Est-ce l'âge ou la maladie, la vie m'apparaît parfois comme une entreprise bien difficile, une lutte perpétuelle, dure et sans merci
Ces guerres sans fin de l'homme contre l'homme me désespèrent...
Je disais à quelqu'un dernièrement, qui me regardait d'un air étonné: je suis prête à mourir.
Oui, je suis prête à mourir et même je n'ai pas (plus) peur de la mort!
Mes enfants désormais pourront se passer de moi, l'essentiel a été fait, je crois
Mes enfants désormais pourront se passer de moi, l'essentiel a été fait, je crois
Mon mari aussi pourrait continuer son chemin tout seul...
Bien sûr tout n'est pas encore "en ordre" dans ma vie, j'ai des projets à terminer, des armoires à ranger, des choses à clarifier dans certaines de mes relations
C'est important de clarifier, ce mot revient souvent sous ma plume dans mon journal intime... je le constate avec amusement: CLARIFIER, rendre plus CLAIR (épousseter les yeux opaques de mon âme...)
Clarifier c'est m'avancer vers plus de sérénité, on dit "mourir en paix"
J'aimerais mourir en paix, ayant accompli ce qu'il me faut accomplir
Et là, je n'ai pas terminé encore...
Peut-être vivrai-je encore quelques années, mais j'ai intégré le fait que la mort (MA mort) fait partie de la vie (MA vie), qu'elles s'emmêlent inextricablement, et qu'il est inconscient de vouloir les séparer, de les considérer comme deux entités à part, dont bien sûr et le plus souvent, on fait semblant que la mort ne nous concerne pas.
Je ne sais ni le jour, ni l'heure, mais en quelque sorte je suis prête.
Je le serai davantage quand j'aurai clarifié ce qui reste encore en suspens.
Je le serai davantage quand j'aurai clarifié ce qui reste encore en suspens.
Et d'accepter que la mort fait partie intrinsèquement de la vie, de ne plus craindre d'y penser de peur de l’attirer, de la considérer désormais comme une possibilité pour aujourd'hui même, me permet de vivre l'intensité de chaque instant...
(1) c'est le titre d'un livre du docteur Elisabeth Kubler Ross qui a côtoyé énormément de mourants










