaient là, ainsi que Mab dont Le Gout a souvent parlé... ainsi que d'autres blogueurs dont j'ai oublié le nom
Nostalgie...
vendredi 24 août 2018
où est ma "maison"
Où demeures-tu? lui demandent ceux qui le suivent et sont frappés par ses mots et ses actes
Lui ne répond pas vraiment à cette question, il ne donne aucune adresse, aucun lieu repérable. Il n'a pas d'endroit où reposer sa tête!
Car il va de ville en ville, de village en village s'arrêtant chez les uns chez les autres, puis reprenant sa route.
Sa maison est partout et nulle part. Elle est là où il rencontre des hommes et des femmes qui ont soif de l'entendre, d'être nourris de sa parole
Venez et vous verrez, dit-il et ces paroles sont un peu mystérieuses, elles invitent à partir sur la route, à sortir de ses tranquillités, à réfléchir au chemin que l'on prend, au lieu de courir en tous sens, nerveusement et en alerte incessante. Vite... vite...
Venez et vous verrez, dit-il et ces paroles sont un peu mystérieuses, elles invitent à partir sur la route, à sortir de ses tranquillités, à réfléchir au chemin que l'on prend, au lieu de courir en tous sens, nerveusement et en alerte incessante. Vite... vite...
Et moi,où est-ce que je demeure? Où est ma maison? Ma vraie maison?
Oh bien sûr je peux en donner l'adresse, avec un GPS on y arrivera facilement!
Mais au fond... c'est quoi ma véritable maison?
Je ne parle pas simplement de l'endroit où je vis, mange, dors, travaille... mais de celui où je puise ou reconstitue mes forces vives, où je donne et je reçois ce qui me fait vivre...
Ce n'est pas, je crois, l'écran de mon PC derrière lequel je passe tant de temps, parfois au détriment des vraies rencontres
Ce n'est pas non plus le terreau de mes soucis, qui me mangent bien trop mon énergie et mon temps...
Où est ma "maison"? Ma vraie maison? Le profond de mon coeur, l'intense de mon être?
Est-elle habitée? Chaque coin est-il vivant? Ou est-elle abandonnée? délabrée? en piteux état?
Ma maison est-elle une cachette pour vivre tranquille? Ou l'endroit de tous mes possibles?
Et pour la rénover, par quoi vais-je commencer?
Ma maison est-elle une cachette pour vivre tranquille? Ou l'endroit de tous mes possibles?
Et pour la rénover, par quoi vais-je commencer?
Beaucoup de questions auxquelles je m'attelle à répondre...
mercredi 22 août 2018
Rien à faire...
Moins j'écris
moins les mots me viennent facilement
et moins j'ai envie d'écrire
et donc moins j'ai envie d'alimenter ce blog
Je dépose pourtant des petits trucs sans importance sur FB
Ils reçoivent bien plus de réactions qu'ici
et vous savez quoi?
j'ai en ce moment besoin de me sentir exister
Tant d'années dans la pénombre de ma clinique préférée m'ont fait douter de moi...et même (et c'est grave) de la Vie tout simplement
Dans quelques jours peut-être
je retrouverai l'élan premier
l'élan du soleil qui se lève chaque matin
même quand il hésite derrière les nuages
l'élan de la pluie qui tape sur les carreaux
Mais il me faut d'abord
affronter quelques problèmes
solutionner quelques tracas
Alors je pourrai m’abreuver au soleil
et même à la pluie
les deux faces d'une même
et parfois dure réalité
Moins j'écris
moins les mots me viennent facilement
et moins j'ai envie d'écrire
et donc moins j'ai envie d'alimenter ce blog
Je dépose pourtant des petits trucs sans importance sur FB
Ils reçoivent bien plus de réactions qu'ici
et vous savez quoi?
j'ai en ce moment besoin de me sentir exister
Tant d'années dans la pénombre de ma clinique préférée m'ont fait douter de moi...et même (et c'est grave) de la Vie tout simplement
Dans quelques jours peut-être
je retrouverai l'élan premier
l'élan du soleil qui se lève chaque matin
même quand il hésite derrière les nuages
l'élan de la pluie qui tape sur les carreaux
Mais il me faut d'abord
affronter quelques problèmes
solutionner quelques tracas
Alors je pourrai m’abreuver au soleil
et même à la pluie
les deux faces d'une même
et parfois dure réalité
lundi 13 août 2018
Rester vivante
"J'étais prête au combat
et je n'avais pas encore compris
que mon plus grand combat
consisterait à admettre
que le combat est déjà fini
et je n'avais pas encore compris
que mon plus grand combat
consisterait à admettre
que le combat est déjà fini
Et qu'il n'est d'art martial
que celui de savoir
(se) relever"
que celui de savoir
(se) relever"
Marion Muller-Colard (in Le plein silence)
Anniversaire difficile pour moi: cela fait 7 ans jour pour jour qu'une artérite temporale (maladie de Horton) avec atteinte oculaire (perte définitive de vision de l'oeil gauche) a changé ma vie, et pas qu'un peu!
