quelques jours difficiles...
mais me voilà repartie dans la zone courage..
elle m'accueille toujours et semble heureuse de me revoir...
j'ai à vivre la patience
ce n'est pas ma qualité principale
mais j'apprends...
je me glisse dans le plus de sérénité possible, m'éloignant le plus possible de la fébrilité qui me saisit si souvent sans que je l'invite (c'est physique, cette fébrilité... )
mardi 29 novembre 2011
jeudi 24 novembre 2011
Les tiroirs secrets
Il a dit:
Le miroir a des tiroirs secrets
Il a dit ça...
Elle a pensé aux tiroirs bien plantés dans des poches invisibles
cousues de fil blanc
ou noir
tiroirs nerveux qui grincent d'impatience de vivre
d'écrire
un mot, un seul pour débuter
il a dit encore.. la tête et le coeur embarqués dans les quatre saisons du musicien
Troublée, indécise, un moment
Puis elle a bondi, rebondi
Elle a empoigné le premier mot de son histoire
s'est mis à danser avec lui
et d'autres bien vite se sont enfilés à la suite
MERCI JEA, pour tes deux comm qui ont fait déclic en moi...;-))
Le miroir a des tiroirs secrets
Il a dit ça...
Elle a pensé aux tiroirs bien plantés dans des poches invisibles
cousues de fil blanc
ou noir
tiroirs nerveux qui grincent d'impatience de vivre
d'écrire
un mot, un seul pour débuter
il a dit encore.. la tête et le coeur embarqués dans les quatre saisons du musicien
Troublée, indécise, un moment
Puis elle a bondi, rebondi
Elle a empoigné le premier mot de son histoire
s'est mis à danser avec lui
et d'autres bien vite se sont enfilés à la suite
MERCI JEA, pour tes deux comm qui ont fait déclic en moi...;-))
lundi 21 novembre 2011
Assise au bord de sa vie
Elle guette le fil d'un possible, le cherche partout, ne le trouve pas
Alors elle s’est assise au bord de sa vie et elle attend
Assise elle attend
Elle attend le temps
Elle attend que l’avenir s’évade de son histoire.
« Miroir mon beau miroir, dis-moi que je suis toujours vivante… »
Le miroir est muet et sourd à tous ses questionnements. Est parti ailleurs refléter le monde des vrais vivants. Elle, elle est presque morte, faut le dire, assise comme elle est, qui attend…
Qui attend que le vent change d’horizon.
Juste derrière ses yeux, les nuages sont noirs et solitaires. Mais devant… devant… on ne sait pas trop, elle trouve que ça ressemble à des éclats d’impatience.
Assise, alanguie, assoupie, ébahie… c’est si long l’attente
Une vie amputée de ses élans, qui tournicote en rond, une vie qui vibre dans sa tête et son ventre en jachère. Les cartes l’ont bien dit : elle sera féconde dans mille ans !
Mille ans, c’est mieux que rien ; c’est pourquoi elle attend. Autour d’elle, fleurs, petite musique, petits oiseaux, paysage bucolique. Ca fait Alice au pays des merveilles, on s’y croirait presque.
Et hop ! c’est parti pour une histoire de lucioles dans une nuit sans âme.
Les lucioles… petites lumières perdues dans les herbes hautes, sont-elles vertes ou bleues ?
La question est primordiale : peut-être est-ce l’espérance qui se cache là…
samedi 19 novembre 2011
La magie des mots
Dis-moi ton nom, dis-moi quelque chose de ton histoire, et à mon tour je pourrai en confiance te raconter quelque chose de moi, dans laquelle peut-être tu te reconnaitras, qui nous fera vibrer dans nos humanités mises ainsi face à face et capables dès lors d'entrer en relation
Par quelle magie peut-on se sentir ainsi en communion de pensée et de coeur, rien qu'en lisant les écrits de quelqu'un qu'on reconnait comme une soeur, un frère? Sans voir ses yeux, sans le voir rire ou s'assombrir, sans le voir vivre au quotidien, sans le toucher, sans s'asseoir en face de lui et l'écouter parler?
Est-ce que les mots suffisent à créer une relation d'échange authentique?
Est-ce un leurre de s'imaginer comprendre et se croire compris simplement au travers des mots de quelqu'un dont la sensibilité nous rejoint
Moi qui suis une "sensorielle", pourquoi suis-je tellement attachée à certain(e)s ami(e)s virtuel(le)s et qui le resteront vraisemblablement?
Pourquoi cette persévérance à venir écrire ici et ce bonheur d'aller à mon tour lire le billet du jour (de la semaine) de ces gens inconnus et pourtant si connus?
Moi qui suis une "sensorielle", pourquoi suis-je tellement attachée à certain(e)s ami(e)s virtuel(le)s et qui le resteront vraisemblablement?
Pourquoi cette persévérance à venir écrire ici et ce bonheur d'aller à mon tour lire le billet du jour (de la semaine) de ces gens inconnus et pourtant si connus?
vendredi 18 novembre 2011
Ecrire et commenter
Lit-on un blog pour les billets que l'auteur écrit et illustre avec talent et coeur?
Serait-il possible que certains blogs soient lus surtout pour ses commentaires parfois si désagréables, à tel point que les commentateurs continuent à s'interpeller entre eux, souvent avec une certaine hargne, défendant ou condamnant agressivement vigoureusement l'auteur du blog, ou les auteurs des commentaires... cela devient un espace de commères (oui là je suis bien obligée de le reconnaître, certaines femmes sont des championnes des mots fielleux!)
Vient-on lire alors les commentaires comme de vulgaires voyeurs qui se repaissent du sang des mots durs? Par plaisir de voir jusqu'où ça risque d'aller? (40 et plus de commentaires acides, incroyable!)
Je suis tombée dernièrement sur un blog de ce type. Réaction immédiate, je m'enfuis: les vrais drames sont suffisamment nombreux pour ne pas perdre mon temps à des mesquineries qui n'en valent certainement pas la peine
Car... je ne comprends pas, vraiment pas...
Un blog n'est pas un forum de discussion, c'est un lieu où une personne partage et les autres réagissent sur ce qu'il leur est donné de lire et/ou de regarder.
Ou pas...chacun est libre!
Ou pas...chacun est libre!
Quand je ne suis pas d'accord avec un point de vue exprimé, je me tais. Mais si je réagis, je veille à écrire à partir de mon opinion, jamais au sujet de la personne en la jugeant durement, en la traitant de tous les noms d'oiseaux. Comme si moi, j'avais la vérité! Qui suis-je pour cela?
Au cours de ces sept années de blog, j'ai été contrée, parfois même moquée, eh bien je vais vous le dire, ça m'a fait mal... enfin moi j'ai eu mal!
Bien sûr autrefois, quand j'ai débuté le blog, un commentaire désagréable me mettait à terre et il m'est arrivé d'avoir la tentation de vouloir appuyer sur le bouton: "supprimer ce blog"
C'aurait été bête non? avant tout pour moi qui me suis attachée à ce lieu de convivialité!
Je sais maintenant que les commentaires de ce type concernent d'abord et avant tout le commentateur(trice) ses mots ne sont qu'une sorte de prétexte (miroir? projection?) pour démarrer une machine qui s'emballe. Le problème, s'il faut utiliser ce mot, est avant tout chez la personne agressive...
Mais si aujourd'hui mes billets devaient générer des commentaires hargneux, je crois que.... en fait je ne sais pas ce que je ferais... j'ignorerais je crois, je garderais confiance de toutes façons.
J'ai cette chance que ce ne soit pas le cas
Je n'ai pas le temps de "surveiller" mon blog, pourtant, je ne modère jamais mes commentaires, (oui, je sais juste pour le billet précédent!) même quand je m'absente quelques jours: je fais confiance en mes lecteurs, les choses s'autorégulent d'elles-mêmes...
Il y a beaucoup de petites communautés de blogueurs, avec un "esprit" parfois si différent les uns des autres. Qu'on échange durement sur des points d'actualité ou de politique ou de problèmes sociaux, c'est dans l'ordre des choses, mais qu'on cherche ou cultive ce qui ressemble furieusement à de la méchanceté... je dis non!
