lundi 3 octobre 2011

Bilan

Voilà plus d'un mois et demi que je suis quasi hors circuit. Dans un grand état de fatigue. Incapable même de donner quelques miettes de mots aux canards de "mon" étang, mangés qu'ils sont tout aussi vite avant même qu'ils n'aillent se cacher au fond de l'eau...
Je n'imaginais pas un seul instant que ces deux mois seraient aussi durs à vivre.
Au début de mon aventure, les deux ou trois billets que j'ai écrits l'ont été avec un courage qui m'a étonnée moi-même et que beaucoup d'entre vous avez souligné: fière de moi que j'étais; heureuse de vos mots positifs: quelle Coumarine quand même, hein!

Mais voilà! j'ai crâné!... Seule façon pour moi de survivre. Et c'est aussi dans mon tempérament de crâner
J'ai lutté comme une tarée. J'ai cru pouvoir aller au delà de mes possibilités, allant à contre courant de ce que mon corps me dictait et me permettait. Je n'ai pas écouté ses mises en garde...

Persuadée qu'au bout d'une semaine, j'aurais fait un deuil exemplaire (admirable!)
Persuadée qu'en quelques jours de plus (à peine!) je récupérerais mon tonus et ma joie de vivre. Et hop! C'est ce que je voulais et espérais au plus profond de moi.

Mais ce n'est pas du tout ce qui se passe. Les choses avancent sans doute (parfois j'en doute quand je fais de terribles pas en arrière), des pas d'éléphant pesant! Le midi et le soir me voient vidée de mes énergies, capable seulement de m'écrouler sur mon lit et de dormir dormir dormir...
Combien de temps encore vivre comme ça à moitié?

Je reconnais que ma lutte quasi désespérée pour aller coute que coute de l'avant témoigne d'une chose: je n'ai pas encore accepté. Pas vraiment. pas du tout même!
Pas encore accepté le tsunami qui en deux jours de temps m'a privé de l'oeil gauche. Pas encore accepté le traitement draconien qui, s'il m'aide à garder l'oeil qui me reste, me met à plat les 80% du temps..

Non! Je n'ai pas accepté! Pire je suis dans le déni!  Dans le "c'est pas possible", je vais me réveiller de ce cauchemar! Quelques jours encore et la vilaine grippe sera guérie!
Je me souviens des étapes du deuil établies par Elisabeth Kubler Ross: (source Wikipédia)
1- le déni
2- la révolte, la colère
3- le marchandage
4- la dépression
5- l'acceptation
Je suis tout à la fois dans le deni, la révolte, le marchandage, et la dépression!

Je ne fais que me dire que ce n'est pas possible. Que je vais me réveiller de ce mauvais rêve, qu'un matin (de préférence aujourd'hui;-)) tu verras ma vieille, tu ouvriras les yeux et oh! miracle, tu reverras tout comme avant.. (tu parles..)
Je nie l'évidence. Les médecins ne m'ont pas caché que non, madame, non! il ne faut pas croire au miracle: votre oeil est aveugle. Définitivement. Point à la ligne. C'est simple non?

OUPS!

La révolte s'exprime chez moi par des flots de larmes que je ne maitrise pas et qui surgissent de mes yeux encore endormis au réveil. Mon inconscient se souvient avant que je ne sois consciente.
Alors je me sens "obligée de crâner" pour ne pas trop montrer au mari combien je suis triste (en colère). Je veille à le protéger, ainsi que mes enfants d'ailleurs...

Quant au marchandage, vous voulez savoir? Et bien je discute avec Celui-là, d'en haut). Je lui demande des comptes. Ils ne sont pas piqués des vers. J'en parlerai pas ici... ce n'est pas le lieu... mais c'est MOI qui suis gagnante, j'aime autant vous le dire...

(la suite cet AP... vous allez vous fatiguer (hum hum- ou alors c'est moi...
mais revenez, j'ai pas fini du tout du tout!!!

jeudi 29 septembre 2011

comme un bonbon collant beurk

un petit  mot de rien du tout
un petit mot se cache dans ma poche
(ou peut-être dans mon sac)
(ou peut-être en dessous de mon lit
tout penaud de ne pas être trouvé

mais qu'est-ce qu'il fait là, dis-moi?

il devrait sortir au grand jour
s'échapper de son silence fatigué
Il est grand temps, les mots finissent pas fondre
au fond des poches
comme des bonbons collants beurk

attends, tu ne perds rien pour attendre
m'a chuchoté aujourd'hui l'arbre majestueux
que je suis allée consulter (gratuitement, il est grand prince):

demain il a dit avec un grand sourire d'automne
il fera beau, c'est plus que certain
la météo ne ment jamais
(enfin presque jamais)
et le petit mot se risquera au dehors

zut j'ai pensé:
pourvu qu'il ne se noie pas
dans l'étang mangé comme une miette de pain
par les canards voraces

on verra, on verra

dimanche 25 septembre 2011

Ma vie, bleu nuit

Les ressacs parfois violents
Hantent mes rêves
Et me laissent
Au matin 
Brisée
D’infini.

Obstinée à démêler
Un par un
Ces éclats éparpillés
Je m’égare dans l’opaque
Bleu nuit
De ma vie

Une histoire d’océan
Miroite 
Et s’alanguit
Au plus intense
De mes écumes
Blanches

J'invente, minute après minute
Un manteau de soleil
avec trois fois rien
une ou deux dentelles
Ourlées
De mes rêves
Égarés.


Vous l'aurez remarqué, je n'écris pas grand chose, du moins ici...
Les "chambardements" qui sont les miens, pourtant minimes par rapport à tant d'autres, qui vivent des choses plus intenses (oui, je sais, on ne compare pas...) me mènent sur des routes inattendues, que je découvre, qui m'effraient pour certaines, me (ré)confortent pour d'autres, m'obligent à aller là où je ne voulais pas spécialement voir clair(!)
A vrai dire, je ne sais pas trop où j'en suis
J'ai là un livre tout près (dont la couverture si belle est mon avatar peint par l'artiste que j'aime tant Françoise Collandre. Voilà une année que j'y travaille
J'attends encore un peu... me sens pour l'instant trop faible et peureuse pour l'annoncer fièrement avec simplicité sur mon blog..
Je vais le mieux possible avec les détresses parfois violentes, mais aussi les sourires de soleil qui font  mon quotidien
Merci d'être là...
A bientôt

jeudi 15 septembre 2011

Il s'appelle Odéon

Photo Fred
A cette seconde précise, votre pensée s’agite. Vous cherchez ce que ce prénom vous évoque. Vous êtes désarçonné ou charmé ou désappointé ou surpris ou touché, mais quoi qu’il en soit, vous vivez, vous ressentez quelque chose. Votre esprit est marqué, immanquablement. Aujourd’hui comme à l’occasion des milliers de rencontres qu’Odéon fera dans sa vie, son prénom l’aidera à le faire exister.

L’originalité est une chose, mais elle ne suffit pas. Nous désirions aussi que son prénom porte une signification. Du sens. Et tant qu’à faire du positif.
Odéon, du grec Ωδείον (littéralement « construction destinée à des concours musicaux »), est dérivé du mot grec « chanter », qui a aussi donné « ode ») et qui désigne les divers édifices de la Grèce antique spécifiquement affectés aux exercices de chants, aux représentations musicales, aux concours de poésie et de musique. (Par la suite, de nombreux théâtres et cinémas ont reçu ce nom).