La maladie de Horton ne se guérit pas, donc pas de combat possible! Elle se maîtrise à coup de médicaments...
Objectif: garder l'oeil droit, le précieux
mais les médicaments ont des effets secondaires énormes.. Tous les jours, j'apprends donc à me relever, à rester vivante...
La maladie de Horton ne se guérit pas, donc pas de combat possible! Elle se maîtrise à coup de médicaments...
Objectif: garder l'oeil droit, le précieux
mais les médicaments ont des effets secondaires énormes.. Tous les jours, j'apprends donc à me relever, à rester vivante...
vendredi 10 août 2018
comme un bonbon collant, beurk
un petit mot de rien du tout
un petit mot se cache dans ma poche
(ou peut-être dans mon sac)
(ou peut-être en dessous de mon lit)
tout penaud de ne pas être trouvé
un petit mot se cache dans ma poche
(ou peut-être dans mon sac)
(ou peut-être en dessous de mon lit)
tout penaud de ne pas être trouvé
mais qu'est-ce qu'il fait là, dis-moi?
il devrait sortir au grand jour
s'échapper de son silence fatigué
Il est grand temps, les mots finissent pas fondre
au fond des poches
comme des bonbons collants beurk
s'échapper de son silence fatigué
Il est grand temps, les mots finissent pas fondre
au fond des poches
comme des bonbons collants beurk
attends, tu ne perds rien pour attendre
m'a chuchoté aujourd'hui l'arbre majestueux
que je suis allée consulter (gratuitement, il est grand prince):
m'a chuchoté aujourd'hui l'arbre majestueux
que je suis allée consulter (gratuitement, il est grand prince):
demain il a dit avec un grand sourire d'automne
il fera beau, c'est plus que certain
la météo ne ment jamais
(enfin presque jamais)
et le petit mot se risquera au dehors
il fera beau, c'est plus que certain
la météo ne ment jamais
(enfin presque jamais)
et le petit mot se risquera au dehors
zut j'ai pensé:
pourvu qu'il ne se noie pas
dans l'étang, mangé,
comme une miette de pain
par les canards voraces
pourvu qu'il ne se noie pas
dans l'étang, mangé,
comme une miette de pain
par les canards voraces
on verra, on verra...
on espère plutôt...
vendredi 29 juin 2018
Ne plus parler...
Ne pas dire un mot de toute une journée, ne pas lire de journal, ne pas entendre la radio, ne pas écouter de commérages, s'abandonner absolument, complètement, à la paresse, être absolument, complètement, indifférent au sort du monde, c'est la plus belle médecine qu'on puisse s'administrer.
Henry Miller (cité par Jean-Louis Fournier, dans son livre "TROP")
Durant ces deux mois de vacances, je vais suivre ces bons conseils, et me réfugier dans un endroit secret où je ne suis pas obligée de parler
Mais j'écrirai... je veux terminer mon projet d'écriture... enfin!
Henry Miller (cité par Jean-Louis Fournier, dans son livre "TROP")
Durant ces deux mois de vacances, je vais suivre ces bons conseils, et me réfugier dans un endroit secret où je ne suis pas obligée de parler
Mais j'écrirai... je veux terminer mon projet d'écriture... enfin!
mercredi 20 juin 2018
le petit prince pleurait
J'ai vu ce matin
des enfants dans une cage
non ce n'était pas un jeu
non ils ne riaient pas
que croyez-vous donc?
j'ai vu un bel enfant
un petit prince
accroché à la cage
et il pleure
il pleure, il pleure,
peut-être même
qu'il hurle
vous ne l'entendez pas?
monsieur... MONSIEUR,
vous ne l'entendez pas?
des enfants dans une cage
non ce n'était pas un jeu
non ils ne riaient pas
que croyez-vous donc?
j'ai vu un bel enfant
un petit prince
accroché à la cage
et il pleure
il pleure, il pleure,
peut-être même
qu'il hurle
vous ne l'entendez pas?
monsieur... MONSIEUR,
vous ne l'entendez pas?
jeudi 14 juin 2018
un bout de feuillage dansant dans le vent...