Un non vigoureux...
J'ai parlé de cela dans mon livre "Tout d'un blog"... à lire aussi si le coeur vous en dit
lundi 14 novembre 2011
Oh rage, oh désespoir etc etc
"Oh rage, oh désespoir, oh vieillesse ennemie, n'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?" Le Cid de Corneille
j'ai la rage
j'ai le désespoir
j'ai la colère
NON je ne suis pas positive, ces jours-ci!
OUI j'ai peur de ce qui m'attend
La cataracte gagne du terrain... chaque jour un peu plus: enfin... faut espérer que c'est ça et pas une possible rechute de cette p... de maladie qui a éteint l'un de mes yeux et ne cesse de menacer l'autre
NON! je ne veux pas devenir a..... bon je prononce pas le mot, pour pas attirer le truc... mais c'est coincé dans mon estomac, dans mon ventre, dans ma gorge, dans mes tripes...
Dans mes angoisses...
Oui c'est TRES difficile et TRES fatiguant d'essayer de voir, de lire, d'écrire à travers des nuages de plus en plus opacts... AU SECOURS!!
Je suis coincée chez moi, ai perdu toute autonomie: je ne conduis plus (forcément!), j'ai besoin d'un bras compatissant pour m'aventurer dehors...je dépends des autres pour de plus en plus de choses...
J'ai dû renoncer à toutes mes activités... que j'aimais tant...
Profiter d'un rayon de soleil? pas question, je suis éblouie, je supporte pas: si je sors marcher un peu, c'est après 16 h, quand le soleil s'est caché
Je sais à peine lire, à peine écrire, ici ou ailleurs
Je commence à m'ennuyer, moi si active, si indépendante, qui avais tant de projets encore
Je supporte pas le bruit, ni les bavardages futiles, ni le remue ménage des tout petits
Y a juste la musique et encore...si elle ne gueule pas
Je suis OUT
Opérer? c'est pas au programme... pas encore... un jour peut-être, dans un an, peut-être moins, peut-être plus... il y a des risques que l'équipe médicale ne veut pas (encore) prendre. Tant que je prends ces médocs sensés sauver mon oeil rescapé...
HAHAHA, OUI, C'est drôle... ce sont ces mêmes médocs qui ont accéléré incroyablement vite le processus des nuages noirs... HOHOHO STOP, j'en veux pas...
Il y a des jours où je suis à bout... aujourd'hui par exemple
demain est un autre jour... on verra!
Ce blog risque de mourir de sa belle mort... encore un renoncement difficile pour moi, .. ben oui! parler de maladie, ce n'est agréable pour personne, ni pour vous, ni pour moi, ça finit par lasser
Je ferme l'accès aux commentaires pour ce billet... je SAIS que vous êtes là, compatissants, ça me suffit de le savoir...
mercredi 9 novembre 2011
Quand rire agrandit le coeur..
Un simple moment d'amitié... cadeau reçu à l'improviste, gratuitement, simplement parce qu'on avait envie de me faire ce plaisir...
Hier soir, notre couple était invité à manger chez un couple ami
Comme ça... suite à un coup de fil où mon amie avait perçu que ma vie ... euh... pas très facile en ce moment (malgré tout mon désir de rester positive...)
Je vis en ermite, je l'ai écrit, manque de force physique
Mais là, j'ai accepté, simplement
Et c'était bon...
Il y avait le repas, préparé avec amour et sans un grain de sel: bien sûr salière à table pour les autres..
Mais en plus l'amitié, quand on peut se détendre et rire, car on a ri, grâce surtout aux talents de conteuse de la maitresse de maison
Elle a raconté (entre autres) leur rencontre de couple et leur premier baiser... j'ai ri, mais alors ri....j'avais oublié jusqu'au son de mon rire... et combien de rire sans arrière pensée sur une santé déficiente, pouvait agrandir mon coeur... le porter vers le haut, vers le bon
Quelque chose en moi a goulument profité du moment présent... simple bonheur reçu comme un précieux cadeau
MERCI M et D... vous êtes des amis sur lesquels on peut compter!
samedi 5 novembre 2011
Mon livre...
Un extrait d'un petit mail que j'ai reçu dernièrement...
Pour vous donner envie de cliquer là à droite, sur le livre de mes Petites Paroles
La drôle de période que je vis m'a fait négliger de suivre ça d'un peu plus près: je ne sais pas si le livre a eu ses chances...
C'est dommage pour moi, mais aussi (qui sait?) pour vous:
Alors voici:
Je t'écris ce soir pour combler une lacune. A chaque fois j'oublie de te dire combien j'ai aimé ton livre" Petites paroles de Coumarine " . Impossible de reprendre tous les passages qui m'ont touchée évidemment... Ton écriture est vraie, précise et poétique à la fois. Elle évoque si souvent ces moments simples, ces instants que l'on ne prend pas assez le temps de regarder. Elle nous ramène aux émotions profondes, cryptées. J'aime énormément :))
Mon livre ne raconte rien de sensationnel, simplement les petites émotions de la vie, que j'aime observer, puis décrire, le plus justement possible. Mais c'est souvent ce qui touche le plus... Alors voilà si le coeur vous en dit... juste un clic!
mercredi 2 novembre 2011
Patience et longueur de temps...
- J'apprends la patience, moi pour qui tout devait aller vite et efficacement... j'avais jusqu'il y a peu, tant de choses à gérer...là maintenant je suis obligée de prendre mon temps, dépendante des autres pour bcp de choses, je patiente, et surtout j'accepte que les choses se fassent différemment. Vous savez quoi? pas simple pour moi: mon score de patience atteint péniblement 5/10.
Parfois ça m'éneeeeeeeeeeeeeeeerve!!
- Etre malade m'a obligée à abandonner toutes mes activités, celles que j'aimais, celles que j'aimais moins mais pour lesquelles je m'étais engagée. Plus d'ateliers d'écriture...;-((
Difficile de lire (j'y arrive encore mais pas longtemps..) difficile d'écrire (j'aurai mis du temps à écrire ce billet, d'autant plus que je n'aime pas laisser des fautes). Je vis en ermite, ne sortant guère de la maison...(je suis faible et mes forces sont limitées)
C'est donc un véritable défi pour moi, auquel je suis confrontée: rester dans le VIVANT... en moi, et parmi les autres...Ne pas me recroqueviller, ne pas m'éteindre... rester fougueuse dans la lenteur, le silence, la solitude, quelle gageure!
- Je mange autrement: d'abord et avant tout parce que le sucre et le sel me sont totalement interdits mais aussi parce que je prends la peine de cuisiner "autrement": plus aucun de ces plats préparés industriellement, de ces plats préparés tout faits, mais des potages à base de légumes frais, beaucoup de légumes, des fruits de saison, des fruits en compote, du poisson. Les épices remplacent le sel... et donnent aux aliments beaucoup de gout. Je redécouvre la saveur des aliments au naturel (et l'H aussi, et ça ne lui déplait pas..)
- Sont surgies quasi de nulle part, ou parfois de très loin, des personnes ressources pour moi, rencontrées dans le cadre de la clinique, du Net ou de mon entourage... ou encore, avec lesquelles j'ai renoué, après un temps d'éloignement
Et puis il y a les amis de toujours, les fidèles, ceux sur qui je peux vraiment compter, quel bonheur! Merci à vous, vous m'aidez à continuer le chemin. Vous m'apprenez à ne pas regarder en arrière, dans les regrets stériles de ce qui a été...
- Je compte écrire l'histoire de cette étrange aventure, pour moi sans doute, pour mettre les choses "au clair", mais aussi parce que je suis sûre qu'elle pourra "aider" ceux qui me liront. Non pas tant l'aventure "extérieure", pas originale en soi, car semblable à tant d'épisodes de maladie et d'hospitalisation... mais l'intérieure, celle qui se passe au coeur de JE SUIS, celle qui ne se dévoile que si j'accepte de la partager...
samedi 29 octobre 2011
Etre dans le JE SUIS
Dans ces moments étranges que je vis, en ermite je dirais, je suis de plus en plus dans le "JE SUIS".