Comprenons-nous bien, il ne s’agit pas de lui imposer un destin (musical, pour le coup) mais de lui offrir un atout : par son prénom, la poésie, le raffinement et l’harmonie accompagnent ses jours.

Et puis parallèlement à ça, Odéon sonne résolument masculin, ce qui nous plaît beaucoup. Et puis – nous aurions pu commencer par ça - Odéon sonne joliment, délicieusement à notre oreille ! Vous devriez l’entendre de la bouche de Mandoline. Et puis il y a un lien thématique entre son prénom et celui de sa sœur. Et puis Dorian (son grand frère d’un autre père), Mandoline et Odéon ont le don d’avoir en commun les lettres d-o-n. Et puis on utilise parfois l’expression « Nickel odéon » lorsque l’on se trouve dans un état de contentement absolu, encore une connotation heureuse.

Le jour où Odéon nous demandera pourquoi nous lui avons donné ce prénom, il comprendra aussi que nous l’avons choisi avec beaucoup de soin. Enormément de soin. Ce qui, ce jour-là sera aussi une preuve de l’amour que nous lui portons...

Ce billet est signé Fred... le père de Odéon, je voulais qu'il explique lui-même le choix du prénom qu'il ont choisi!
MERCI à toi...

mercredi 14 septembre 2011

Une histoire "sacrée" (histoire d'une naissance)

! Attention billet long...! Courage pour la lecture....;-))



1- Il était une fois un jeune couple ordinaire. Moderne. Famille reconstituée.
Un homme, une femme tentant de vivre au jour le jour la vie stressée d'aujourd'hui. Pas toujours simple; La lutte pour la vie.... Le fils de la jeune femme vivant avec eux une semaine sur deux. C'est vite dit, mais pas si simple que ça dans le quotidien...

2) Il y a deux ans et demi leur naît une petite fille. Blonde aux yeux bleus. Étrange quand la mère est d'origine tahitienne, cheveux noirs profonds, et de merveilleux yeux de jais (son fils aîné a son type). Elle, la petite Mandoline, tranche dans sa différence douce et inattendue: blonde aux yeux quasi bleus, très petite fille...
Tout n'est pas toujours rose. Le couple se cherche. Le travail les sépare. Ils leur arrive de vivre des moments de crise. Pour qui donc la vie est-elle facile?
Mais le chemin se poursuit. Entre ces deux (et leurs enfants) quelque chose de solide semble se construire. La vie est forte et se colore de beaux moments d'amour.
Quelques fois pourtant surgit la tentation de poursuivre chacun son chemin séparément. Mais un cheminement entrepris les rapproche. Ils le veulent, ils y mettent le prix. C'est une décision. Ne pas casser rageusement quelque chose qui pose trop de problèmes. Qui a dit que la vie était facile?

3) Puis s'annonce, décision voulue et souhaitée, le deuxième enfant du couple (le troisième en fait pour elle, vous me suivez toujours?). Le couple, comme pour Mandoline, souhaite absolument vivre la naissance comme un événement normal, entre eux, chez eux, assisté par une sage femme compétente et chaleureuse, aux petits secrets précieux pour faciliter les choses...
Ils ont certes la chance de vivre une grossesse normale. (je sais tout le monde n'a pas cette chance...). Ils refusent de médicaliser ce qu'ils ne considèrent ni comme dangereux, ni comme une maladie à entourer d'instruments sophistiqués dans une salle de clinique super équipée qui, ils le "sentent", va les "distancier" de leur ressenti physique et émotionnel.
Ils veulent vivre la naissance ensemble, moment après moment, le père bien présent.
Je le répète, il s'agit d'eux, tout va bien pour eux, je ne généralise pas, et il est prévu en cas de moindre pépin de filer à la clinique toute proche.
Mais ils sont confiants, se préparent dans la joie et la tendresse à accueillir ce nouvel enfant...

4) Deux semaines avant, coup de tonnerre dans le ciel bleu: la dernière échographie révèle une courbe de croissance qui s'infléchit : l'enfant semble de très (trop) petit poids. Le placenta ne laisse plus assez passer la précieuse nourriture. Le médecin d'un seul coup distille la peur. Il conseille l'accouchement provoqué à la clinique, sans vraiment réaliser les conséquences émotionnelles pour le couple..

Coup de bambou. Le rêve s'écroule. L'enfant semble aller si bien, il donne des petits coups de pied vigoureux que le papa s'empresse d'encourager. L'enfant se prépare de manière si normale à glisser dans la vie qui l'attend, tête déjà en bas, comme un grand !
Difficile pendant quelques jours de refaire confiance, de SE refaire confiance, de quitter la peur toujours si prompte à s'inviter!
Ils acceptent donc  l'hôpital avec lequel leur sage-femme travaille en toute confiance réciproque. C'est une clinique qui possède une chambre de maternité conçue pour ceux qui comme eux, veulent vivre un accouchement le plus naturel possible, en pleine conscience.

Le corps médical qui a vu que tout allait bien, les laisse ensemble, se fait discret. Seule leur sage femme les accompagne durant la préparation. Ils ont emporté la musique douce qui les a accompagnés durant la grossesse, que l'enfant doit surement "reconnaître", et qui plonge doucement la jeune femme dans un état d'auto-hypnose (on opère maintenant sans anesthésie dans cet état...)
Et puis coulent et recoulent les vagues de la vie (ils évitent le terme de contraction). D'abord lentement, puis de plus en plus fortes, le moment est proche. Les vagues, ils les vivent main dans la main, yeux dans les yeux dans des moments de communion intense. Elle n'est pas écartelée les pieds dans les étriers. Elle est couchée sur le côté, accompagne la vague sans lui résister, les yeux rivés sur les yeux de son compagnon. C'est l'amour qui guide petit à petit l'enfant vers son premier cri.

5) La tête apparaît, cheveux tout noirs, il s'en va vers la vie du dehors. Son compagnon met la main droite en berceau pour accueillir son enfant à l'air libre, l'autre tient encore celle de sa compagne. Doucement, comme on lui a dit de faire, pour éviter la déchirure du périnée. Une dernière vague, accompagnée d'un cri quasi animal (de victoire) et voilà l'enfant "coiffé" que son père recueille dans ses mains émerveillées et qu'il dépose sur le ventre de sa compagne. Yeux dans les yeux, encore et encore: ils s'en est dit des choses à cet instant. Moment très très fort!
Puis le père coupe le cordon... c'est son rôle, lancer son enfant dans la vie...

6) L'après midi déjà, ils rentraient chez eux. Le père est allé chercher Mandoline à l'école et elle a fait connaissance avec le bébé, qui vivait hier encore dans le ventre tendu de sa mère et qu'elle caressait depuis tant de semaines.

Ce couple c'est celui de mon fils et sa compagne. Hier soir nous les avons vus et ils nous ont fait le cadeau de nous raconter cette naissance si précieuse, véritable témoignage je trouve. Ils étaient fatigués, certes, mais lumineux, rayonnants, amoureux. Quelque chose de très fort s'est passé là pour eux. Qu'ils n'oublieront jamais, qui les aidera à passer les moments plus difficiles j'en suis sûre.