Imaginez la bénie des dieux que je suis...
Plusieurs contrôles m'attendent régulièrement à l'hôpital: un contrôle pour la maladie de Horton, un autre pour contrôler l'état de mon œil valide, l'autre ayant été définitivement rayé de la carte par sa majesté Horton le vilain! Et enfin un contrôle pour vérifier l'état de mon coeur, puisque je me suis payé un infarctus il y a deux ans!
Aujourd'hui, j'y suis allée pour une scintigraphie... voilà l'examen que je déteste le plus!
Quoi! on m'enferme dans un tunnel avec une machine qui fait et refait le tour de mon corps livré là sans défense? Pendant une bonne vingtaine de minutes, serrée dans ce truc, sans pouvoir bouger le petit doigt? Je souffre un peu de claustrophobie voyez vous et donc...
Et comme par hasard c'est à ce moment que j'éprouve le besoin de me gratter par ci par là, chatouillements incoercibles, horreur!
Bon, je respire calmement, demandant à l'endroit qui chatouille de se calmer, par pitiéééééééééé, que c'est vraiment pas le moment de se faire remarquer
Parfois ça marche, mais parfois pas, pas de tout!
En plus savoir que pour un jour ou deux, coule en moi une substance radioactive qui colore les veines qui arrivent au coeur... je sais pas vous, mais moi j'aime pas!
Et demain, rebelote faut recommencer l'examen après avoir mangé un morceau de chocolat bien gras (bon je sais pas trop pourquoi, faut que je consulte Google)
Ce matin dans la salle d'attente, j'ai regardé attentivement autour de moi: les gens (tiens surtout des hommes....les hommes ont plus que les femmes des problèmes cardiaques?) les soignants qui viennent imperturbablement chercher les patients, tout un monde interdépendant.
Soudain mon regard a été attiré par l'extérieur: il y avait le béton des bâtiments, et par un tout tout petit coin un arbre, oh! miracle!
Cet arbre dont je ne pouvais apercevoir que quelques branches seulement, se balançait docilement , bercé par le vent, un vent très calme, très doux
Au plus dense de ma prison de béton, dure et comme sans espoir, il y avait là quelque chose d'infiniment tendre
Mon coeur s'est calmé, et je suis allée paisiblement me livrer à mon examen
Il a suffi d'un bout de feuillage caressant des murs de béton...
Plusieurs contrôles m'attendent régulièrement à l'hôpital: un contrôle pour la maladie de Horton, un autre pour contrôler l'état de mon œil valide, l'autre ayant été définitivement rayé de la carte par sa majesté Horton le vilain! Et enfin un contrôle pour vérifier l'état de mon coeur, puisque je me suis payé un infarctus il y a deux ans!
Aujourd'hui, j'y suis allée pour une scintigraphie... voilà l'examen que je déteste le plus!
Quoi! on m'enferme dans un tunnel avec une machine qui fait et refait le tour de mon corps livré là sans défense? Pendant une bonne vingtaine de minutes, serrée dans ce truc, sans pouvoir bouger le petit doigt? Je souffre un peu de claustrophobie voyez vous et donc...
Et comme par hasard c'est à ce moment que j'éprouve le besoin de me gratter par ci par là, chatouillements incoercibles, horreur!
Bon, je respire calmement, demandant à l'endroit qui chatouille de se calmer, par pitiéééééééééé, que c'est vraiment pas le moment de se faire remarquer
Parfois ça marche, mais parfois pas, pas de tout!
En plus savoir que pour un jour ou deux, coule en moi une substance radioactive qui colore les veines qui arrivent au coeur... je sais pas vous, mais moi j'aime pas!
Et demain, rebelote faut recommencer l'examen après avoir mangé un morceau de chocolat bien gras (bon je sais pas trop pourquoi, faut que je consulte Google)
Ce matin dans la salle d'attente, j'ai regardé attentivement autour de moi: les gens (tiens surtout des hommes....les hommes ont plus que les femmes des problèmes cardiaques?) les soignants qui viennent imperturbablement chercher les patients, tout un monde interdépendant.
Soudain mon regard a été attiré par l'extérieur: il y avait le béton des bâtiments, et par un tout tout petit coin un arbre, oh! miracle!
