Je ne me souviens pas m'être jamais précipitée pour lire les prix littéraires... le Goncourt, le Renaudot par ex.
Mais cette année, ce sera sans doute différent!
Mon frère, grand lecteur m'a dit le plus grand bien du livre de Eric Vuillard, prix Goncourt. Il m'a dit ne pas l’avoir lâché avant de l'avoir terminé. Il est vrai qu'il est relativement court (160 pages) et c'est rare pour un Goncourt
Dans L'Ordre du jour, Éric Vuillard décrypte la mécanique politique, les petites lâchetés et les compromissions ayant conduit à la montée en puissance du pouvoir nazi et au succès du projet mortifère de l'Anschluss hitlérienne. 160 pages durant, l'écrivain et réalisateur, né en mai 1968 à Lyon, tente de démontrer combien le «triomphe» de la Wehrmacht aurait été moindre sans le concours de «marchandages, de vulgaires combinaisons d'intérêts» des milieux d'affaires allemands. Le Figaro culture
Le Renaudot, je l'ai devant les yeux, non pas acheté, mais emprunté à la bib de mon quartier: La disparition de Josef Mengelé écrit par Olivier Guez
Mon mari qui cependant n'est pas un grand lecteur l'a dévoré: je l'ai vu tourner les pages à la vitesse de son intérêt pour ce roman.
Je l'ai commencé, j'en suis à la page 48 et...je dois m'accrocher!
A chaque page, il y a une nomenclature de noms allemands, tous plus compliqués les uns que les autres. Comment retenir tout ça?
Je continuerai pourtant ma lecture, le mari persiste à dire que c'est un livre passionnant!
C'est curieux comme l'Allemagne nazie inspire encore tant d'auteurs relativement jeunes, qui n'ont cependant pas vécu la guerre et ses épisodes si douloureux
Olivier Guez semble obsédé par le sort des juifs pendant la guerre: je me suis dit que, peut-être, il avait des origines juives qui pouvaient expliquer son intérêt: au point d'avoir écrit deux livres sur ce sujet. Je n'ai vu nulle part une info à ce sujet...
L'écriture de ce bouquin lui a pris 4 ans! il est extraordinairement bien documenté. J'ai lu quelque part qu'il rêvait la nuit de son personnage... Menguelé... oups!
C'est parfois le cas des auteurs qui entrent à fond dans leur histoire
mercredi 22 novembre 2017
vendredi 17 novembre 2017
Le présent, c'est mieux peut-être, mais peut-être pas!
Mon ami est un excellent photographe
Mais il a une idée fixe: il tente inlassablement de photographier la fuite du temps et l'effet qu'elle produit sur les gens: nostalgie du passé, de la jeunesse surtout, ou alors, à l'inverse, soulagement et fierté de voir ce que l'on est devenu! Ou encore lassitude devant le train train dans lequel on est entré peut-être malgré soi...
Pour capter la fuite du temps, il utilise toujours le même procédé: une personne devant un miroir, contemple son reflet du temps où il/elle était jeune, plein d'avenir et de promesses. Bon c'est évidemment un procédé de photographe dont il a le secret, mais qu'il réussit bien.
Confrontation entre le passé et le présent! Entre celui/celle que l'on était autrefois, quand rien n'était encore écrit définitivement, quand tout était possible, et celui/celle qui se tient devant le miroir.
Quel est le ressenti du personnage qui se voit confronté ainsi à son image d'autrefois?
Quel est le ressenti du visiteur de sa galerie devant ces doubles portraits?
Tout est possible! Et chaque photo remet le spectateur devant ce dilemme: le passé? ou le présent? C'était mieux autrefois? ou aujourd'hui?
En fonction des rêves que l'on faisait, est-on heureux de ce que l'on a réalisé? de ce que l'on est devenu? Si on pouvait remonter le temps et revenir à l'époque du miroir, mènerait-on sa vie de la même façon? Recommencerait-on les mêmes erreurs? Ferait-on les mêmes choix? Les mêmes non-choix?
Allez visiter son site, c'est étonnant comme chaque photo évoque cette question existentielle: aurait-il mieux valu savoir notre chemin de vie, pour éviter nos erreurs, nos tâtonnements... ou cheminer à l'aveugle, sans savoir ce que l'avenir nous réserve?
texte écrit pour le site d'écriture http://kaleidoplumes.forumactif.org/, à partir de cette photo de Tom Hussey
Mais il a une idée fixe: il tente inlassablement de photographier la fuite du temps et l'effet qu'elle produit sur les gens: nostalgie du passé, de la jeunesse surtout, ou alors, à l'inverse, soulagement et fierté de voir ce que l'on est devenu! Ou encore lassitude devant le train train dans lequel on est entré peut-être malgré soi...
Pour capter la fuite du temps, il utilise toujours le même procédé: une personne devant un miroir, contemple son reflet du temps où il/elle était jeune, plein d'avenir et de promesses. Bon c'est évidemment un procédé de photographe dont il a le secret, mais qu'il réussit bien.
Confrontation entre le passé et le présent! Entre celui/celle que l'on était autrefois, quand rien n'était encore écrit définitivement, quand tout était possible, et celui/celle qui se tient devant le miroir.
Quel est le ressenti du personnage qui se voit confronté ainsi à son image d'autrefois?
Quel est le ressenti du visiteur de sa galerie devant ces doubles portraits?
Tout est possible! Et chaque photo remet le spectateur devant ce dilemme: le passé? ou le présent? C'était mieux autrefois? ou aujourd'hui?
En fonction des rêves que l'on faisait, est-on heureux de ce que l'on a réalisé? de ce que l'on est devenu? Si on pouvait remonter le temps et revenir à l'époque du miroir, mènerait-on sa vie de la même façon? Recommencerait-on les mêmes erreurs? Ferait-on les mêmes choix? Les mêmes non-choix?