7) c'est un petit garçon. Il pèse 2 kg 900 (et non 2 kg 500), selon les prédictions des machines.

8) je vous parlerai demain de son prénom, original évidemment...

(Je répète qu'un accouchement de ce type, ne peut s'envisager que si tout se présente dans les meilleures conditions, pas question de prendre des risques. Ceci n'est qu'un témoignage personnel et ne vaut que comme tel...)

Signé Coumarine, fière et admirative de son fils et de sa compagne, qui se sont conduits comme des adultes responsables

et enfin, je suis heureuse d'avoir pu VOIR mon merveilleux petit fils...

écrit avec l'accord de mon fils (et de sa compagne), qui a relu mon texte ...

dimanche 11 septembre 2011

Souffle ou gouffre?

Dans mon repos obligatoire (il exagère celui-là!) se glissent des gouttes de larmes
Parfois
Souvent
Parfois souvent très souvent
que le mouchoir ordinaire n'assèche pas...
les gouttes de larmes sont loin profond en moi
Ce n'est pas un bon temps pour le clavier

Bon.
Je reprends mes lignes cent fois recommencées
Zut
Le doigt se pose comme malgré lui sur un mot pessimiste
Non! je veux choisir le souffle et non le gouffre... c'est si profond, si effrayant le gouffre, on se perd dans le gouffre, il y a personne dans le gouffre, le noir, la solitude, la confrontation avec les démons

Bijou, genou, caillou...

Ah oui! caillou, il est là tout près de mon écran
Je le caresse comme une amante avide
Il me faut apprendre les pas de la danse nouvelle
La fatigue est tellement vaste, pesante, énorme, géante, j'aurais jamais cru..
Et en attendant je ne fais rien de bon
Juste sourire à ceux qui n'en connaissent pas le prix singulier, unique

J'ai faim, je suis donc vivante
Ça me rassure, il y a des moments où j'en douterais

jeudi 8 septembre 2011

Un beau moment...

"Cette rencontre a été très très belle. Forte, émouvante, VRAIE.
Vous avez formé un excellent trio. (Il s'agit de l'interviewer, la lectrice qui lisait quelques passages de mon livre et moi-même)...
Et je sens en toi une force de plus en plus profonde, une concentration sur l'essentiel."

Cet extrait d'un mail résume un peu ce qu'a été la rencontre hier..
  
merci JEA pour ce soleil chaleureux
Le matin, je me suis simplement sentie heureuse, de pouvoir répondre en simplicité aux questions que B. allait me poser (il a l'art des questions essentielles, chaleureux et sensible comme il est.
Je ne savais pas ce qu'il allait me demander, j'avais préféré me laisser faire, afin d'éviter de "préparer" dans ma tête des réponses idéales... (soi-disant!)
Je voulais parler simplement, être moi le plus possible, au plus près de ma vérité de femme et d'écrivain, parler des thèmes que j'aborde dans mes nouvelles (la femme, beaucoup...)
Oui, j'étais concentrée sur ce désir impérieux d'être authentique, avec simplicité!
Ne pas chercher à plaire absolument par des réponses sortant de l'ordinaire
Rester consciente à tout instant à ceci: qui suis-je, et qu'est-ce que je fais ici, et comment faire passer un message d'humanité.
Je n'ai pas eu peur une seconde, les mots ont coulé vers le public qui a été ému (ce sont eux qui me l'ont dit), parce que les thèmes que j'aborde dans mes nouvelles sont des thèmes qui ne peuvent pas ne pas émouvoir: ils abordent la part sombre de l'humain, mais aussi sa part d'espérance, toujours cachée (parfois très profondément) au fond de chaque personne...
Je suis heureuse parce que je crois avoir dépassé mon besoin (tout auteur a ce besoin) d'être approuvée, reconnue etc


 Puis séance de dédicaces... je la redoutais un peu, car en fin de matinée, mes forces physiques faiblissent un peu....
Les gens souvent émus sont venus et tous, sans exception, m'ont parlé d'eux, de leurs doutes en tant qu'artistes (musiciens, auteurs). J'ai écouté ce qu'ils faisaient, leurs doutes, leurs recherches: comme ils sont beaux ceux que l'on écoute dans les yeux...
Les écouter m'a permis l'air de rien de faire pour chacun une dédicace vraiment personnelle, qui les a touchés
Il y avait du monde, des participants à mes ateliers se sont spécialement déplacés pour me rencontrer... et moi, j'ai aimé savoir qu'ils avaient fait cet effort (se déplacer de province par ex..)

Oui tous les trois, nous avons formé un trio respectueux l'un de l'autre, aucun ne prenant la place qui ne lui revenait pas
La lectrice (merci G.... ) m'a émue plusieurs fois. Elle lisait avec coeur des extraits de mon livre, qui me parlent particulièrement
C'est un vrai cadeau d'entendre lire ces mots mis bout à bout pendant deux ans dans le secret de mon bureau...

Merci à vous tous qui m'avez entourée d'une chaine énorme de solidarité... vous étiez là aussi, j'ai souvent pensé à vous tous...
MERCI

dimanche 4 septembre 2011

Me rassembler...

Difficile d'écrire depuis une semaine maintenant.
Tellement blottie tout au fond de moi-même pour y contacter toutes mes ressources encore faibles, il faut le dire...
Tellement attentive aussi à être avec ceux qui m'entourent qui sont là, présents... mais parfois fatigants, par les questions que les gens posent sur ce qu'il m'est arrivé
Je me rassemble.. cela prend de l'énergie
J'aurais à la fois tant à dire, tellement tant de choses à partager qui ont été  chamboulées en moi, dont j'ai envie de trouver le sens profond, celui qui m'aidera à vivre, à progresser, à grandir...(ce n'est jamais terminé finalement!) et à la fois ces choses sont de l'ordre si intime qu'elles n'ont pas place sur ce blog
Alors difficile de toucher ici l'essentiel pour partager davantage...

Cela viendra sans doute, au fil des jours...je me laisse tranquillement être qui je suis, à la fois forte et fragile comme le coquelicot, mon porte bonheur...

J'aurais un nouveau livre à vous annoncer... mais je n'ai pas encore le courage d'en assumer les retombées... chaque chose en son temps. De toutes façons vous êtes plongés dans la rentrée littéraire et vous passerez bien de moi encore un moment

Au quotidien, j'apprends à voir (à deviner beaucoup) avec un seul oeil... et hop à côté les boucles d'oreilles qui ne veulent pas se piquer dans le petit trou fait pour elles, et hop l'eau qui coule à côté qd je remplis un verre...
J'évalue encore mal les distances, et surtout surtout, je suis (trop) peureuse, j'espère que c'est momentané: je regarde à deux fois avant de traverser, je vérifie deux fois si le gaz est bien fermé,  des détails comme ça, mais qui me stressent et me prennent de l'énergie, me découragent parfois

Mais je vais fondamentalement bien... c'est là le principal: je me repose énormément, me tient loin du Net en ce moment, en tout cas des sources de stress. Je me cajole

Je me réjouis de l'interview de mercredi matin à la Sabam que j'ai annoncé...