Le temps s'adapte, évidemment, JE SUIS n'est pas pressé, il est, tout simplement, il frôle les profondeurs de l'âme, va loin, ne savait pas qu'il pouvait aller aussi loin... parfois même ça fait un peu mal de creuser si profond...
JE SUIS ne se déguise pas, ne cherche pas à impressionner, ni à jouer un rôle...
Quand forcé contraint, on ne peut être que dans le JE SUIS, il y a peu ou pas de place pour le JE FAIS (rapide, efficace, etc.
On pourrait croire qu'on va s'ennuyer... le JE FAIS prend tant de place dans la vie, faut dire
Ce n'est supportable que si on accepte de creuser le JE SUIS, d'y descendre
Alors surgissent des choses qu'on n'attendait pas, pas forcément faciles à vivre, non, non, mais intenses...
Jeudi on m'a demandé de lire en public le texte que j'ai écrit sur ce blog à propos du petit miracle auquel j'ai assisté en tant que patiente dans la clinique où je passe tant de temps...
(lors de la fête de Saint Luc, patron des cliniques universitaires Saint Luc)
Je l'ai lu dans cet état du "JE SUIS"...
là il y a simplement de l'amour, de l'authenticité, et de la simplicité, mon oeil rescapé mais malade, savait qu'il pouvait compter sur mon sourire, il n'est pas malade, celui-là... j'espère jamais, il suffit de le décider au fond
Rien d'autre: simplement le donner et le recevoir
J'ai entendu le silence des gens qui m'écoutaient...
Mes mots allaient toucher leur âme, tandis que la mienne s'élargissait à leur contact...
vendredi 21 octobre 2011
aurevoir
Je retourne en clinique
C'est sans doute la fin de ce blog
C'est dur, très dur
Je ne sais pas ce que me réserve l'avenir
A bientôt.... ou pas!
C'est sans doute la fin de ce blog
C'est dur, très dur
Je ne sais pas ce que me réserve l'avenir
A bientôt.... ou pas!
mercredi 19 octobre 2011
Quatre rondins un peu pourris
Cette carte reçue hier au courrier
Je la regarde attentivement: elle a quelque chose à me dire, mais je ne saisis pas encore de quoi il s'agit.
Je sais juste que je suis troublée, interpellée..
Je la regarde attentivement: elle a quelque chose à me dire, mais je ne saisis pas encore de quoi il s'agit.
Je sais juste que je suis troublée, interpellée..
Un fossé infranchissable, petit cours d'eau tempétueux
En travers du fossé, quatre rondins pour permettre de faire le passage, lentement, prudemment, en faisant attention de ne pas glisser.
De ce côté-ci, c'est la sécurité "plate", sans "accident" de terrain, quelques herbes quelconques, désordonnées.
De l'autre côté, il y a de beaux arbres debout, caressés par une tranche de soleil, de chaleur: envie de me glisser dans cette bienfaisance
Et puis plus loin, une clairière ouverte sur le soleil, sur la lumière, elle m'attire irrésistiblement.
Je pense que c'est ma destination...
Pour y arriver, rien à faire, faut faire le passage, c'est obligatoire, même si je rechigne, même si je me révolte; même si je me dis que c'est pas juste, pourquoi moi, pourquoi mes yeux.
Des pourquoi stériles, sans réponse! Evidemment.
La réponse... c'est le passage, sur des troncs mangés par la moisissure, un peu pourris, sûrement fragiles malgré leur force apparente.
Un passage délicat qui demande le courage d'y aller. de se lancer
Parce qu'"ici" il n'y a rien à voir, rien à vivre, que du plat sans relief, que des feuilles mortes..
________________
Sur la carte, il y a des mots, choisis spécialement pour moi, avec tendresse.
Sur la carte, il y a ces mots de Christiane Singer a écrits sur son lit d'hôpital, peu de temps avant de mourir
"Une maladie est en moi. C'est un fait. Mon travail va être de ne pas être, moi, dans la maladie."
Voilà! c'est ça, exactement ça, que j'essaie de vivre. Etre dans la maladie, c'est perdre au fil des jours un peu du VIVANT en moi. Je désire être présente, consciente, active dans la mesure de mes moyens. Je ne suis pas que la maladie, même si actuellement, elle empiète sur tellement de domaines de ma vie, même si elle se rappelle continuellement à moi, par l'opacité qui a envahi inexorablement le champs visuel de l'oeil qui me reste...
Et cette maladie en moi, je la soigne au mieux, avec l'aide et les conseils des médecins que j'interroge au maximum, pour rester responsable de ce qui m'arrive, et pas une poupée de chiffons que l'on manipule à son gré...
dimanche 16 octobre 2011
Curieux dimanche
De préférence avec un "s" à mon nom... c'est bien moi qui serai là cet après-midi
Courageusement...
- merci Clémentine pour ta piqûre de rappel.... ce sera minute après minute....
- JEA, tu as posé une question à laquelle je ne peux pas répondre, y a t-il des "doués" qui le pourraient?
Courageusement...
- merci Clémentine pour ta piqûre de rappel.... ce sera minute après minute....
- JEA, tu as posé une question à laquelle je ne peux pas répondre, y a t-il des "doués" qui le pourraient?
jeudi 13 octobre 2011
dimanche 9 octobre 2011
Une petite parole (dans le livre)
30 juin 2005
Ne pas perdre son temps à ensemencer des déserts.
Je m'interroge : quels sont les déserts que je m'obstine à ensemencer ? En me désolant de ne pas avoir de résultats ?
Et pendant ce temps, il y a des chemins féconds, rieurs, inondés de soleil dans lesquels je n'ose m'aventurer. Il y a des arbres que j'oublie de caresser, des parfums que je tiens à distance, des sourires que je ne prends pas la peine de décrypter, des mots que je néglige d'écrire, parce que je reste possédée par d'autres qui me sont néfastes.
Quels sont les déserts que je continue à ensemencer ?
J'y ai pensé cette nuit, alors que la chaleur m'empêchait de dormir
Ecrit il y a 6 ans... encore vrai aujourd'hui... (sauf la chaleur...il pleut et il fait froid ce matin...)
mardi 4 octobre 2011
Sept années de blog...
Hier soir je suis allée un peu me promener sur les chemins oubliés de mon premier blog, celui qui a débuté le 4 octobre 2004.
Deux choses de prime abord m'ont frappée:
- un de mes premiers billets parle des yeux et plus exactement du "regard" que l'on porte sur les gens et les choses (curieuse coïncidence)
- il y a dans les premières pages, des commentaires déposés bien après la date de parution des billets par des lecteurs qui me disent avoir entrepris la lecture systématique depuis le tout début (je les admire, il y a plus de 2000 billets en tout !
De lire cela, m'a fort touchée
Je n'ai pas à être, ni à chercher à tout prix à être une "bonne blogueuse", celle qui aura beaucoup de lecteurs. et de commentaires.. mais simplement à veiller à être et rester Coumarine, simplement Coumarine, à sa place de Coumarine (et dans la vie, finalement c'est la même chose...la lutte pour être le ou la meilleure est une lutte stérile et épuisante...
Parmi vous il y a des gens qui me disent combien mon blog parfois les nourrit. Merci de me le dire et de me faire cette confiance...Vous m'aidez plus que vous ne le pensez
******
Aujourd'hui est donc un grand jour pour moi. Depuis un an je prépare avec le plus grand soin la publication sous forme de livre papier des billets que je considère comme les meilleurs (les plus significatifs) de mon blog (ancien et nouveau)
- ceux qui m'ont le plus marquée moi, en les écrivant
- ceux qui vous ont le plus fait réagir, mais surtout des commentaires les plus intéressants... mais qui ne sont pas dans le livre...