Allez visiter son site, c'est étonnant comme chaque photo évoque cette question existentielle: aurait-il mieux valu savoir notre chemin de vie, pour éviter nos erreurs, nos tâtonnements... ou cheminer à l'aveugle, sans savoir ce que l'avenir nous réserve?
texte écrit pour le site d'écriture http://kaleidoplumes.forumactif.org/, à partir de cette photo de Tom Hussey
lundi 13 novembre 2017
Sur la consigne de Lakévio
- Non, je ne te suivrai pas à la campagne, la solitude et le silence, merci bien..., et la boue quand il pleut, et la neige en hiver.. et le froid insupportable...
-.....
- Non, n'insiste pas, je n’emménagerai jamais dans une maison trop rose de contes pour enfants.
Il me faut du béton, des pavés gris et pleins d'âme, une circulation à devenir fou, le bruit rassurant des autos qui klaxonnent sans cesse. Je veux garder ma liberté de marcheuse à pied ou, quand il le faut, plonger dans les profondeurs du métro même s'il sent l'urine dans les coins. Je veux profiter de la proximité des gens, me serrer contre eux dans les queues devant la poste ou le cinéma, j'aime les gens simples et travailleurs, leur odeur lourde d'après le travail, leur transpiration, leur haleine de tabac...
M'enfermer dans cette maison de poupée, non, il n'en est pas question!
Pas envie de devoir tous les soirs arroser les plantes et les fleurs, j'ai d'autres choses à faire...
- Mais ma chère, tu n'as pas le choix! tu es obligée de me suivre, parce que, comme tu vois, je suis en train de t'attacher pour t'emmener de force... cela ne sert à rien de te défendre, tu es ma prisonnière, à la disposition de mes envies et besoins pressants, tu fais si bien l'amour! Non!... arrête de te défendre, tu ne m'échapperas pas, tu as la force d'un moineau rachitique....
Calme toi, reste tranquille, tu verras tout ira bien: regarde toutes ces fleurs, elles ne sont pas belles? Nous serons très heureux là-bas tous les deux...
Je ne voulais pas faire une description "tout le monde il est beau" de cet endroit idyllique;-)))
Merci Lakévio!
jeudi 9 novembre 2017
quelques minutes à pied...
A la radio ce matin, j'entends cette info:'
Au Nicaragua, (je n'ai pas entendu où exactement) cet enseignant doit faire deux heures de route tous les jours pour se rendre à son travail et en revenir!
Tous les jours: une heure aller, une heure retour...
Il pourrait sans doute faire un autre travail, peut-être, c'est pas sûr, mais peut-être que oui!
Il fait donc celui là, jour après jour: enseigner aux jeunes, leur apprendre des matières mais surtout à devenir des adultes
Et moi je dis "chapeau!"
Moi qui rechigne à faire dix minutes à pied pour acheter vite fait ce que j'ai oublié d'acheter lors de mes courses hebdomadaires...
Quand je ferme la radio pour venir écrire ici, je me dis que j'ai de quoi réfléchir...
Au Nicaragua, (je n'ai pas entendu où exactement) cet enseignant doit faire deux heures de route tous les jours pour se rendre à son travail et en revenir!
Tous les jours: une heure aller, une heure retour...
Il pourrait sans doute faire un autre travail, peut-être, c'est pas sûr, mais peut-être que oui!
Il fait donc celui là, jour après jour: enseigner aux jeunes, leur apprendre des matières mais surtout à devenir des adultes
Et moi je dis "chapeau!"
Moi qui rechigne à faire dix minutes à pied pour acheter vite fait ce que j'ai oublié d'acheter lors de mes courses hebdomadaires...
Quand je ferme la radio pour venir écrire ici, je me dis que j'ai de quoi réfléchir...
lundi 6 novembre 2017
sur une consigne de Lakévio
1) Commencez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Je suis née à quatre heures du matin, le 9 janvier 1908, dans une chambre aux meubles laqués de blanc, qui donnait sur le boulevard Raspail." (emprunt à Simone, jeune fille rangée.)
2) Terminez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Je vais laisser pousser ma moustache, décida-t-il" (emprunt à Jean-Paul, celui qui écrit sur le mur.)
"Je suis née à quatre heures du matin, le 9 janvier 1908, dans une chambre aux meubles laqués de blanc, qui donnait sur le boulevard Raspail.
J'ai vécu une enfance rangée -ô combien!- entre des parents conventionnels, conformes, intello, catho et pour tout dire, un peu chiants. Je ne pouvais pas sortir, inviter des amis à la maison, ni surtout aller chez eux, quand par extraordinaire j'étais invitée. Ma seule distraction déjà à cette époque, était de rêver devant la fenêtre, et d'observer mes voisins. Mes parents croyaient que je lisais, que je ne faisais que ça lire, et ils s'en réjouissaient. Car ils étaient tous les deux professeurs à la HELP (Haute Ecole de Littérature et de Philosophie) de la ville et ils s'étaient mis dans la tête que leur fille serait elle aussi une intellectuelle hautement rangée. Rangée et douée. Ils ne me laissaient guère le choix de mes lectures, il me fallait ingurgiter du solide, de la réflexion pure, et surtout pas les petits romans à l'eau de rose dont les filles de ma classe raffolaient!
Dans cet univers un peu trop simple, un peu trop guindé, en tout cas sans distraction pour une fille de mon âge, surprendre mes voisins, était devenu mon activité préférée! Je m'efforçais de les espionner par la large baie vitrée. Quand le soir tombait, et que les lumières du soir s'allumaient, je pouvais les voir aussi nettement qu'ils me voyaient, s'il leur prenait la fantaisie de regarder de mon côté! Mais à vrai dire, le seul qui m'intéressait c'était LUI! En chemise de nuit légère et transparente, je me tenais attentive, j'espérais qu'il me verrait, me ferait signe, me saluerait! Parfois même je faisais semblant de me déshabiller, l'air de rien, l'air de ne pas y toucher! Mais un jour, ma mère entra dans ma chambre alors que j'étais en tenue d’Ève devant la fenêtre, les yeux levés vers les étoiles que je faisais semblant d'étudier... Elle se fâcha tout rouge, appela mon père en furie, ils me sermonnèrent, me reprochant de perdre de vue mon objectif de future philosophe.