Merci d'être là, je ne répondrai plus systématiquement à tous les commentaires que vous avez la gentillesse de me mettre...du moins en ce moment!

lundi 29 août 2011

un petit miracle sous mes yeux...

Je me souviens...
c'est le dernier jour de mon hospitalisation... il est 19 heures, ma petite valise est faite, j'attends qu'on vienne me chercher.
Je me cramponne de toutes mes forces à l'ample vue sur les arbres que je vois de la fenêtre de ma chambre de  clinique. Je suis impatiente, évidemment. Je compte les minutes...
Je suis seule dans la chambre depuis 16h de cette journée; un peu de silence, une relative solitude, j'aime
Soudain un lit s'amène, et dessus  un petit corps tassé, relié à des perfusions...
Pas envie, non pas envie de devoir affronter encore, même pour une heure, une souffrance qui s'ajoute à la mienne... je détourne mes yeux (enfin! façon de parler!!) de cette vieille petite forme sans réaction. Je supplie intérieurement qu'on vienne me chercher sans plus attendre...je n'ai plus de courage!

Arrivent deux infirmières qui s'affairent autour de la forme amorphe sur le lit
Malgré moi, je me me mets à écouter ce qui se passe
Une infirmière "de par chez nous" et une infirmière africaine se penchent avec des mots doux et tendres sur la personne âgée tombée dans sa maison de retraite et arrivée ici en urgence
Calmement on lui,parle, on l'interroge, tout en examinant les dégâts sur son corps...
On lui pose de ses questions auxquelles toute femme peut normalement répondre:"des enfants..., vous avez des enfants?"
Silence, ça se tait dans le lit
Mais elles continuent à lui parler, à éveiller si possible son attention, pas à parler au dessus d'elle, comme si elle n'était qu'un paquet auquel il fallait donner des soins
Les urgences avaient averti: "elle ne dit rien... elle n'a pas sa tête"

Patiemment les deux sont restées auprès d'elle, et tout en la lavant, tout en la TOUCHANT, elle ont continué à lui poser de simples questions...  avec une sorte de tendresse pour la personne...
Et soudain, le miracle, la forme s'anime et dit doucement, que oui elle a une fille, et une petite fille, et oui, elle connait le nom de la clinique dans laquelle elle vient d'échouer...et oui elle est tombée et s'est fait très mal...
La vie s'est mise à s'animer en elle, alors qu'au départ tout semblait "mort", inerte...

J'ai regardé les deux infirmières avec une énorme admiration: elles ont réussi un miracle rien que par un toucher et des paroles rassurantes, à côté des soins indispensables qu'elles ont donnés

Je sais que tout n'est pas rose et violette dans les milieux hospitaliers: on manque cruellement de personnel infirmier, qui doivent souvent parer au plus pressé, privilégiant l'acte médical à l'approche simplement humaine.J'ai eu affaire moi-même à des grincheux que je semblais déranger, en osant appeler
Je sais cela... et pourtant je sais aussi que des petits miracles existent aussi
Acte gratuit, qui n'aura été vu et évalué par personne...juste moi, une humble patiente qui garde ce moment au chaud dans mon coeur

jeudi 25 août 2011

Il y a du soleil ce matin...

Beaucoup de commentaires, certains m'ont émue profondément.... certains m'ont fait réfléchir aussi, m'ont apporté bcp...
Beaucoup de mails privés aussi... je réponds à mesure des urgences et de mes capacités physiques (encore bien faibles pour l'instant, mais chaque jour un peu mieux!)...
Merci à vous, je redis la chance inouïe d'avoir autour de moi un réseau, qui pour être virtuel, n'en est pas moins réel. C'est bon, c'est chaud...

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Tania (de Textes et prétextes) a fait un compte rendu de mes Dessous de tables, dans lequel je me retrouve absolument: elle a lu mes nouvelles avec  finesse et compréhension
Je suis particulièrement heureuse qu'elle ne fait pas l'amalgame entre la Coumarine que vous rencontrez dans ce blog, positive et je l'espère chaleureuse, et l'auteur qui fait son travail d'auteur, càd que les histoires que je raconte, parfois sombres, procèdent de mon travail d'auteur: et j'aime ça: explorer des mondes qui ne me sont pas à priori familiers, que ce soit dans l'Histoire, dans d'autres cultures, ou dans le simple quotidien qui cache, "en dessous des tables" tant de mystères drôles ou douloureux... Merci Tania

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Le7 septembre dans les locaux de la Sabam à Bruxelles (société des auteurs belges) à 9h 30, je serai longuement interviewée par un auteur belge dont j'apprécie énormément la délicatesse et la chaleur humaine qu'il témoigne aux auteurs qu'il interroge... Vous y êtes les bienvenus (un excellent petit déj est offert aux présents (il faut avertir simplement), puis je dédicacerai mes livres..
C'est dans 15 jours, il me reste à récupérer ma forme physique, pour faire face au défi de répondre à une heure et demi de questions réponses. J'y arriverai, je suis confiante, à chaque jour suffit sa peine.

Je vous souhaite une belle journée... sachez que le sentiment qui m'anime en premier est la gratitude, j'aime la vie...encore plus, et ne veux plus m'attarder aux détails qui stressent... m'informer, oui, être responsable, oui, me laisser démolir par la noirceur du monde, non!
Cet accident de santé (qui n'est pas le premier) me situe à un carrefour important de ma vie, que je désire gérer avec confiance et détermination... Pas mal de choses sont en train de bouger en moi... bouger, c'est la vie, non?

samedi 20 août 2011

Je suis là...

On dit que mes yeux sont pétillants...
Le gauche s'est éteint en trois jours de temps dans une inflammation foudroyante. Un véritable tsunami qui m'a touchée de plein fouet tant au niveau physique que moral.
L'inflammation méchante continuait inexorablement son chemin  vers l'oeil droit. Je suis arrivée en urgence aux Cliniques universitaires Saint Luc, trop tard pour sauver l'oeil gauche, mais avec l'espoir d'éloigner l'incendie dévastateur qui risquait de se propager à l'oeil droit

ça marche, mais à quel prix!
Des doses massives de cortisone ont provoqué des effets secondaires très pénibles

Mais je refuse le temps des pourquoi, du genre: pourquoi ça m'est arrivé à moi. Pourquoi ne suis-je pas venue dès les premiers symptômes de diplopie...etc
Le temps est au comment!
Comment désormais vivre avec un seul oeil? C'est possible évidemment, je ne suis pas la seule. Le cerveau est une merveille et parvient à s'adapter. Il me faudra un peu de temps bien sûr. Je m'accroche à l'avenir, càd à demain tout simplement, un jour à la fois.
Je pleure beaucoup, j'évacue ainsi la violence du choc si soudain et absolument irréversible. Je contacte au max ma force intérieure pour vivre au mieux et dans l'espoir ce qu'il m'est donné de vivre et auquel je ne m'attendais pas...