Cet arbre dont je ne pouvais apercevoir que quelques branches seulement, se balançait docilement , bercé par le vent, un vent très calme, très doux
Au plus dense de ma prison de béton, dure et comme sans espoir, il y avait là quelque chose d'infiniment tendre
Mon coeur s'est calmé, et je suis allée paisiblement me livrer à mon examen
Il a suffi d'un bout de feuillage caressant des murs de béton...
dimanche 10 juin 2018
vendredi 8 juin 2018
Acouphènes
Elle a beaucoup cherché.
D'ailleurs elle cherche encore...
Elle a beaucoup
cherché dehors, à
l'extérieur. Et elle y a trouvé bien des choses, de tout, de
rien, des choses qui s'achètent, qui s'ajoutent, qui se collectent, se
collectionnent, qui s'offrent aussi parfois.
De tout, il y a vraiment de tout à
l'extérieur. Il n'y a qu'à choisir, à prendre ou à laisser. Il
y a toujours de nouvelles choses à cueillir sur les étals du monde, du neuf, de
l'inédit, du performant, du laid, de l'inutile.
Alors elle est allée
de l'un à l'autre, faisant son marché dans ce multiple, ce varié, ce changeant.
Tourbillon incessant... ça passe, ça casse, ça vient, ça meurt...
Tourbillon incessant... ça passe, ça casse, ça vient, ça meurt...
Voilà c'est ça ...ça meurt: rien ne
dure, ni les gens, ni les choses, ni les états d'âme, ni la jeunesse, ni
l'aujourd'hui.
Demain est toujours
un autre jour. Hier il y avait de quoi pleurer (ou l'inverse), il y a de quoi
rire aujourd'hui (ou l'inverse). La sable est mouvant, les nuages passent
et se lassent, la vague est mourante..
Mourante, c'est le
mot...
Si elle s'accroche à
"dehors" elle finit par se diluer, se gommer dans le tellement multiple
que tout finit par se cogner, par se nier...
Alors elle a
timidement posé le pied à l'intérieur, dans le centre du centre
A commencé la
descente profonde vers le plus profond d'elle-même
A eu peur de se
perdre dans les méandres de ses contradictions, car il y fait noir bien
souvent, les repères se perdent, les acouphènes se déclenchent puisqu'il n'y a plus
d'autres bruits que ses bruits intérieurs.
Tentation de revenir
vers l'extérieur pour noyer les acouphènes dans les bruits rassurants du
clinquant...
Chaque matin trop
souvent, elle se réveille pour s'en aller ailleurs, partir, se quitter...
Et sa maison intérieure reste vide, en manque, en attente, déracinée, transplantée de lieu en lieu, de lien en lien.
Et sa maison intérieure reste vide, en manque, en attente, déracinée, transplantée de lieu en lieu, de lien en lien.
Cesser de scruter le
reflet qu'elle offre d'elle aux autres et dont elle attend qu'ils lui disent qui elle est :
mais qu'est-ce qu'ils en savent, après tout... elle seule a la réponse, pour
peu qu'elle quitte le miroir trompeur
Fermer les yeux. Un
long moment
Entamer la descente.
Avec les acouphènes qui se déclencheront. C'est le prix à payer pour trouver son propre trésor
intérieur
A quoi sert de se
procurer le multiple, si on ne trouve pas l'unique...
lundi 28 mai 2018
les adultes ont bien ri!
Par hasard, je tombe sur une vidéo d'un anniversaire d'enfant: un tout petit trépigne de joie devant son gâteau d'anniversaire: il a deux ans...
Il est installé dans sa chaise haute (détail qui a son importance!).
La famille autour de lui rit et bat des mains...
Soudain surgit devant l'enfant, un personnage dans un costume d'ours. Impressionnant!
Il se penche vers lui et aussitôt l'enfant hurle, se détourne, cherche à s'enfuir (mais il est prisonnier de sa chaise d'enfant!)
Plus il hurle, plus "l'ours" se penche vers lui
Et .... les parents rient aux éclats! Bien sûr, pour eux ils savent qu'il n'y a aucune peur à avoir, mais comment ce petit enfant pourrait-il le savoir? Et si les parents entre deux hoquets de rire tentaient de lui expliquer qu'il ne doit pas avoir peur, il est incapable de rien entendre, encore moins de comprendre
Et donc il a peur et il hurle, cherche à s'échapper, pendant qu'autour de lui, on entend les éclats de rire: ah oui! comme ils s'amusent les adultes!
Cette petite vidéo m'a déchiré le coeur... Voilà comment se construit une perte de confiance vàv de l'adulte référent! C'est terrible, j'ai ressenti la peur de cet enfant au plus profond de mon coeur!