Elle cousit dès lors de lourdes tentures opaques, des tentures qui devaient faire de moi une jeune fille rangée, avec interdiction absolue de les ouvrir, sous peine de sanctions, de punitions dont parait-il je me souviendrais! Vous me croirez ou pas, mais j'ai respecté scrupuleusement cet interdit, jusqu'au jour où IL m'a attendue en bas de mon immeuble: il s'inquiétait pour moi, ne me voyant plus jamais, dans cette tenue particulière qu'il affectionnait...tant!
Il était séduisant, oui mais il faut reconnaître qu'il faisait très jeune. Finalement trop jeune pour éveiller mon désir. J'étais déçue... J'avais tellement espéré voir un homme, un vrai! Je voyais un adolescent avec un visage plutôt poupin, en tous cas imberbe. Devant mes réticences pour me plonger avec lui dans un baiser passionné, il me déclara un jour avec force et conviction:
" T'as raison chérie... Je vais laisser pousser ma moustache "
vendredi 3 novembre 2017
réussir la vie d'un autre
"On n'est pas chargé de réussir la vie d'un autre" Pablo Casals
Même pas celle de nos enfants... surtout pas peut-être..
Juste leur faire confiance, les écouter, ne pas se permettre de leur donner des conseils qu'ils ne demandent pas forcément.
Cela n'est pas si facile, surtout quand "ça" remue autour de soi, que cela n'arrête pas de remuer... ne pas s'imaginer que à leur place, on saurait comment faire, comment faire mieux...
Faire confiance dans leurs capacités de surmonter leurs difficultés, ils ont autour d'eux des personnes susceptibles de les aider, s'ils le faut
Je ne suis pas le psy de mes enfants. Je ne peux pas les aider, mais je peux leur faire confiance et ne pas me croire indispensable; si je meurs demain, ils auront certes du chagrin, mais ils continueront leur chemin
Même pas celle de nos enfants... surtout pas peut-être..
Juste leur faire confiance, les écouter, ne pas se permettre de leur donner des conseils qu'ils ne demandent pas forcément.
Cela n'est pas si facile, surtout quand "ça" remue autour de soi, que cela n'arrête pas de remuer... ne pas s'imaginer que à leur place, on saurait comment faire, comment faire mieux...
Faire confiance dans leurs capacités de surmonter leurs difficultés, ils ont autour d'eux des personnes susceptibles de les aider, s'ils le faut
Je ne suis pas le psy de mes enfants. Je ne peux pas les aider, mais je peux leur faire confiance et ne pas me croire indispensable; si je meurs demain, ils auront certes du chagrin, mais ils continueront leur chemin
vendredi 27 octobre 2017
elle s'appelle.....
La voilà donc cette petite fille tant attendue!
Née hier après midi
Trois kilos deux cents cinquante grammes (vous saurez tout!)
Elle est, parait-il (je ferai cet am sa connaissance) un amour de bébé
La plus belle, évidemment! On sait bien que les grands mères ne sont pas objectives ;-)
Je l'aime déjà, tout comme son père, comme sa maman, ma fille...
Je suis en train de lui préparer une lettre d'accueil qu'elle gardera je l'espère, précieusement
C'est beau la Vie, surtout quand elle s'est fait attendre
Ah oui! j'oubliais: elle s'appelle Siloé, prénom hébreu signifiant "l'envoyé"
J'aime ce prénom, beaucoup, beaucoup, et il signifie énormément pour ses parents
Née hier après midi
Trois kilos deux cents cinquante grammes (vous saurez tout!)
Elle est, parait-il (je ferai cet am sa connaissance) un amour de bébé
La plus belle, évidemment! On sait bien que les grands mères ne sont pas objectives ;-)
Je l'aime déjà, tout comme son père, comme sa maman, ma fille...
Je suis en train de lui préparer une lettre d'accueil qu'elle gardera je l'espère, précieusement
C'est beau la Vie, surtout quand elle s'est fait attendre
Ah oui! j'oubliais: elle s'appelle Siloé, prénom hébreu signifiant "l'envoyé"
J'aime ce prénom, beaucoup, beaucoup, et il signifie énormément pour ses parents
lundi 23 octobre 2017
aujourd'hui... c'est jusque ce soir!
Aujourd'hui est une date vraiment spéciale:
Sera-ce aujourd’hui.......ou pas?
Ma fille, principale concernée (et comment!) est sûre qu'il lui faudra attendre encore un peu, juste deux ou trois jours, mais forcément pas plus!
Moi, mère de la fille qui attend, j'attends aussi, comme une mère peut attendre quand sa fille attend!
Bref, vous aurez compris, nous attendons tous: avec de plus en plus d’impatience
Mais au fait, qu'attend-elle?
Sera-ce aujourd’hui.......ou pas?
Ma fille, principale concernée (et comment!) est sûre qu'il lui faudra attendre encore un peu, juste deux ou trois jours, mais forcément pas plus!
Moi, mère de la fille qui attend, j'attends aussi, comme une mère peut attendre quand sa fille attend!
Bref, vous aurez compris, nous attendons tous: avec de plus en plus d’impatience
Mais au fait, qu'attend-elle?
samedi 7 octobre 2017
variation sur les yeux
L'œil droit me fixe âprement, il me fait de
l'œil pour tout dire, ça commence à me plaire. Les yeux qui me font de l'œil,
ça me connaît, ça me fait des petits frissons dans l’estomac (et plus bas aussi
mais je ne sais comment s'appelle cet endroit qui frémit quand un œil me fait
de l'œil...)