J'écris énormément, j'écris le factuel mais aussi et surtout mes ressentis. Cela m'aide à prendre conscience du chemin qui m'attend

J'ai une famille (enfants et mari) tout simplement formidables. J'expérimente que je suis aimée, quel bonheur! On parle beaucoup, on se dit les choses. Ils sont touchés dans leur amour pour leur Coumaman. Mais ils sont là! On se serre dans les bras. On pleure un peu, puis on regarde par la fenêtre  la beauté du ciel mouvant et les arbres qui appellent à la vie. On vit des moments forts de  prise de conscience, de ce qui est important et pas.

Vos messages m'entourent d'un cocon de douceur et de tendresse. Merci de ne pas être allés dans la "plainte". C'est très important pour moi.
J'ai cette chance de vous avoir, cette chaine de solidarité j'y crois!

Cet évènement me chamboule, bouscule mes repères. Mais il est déjà l'occasion de nouvelles prises de conscience et d'un cheminement personnel. Je ne fais que recevoir... pour le reste je vais de l'avant, résolument!
J'espère avoir l'occasion de vous en parler plus en détail.
Je suis une privilégiée de la VIE, j'en ai conscience, à moi de l'honorer: je suis prête..

Dans l'Ecclésiaste il y a une parole que je cite plus ou moins de mémoire
"  Devant toi, il y a la vie et la  mort... choisis la vie..
Minute après minute, c'est ce que j'essaie de faire
Malgré ses épreuves et souffrances, qui nous touche tous, la VIE est merveilleuse et je la remercie...

(Merci pour vos messages personnels (mails) que je viens de découvrir.)


lundi 15 août 2011

Nouvelles de Coumaman

A tous, (c'est une des filles de Coumarine qui écrit)
Hospitalisée, notre Maman apprend en ce moment à voir la vie sous un autre angle, différemment. Un apprentissage chamboulant même s'il est occasion de croissance personnelle.
Elle compte sur toutes vos bonnes ondes et pensées positives !
Merci à tous.
Ses enfants et son mari

mardi 2 août 2011

Très cher ordinateur (suite)

Là maintenant, j'ai une série de reproches à te faire... Ecoute-moi jusqu'au bout, sans réagir s'il te plait!
Figure-toi que je souffre d'une grande fatigue oculaire...qu'es-ce que tu dis de ça?
Les yeux me font mal; par moment ils voient carrément double, j'ai dû aller en urgence chez le médecin pour voir si je commençais pas un AVC, (oui je sais dans ces moments-là on se fait les pires scénarios)

Et pourquoi donc mes yeux sont-ils à ce point fatigués?
C'est évidemment TA FAUTE. Oui bien sûr, c'est plus facile de rejeter la faute sur toi, que sur moi qui ne prends pas  mes responsabilités, qui malgré la fatigue de mes pauvres petits yeux, continuent quand même à écrire en ignorant le message pourtant clair!
Il n'y a pas que les yeux. Dans un passé récent, il y a eu d'autres signaux d'alarme qui ont tenté de me faire raison entendre: tendinite de l'épaule, problème de nuque, de dos... et d'autres petites choses, tu le sais
Tu vois, tu me rends de tels services que quand je suis à la maison (heureusement ce n'est pas tous les jours!!!) je n'arrive pas à m'éloigner de toi. Certes tu es mon outil de travail mais quand le travail de la journée est terminé, tu deviens mon outil de proximité avec les amis du Net: les lire, les commenter , parfois jusqu'à très tard
Le médecin m'a rappelé que l'ordi c'est comme les longs trajets en voiture: deux heures de travail, deux heures d'autre chose... et surtout, une heure par jour de ciel bleu, d'arbres verts qui permettent de regarder loin, de regarder nature, de déconnecter de l'écran.

Pourquoi donc me suis-je laissée prendre à ce point-là par tes appels si tentants? Au point de mettre mes yeux, ma nuque en péril?
Déjà dans Tout d'un blog, écrit et paru  il y a TROIS ans déjà! je me mettais en garde contre cette  addiction qui m'emmène très souvent dès le matin, vers ton bel écran porteur de merveilles, de lectures, d'écriture et d'amitié. Au point que s'il y a un problème de connection, ça m'énerve, mais qu'est-ce que ça m'énerrrrrrve!!

Donc voilà, écoute bien ce que j'ai à te dire: je vais redevenir  ton maître (j'ose pas dire ta maitresse ;-)
Je déciderai MOI-même, je me le promets fermement, du temps que je te consacrerai désormais 
Bon c'est vrai, pour ça il me faudra renoncer. Qui a dit que c'était drôle?
Renoncer à ne pas aller tous les jours lire mes blogs amis, renoncer à répondre à TOUS les commentaires comme j'ai toujours voulu le faire...
M'arrêter dès que je sens cette fameuse fatigue oculaire que je ressens de plus en plus souvent, et que je fais semblant de ne pas entendre

Cher ordinateur, je souhaite que tu restes mon ami, pas un ennemi qui me fera du mal...
Je me souhaite une salutaire cure de désintoxication...
A bientôt...

dimanche 31 juillet 2011

Très cher ordinateur

image du Net
Cela fait plus de dix ans que tu fais partie de ma vie et ta présence dans mon petit bureau a changé beaucoup  de choses pour moi.

Tu m'as apporté une ouverture qui a dépassé de loin mes contacts ordinaires et habituels, tu m'as ouvert d'innombrables perspectives, fait rencontrer virtuellement plein de monde dont autrement je n'aurais jamais entendu parler, des gens d'ici et d'ailleurs, des gens de très loin parfois, des gens formidables le plus souvent, des gens dont j'ai appris l'histoire parfois si douloureuse ou si passionnante, des gens que j'aime beaucoup quoique différemment que mes amis du quotidien! C'est d'abord leurs mots qui m'ont touchée... Pas leur physique!
Au début tu  m'as apporté l'occasion d'échanger sur deux ou trois forum de gens qui avaient le même genre d'intérêts que moi. Mais assez vite j'ai réalisé que ces forum était souvent synonyme d'échanges agressifs et discourtois, de désir d'avoir raison et de clouer le bec aux autres, parfois de manière très vive, tout cela étant hélas plus fort que l'échange pour apprendre, s'informer, recevoir l'expérience de l'autre!
Que venais-je faire dans ces galères qui ne me ressemblaient pas, je n'allais pas donner une importance quelconque à des mots échangés dans l'agressivité, même si c'était "pour rire", ni me laisser blesser par des gens qui ne m'étaient rien! 
J'ai donc quitté ces forum pour créer mon propre espace, mon blogàmoi, blog qui m'a apporté énormément!
Il m'a permis essentiellement de me contacter à  mon besoin de plus en plus intense d'écrire, que j'avais mis si longtemps entre parenthèses à cause des circonstances de la vie, avec d'emblée cette récompense extraordinaire à laquelle au départ je ne m'attendais pas: être lue et appréciée, avoir des échanges porteurs et riches via les commentaires. 
Ce fut pour moi une découverte extraordinaire qui a énormément compté pour moi!
Ecrire à satiété
être lue, même par quelques personnes... que du bonheur!
C'est toi qui m'as fait ce cadeau incomparable, cher Ordinateur...