Ce sont de précieux commentaires qui m'ont accompagnée bien des fois dans des moments de questionnements, mais aussi dans des moments de joie libre
Vous le savez, dans la mesure de mes possibilités j'ai tenté de vous accompagner. J'ai reçu tout au long de ces années un nombre incalculable de mails de la part de gens, qui trop timides pour exposer leurs opinions leurs souffrances surtout) à la vue de tous, m'ont écrit en privé. Je leur ai toujours répondu avec soin, je vais même dire...avec amour,oui!
bref voilà ce livre,voulu et décidé comme tel. Non pas publié comme les autres chez un éditeur "officiel".
Je n'ai pas cherché d'éditeur me disant que ces petites tranches de vie n'intéresseraient que les blogueurs qui me connaissent ou qui me découvrent
Il est donc présent et en vente sur le site de The Book Edition au prix de 12 euros
(J'ai toujours veillé à ce que mes éditeurs officiels qui décidaient du prix de vente et de la couverture, proposent mes livres à des prix démocratiques. Pour moi c'est une philosophie essentielle du livre, qu'il soit accessible à tous...)
La couverture est la magnifique peinture de Françoise Collandre, qui m'accompagne comme avatar depuis cinq ans au moins
Françoise Collandre est une peintre dont j'aime énormément l'univers poétique et tendre. Quand je l'ai contactée le coeur un peu serré pour pouvoir "utiliser" cette peinture qui fait partie de moi...elle m'a remerciée d'avoir pensé à elle (elle m'a dit qu'elle connaissait l'univers de Coumarine qui rejoignait le sien... alors ça c'est du BONHEUR)
Elle m'a donné son accord,comme ça gratuitement, sans devoir payer aucun droit d'auteur.... Son avis positif sur mon livre qu'elle possède depuis fin juin est ma plus belle récompense...
C'est Alainx, l'ami de ces 7 ans de blog qui en a fait la mise en page complète. Et le résultat est beau et digne...Je suis fière de le tenir en main... Merci Alain!
Merci de faire bon accueil à mes Petites Paroles de Coumarine: il vous suffit de cliquer sur le site de TBE et de suivre la procédure de commande. Simplissime (et facile pour moi!)
Merci pour votre accueil, pour votre présence toujours si chaleureuse...
lundi 3 octobre 2011
Bilan suite
J'y vais donc de l'engueulade maison (faut alors se tirer de mon chemin, car ça déménage!!..) aux supplications sirupeuses, des fois qu'Il entendrait la voix de la petite Coum au fond de sa petite Belgique...
-Vous ne croyez pas cher Dieu, que vous pourriez faire quelque chose? Parce que si j'exagérais par exemple (bon allez, d'accord, je file dans le chantage...) dans la prise de mes somnifères qui me font dormir à peine, vous en tireriez une gueule, non? Une famille entière déstructurée, démolie pour trois générations au moins (oui, la psychogénéalogie prétend que les traumatismes serpentent en faisant plein plein plein de dégâts,d'autant plus qu'on s'éloigne du point de départ du traumatisme......Bon j'en dis pas plus, je pourrais effrayer mes enfants, d'ailleurs, rassurez-vous mes enfants, ce n'est pas mon genre d'en finir avec la vie, mais je parle à Dieu voyez-vous, il faut que j'y aille FORT! Faut pas que je mâche mes mots! Il est parfois sourd d'oreilles!
La 5ème point est donc l'acceptation. L'acceptation de ce qui EST. L'acceptation de ma réalité d'aujourd'hui, qui sera la même que celle de demain et puis des jours suivants...
Et accepter, c'est à recommencer chaque matin, que dis-je à chaque instant, et même à chaque minute...(step by step a dit Carole dans un commentaire...)
Mais je n'ai pas (encore) le mode d'emploi. C'est quoi accepter? quelle est la différence avec se résigner?
Accepter profondément, je commence petit à petit à entrevoir ce que c'est: accepter que les choses, étant ce qu'elles sont, il peut être possible de les vivre minute après minute, dans un vrai chemin de sérénité et de reconstruction.Ce qui j'en suis sûre, ne voudra jamais dire que ce sera facile..
Je suis sûre aussi que vivre en relation, dans l'être (et non dans le faire bien et à tout prix) a son importance aussi...
Bon tout ça n'est pas très clair encore... je fais mon chemin.. lentement mais surement
Ce qui pose pour moi la question de l'avenir de ce blog: je suis lue, vous le savez...par plein de monde, du virtuel et du réel...vous voulez des chiffres? Ben non! Vous n'en aurez pas... C'est mon affaire....;-))
Ecrire ici mon cheminement intérieur et personnel face à cet évènement, cela relève-t-il encore d'un blog tel que celui-ci, tel qu'il est devenu au fil du temps? ou ce blog deviendrait-il un blog de "confidences" parfois fortes et intimes comme les réflexions et confidences que l'on fait à une personne de confiance? En tête à tête?
Je ne sais pas...
Il me semble que mon regard se tourne vers l'intérieur de mon être et y découvre, afin de les cultiver, ses trésors intérieurs, qui pour être personnels, rejoignent l'universel.... je suis persuadée de cela : l'expression simple des ressentis rejoint les personnes dans leur ressenti à elles, même si les circonstances de leur vie sont différentes... Je viens encore d'en avoir un exemple éloquent dans le mail reçu vers 5H... elle se reconnaitra, merci à toi!
***********
Voilà! Demain le 4 octobre, il y a 7 ans que j'ai commencé l'aventure de ce blog... Beaucoup de persévérance, beaucoup de joie aussi, de belles "rencontres". J'aime cette écriture au presque quotidien, et je pense la continuer... si j'en trouve l'orientation qui me convienne
Demain je me ferai le cadeau de vous annoncer mon livre suivant... J'y tiens beaucoup, beaucoup..
Peut-être est-ce pour cela que j'aurai mis tant de temps à l'annoncer (il est prêt depuis juillet..)
Bilan
Voilà plus d'un mois et demi que je suis quasi hors circuit. Dans un grand état de fatigue. Incapable même de donner quelques miettes de mots aux canards de "mon" étang, mangés qu'ils sont tout aussi vite avant même qu'ils n'aillent se cacher au fond de l'eau...
Je n'imaginais pas un seul instant que ces deux mois seraient aussi durs à vivre.
Au début de mon aventure, les deux ou trois billets que j'ai écrits l'ont été avec un courage qui m'a étonnée moi-même et que beaucoup d'entre vous avez souligné: fière de moi que j'étais; heureuse de vos mots positifs: quelle Coumarine quand même, hein!
Mais voilà! j'ai crâné!... Seule façon pour moi de survivre. Et c'est aussi dans mon tempérament de crâner
J'ai lutté comme une tarée. J'ai cru pouvoir aller au delà de mes possibilités, allant à contre courant de ce que mon corps me dictait et me permettait. Je n'ai pas écouté ses mises en garde...
Persuadée qu'au bout d'une semaine, j'aurais fait un deuil exemplaire (admirable!)
Persuadée qu'en quelques jours de plus (à peine!) je récupérerais mon tonus et ma joie de vivre. Et hop! C'est ce que je voulais et espérais au plus profond de moi.
Mais ce n'est pas du tout ce qui se passe. Les choses avancent sans doute (parfois j'en doute quand je fais de terribles pas en arrière), des pas d'éléphant pesant! Le midi et le soir me voient vidée de mes énergies, capable seulement de m'écrouler sur mon lit et de dormir dormir dormir...
Combien de temps encore vivre comme ça à moitié?
Je reconnais que ma lutte quasi désespérée pour aller coute que coute de l'avant témoigne d'une chose: je n'ai pas encore accepté. Pas vraiment. pas du tout même!
Pas encore accepté le tsunami qui en deux jours de temps m'a privé de l'oeil gauche. Pas encore accepté le traitement draconien qui, s'il m'aide à garder l'oeil qui me reste, me met à plat les 80% du temps..
Non! Je n'ai pas accepté! Pire je suis dans le déni! Dans le "c'est pas possible", je vais me réveiller de ce cauchemar! Quelques jours encore et la vilaine grippe sera guérie!
Je me souviens des étapes du deuil établies par Elisabeth Kubler Ross: (source Wikipédia)
1- le déni
2- la révolte, la colère
3- le marchandage
4- la dépression
5- l'acceptation
Je suis tout à la fois dans le deni, la révolte, le marchandage, et la dépression!