L'œil gauche pendant ce temps, n'en finit
pas de se tartiner de mascara, et pour ce faire il cligne maladroitement de
l'œil. Il se veut irrésistible, mais il perd un temps précieux, centré de la
sorte sur le miroir qui ne reflète que son ego. Le gros malin risque de se
faire battre au poteau: déjà les frissons sont tombés, provoqués par
l'œil de droite qui me fait de l'œil avec le naturel le plus parfait, sans
monocle ni binocle, sans lunettes ou lorgnettes, sans lorgnon ni cornichon. Juste un verre de contact, pour prendre contact, briser la glace, si vous
voyez ce que je veux dire...
Une lutte sans
merci entre les deux yeux va donc s'engager sous mon œil curieux et impatient
du dénouement de cette histoire dont les journaux parlent encore.
Quelques coups
droits, quelques œillades meurtrières ont raison de l'œil gauche qui a
lamentablement viré au beurre noir, pas très beau à voir et pas très digeste, c’est le moins que l’on
puisse dire.
Il aurait dû s'en
douter, c'est un petit con. Je l'ai laissé se planter dans le mur et je suis
reparti bras dessus bras dessous avec l’œil de ma vie… le droit bien entendu. Celui que j'aime!
dimanche 1 octobre 2017
une excellente soirée
Une route de campagne sinueuse avec des déviations perpétuelles: c'est fou comme les routes ont sans cesse besoin de rénovation (même chose pour ma ville d'ailleurs en chantier perpétuel!)
Nous arrivons avec une demi heure de retard, mais ce n'est pas grave, ils en sont à l'apéro debout, dehors.. il fait presque bon...
Ma canne d'un côté, son bras de l'autre nous avançons cahin-caha parmi les invités dont je reconnais vaguement quelques tètes connues. Connues dans une autre vie. Sans doute que moi aussi on me reconnait à peine: j'ai tellement vieilli!
Je m'accroche à une table debout et deux ou trois personnes viennent me parler
Cela se passait hier soir dans une grande ferme aménagée pour recevoir des groupes. L'endroit est rustique, mais les pièces sont immenses, faites pour recevoir beaucoup de monde.
Et nous étions nombreux, très nombreux, trop nombreux... vraiment trop nombreux pour moi!
A table, nos places étaient réservées. Parfait. Oui mais non, je me retrouve assise en face d'une personne envahissante, qui avait un besoin de prendre la place à tous points de vue. Bon! je n'en dirai pas davantage, juste que j'ai dû supporter son babillage incessant, d'une voix haut perchée sur des sujets futiles, et cela toute la soirée!
Me déplacer vers le buffet fut toute une épopée: faut savoir que dans la "foule", je ne vois plus rien, ou plutôt je vois "trouble", flou. Et mes jambes, ne sont pas bien solides (n'oubliez pas, après des mois de galère, je réapprends à marcher!). Je tangue, je chancelle, je manque de tomber. J'arrive au buffet sans m'être étalée, ouf!
Je me sers au hasard avec pour seul objectif d'éviter la viande froide, que je ne supporte plus.
Puis retour case départ, avec l'assiette et la canne
Je m'installe à table, bien décidée à ne plus en bouger. J'écoute d'une oreille distraite et lointaine les pépiements de la femme assise en face de moi. En fait non, je ferme les oreilles: qui m'oblige à être polie? De toutes façons dans le brouhaha de la salle, il me faudrait hurler pour me faire entendre
(Je hurlerai plus tard, quand je m'adresserai à une amie chère...hélas la femmenface en a profité pour la squatter, je n'ai pas pu lui dire un mot, et mon amie est une femme polie, elle...
Retour dans les petites heures, sur une route toujours en travaux
Une excellente soirée je vous dis!
Nous arrivons avec une demi heure de retard, mais ce n'est pas grave, ils en sont à l'apéro debout, dehors.. il fait presque bon...
Ma canne d'un côté, son bras de l'autre nous avançons cahin-caha parmi les invités dont je reconnais vaguement quelques tètes connues. Connues dans une autre vie. Sans doute que moi aussi on me reconnait à peine: j'ai tellement vieilli!
Je m'accroche à une table debout et deux ou trois personnes viennent me parler
Cela se passait hier soir dans une grande ferme aménagée pour recevoir des groupes. L'endroit est rustique, mais les pièces sont immenses, faites pour recevoir beaucoup de monde.
Et nous étions nombreux, très nombreux, trop nombreux... vraiment trop nombreux pour moi!
A table, nos places étaient réservées. Parfait. Oui mais non, je me retrouve assise en face d'une personne envahissante, qui avait un besoin de prendre la place à tous points de vue. Bon! je n'en dirai pas davantage, juste que j'ai dû supporter son babillage incessant, d'une voix haut perchée sur des sujets futiles, et cela toute la soirée!
Me déplacer vers le buffet fut toute une épopée: faut savoir que dans la "foule", je ne vois plus rien, ou plutôt je vois "trouble", flou. Et mes jambes, ne sont pas bien solides (n'oubliez pas, après des mois de galère, je réapprends à marcher!). Je tangue, je chancelle, je manque de tomber. J'arrive au buffet sans m'être étalée, ouf!
Je me sers au hasard avec pour seul objectif d'éviter la viande froide, que je ne supporte plus.
Puis retour case départ, avec l'assiette et la canne
Je m'installe à table, bien décidée à ne plus en bouger. J'écoute d'une oreille distraite et lointaine les pépiements de la femme assise en face de moi. En fait non, je ferme les oreilles: qui m'oblige à être polie? De toutes façons dans le brouhaha de la salle, il me faudrait hurler pour me faire entendre
(Je hurlerai plus tard, quand je m'adresserai à une amie chère...hélas la femmenface en a profité pour la squatter, je n'ai pas pu lui dire un mot, et mon amie est une femme polie, elle...