Il faut vous dire que pendant pas mal d'années j'ai pas eu vraiment l'impression d'exister par moi-même (je sais, c'était dans ma tête) je n'ai été que la femme de mon mari (et Dieu sait s'il prend de la place) et la mère de mes enfants. Et pour être vraiment présente, j'ai fait le choix de quitter le monde du travail, quand je fus enceinte de ma quatrième. N'être plus que femme au foyer, c'est comme si on disparaissait soudain complètement de la scène sociale (je voyais cela lors de fêtes et autres cocktails où on ne me témoignait aucun intérêt par ex pour mes activités bénévoles. Et je ne me voyais pas raconter un peu penaude que je ne parvenais jamais à voir le fond de mon panier de repassage!) et bien sûr pas de salaire à son juste prix. Or élever des enfants, mener une vie donnée à sa famille à son époux à sa maison demande une énergie spécifique et surtout des qualités de présence, d'écoute et de capacité de retomber sans cesse sur ses pattes.
Donc un seul salaire, et je suis devenue imbattable dans l'art de calculer au plus serré, (même si on n'a jamais manqué de rien, et je ne pense pas que les enfants aient subi de grands traumatismes parce qu'ils ne portaient pas de vêtements de marque, et qu'ils ne mangeaient pas de chips à longueur de journée, ni ne buvaient  cocas ou autres sodas...)

Autre chose cher ordinateur pour expliquer ta présence bienfaisante dans ma vie...
Je suis petite de taille et j'ai souvent l'impression que les paroles intéressantes s'échangent au dessus de ma tête. De plus je n'ai pas une voix qui porte, ou alors ce sont les gens qui entendent de moins en moins bien, mais il me semble que pour que mes paroles arrivent à la  hauteur de leurs oreilles, pour avoir une chance d'être écoutée, je dois lever la tête bien haut et parler très fort, parler trop fort. J'aime pas ça et je laisse donc le plus souvent les gens parler entre eux.

Donc voilà, cher ordinateur, tu m'as ouvert à une vie d'écriture, via le blog au quotidien, et puis aussi (c'est important) à une écriture suivie sur mes fichiers Word, dans l'espérance d'arriver à un écrit au long cours, mon rêve inavoué, même à moi-même...
Et tu vois, tu ne m'as pas déçue; je suis lue ici par un petit nombre de personnes, qui viennent parfois de bien loin et j'ai eu par cinq fois la chance d'être publiée, ce que je ne cherchais pas au départ.

Et puis il y a les contacts fabuleux et riches que tu me permets de faire. Tu le sais, parfois je dois me freiner pour ne pas ouvrir de nouveaux blogs parce qu'un  commentaire d'un/une blogueuse, vu par hasard ailleurs, m'a touchée. J'aurais besoin de quatre vies pour rencontrer tous les mots qui me touchent dans la blogosphère.
Certains blogueurs je les ai rencontrés en réel et ce furent des rencontres riches et fécondes, n'est-ce pas Célestine? (je la cite parce qu'elle est la dernière à avoir passé un peu de temps ici... et qu'on s'entend vraiment bien!)

Cher ordinateur, je te remercie, tu m'as je crois, permis de donner libre cours à mon besoin d'écrire, après en avoir réveillé l'envie en moi qui s'était endormie au fil des années.

Maintenant, j'ai aussi quelques reproches à te faire... je te les dirai demain...



samedi 30 juillet 2011

Le dieu impuissant

Quatrième épisode du jeu de l'été organisé par Asphodèle
Les mots en D qu'il fallait insérer sont ceux-ci:


Dalle- divin – déclin – diamant – désir - déliquescence – danse – démon – désamour – désespoir – daube – dévorer – diplomatique – druide -  diatribe

Et donc voici mon texte:


Le dieu impuissant


Elle danse, légère et nue, divine sorcière qui, dans la lenteur de ses gestes affolants, offre librement le diamant précieux que l’on entrevoit émerveillé au détour du chemin de son corps, au déclin secret de ses hanches…

Elle danse légère et nue sur les dalles bleues du temple et le désir du dieu silencieux s’affole de désespoir de ne pouvoir s’assouvir entre les cuisses de la belle vestale. Car le dieu n’a pas de corps pour goûter et  dévorer les suaves tourments de déliquescence de cette danseuse royale qui lui promet pourtant moiteurs et gémissements d’extase.

Il gémit le dieu, qui s’est volontairement privé de pénis sur lequel il a jeté l’anathème depuis les temps les plus  immémoriaux. "Quelle daube j’ai été", se dit-il avec colère, " car j'ai offert ainsi à l’homme les délices dont je me suis moi-même privé. Si au moins j'avais choisi de me créer démon, j’aurais trouvé un moyen diplomatique de m'enivrer de ces délires, tout en sauvant ma face de dieu sage et impassible…"

Elle danse, légère et nue, divine sorcière pour ce pauvre druide impuissant. Elle l’aime son dieu invisible, a gémi tant de fois en espérant sentir contre elle, son corps et son sexe durci cherchant le sillon chaud de ses fesses. 
Peine perdue, elle danse dans la nuit sans lune son désamour et sa détresse, condamnée à caresser elle-même son corps affamé...

Alors, tous les soirs, elle lance au vent une diatribe éternelle qui ne s’éteindra jamais, non plus que les roulis de son ventre en fusion…

mercredi 27 juillet 2011

Billet pour ne rien dire, tant pis pour vous qui le lirez

il est des jours sans ouverture
des jours de pénombre, de silence, de solitude

pas envie de me tourner vers le soleil
d'ailleurs je peux pas, mon dos s'est bloqué dans un faux mouvement vers le moche, le découragement
Un mois que ça dure...

Alors j'ai écrit mon texte érotique à publier samedi matin, sous l'injonction d'Asphodèle (voir billet précédent)

15 mots commençant par D qui sont pas tous évidents à placer dans un texte érotique
(ex: diplomatique, daube, dalle oups ça convient pas vraiment pour contenter monsieur ou madame éros

Ça fait rien je l'ai écrit, ça m'a fait du bien... patience jusque samedi matin
si vous êtes sages, je le publie...;-))

vendredi 22 juillet 2011

Chronique d'une extase



3ème semaine du jeu d'écriture proposé par Asphodèle
Aujourd'hui des mots commençant par C

Les voici:
carotte – cercle - Chili– castor - cage – camomille – caravane – casserole -chronique – carnaval - charivari – caravelle – chavirer – chocolat


Voici mon texte:
(euh... je continue dans la même veine, si vous permettez...comme ici et ici... bon, on s'amuse hein! )


Chronique d'une extase







- Allez ma belle, ressers-toi de ce chili con carne que j’ai préparé en vue de nos agapes spéciales. Je veux que ta langue brûle de mille feux, que ton coeur chavire de mille désirs, que ton ventre, en proie au charivari le plus fou, entame sa danse magistrale.
Et moi, je te tendrai tour à tour la carotte et le bâton, tu aimeras ça, et je t’emmènerai dans le cercle très fermé de mes amantes privilégiées..

- Oh ! mon amant hors du commun ! Oui, j’avalerai goulûment ce chili con carne qui a longuement mijoté dans la casserole de tes désirs sauvages. Et enfermée à jamais dans la cage de tes audaces intimes, je rongerai comme un petit castor affamé la chair de cette viande choisie. Oh ! je t’en prie, emmène-moi dans ta caravane aux senteurs sensuelles, renverse-moi sur ton lit en bois d’ébène, couleur chocolat noir. Puis, quand le carnaval de nos sens en fête se calmera, nous boirons en silence, nous regardant au plus profond des yeux, quelques tasses de précieuse camomille...