Je ne fais que me dire que ce n'est pas possible. Que je vais me réveiller de ce mauvais rêve, qu'un matin (de préférence aujourd'hui;-)) tu verras ma vieille, tu ouvriras les yeux et oh! miracle, tu reverras tout comme avant.. (tu parles..)
Je nie l'évidence. Les médecins ne m'ont pas caché que non, madame, non! il ne faut pas croire au miracle: votre oeil est aveugle. Définitivement. Point à la ligne. C'est simple non?
OUPS!
La révolte s'exprime chez moi par des flots de larmes que je ne maitrise pas et qui surgissent de mes yeux encore endormis au réveil. Mon inconscient se souvient avant que je ne sois consciente.
Alors je me sens "obligée de crâner" pour ne pas trop montrer au mari combien je suis triste (en colère). Je veille à le protéger, ainsi que mes enfants d'ailleurs...
Quant au marchandage, vous voulez savoir? Et bien je discute avec Celui-là, d'en haut). Je lui demande des comptes. Ils ne sont pas piqués des vers. J'en parlerai pas ici... ce n'est pas le lieu... mais c'est MOI qui suis gagnante, j'aime autant vous le dire...
(la suite cet AP... vous allez vous fatiguer (hum hum- ou alors c'est moi...
mais revenez, j'ai pas fini du tout du tout!!!
jeudi 29 septembre 2011
comme un bonbon collant beurk
un petit mot de rien du tout
un petit mot se cache dans ma poche
(ou peut-être dans mon sac)
(ou peut-être en dessous de mon lit
tout penaud de ne pas être trouvé
mais qu'est-ce qu'il fait là, dis-moi?
il devrait sortir au grand jour
s'échapper de son silence fatigué
Il est grand temps, les mots finissent pas fondre
au fond des poches
comme des bonbons collants beurk
attends, tu ne perds rien pour attendre
m'a chuchoté aujourd'hui l'arbre majestueux
que je suis allée consulter (gratuitement, il est grand prince):
demain il a dit avec un grand sourire d'automne
il fera beau, c'est plus que certain
la météo ne ment jamais
(enfin presque jamais)
et le petit mot se risquera au dehors
zut j'ai pensé:
pourvu qu'il ne se noie pas
dans l'étang mangé comme une miette de pain
par les canards voraces
on verra, on verra
un petit mot se cache dans ma poche
(ou peut-être dans mon sac)
(ou peut-être en dessous de mon lit
tout penaud de ne pas être trouvé
mais qu'est-ce qu'il fait là, dis-moi?
il devrait sortir au grand jour
s'échapper de son silence fatigué
Il est grand temps, les mots finissent pas fondre
au fond des poches
comme des bonbons collants beurk
attends, tu ne perds rien pour attendre
m'a chuchoté aujourd'hui l'arbre majestueux
que je suis allée consulter (gratuitement, il est grand prince):
demain il a dit avec un grand sourire d'automne
il fera beau, c'est plus que certain
la météo ne ment jamais
(enfin presque jamais)
et le petit mot se risquera au dehors
zut j'ai pensé:
pourvu qu'il ne se noie pas
dans l'étang mangé comme une miette de pain
par les canards voraces
on verra, on verra
dimanche 25 septembre 2011
Ma vie, bleu nuit
Les ressacs parfois violents
Hantent mes rêves
Et me laissent
Au matin
Brisée
D’infini.
Obstinée à démêler
Un par un
Ces éclats éparpillés
Je m’égare dans l’opaque
Bleu nuit
De ma vie
Une histoire d’océan
Miroite
Et s’alanguit
Au plus intense
De mes écumes
Blanches
J'invente, minute après minute
Un manteau de soleil
avec trois fois rien
une ou deux dentelles
Ourlées
De mes rêves
Égarés.
Vous l'aurez remarqué, je n'écris pas grand chose, du moins ici...
Les "chambardements" qui sont les miens, pourtant minimes par rapport à tant d'autres, qui vivent des choses plus intenses (oui, je sais, on ne compare pas...) me mènent sur des routes inattendues, que je découvre, qui m'effraient pour certaines, me (ré)confortent pour d'autres, m'obligent à aller là où je ne voulais pas spécialement voir clair(!)
A vrai dire, je ne sais pas trop où j'en suis
J'ai là un livre tout près (dont la couverture si belle est mon avatar peint par l'artiste que j'aime tant Françoise Collandre. Voilà une année que j'y travaille
J'attends encore un peu... me sens pour l'instant trop faible et peureuse pour l'annoncer fièrement avec simplicité sur mon blog..
Je vais le mieux possible avec les détresses parfois violentes, mais aussi les sourires de soleil qui font mon quotidien
Merci d'être là...
A bientôt
jeudi 15 septembre 2011
Il s'appelle Odéon
Photo Fred
A cette seconde précise, votre pensée s’agite. Vous cherchez ce que ce prénom vous évoque. Vous êtes désarçonné ou charmé ou désappointé ou surpris ou touché, mais quoi qu’il en soit, vous vivez, vous ressentez quelque chose. Votre esprit est marqué, immanquablement. Aujourd’hui comme à l’occasion des milliers de rencontres qu’Odéon fera dans sa vie, son prénom l’aidera à le faire exister.
L’originalité est une chose, mais elle ne suffit pas. Nous désirions aussi que son prénom porte une signification. Du sens. Et tant qu’à faire du positif.
Odéon, du grec Ωδείον (littéralement « construction destinée à des concours musicaux »), est dérivé du mot grec « chanter », qui a aussi donné « ode ») et qui désigne les divers édifices de la Grèce antique spécifiquement affectés aux exercices de chants, aux représentations musicales, aux concours de poésie et de musique. (Par la suite, de nombreux théâtres et cinémas ont reçu ce nom).
Comprenons-nous bien, il ne s’agit pas de lui imposer un destin (musical, pour le coup) mais de lui offrir un atout : par son prénom, la poésie, le raffinement et l’harmonie accompagnent ses jours.
Et puis parallèlement à ça, Odéon sonne résolument masculin, ce qui nous plaît beaucoup. Et puis – nous aurions pu commencer par ça - Odéon sonne joliment, délicieusement à notre oreille ! Vous devriez l’entendre de la bouche de Mandoline. Et puis il y a un lien thématique entre son prénom et celui de sa sœur. Et puis Dorian (son grand frère d’un autre père), Mandoline et Odéon ont le don d’avoir en commun les lettres d-o-n. Et puis on utilise parfois l’expression « Nickel odéon » lorsque l’on se trouve dans un état de contentement absolu, encore une connotation heureuse.
Le jour où Odéon nous demandera pourquoi nous lui avons donné ce prénom, il comprendra aussi que nous l’avons choisi avec beaucoup de soin. Enormément de soin. Ce qui, ce jour-là sera aussi une preuve de l’amour que nous lui portons...
Ce billet est signé Fred... le père de Odéon, je voulais qu'il explique lui-même le choix du prénom qu'il ont choisi!
MERCI à toi...
mercredi 14 septembre 2011
Une histoire "sacrée" (histoire d'une naissance)
! Attention billet long...! Courage pour la lecture....;-))
1- Il était une fois un jeune couple ordinaire. Moderne. Famille reconstituée.
Un homme, une femme tentant de vivre au jour le jour la vie stressée d'aujourd'hui. Pas toujours simple; La lutte pour la vie.... Le fils de la jeune femme vivant avec eux une semaine sur deux. C'est vite dit, mais pas si simple que ça dans le quotidien...
2) Il y a deux ans et demi leur naît une petite fille. Blonde aux yeux bleus. Étrange quand la mère est d'origine tahitienne, cheveux noirs profonds, et de merveilleux yeux de jais (son fils aîné a son type). Elle, la petite Mandoline, tranche dans sa différence douce et inattendue: blonde aux yeux quasi bleus, très petite fille...
Tout n'est pas toujours rose. Le couple se cherche. Le travail les sépare. Ils leur arrive de vivre des moments de crise. Pour qui donc la vie est-elle facile?