Retour dans les petites heures, sur une route toujours en travaux
Une excellente soirée je vous dis!
samedi 23 septembre 2017
participer, c'est pas mal non plus!
Je suis passée directement du printemps à l'automne
Je n'ai pas eu d'été, je l'ai passé en clinique, ou chez moi, derrière mon PC, sans pouvoir marcher
Ce n'est pas grave, c'est même déjà oublié: je passe à autre chose, je passe à l'automne et ses couleurs royales
Je recommence doucement à vivre
Cela veut dire avant tout réapprendre à marcher, et puis refaire confiance en la vie qui a encore du bon à m'apporter
Et puis m'interroger une fois de plus sur l'avenir de ce blog
Car j'ai perdu le fil de l'écriture, venir ici dans l'intention d'écrire, je l'ai fait 10 fois au moins... et suis repartie en refermant la porte de mon blog ! Que dire qui ne soit pas de l'ordre de la maladie, de la clinique, des soins?
Ai-je encore envie d'écrire? ou serait-il temps que je passe à autre chose?
Je ne sais pas, ça tourne dans ma tête
Passer à autre chose.... en écrivant cela je sens une énorme protestation qui me secoue: NON ce n'est pas possible!
Je me suis inscrite comme participante à un atelier d'écriture, voilà qui va me changer, faudra accepter de me laisser faire, moi qui depuis si longtemps en ai animé, avec tout mon coeur!
Et bien... cette fois, j'y serai comme participante, avec tout mon coeur...
Ce sera moins fatigant que d'animer, mais c'est un renoncement pour moi, et ce n'est pas si simple!
et puis il faudra que je n'intervienne pas comme une animatrice, laisser faire la titulaire de l'atelier, me contenter d'être et en être heureuse.
Je n'ai pas eu d'été, je l'ai passé en clinique, ou chez moi, derrière mon PC, sans pouvoir marcher
Ce n'est pas grave, c'est même déjà oublié: je passe à autre chose, je passe à l'automne et ses couleurs royales
Je recommence doucement à vivre
Cela veut dire avant tout réapprendre à marcher, et puis refaire confiance en la vie qui a encore du bon à m'apporter
Et puis m'interroger une fois de plus sur l'avenir de ce blog
Car j'ai perdu le fil de l'écriture, venir ici dans l'intention d'écrire, je l'ai fait 10 fois au moins... et suis repartie en refermant la porte de mon blog ! Que dire qui ne soit pas de l'ordre de la maladie, de la clinique, des soins?
Ai-je encore envie d'écrire? ou serait-il temps que je passe à autre chose?
Je ne sais pas, ça tourne dans ma tête
Passer à autre chose.... en écrivant cela je sens une énorme protestation qui me secoue: NON ce n'est pas possible!
Je me suis inscrite comme participante à un atelier d'écriture, voilà qui va me changer, faudra accepter de me laisser faire, moi qui depuis si longtemps en ai animé, avec tout mon coeur!
Et bien... cette fois, j'y serai comme participante, avec tout mon coeur...
Ce sera moins fatigant que d'animer, mais c'est un renoncement pour moi, et ce n'est pas si simple!
et puis il faudra que je n'intervienne pas comme une animatrice, laisser faire la titulaire de l'atelier, me contenter d'être et en être heureuse.
jeudi 14 septembre 2017
courage
C'est quoi avoir du courage, quand il faut affronter des douteurs quotidiennes, une plaie qui refuse de guérir, une vue diminuée?
On ne peut pas en parler sans cesse sur l'espace personnel qu'est un blog, chacun sait que cela fait fuir les lecteurs, peut-être même que les gens se lassent de lire quelqu'un qui ne fait QUE souffrir!
Quand on souffre dans son corps, automatiquement on souffre dans son âme: la vie parait si difficile, d'ailleurs a-t-on encore envie de vivre? Où puiser la force pour continuer le chemin
- se dire que c'est un mauvais passage, et que forcément il finira bien un jour? oui bien sûr, mais si cela ne finit pas? si on est condamné à vivre comme cela jusqu'au bout, sans être capable de sortir, de marcher. Ne pas sortir, c'est ne plus rencontrer du monde... se recroqueviller dans sa tanière, seul endroit de haute sécurité...
- en parler à la famille. Bien sûr, ils voient à ma tête que ce n'est pas brillant, mais je ne veux pas les décourager par ce que je considère comme des plaintes perpétuelles.
- lire des livres nourrissants, des témoignages de gens qui sont passés par là...y puiser du courage pour moi. Le problème c'est que c'est CHAQUE jour à recommencer... et certains jours mon capital courage est épuisé: demain est un autre jour... oui, mais quand la nuit on ne dort pas? On se refait comment un minimum de forces pour tenir?
Mon courage je le puise dans l'amour des miens, dans leur tendresse, leur sollicitude. Ils ont leurs propres difficultés dont ils me parlent, je les écoute, et en leur faisant du bien, je me fais du bien.
Mon courage je le puise dans ma force intérieure, construite au fil du temps, au fil des rencontres de ceux qui m'ont aidée à en prendre conscience. Il est nourri par la musique de Bach surtout que je peux écouter les yeux fermés, pendant de longs moments
dimanche 10 septembre 2017
le non-chemin de l'écriture
Reprendrai-je un jour le chemin de l'écriture?
Pas vraiment le gout de venir ici écrire
pas trop le gout de lire les blogs amis
tout cela me demande un effort que je n'ai pas le courage de surmonter.
Jamais j'aurais cru descendre aussi bas, dans cette grotte sombre et sans fond
Dans le réel, ce n'est pas mieux, je fuis les amis, je fuis la vie.