... ajouta-t-elle en cherchant à capter son regard, à retrouver l’élan de ses ordres tempétueux du début de leur histoire...


Mais lui…
Lui rêvait déjà de la femme suivante…
Celle qu’il avait vue dans son rêve, alors qu’il était navigateur altier et viril, naviguant dans une caravelle, sur les flots agités d’une folie qui ne se calmerait jamais

mercredi 20 juillet 2011

J'ai faim....

J'ai faim
J'ai toujours faim, une faim insatiable, une faim qui me prend le ventre, qui me brule la poitrine, qui frappe sans cesse à la porte de mon âme
Non, je ne suis pas boulimique, j'ai de la chance, beaucoup de chance, je sais l'enfer que c'est pour ceux et celles qui en souffrent

J'ai faim et j'ai beau manger, ma faim continue à me tirailler le ventre, l'estomac et surtout le coeur
Parce que je n'ai pas, plus qu'il ne faut,  faim d'aliments, de frites, de chocolat (si un peu, juste le chocolat noir) de viande, de légumes et de fruits, ou de mets fins et raffinés (que j'apprécie par ailleurs, mais pas tous les jours...)

J'ai toujours faim, mais de quoi donc si ce n'est pas de nourriture?
J'ai faim de contacts humains vrais, de dialogues où l'on essaie de communiquer avec sincérité, en jouant le jeu de la confiance mutuelle, j'ai faim de tendresse reçue et donnée, j'ai faim de me serrer dans des bras que j'aime, j'ai faim de donner et de recevoir de l'amour. J'ai faim de visages qui sourient...
J'ai faim de beauté, faim de regarder avidement des paysages amples, ouverts sur le grandiose, j'ai faim de la mer sauvage juste ourlée par les falaises, des plages au sable mouillé où seuls les pieds nus ont le droit de déposer leur empreinte, aux côtés des coquillages, qu'ils accompagnent avec respect..
J'ai faim de regarder les peintures colorées des impressionnistes et aussi les toiles de ma peintre préférée (dont je vous parlerai très bientôt) qui est l'auteur de mon avatar qui se promène un peu partout ici et sur vos blogs, cette petite femme en robe coquelicot regardant émerveillée l'oiseau blanc qui lui raconte des secrets d'humanité.
J'ai faim de musique quand, le casque sur l'oreille je peux m'immerger, de toute mon âme frémissante, et sans  peur aucune de me perdre (bien au contraire), tout au fond de cet univers si riche qui vient m'habiter tout entière, qui me couvre et m'enrobe dans un nuage de bonheur intense (et plus que ça, j'ai pas de mots pour décrire)
J'ai faim de silence habité, le silence de la nature, celui des lieux sacrés, le silence qui me parle de mon intériorité, mon principal professeur en ce bas monde. Il faut juste que je l'écoute, que je me taise et que je l'écoute, il a tant de choses à me dire

J'ai faim de Dieu je crois, mais je ne le sais pas, ou je ne veux pas le savoir... De toutes façons ce que je nomme Dieu est l'infini qui agrandit mon âme jusqu'aux frontières de l'humanité.



mardi 19 juillet 2011

Sur la plus haute maison de la ville

Je l'ai vu!
Il y a un silence perché là-haut sur la plus haute maison de la ville.
Ce silence se promenait d'abord sur les trottoirs, heureux et décontracté.
Mais il en a trop entendu.
Tellement qu'il est devenu sourd (enfin presque...)
A longueur de journée il  entendait des choses du genre abominable, qui lui ont donné froid dans le coeur, et des rhumatismes, et le nez qui coule sans fin.
Alors il s'est réfugié là-haut pour retrouver une respiration ample, à la mesure de l'immensité du ciel.
Mais le silence est un peu malade, tout courbatu, il est déprimé je crois, il s'est replié sur lui-même.
Il attend là-haut sur le toit de cette maison que le vent change enfin de direction
Il attend 
avec courage
détermination
patience
et même un peu d'espoir.
Un silence qui garde l'espoir, c'est pas beau ça?
Le silence tend l'oreille (forcément) il espère que dans la cacophonie des choses abominables, il entendra bien un ou deux murmures de gens qui s'aiment tout bas tout bas, sans le crier sur le toit
un ou deux mots qui caressent l'âme...des mots qui rassurent, consolent, des mots fleuris de tendresse et de paix

Alors le silence se mettra à sourire, car il n'aura pas de mots pour dire combien c'est beau...!

samedi 16 juillet 2011

Borderline

Chez Asphodèle, le jeu n°2 d'écriture de cette semaine... pas simples les mots, et surtout nombreux !


Les mots à intégrer  sont les suivants:
bouquin – bien – bout – beauté – bastingage – bambochade – bravache – barbare – banc – bambou – balivernes – byzantin – borderline – bébé – blanc(s) ou blanches (s) – bain.

Voici mon texte:

Elle ouvre le bouquin.
L'histoire démarre péniblement : il s'agit d'un bébé tout habillé de blanc, déposé sur un banc de jardin, mignon tout plein et gna gna gna, mais c’est nul ce truc, ce soir elle veut lire du hard, du coquin, du bravache, et même du barbare s’il le faut, alors elle tourne les pages rapidement, lit en diagonale..
Elle soupire, plus loin, c’est tout aussi nul, l’histoire est ridicule, ce soir elle voulait des histoires de seins aux bouts dressés dans leur beauté insolente, et pas que des seins d'ailleurs: elle voulait… oui, elle ose se l'avouer... elle voulait du sexe…

Soudain son regard est attiré par une ligne écrite en caractères plus grands, on dirait qu’elle est écrite juste pour elle, pour attirer son regard à elle toute seule. Elle relit lentement la phrase, en savourant chacun des mots:  près du pont de la rivière Zaïe, tout contre le bastingage de ce bateau de cons, de la coursive la plus haute, un homme pisse dans l’eau, le plus naturellement du monde, en présentant son sexe à la vue de tous, comme un fier bambou…Il pisse un long jet qui finit par s’évaporer quand il touche l’eau. 
Oh! Ça lui fait une fameuse impression, elle rêve un peu en lisant le passage...
Mais soudain elle sursaute.
Quoi...  comme un bambou ? Oh lala, mais ça devient intéressant tout ça…vite vite il  faut tourner la page… ça commence à devenir byzantin ce truc ! 

Elle a le ventre déjà en alerte, et pour bien profiter de sa lecture, se fait couler un bain aux senteurs de miel et de lavande, qu’elle réserve pour ses moments spécial bambochades chuuuuuuuut son mari n’en sait rien, son mari la croit sage...  balivernes, s’il savait…!
Essoufflée par le plaisir qui envahit son corps, elle continue sa lecture fébrilement : elle s’attend au pire, non!   au meilleur, de celui qui la fait frissonner des pieds à la tête…
Elle lit, et sa main s’est glissée là où c’est si bon d’être femme… le monde s’est arrêté, elle jouit de tout son corps. Terrible!