Mais le chemin se poursuit. Entre ces deux (et leurs enfants) quelque chose de solide semble se construire. La vie est forte et se colore de beaux moments d'amour.
Quelques fois pourtant surgit la tentation de poursuivre chacun son chemin séparément. Mais un cheminement entrepris les rapproche. Ils le veulent, ils y mettent le prix. C'est une décision. Ne pas casser rageusement quelque chose qui pose trop de problèmes. Qui a dit que la vie était facile?
3) Puis s'annonce, décision voulue et souhaitée, le deuxième enfant du couple (le troisième en fait pour elle, vous me suivez toujours?). Le couple, comme pour Mandoline, souhaite absolument vivre la naissance comme un événement normal, entre eux, chez eux, assisté par une sage femme compétente et chaleureuse, aux petits secrets précieux pour faciliter les choses...
Ils ont certes la chance de vivre une grossesse normale. (je sais tout le monde n'a pas cette chance...). Ils refusent de médicaliser ce qu'ils ne considèrent ni comme dangereux, ni comme une maladie à entourer d'instruments sophistiqués dans une salle de clinique super équipée qui, ils le "sentent", va les "distancier" de leur ressenti physique et émotionnel.
Ils veulent vivre la naissance ensemble, moment après moment, le père bien présent.
Je le répète, il s'agit d'eux, tout va bien pour eux, je ne généralise pas, et il est prévu en cas de moindre pépin de filer à la clinique toute proche.
Mais ils sont confiants, se préparent dans la joie et la tendresse à accueillir ce nouvel enfant...
4) Deux semaines avant, coup de tonnerre dans le ciel bleu: la dernière échographie révèle une courbe de croissance qui s'infléchit : l'enfant semble de très (trop) petit poids. Le placenta ne laisse plus assez passer la précieuse nourriture. Le médecin d'un seul coup distille la peur. Il conseille l'accouchement provoqué à la clinique, sans vraiment réaliser les conséquences émotionnelles pour le couple..
Coup de bambou. Le rêve s'écroule. L'enfant semble aller si bien, il donne des petits coups de pied vigoureux que le papa s'empresse d'encourager. L'enfant se prépare de manière si normale à glisser dans la vie qui l'attend, tête déjà en bas, comme un grand !
Difficile pendant quelques jours de refaire confiance, de SE refaire confiance, de quitter la peur toujours si prompte à s'inviter!
Ils acceptent donc l'hôpital avec lequel leur sage-femme travaille en toute confiance réciproque. C'est une clinique qui possède une chambre de maternité conçue pour ceux qui comme eux, veulent vivre un accouchement le plus naturel possible, en pleine conscience.
Le corps médical qui a vu que tout allait bien, les laisse ensemble, se fait discret. Seule leur sage femme les accompagne durant la préparation. Ils ont emporté la musique douce qui les a accompagnés durant la grossesse, que l'enfant doit surement "reconnaître", et qui plonge doucement la jeune femme dans un état d'auto-hypnose (on opère maintenant sans anesthésie dans cet état...)
Et puis coulent et recoulent les vagues de la vie (ils évitent le terme de contraction). D'abord lentement, puis de plus en plus fortes, le moment est proche. Les vagues, ils les vivent main dans la main, yeux dans les yeux dans des moments de communion intense. Elle n'est pas écartelée les pieds dans les étriers. Elle est couchée sur le côté, accompagne la vague sans lui résister, les yeux rivés sur les yeux de son compagnon. C'est l'amour qui guide petit à petit l'enfant vers son premier cri.
5) La tête apparaît, cheveux tout noirs, il s'en va vers la vie du dehors. Son compagnon met la main droite en berceau pour accueillir son enfant à l'air libre, l'autre tient encore celle de sa compagne. Doucement, comme on lui a dit de faire, pour éviter la déchirure du périnée. Une dernière vague, accompagnée d'un cri quasi animal (de victoire) et voilà l'enfant "coiffé" que son père recueille dans ses mains émerveillées et qu'il dépose sur le ventre de sa compagne. Yeux dans les yeux, encore et encore: ils s'en est dit des choses à cet instant. Moment très très fort!
Puis le père coupe le cordon... c'est son rôle, lancer son enfant dans la vie...
6) L'après midi déjà, ils rentraient chez eux. Le père est allé chercher Mandoline à l'école et elle a fait connaissance avec le bébé, qui vivait hier encore dans le ventre tendu de sa mère et qu'elle caressait depuis tant de semaines.
Ce couple c'est celui de mon fils et sa compagne. Hier soir nous les avons vus et ils nous ont fait le cadeau de nous raconter cette naissance si précieuse, véritable témoignage je trouve. Ils étaient fatigués, certes, mais lumineux, rayonnants, amoureux. Quelque chose de très fort s'est passé là pour eux. Qu'ils n'oublieront jamais, qui les aidera à passer les moments plus difficiles j'en suis sûre.
7) c'est un petit garçon. Il pèse 2 kg 900 (et non 2 kg 500), selon les prédictions des machines.
8) je vous parlerai demain de son prénom, original évidemment...
(Je répète qu'un accouchement de ce type, ne peut s'envisager que si tout se présente dans les meilleures conditions, pas question de prendre des risques. Ceci n'est qu'un témoignage personnel et ne vaut que comme tel...)
Signé Coumarine, fière et admirative de son fils et de sa compagne, qui se sont conduits comme des adultes responsables
et enfin, je suis heureuse d'avoir pu VOIR mon merveilleux petit fils...
écrit avec l'accord de mon fils (et de sa compagne), qui a relu mon texte ...
dimanche 11 septembre 2011
Souffle ou gouffre?
Dans mon repos obligatoire (il exagère celui-là!) se glissent des gouttes de larmes
Parfois
Souvent
Parfois souvent très souvent
que le mouchoir ordinaire n'assèche pas...
les gouttes de larmes sont loin profond en moi
Ce n'est pas un bon temps pour le clavier
Bon.
Je reprends mes lignes cent fois recommencées
Zut
Le doigt se pose comme malgré lui sur un mot pessimiste
Non! je veux choisir le souffle et non le gouffre... c'est si profond, si effrayant le gouffre, on se perd dans le gouffre, il y a personne dans le gouffre, le noir, la solitude, la confrontation avec les démons
Bijou, genou, caillou...
Ah oui! caillou, il est là tout près de mon écran
Je le caresse comme une amante avide
Il me faut apprendre les pas de la danse nouvelle
La fatigue est tellement vaste, pesante, énorme, géante, j'aurais jamais cru..
Et en attendant je ne fais rien de bon
Juste sourire à ceux qui n'en connaissent pas le prix singulier, unique
J'ai faim, je suis donc vivante
Ça me rassure, il y a des moments où j'en douterais
Parfois
Souvent
Parfois souvent très souvent
que le mouchoir ordinaire n'assèche pas...
les gouttes de larmes sont loin profond en moi
Ce n'est pas un bon temps pour le clavier
Bon.
Je reprends mes lignes cent fois recommencées
Zut
Le doigt se pose comme malgré lui sur un mot pessimiste
Non! je veux choisir le souffle et non le gouffre... c'est si profond, si effrayant le gouffre, on se perd dans le gouffre, il y a personne dans le gouffre, le noir, la solitude, la confrontation avec les démons
Bijou, genou, caillou...
Ah oui! caillou, il est là tout près de mon écran
Je le caresse comme une amante avide
Il me faut apprendre les pas de la danse nouvelle
La fatigue est tellement vaste, pesante, énorme, géante, j'aurais jamais cru..
Et en attendant je ne fais rien de bon
Juste sourire à ceux qui n'en connaissent pas le prix singulier, unique
J'ai faim, je suis donc vivante
Ça me rassure, il y a des moments où j'en douterais
jeudi 8 septembre 2011
Un beau moment...
"Cette rencontre a été très très belle. Forte, émouvante, VRAIE.
Vous avez formé un excellent trio. (Il s'agit de l'interviewer, la lectrice qui lisait quelques passages de mon livre et moi-même)...