Je suis à nouveau tombée: je ne donnerai pas de détails, sauf que cela fait mal, très mal tant physiquement, que moralement: comment me faire confiance désormais? Je tombe pour un motif simple: je ne vois pas les obstacles
Heureusement pas de blessure ouverte cette fois, heureusement...
mais la douleur est là et l'hématome mettra du temps à s'estomper
La prise de greffe ne va pas mieux, c'est simple elle ne guérit pas.
Tous les 15 jours, on entame un nouveau traitement, une nouvelle pommade, une nouvelle sorte de pansement et...peine perdue
Plus de 4 mois déjà...c'est décourageant
Pourtant chaque matin je me lève en me promettant que cela ira mieux, que j'avance vers la guérison: à l'hôpital on me dit que les prises de greffes pouvaient mettre bcp de temps à guérir
surtout sur une peau cortisonée.
J'ai besoin de chaudoudoux pour tenir le coup ;-))
Pas vraiment le gout de venir ici écrire
pas trop le gout de lire les blogs amis
tout cela me demande un effort que je n'ai pas le courage de surmonter.
Jamais j'aurais cru descendre aussi bas, dans cette grotte sombre et sans fond
Dans le réel, ce n'est pas mieux, je fuis les amis, je fuis la vie.
Je suis à nouveau tombée: je ne donnerai pas de détails, sauf que cela fait mal, très mal tant physiquement, que moralement: comment me faire confiance désormais? Je tombe pour un motif simple: je ne vois pas les obstacles
Heureusement pas de blessure ouverte cette fois, heureusement...
mais la douleur est là et l'hématome mettra du temps à s'estomper
La prise de greffe ne va pas mieux, c'est simple elle ne guérit pas.
Tous les 15 jours, on entame un nouveau traitement, une nouvelle pommade, une nouvelle sorte de pansement et...peine perdue
Plus de 4 mois déjà...c'est décourageant
Pourtant chaque matin je me lève en me promettant que cela ira mieux, que j'avance vers la guérison: à l'hôpital on me dit que les prises de greffes pouvaient mettre bcp de temps à guérir
surtout sur une peau cortisonée.
J'ai besoin de chaudoudoux pour tenir le coup ;-))
jeudi 17 août 2017
tête levée vers le ciel
J’aimerais apprivoiser le bonheur comme un
fruit juteux que l’on croque au plus
chaud de l’été.
J’aimerais au delà des doutes interminables,
au delà des questionnements souvent stériles, reprendre jour après jour le
chemin de ma vie, comme un parcours initiatique qui me serait éminemment
personnel, ou comme un mystérieux et passionnant mystère à élucider.
Non pas une fois pour toutes, me laissant
figée comme une statue dans un parc immobile, ou assise au bord de la
route à regarder le voyage des autres.
Un mystère, surtout s’il est passionnant, ne
s’élucide jamais.
J’aimerais au sortir de mes hivers cycliques
et trop souvent récurrents je l’avoue, repartir vers le ciel comme l’amandier
au printemps…l’amandier robuste dans ses branches rassurantes, élancé dans
l’éclatement blanc de ses pétales.
Floraison absolue et déraisonnable…quel bonheur !
J’aimerais ne jamais oublier de marcher tête
levée vers le ciel, parce que c’est souvent là que « cela » se passe, les
histoires de bleu du ciel, d’arbres en fleurs, d’oiseaux qui volent en
vagabonds, la liberté des nuages, même orageux, et puis la danse immobile des
étoiles. Même les poussières dans les rayons du soleil ressemblent à des
petites perles de lumière.
J’aimerais traverser courageuse et lucide,
l’éphémère des moments heureux, accepter que à peine l’été commence-t-il, les
jours raccourcissent déjà. Faire œuvre de mémoire sacrée, pour que le chant puisse renaître au plus fort des tempêtes. Il faut bien émonder
arbres et buissons pour que la floraison suivante puisse surgir de la douleur.
Je veux y croire…J’y crois…
J’aimerais ne jamais, jamais m’embourber dans
les convulsions mesquines et rageuses, ne jamais me perdre dans les ciels
glacés de mes susceptibilités, ne jamais me coincer dans les boîtes à sardines des ilfô et des ondoi
assénés comme impératifs obligatoires. J’en appelle à la saine révolte !
J’aimerais, quand les questions surgissent
nombreuses, violentes et douloureuses, ne pas croire que le malheur est vivant.
C’est juste un passage…je veux y croire…
Je pense soudain à une femme debout.
Peut-être que c’est moi
Suis-je en train de naître, ou de mourir ?
Les deux sans doute…les deux
mercredi 9 août 2017
petites nouvelles
Je suis rentrée de quelques jours bien agréables chez mon frère et ma belle sœur
C'est curieux, avec le temps qui passe, nous nous entendons de mieux en mieux
(il avait été très contrarié suite à la publication de mon livre "L'Enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers" en 2008. Ce que j'y disais sur mes parents ne lui avait pas plu! Il ne parvenait pas à comprendre que MA réalité, n'était pas forcément la sienne, que nous avions pu vivre des réalités différentes...
On s'est rapprochés suite à nos problèmes de santé respectifs. Nous avons soigneusement laissé de côté le "problème" qu'a suscité mon livre et ce fut très bien comme ça! Ni l'un ni l'autre n'a voulu prouver absolument qu'il/elle avait raison dans sa façon d’appréhender les choses.
J'ai pu voir qu'il tient à sa petite soeur... et ça m'a fait du bien
La "brûlure" de la prise de greffe n'est toujours pas guérie: je suis, par moments, vraiment découragée. Bien sûr c'est la corticothérapie qui ralentit la cicatrisation. Mais après plus de deux mois et demi, ça commence à bien faire!
Bref je patiente, je patiente encore, je patiente toujours...combien de temps encore?