Borderline a affirmé le médecin de son ton docte et calme, quand deux heures plus tard, on l’a découverte inanimée dans sa baignoire rouge de sang… On ne sait ni quand ça commence, ni quand ça finit, c’est très embêtant, a-t-il ajouté en hochant la tête…


dimanche 10 juillet 2011

Les plumes de l'été

Gagnée par la torpeur de l'été... affectée pas les pauses diverses et variées qu'annoncent certains de mes amis blogueurs parmi les plus anciens.. claudiquant sous les affres d'un lumbago sévère, d'où moral pas très haut...j'ai quitté les couloirs de la blogosphère depuis  une bonne semaine, ce qui, vous en conviendrez, ne m'était pas arrivé depuis longtemps...

Jusqu'à ce que allant chez Clara... je découvre ce sympathique jeu d'écriture de l'été, mis sur pied par Asphodèle. Cela m'a rappelé des moments bénis ... ceux où moi même, durant 3 belles années, j'ai animé en ligne un atelier (Paroles Plurielles) qui a attiré en son temps pas mal de participants.

Je me suis donc amusée à essayer d'écrire suivant la consigne que voici donnée pas Asphodèle:


 Pour cette première édition, il s’agit de mots en A :
allergie – astre – affriolant – arbre – anagramme – accident – artifice – abricot – abandon
Voici donc mon texte:


Elle se dandine et sa jupe virevolte. Et chaque fois que tournent ses hanches, sa jupe s’envole et l’on peut voir sa petite culotte de fine dentelle blanche, se dévoiler dans la sensualité et l’abandon de ses gestes.
 Elle le fait exprès. Elle est un peu folle, je veille sur elle, mais elle ne s’en rend pas compte. Enfin, je crois. Sa culotte blanche affriolante, capte les regards des passants stupéfaits qui se demandent un moment ce qu’il faut faire. S’il faut signaler à la police cette fille échevelée qui danse sans musique. Les braves gens sont allergiques aux gestes fous. Sous la jupe qui danse sans fin, la culotte blanche épouse parfaitement les fesses rebondies, répondant en miroir à la rondeur de l’astre de la nuit qui se pend tous les soirs dans le ciel d’encre, sans jamais se décider à mourir une bonne fois. La fille éblouit les regards, appelle la convoitise des hommes. Éveille l’allergie des bien-pensants outrés par cette danse ravageuse qui appelle à la débauche. Les bien-pensants pensent toujours comme ça, c’est normal, ils sont aveugles et sourds à la beauté des gestes inutiles, des danses en dehors des fêtes, en dehors du temps, des danses rien que pour la lune. Les bien-pensants ne regardent pas la danse, ils font des anagrammes ou des mots croisés, blottis dans la chaleur de leur canapé. Sans s’avouer qu’ils brûlent du désir de toucher, de pincer le tendre abricot qui se dessine sous la petite culotte en dentelle blanche. Les bien-pensants ont toujours des pensées de ce genre.

Que fait-elle là ? Elle ne sait pas. D’ailleurs d’où vient-elle ?  Elle ne sait pas. Juste cet arbre à ses côtés dans la grande avenue qui lui murmure dans la nuit des mots de tendresse, tout autant que de solitude cruelle..
Et moi, je suis là à l’attendre, comme le fêlé que je n’ai jamais cessé d’être. Elle ne m’accorde aucun regard, ne se tourne jamais vers moi, malgré mes petits soupirs discrets, maigres artifices pour la sortir un moment de sa transe. Je veille sur elle qui a laissé sa mémoire dans l’accident stupide qui nous a vus tous les deux  seuls rescapés d’un enfer de tôles.
L’enfant..
Mais elle ne sait plus rien, elle danse tous les soirs à la même heure sa danse initiatique et demande à l’arbre de vie de lui parler de son enfant...
Et moi, tous les soirs, au bout d’une heure, j’ai peur pour elle et je hurle à la mort, j’aboie de toutes mes forces de chien fidèle, je l’oblige à sortir de son rêve éveillé. Alors elle agrippe mon collier, me caresse la tête distraitement, et nous rentrons penauds tous les deux, dans son petit appartement au coin de la rue.




samedi 2 juillet 2011

Ateliers d'écriture et blog

La semaine dernière, j'ai animé mon dernier atelier de l'année... Les ateliers d'écriture reprendront au début  d'octobre...
Trois mois sans animation donc. Je ne sais pas trop ce que ça me fait. Soulagement? Envie de souffler? Peur d'un certain ennui?
Je participerai moi-même à deux ateliers ponctuels: nécessité de "recyclage", de découvrir d'autres façons d'animer, d'autres thèmes, forcément bien différents de ma façon de faire. Je ne veux pas m'enfermer dans ma seule façon de faire, j'ai encore bien d'autres choses à découvrir, et j'aime ça. J'en prendrai ce qui me convient...
Certains animateurs ont une culture générale incroyable, sont passionnants, mais prennent pas mal de place.
D'autres comme moi, donnent priorité aux participants, les invitant à découvrir par eux-mêmes les points forts et les points faibles de leurs textes. Je suis la plupart du temps émerveillée de la lucidité dont ils font preuve quand il s'agit de s'interroger  sur ce qu'ils font, pour autant qu'on les y invite avec respect.. 
Et bien sûr, j'ai cet espèce de 6ème sens qui me fait pressentir ce qu'un texte pourrait devenir s'il était retravaillé dans telle ou telle direction...réorganisé, remanié dans le sens de ce que l'auteur a vraiment voulu dire... une seule question suffit parfois pour lui en faire prendre conscience... et que ça fasse tilt.
J'aime énormément faire ça, je sais que j'ai cette intuition qui me permet de saisir l'essentiel d'un texte et même de la personne, parfois simplement en la regardant lire son texte... le corps parle énormément!
Je me sens alors comme une sorte d"accoucheuse", de "sage femme"... (oups ça fait pas un peu prétentieux de dire ça?)


***********
Trois mois sans ateliers donc... mais paradoxalement bien remplis de toutes sortes d'activités, de rencontres en tous genres...
Pourtant j'ai l'impression que l'engourdissement des vacances envahit quelque peu la blogosphère que je fréquente, des blogueurs que j'apprécie "pausent" leur blog. Annoncent carrément sa fin programmée.
Parmi eux de très anciens blogueurs, qui m'ont accompagnée dans mes tout débuts (il va y avoir 7 ans). Les voir quitter leur blog me fait de la peine, comme si je perdais des amis précieux, je me sens un peu seule de continuer le chemin, même si de nouveaux blogueurs sont venus depuis enrichir la liste de blogs que je lis. 
J'ai la nostalgie de mes débuts, cette période où tout était nouveau et enthousiasmant, où on se connaissait tous... j'ai raconté cette période des débuts, ses richesses et ses écueils dans Tout d'un blog (2008)
L'envie par moments me prend d'en faire autant, de quitter, de pauser (j'ai cette envie depuis six mois au moins) de reprendre souffle, de consacrer plus de temps à la lecture, au cinéma, aux amis, et surtout surtout à l'écriture au long cours.
Mais écrire ici dans le court et le ponctuel me plait beaucoup. Et me convient à merveille. 
Alors je laisse en suspens ma réflexion sur l'avenir de ce blog... je prends les choses comme elles viennent, au jour le jour... On verra bien...

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