Et je sens en toi une force de plus en plus profonde, une concentration sur l'essentiel."
Cet extrait d'un mail résume un peu ce qu'a été la rencontre hier..
merci JEA pour ce soleil chaleureux
Le matin, je me suis simplement sentie heureuse, de pouvoir répondre en simplicité aux questions que B. allait me poser (il a l'art des questions essentielles, chaleureux et sensible comme il est.
Je ne savais pas ce qu'il allait me demander, j'avais préféré me laisser faire, afin d'éviter de "préparer" dans ma tête des réponses idéales... (soi-disant!)
Je voulais parler simplement, être moi le plus possible, au plus près de ma vérité de femme et d'écrivain, parler des thèmes que j'aborde dans mes nouvelles (la femme, beaucoup...)
Oui, j'étais concentrée sur ce désir impérieux d'être authentique, avec simplicité!
Ne pas chercher à plaire absolument par des réponses sortant de l'ordinaire
Rester consciente à tout instant à ceci: qui suis-je, et qu'est-ce que je fais ici, et comment faire passer un message d'humanité.
Je n'ai pas eu peur une seconde, les mots ont coulé vers le public qui a été ému (ce sont eux qui me l'ont dit), parce que les thèmes que j'aborde dans mes nouvelles sont des thèmes qui ne peuvent pas ne pas émouvoir: ils abordent la part sombre de l'humain, mais aussi sa part d'espérance, toujours cachée (parfois très profondément) au fond de chaque personne...
Je suis heureuse parce que je crois avoir dépassé mon besoin (tout auteur a ce besoin) d'être approuvée, reconnue etc
Puis séance de dédicaces... je la redoutais un peu, car en fin de matinée, mes forces physiques faiblissent un peu....
Les gens souvent émus sont venus et tous, sans exception, m'ont parlé d'eux, de leurs doutes en tant qu'artistes (musiciens, auteurs). J'ai écouté ce qu'ils faisaient, leurs doutes, leurs recherches: comme ils sont beaux ceux que l'on écoute dans les yeux...
Les écouter m'a permis l'air de rien de faire pour chacun une dédicace vraiment personnelle, qui les a touchés
Il y avait du monde, des participants à mes ateliers se sont spécialement déplacés pour me rencontrer... et moi, j'ai aimé savoir qu'ils avaient fait cet effort (se déplacer de province par ex..)
Oui tous les trois, nous avons formé un trio respectueux l'un de l'autre, aucun ne prenant la place qui ne lui revenait pas
La lectrice (merci G.... ) m'a émue plusieurs fois. Elle lisait avec coeur des extraits de mon livre, qui me parlent particulièrement
C'est un vrai cadeau d'entendre lire ces mots mis bout à bout pendant deux ans dans le secret de mon bureau...
Merci à vous tous qui m'avez entourée d'une chaine énorme de solidarité... vous étiez là aussi, j'ai souvent pensé à vous tous...
MERCI
dimanche 4 septembre 2011
Me rassembler...
Difficile d'écrire depuis une semaine maintenant.
Tellement blottie tout au fond de moi-même pour y contacter toutes mes ressources encore faibles, il faut le dire...
Tellement attentive aussi à être avec ceux qui m'entourent qui sont là, présents... mais parfois fatigants, par les questions que les gens posent sur ce qu'il m'est arrivé
Je me rassemble.. cela prend de l'énergie
J'aurais à la fois tant à dire, tellement tant de choses à partager qui ont été chamboulées en moi, dont j'ai envie de trouver le sens profond, celui qui m'aidera à vivre, à progresser, à grandir...(ce n'est jamais terminé finalement!) et à la fois ces choses sont de l'ordre si intime qu'elles n'ont pas place sur ce blog
Alors difficile de toucher ici l'essentiel pour partager davantage...
Cela viendra sans doute, au fil des jours...je me laisse tranquillement être qui je suis, à la fois forte et fragile comme le coquelicot, mon porte bonheur...
J'aurais un nouveau livre à vous annoncer... mais je n'ai pas encore le courage d'en assumer les retombées... chaque chose en son temps. De toutes façons vous êtes plongés dans la rentrée littéraire et vous passerez bien de moi encore un moment
Au quotidien, j'apprends à voir (à deviner beaucoup) avec un seul oeil... et hop à côté les boucles d'oreilles qui ne veulent pas se piquer dans le petit trou fait pour elles, et hop l'eau qui coule à côté qd je remplis un verre...
J'évalue encore mal les distances, et surtout surtout, je suis (trop) peureuse, j'espère que c'est momentané: je regarde à deux fois avant de traverser, je vérifie deux fois si le gaz est bien fermé, des détails comme ça, mais qui me stressent et me prennent de l'énergie, me découragent parfois
Mais je vais fondamentalement bien... c'est là le principal: je me repose énormément, me tient loin du Net en ce moment, en tout cas des sources de stress. Je me cajole
Je me réjouis de l'interview de mercredi matin à la Sabam que j'ai annoncé...
Merci d'être là, je ne répondrai plus systématiquement à tous les commentaires que vous avez la gentillesse de me mettre...du moins en ce moment!
lundi 29 août 2011
un petit miracle sous mes yeux...
Je me souviens...
c'est le dernier jour de mon hospitalisation... il est 19 heures, ma petite valise est faite, j'attends qu'on vienne me chercher.
Je me cramponne de toutes mes forces à l'ample vue sur les arbres que je vois de la fenêtre de ma chambre de clinique. Je suis impatiente, évidemment. Je compte les minutes...
Je suis seule dans la chambre depuis 16h de cette journée; un peu de silence, une relative solitude, j'aime
Soudain un lit s'amène, et dessus un petit corps tassé, relié à des perfusions...
Pas envie, non pas envie de devoir affronter encore, même pour une heure, une souffrance qui s'ajoute à la mienne... je détourne mes yeux (enfin! façon de parler!!) de cette vieille petite forme sans réaction. Je supplie intérieurement qu'on vienne me chercher sans plus attendre...je n'ai plus de courage!
Arrivent deux infirmières qui s'affairent autour de la forme amorphe sur le lit
Malgré moi, je me me mets à écouter ce qui se passe
Une infirmière "de par chez nous" et une infirmière africaine se penchent avec des mots doux et tendres sur la personne âgée tombée dans sa maison de retraite et arrivée ici en urgence
Calmement on lui,parle, on l'interroge, tout en examinant les dégâts sur son corps...
On lui pose de ses questions auxquelles toute femme peut normalement répondre:"des enfants..., vous avez des enfants?"
Silence, ça se tait dans le lit
Mais elles continuent à lui parler, à éveiller si possible son attention, pas à parler au dessus d'elle, comme si elle n'était qu'un paquet auquel il fallait donner des soins
Les urgences avaient averti: "elle ne dit rien... elle n'a pas sa tête"
Patiemment les deux sont restées auprès d'elle, et tout en la lavant, tout en la TOUCHANT, elle ont continué à lui poser de simples questions... avec une sorte de tendresse pour la personne...
Et soudain, le miracle, la forme s'anime et dit doucement, que oui elle a une fille, et une petite fille, et oui, elle connait le nom de la clinique dans laquelle elle vient d'échouer...et oui elle est tombée et s'est fait très mal...
La vie s'est mise à s'animer en elle, alors qu'au départ tout semblait "mort", inerte...
J'ai regardé les deux infirmières avec une énorme admiration: elles ont réussi un miracle rien que par un toucher et des paroles rassurantes, à côté des soins indispensables qu'elles ont donnés
Je sais que tout n'est pas rose et violette dans les milieux hospitaliers: on manque cruellement de personnel infirmier, qui doivent souvent parer au plus pressé, privilégiant l'acte médical à l'approche simplement humaine.J'ai eu affaire moi-même à des grincheux que je semblais déranger, en osant appeler
Je sais cela... et pourtant je sais aussi que des petits miracles existent aussi
Acte gratuit, qui n'aura été vu et évalué par personne...juste moi, une humble patiente qui garde ce moment au chaud dans mon coeur
jeudi 25 août 2011
Il y a du soleil ce matin...