J'aurais voulu vous raconter des choses plus poétiques, plus intéressantes. Mais avoir sans cesse mal, brise tous mes élans d'écriture, dommage!
C'est curieux, avec le temps qui passe, nous nous entendons de mieux en mieux
(il avait été très contrarié suite à la publication de mon livre "L'Enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers" en 2008. Ce que j'y disais sur mes parents ne lui avait pas plu! Il ne parvenait pas à comprendre que MA réalité, n'était pas forcément la sienne, que nous avions pu vivre des réalités différentes...
On s'est rapprochés suite à nos problèmes de santé respectifs. Nous avons soigneusement laissé de côté le "problème" qu'a suscité mon livre et ce fut très bien comme ça! Ni l'un ni l'autre n'a voulu prouver absolument qu'il/elle avait raison dans sa façon d’appréhender les choses.
J'ai pu voir qu'il tient à sa petite soeur... et ça m'a fait du bien
La "brûlure" de la prise de greffe n'est toujours pas guérie: je suis, par moments, vraiment découragée. Bien sûr c'est la corticothérapie qui ralentit la cicatrisation. Mais après plus de deux mois et demi, ça commence à bien faire!
Bref je patiente, je patiente encore, je patiente toujours...combien de temps encore?
J'aurais voulu vous raconter des choses plus poétiques, plus intéressantes. Mais avoir sans cesse mal, brise tous mes élans d'écriture, dommage!
mardi 25 juillet 2017
partir...enfin!
Trois mois d’errance à l'intérieur de ma maison, ou alors coincée sur un lit d’hôpital
Les seules nouvelles qui me parviennent de l'extérieur sont celles du Net, certes intéressantes, mais sans lien avec des vraies personnes. Je suis en train de m'étouffer, petit à petit!
Demain je pars quelques jours chez mon frère aîné et sa femme et je m'en réjouis. Nous aurons des discussions interminables autour d'une table dressée avec amour, je crois que nous referons le monde. Nous parlerons des derniers livres que nous avons lus, nous échangerons nos bonnes idées de lecture.
Je pars quelques jours, pas longtemps, mais ce sera un appel d'air... Je prendrai ma tablette. pourtant je tenterai de m'en passer, je respirerai un maximum d'air pur des campagnes ardennaises.
A bientôt donc, avec de nouvelles forces, du moins je l'espère
Les seules nouvelles qui me parviennent de l'extérieur sont celles du Net, certes intéressantes, mais sans lien avec des vraies personnes. Je suis en train de m'étouffer, petit à petit!
Demain je pars quelques jours chez mon frère aîné et sa femme et je m'en réjouis. Nous aurons des discussions interminables autour d'une table dressée avec amour, je crois que nous referons le monde. Nous parlerons des derniers livres que nous avons lus, nous échangerons nos bonnes idées de lecture.
Je pars quelques jours, pas longtemps, mais ce sera un appel d'air... Je prendrai ma tablette. pourtant je tenterai de m'en passer, je respirerai un maximum d'air pur des campagnes ardennaises.
A bientôt donc, avec de nouvelles forces, du moins je l'espère
vendredi 14 juillet 2017
"c'est pas un peu court"?
Je ne sais pas combien de coiffeurs j'ai déjà "essayés!
Jamais contente, la plupart du temps déçue..
Trop court ici, trop long par là...
Et en sortant je me précipite pour me recoiffer à MA manière
Quand je juge que ma coupe est trop courte, je n'ai plus qu'à attendre que "cela" repousse, en tirant sur mes cheveux!
Mon mari dit chaque fois: oui, c'est vrai, c'est un peu court peut-être?
mais en fait il ne m'a pas vraiment regardée, il ne voit pas les dégâts qu'a occasionnés le ou la coiffeuse!
Car oui, je change régulièrement de sexe (enfin vous comprenez quoi!) et coiffeur ou coiffeuse, c'est tous les mêmes, des incapables. Absolument! Des incapables à me coiffer selon mon gout, même quand je demande bien ce que je désire. Ma voix est sans doute trop douce...
Ma dernière coupe date de fin mai j'avais demandé une coupe courte et facile pour mon séjour en clinique le lendemain!
Ah! pour être courte, elle fut courte! la preuve, même mon mari a dit: "euh... c'est pas un peu court?"
grrrrrrrrrrrrr, pas UN PEU court, mais TRES court!
Presque deux mois plus tard, ma coupe est toujours très courte: à désespérer que mes cheveux repoussent un jour...
Jamais contente, la plupart du temps déçue..
Trop court ici, trop long par là...
Et en sortant je me précipite pour me recoiffer à MA manière
Quand je juge que ma coupe est trop courte, je n'ai plus qu'à attendre que "cela" repousse, en tirant sur mes cheveux!
Mon mari dit chaque fois: oui, c'est vrai, c'est un peu court peut-être?
mais en fait il ne m'a pas vraiment regardée, il ne voit pas les dégâts qu'a occasionnés le ou la coiffeuse!
Car oui, je change régulièrement de sexe (enfin vous comprenez quoi!) et coiffeur ou coiffeuse, c'est tous les mêmes, des incapables. Absolument! Des incapables à me coiffer selon mon gout, même quand je demande bien ce que je désire. Ma voix est sans doute trop douce...
Ma dernière coupe date de fin mai j'avais demandé une coupe courte et facile pour mon séjour en clinique le lendemain!
Ah! pour être courte, elle fut courte! la preuve, même mon mari a dit: "euh... c'est pas un peu court?"
grrrrrrrrrrrrr, pas UN PEU court, mais TRES court!
Presque deux mois plus tard, ma coupe est toujours très courte: à désespérer que mes cheveux repoussent un jour...
Picasso
c'est comme l'endroit de ma prise de greffe....ça ne guérit pas...
mercredi 28 juin 2017
chanceuse? ou pas....