Et puis... passer de l'excitation joyeuse à une peur viscérale...quels dégâts cela peut faire!
Mais qu'avaient donc ces parents dans la tête?
Il est installé dans sa chaise haute (détail qui a son importance!).
La famille autour de lui rit et bat des mains...
Soudain surgit devant l'enfant, un personnage dans un costume d'ours. Impressionnant!
Il se penche vers lui et aussitôt l'enfant hurle, se détourne, cherche à s'enfuir (mais il est prisonnier de sa chaise d'enfant!)
Plus il hurle, plus "l'ours" se penche vers lui
Et .... les parents rient aux éclats! Bien sûr, pour eux ils savent qu'il n'y a aucune peur à avoir, mais comment ce petit enfant pourrait-il le savoir? Et si les parents entre deux hoquets de rire tentaient de lui expliquer qu'il ne doit pas avoir peur, il est incapable de rien entendre, encore moins de comprendre
Et donc il a peur et il hurle, cherche à s'échapper, pendant qu'autour de lui, on entend les éclats de rire: ah oui! comme ils s'amusent les adultes!
Cette petite vidéo m'a déchiré le coeur... Voilà comment se construit une perte de confiance vàv de l'adulte référent! C'est terrible, j'ai ressenti la peur de cet enfant au plus profond de mon coeur!
Et puis... passer de l'excitation joyeuse à une peur viscérale...quels dégâts cela peut faire!
Mais qu'avaient donc ces parents dans la tête?
lundi 21 mai 2018
devoir de Lakévio
Il est six heures du soir, l'été.
Exercice où il s'agit d'étoffer votre texte autour de la phrase tirée du premier roman de Jean Giono - Colline - 1929.
Il est 6 heures du soir, l'été
Le vent a soufflé en tempête toute la journée. Adèle n'a pu dépendre son linge à temps, son beau linge fin qu'elle venait d'étendre sur le fil avec amour et soin. Il est resté là, à se balancer furieusement au gré du vent violent et l'un ou l'autre se sont envolés comme de pauvres chiffons. Il était trop tard pour se risquer à sortir. La pluie est tombée en trombes, inondant en peu de temps l’arrière cour: les pluies et le vent, une catastrophe pour le linge fin d'Adèle!
Elle contemple sa lessive, le coeur serré. Ce qui est resté sur le fil ne ressemble plus à rien, ce ne sont plus que des loques, sans forme et sans âme, déchirées, effilochées de partout.
Remettre ces sous-vêtements, hier encore si affriolants, il n'en sera plus question, ni les petits hauts qui mettaient sa jeune poitrine en valeur.
Adèle contemple le désastre et se demande comment elle va se débrouiller: ce soir elle reçoit son bel amant, celui qu'elle préfère, celui qui la fait grimper tout en haut du ciel bleu, quand il est bleu!
Elle pense soudain: et si je me déguisais en clocharde, en réfugiée syrienne qui a fait une traversée mouvementée sur un rafiot déglingué? Ben oui! Son bel amant est soucieux de ces gens, il se dévoue pour qu'ils soient accueillis valablement. Donc cela ne devrait pas poser de problème...
Oui c'est cela se dit-elle, elle enfilera ces loques sans forme, les unes sur les autres et accueillera son amant avec les mille sourires aguichants dont elle a le secret!
Adèle est satisfaite de son idée, qu'elle trouve finalement géniale: elle fera ça ce soir, puis demain ou après, elle aura l'occasion d'aller à la ville acheter ce qu'il faut
Solène relit ce texte tout-à-fait insipide et se demande ce qu'a avalé sa collègue pour écrire de pareilles niaiseries: c'est en plus un texte qui se veut une ouverture vers de l'érotisme, mais qui passe complètement à côté!
Comment va-t-elle pouvoir le dire à Adèle, sans l'offenser, sans la décourager dans ses efforts d'écriture? Mais elle ne peut quand même pas lui faire des compliments pour ce texte qui n'en est pas?
Bon elle verra demain... ce soir elle abandonne! Trop fatiguée!
lundi 7 mai 2018
A bientôt!
Envie et besoin de m'octroyer une lonnnnngue pause!
Mais pour ceux qui le souhaitent, vous me trouverez ailleurs
(faut juste chercher un peu ;-)
Mais pour ceux qui le souhaitent, vous me trouverez ailleurs
(faut juste chercher un peu ;-)
Matisse
Inscription à :
Articles (Atom)



