Je débute la lecture du roman de Irvin Jalom "Mensonges sur le divan".
Dès la première page, je lis ces mots qui me font sursauter:
"Bien chanceux celui qui aime son travail. Et Ernest s'estimait chanceux. Plus que cela même : béni. Voilà un homme qui avait trouvé sa vocation, un homme qui pouvait affirmer haut et fort: "Je suis exactement à la place qui est la mienne, au carrefour de mes talents, de mes intérêts et de mes passions."
Je me suis demandé si j'étais moi aussi, cette femme chanceuse, si je me sentais à ma place, heureuse d'être et de faire ce que je suis, si je n'éprouvais pas parfois un sentiment de vide dû à des regrets, si je n'aurais pas voulu faire autre chose, avoir une autre vie....
La réponse, je la garde au fond de mon coeur
Mais je sais que, bien sûr, cela ne sert à rien de regretter, il vaut mieux vivre du mieux que je peux ce qu'il m'est donné de vivre
Et vous? qu'en pensez-vous?
Dès la première page, je lis ces mots qui me font sursauter:
"Bien chanceux celui qui aime son travail. Et Ernest s'estimait chanceux. Plus que cela même : béni. Voilà un homme qui avait trouvé sa vocation, un homme qui pouvait affirmer haut et fort: "Je suis exactement à la place qui est la mienne, au carrefour de mes talents, de mes intérêts et de mes passions."
Je me suis demandé si j'étais moi aussi, cette femme chanceuse, si je me sentais à ma place, heureuse d'être et de faire ce que je suis, si je n'éprouvais pas parfois un sentiment de vide dû à des regrets, si je n'aurais pas voulu faire autre chose, avoir une autre vie....
La réponse, je la garde au fond de mon coeur
Mais je sais que, bien sûr, cela ne sert à rien de regretter, il vaut mieux vivre du mieux que je peux ce qu'il m'est donné de vivre
Et vous? qu'en pensez-vous?
dimanche 25 juin 2017
histoire d'un silence
Je l'ai vu!
Il y a un silence perché là-haut sur la plus haute maison de la ville.
Ce silence se promenait d'abord sur les trottoirs, heureux et décontracté.
Mais il en a trop entendu.
Tellement qu'il est devenu sourd (enfin presque...)
A longueur de journée il entendait des choses du genre abominable, qui lui ont donné froid dans le coeur, et des rhumatismes, et le nez qui coule sans fin.
Alors il s'est réfugié là-haut pour retrouver une respiration ample, à la mesure de l'immensité du ciel.
Mais le silence est un peu malade, tout courbatu, il est déprimé je crois, il s'est replié sur lui-même.
Il attend là-haut sur le toit de cette maison que le vent change enfin de direction
Il attend
avec courage
détermination
patience
et même un peu d'espoir.
Un silence qui garde l'espoir, c'est pas beau ça?
Le silence tend l'oreille (forcément) il espère que dans la cacophonie des choses abominables, il entendra bien un ou deux murmures de gens qui s'aiment tout bas tout bas, sans le crier sur le toit
un ou deux mots qui caressent l'âme...des mots qui rassurent, consolent, des mots fleuris de tendresse et de paix
voilà un billet écrit ici il y a assez longtemps; mais il est complètement d'actualité en ce moment pour moi:
alors je lui ai demandé (au silence) de pouvoir le reprendre, de lui redonner vie
Un silence comme ça, c'est trop précieux pour qu'il disparaisse dans le néant; j'ai eu envie de le dorloter, de le caresser, de lui redonner confiance en lui, en la Vie
Je lui ai dit que les lecteurs penseraient comme moi, que ça se cultive un silence comme ça, grand, noble, un silence étonnant, pas courant, un silence qui n'est pas un manque de bruit, un silence porteur de sens....
Bram Vanvelde
jeudi 22 juin 2017
on ne peut pas tout savoir...
alors voilà
J'hésite à mettre ici mes petites nouvelles du jour: c'est banal, ce n'est en tout cas pas "littéraire", c'est un peu n'importe quoi...
Mais forcément cela me touche, et pas qu'un peu!
J'hésite à mettre ici mes petites nouvelles du jour: c'est banal, ce n'est en tout cas pas "littéraire", c'est un peu n'importe quoi...
Mais forcément cela me touche, et pas qu'un peu!
depuis que je suis calfeutrée à la maison, derrière un livre ou mon PC, ou blottie dans des rêveries, mon oeil (oui! vous savez celui qui est encore valide) a oublié comment c'était de regarder au loin, d'embrasser un plus grand horizon!
J'en arrive presque à regretter d'avoir perdu la vue de mon oeil gauche depuis trop peu de temps: ce matin à la clinique par exemple, me rendant sagement à une nième consultation de mes plaies, je voyais pas bien, je titubais, j'avais tendance à perdre l'équilibre!
je veux dire que je ne m'y habituerai jamais! Enfin, je redoute cela... il y aura bientôt 6 ans!...
Celui à qui j'ai écrit cela et qui est le plus à même de me comprendre à ce sujet, (il a perdu lui aussi l'usage d'un de ses yeux) m'a rassurée: mais siiiiiiiiiiiii tu t'y habitueras, laisse ton cerveau faire son travail! Mais bien sûr, élargis ton champ de vision (ce que je me disais aussi, j'avais juste besoin d'être, non consolée, mais secouée!Voilà! c'est fait!
Sinon ce matin on a enlevé le plus gros des pansements: et du coup, je me sens nue!!! Sensation bizarre mais agréable ô combien! Presque sensuelle...
Là "ils" m'ont bien recommandé de ne pas me cogner, tout reste fragile encore
Oui oui ai je dit, pas me cogner, j'ai compris, mais ceux-là ignorent ma "borgnitude" On ne peut pas tout savoir...
Inscription à :
Articles (Atom)