Beaucoup de commentaires, certains m'ont émue profondément.... certains m'ont fait réfléchir aussi, m'ont apporté bcp...
Beaucoup de mails privés aussi... je réponds à mesure des urgences et de mes capacités physiques (encore bien faibles pour l'instant, mais chaque jour un peu mieux!)...
Merci à vous, je redis la chance inouïe d'avoir autour de moi un réseau, qui pour être virtuel, n'en est pas moins réel. C'est bon, c'est chaud...
******************
Tania (de Textes et prétextes) a fait un compte rendu de mes Dessous de tables, dans lequel je me retrouve absolument: elle a lu mes nouvelles avec finesse et compréhension
Je suis particulièrement heureuse qu'elle ne fait pas l'amalgame entre la Coumarine que vous rencontrez dans ce blog, positive et je l'espère chaleureuse, et l'auteur qui fait son travail d'auteur, càd que les histoires que je raconte, parfois sombres, procèdent de mon travail d'auteur: et j'aime ça: explorer des mondes qui ne me sont pas à priori familiers, que ce soit dans l'Histoire, dans d'autres cultures, ou dans le simple quotidien qui cache, "en dessous des tables" tant de mystères drôles ou douloureux... Merci Tania
*****************
Le7 septembre dans les locaux de la Sabam à Bruxelles (société des auteurs belges) à 9h 30, je serai longuement interviewée par un auteur belge dont j'apprécie énormément la délicatesse et la chaleur humaine qu'il témoigne aux auteurs qu'il interroge... Vous y êtes les bienvenus (un excellent petit déj est offert aux présents (il faut avertir simplement), puis je dédicacerai mes livres..
C'est dans 15 jours, il me reste à récupérer ma forme physique, pour faire face au défi de répondre à une heure et demi de questions réponses. J'y arriverai, je suis confiante, à chaque jour suffit sa peine.
Je vous souhaite une belle journée... sachez que le sentiment qui m'anime en premier est la gratitude, j'aime la vie...encore plus, et ne veux plus m'attarder aux détails qui stressent... m'informer, oui, être responsable, oui, me laisser démolir par la noirceur du monde, non!
Cet accident de santé (qui n'est pas le premier) me situe à un carrefour important de ma vie, que je désire gérer avec confiance et détermination... Pas mal de choses sont en train de bouger en moi... bouger, c'est la vie, non?
samedi 20 août 2011
Je suis là...
On dit que mes yeux sont pétillants...
Le gauche s'est éteint en trois jours de temps dans une inflammation foudroyante. Un véritable tsunami qui m'a touchée de plein fouet tant au niveau physique que moral.
L'inflammation méchante continuait inexorablement son chemin vers l'oeil droit. Je suis arrivée en urgence aux Cliniques universitaires Saint Luc, trop tard pour sauver l'oeil gauche, mais avec l'espoir d'éloigner l'incendie dévastateur qui risquait de se propager à l'oeil droit
ça marche, mais à quel prix!
Des doses massives de cortisone ont provoqué des effets secondaires très pénibles
Mais je refuse le temps des pourquoi, du genre: pourquoi ça m'est arrivé à moi. Pourquoi ne suis-je pas venue dès les premiers symptômes de diplopie...etc
Le temps est au comment!
Comment désormais vivre avec un seul oeil? C'est possible évidemment, je ne suis pas la seule. Le cerveau est une merveille et parvient à s'adapter. Il me faudra un peu de temps bien sûr. Je m'accroche à l'avenir, càd à demain tout simplement, un jour à la fois.
Je pleure beaucoup, j'évacue ainsi la violence du choc si soudain et absolument irréversible. Je contacte au max ma force intérieure pour vivre au mieux et dans l'espoir ce qu'il m'est donné de vivre et auquel je ne m'attendais pas...
J'écris énormément, j'écris le factuel mais aussi et surtout mes ressentis. Cela m'aide à prendre conscience du chemin qui m'attend
J'ai une famille (enfants et mari) tout simplement formidables. J'expérimente que je suis aimée, quel bonheur! On parle beaucoup, on se dit les choses. Ils sont touchés dans leur amour pour leur Coumaman. Mais ils sont là! On se serre dans les bras. On pleure un peu, puis on regarde par la fenêtre la beauté du ciel mouvant et les arbres qui appellent à la vie. On vit des moments forts de prise de conscience, de ce qui est important et pas.
Vos messages m'entourent d'un cocon de douceur et de tendresse. Merci de ne pas être allés dans la "plainte". C'est très important pour moi.
J'ai cette chance de vous avoir, cette chaine de solidarité j'y crois!
Cet évènement me chamboule, bouscule mes repères. Mais il est déjà l'occasion de nouvelles prises de conscience et d'un cheminement personnel. Je ne fais que recevoir... pour le reste je vais de l'avant, résolument!
J'espère avoir l'occasion de vous en parler plus en détail.
Je suis une privilégiée de la VIE, j'en ai conscience, à moi de l'honorer: je suis prête..
Dans l'Ecclésiaste il y a une parole que je cite plus ou moins de mémoire
" Devant toi, il y a la vie et la mort... choisis la vie..
Minute après minute, c'est ce que j'essaie de faire
Malgré ses épreuves et souffrances, qui nous touche tous, la VIE est merveilleuse et je la remercie...
(Merci pour vos messages personnels (mails) que je viens de découvrir.)
lundi 15 août 2011
Nouvelles de Coumaman
A tous, (c'est une des filles de Coumarine qui écrit)
Hospitalisée, notre Maman apprend en ce moment à voir la vie sous un autre angle, différemment. Un apprentissage chamboulant même s'il est occasion de croissance personnelle.
Elle compte sur toutes vos bonnes ondes et pensées positives !
Merci à tous.
Ses enfants et son mari
Hospitalisée, notre Maman apprend en ce moment à voir la vie sous un autre angle, différemment. Un apprentissage chamboulant même s'il est occasion de croissance personnelle.
Elle compte sur toutes vos bonnes ondes et pensées positives !
Merci à tous.
Ses enfants et son mari
mardi 2 août 2011
Très cher ordinateur (suite)
Là maintenant, j'ai une série de reproches à te faire... Ecoute-moi jusqu'au bout, sans réagir s'il te plait!
Figure-toi que je souffre d'une grande fatigue oculaire...qu'es-ce que tu dis de ça?
Les yeux me font mal; par moment ils voient carrément double, j'ai dû aller en urgence chez le médecin pour voir si je commençais pas un AVC, (oui je sais dans ces moments-là on se fait les pires scénarios)
Et pourquoi donc mes yeux sont-ils à ce point fatigués?
C'est évidemment TA FAUTE. Oui bien sûr, c'est plus facile de rejeter la faute sur toi, que sur moi qui ne prends pas mes responsabilités, qui malgré la fatigue de mes pauvres petits yeux, continuent quand même à écrire en ignorant le message pourtant clair!
Il n'y a pas que les yeux. Dans un passé récent, il y a eu d'autres signaux d'alarme qui ont tenté de me faire raison entendre: tendinite de l'épaule, problème de nuque, de dos... et d'autres petites choses, tu le sais
Tu vois, tu me rends de tels services que quand je suis à la maison (heureusement ce n'est pas tous les jours!!!) je n'arrive pas à m'éloigner de toi. Certes tu es mon outil de travail mais quand le travail de la journée est terminé, tu deviens mon outil de proximité avec les amis du Net: les lire, les commenter , parfois jusqu'à très tard
Le médecin m'a rappelé que l'ordi c'est comme les longs trajets en voiture: deux heures de travail, deux heures d'autre chose... et surtout, une heure par jour de ciel bleu, d'arbres verts qui permettent de regarder loin, de regarder nature, de déconnecter de l'écran.
Pourquoi donc me suis-je laissée prendre à ce point-là par tes appels si tentants? Au point de mettre mes yeux, ma nuque en péril?
Déjà dans Tout d'un blog, écrit et paru il y a TROIS ans déjà! je me mettais en garde contre cette addiction qui m'emmène très souvent dès le matin, vers ton bel écran porteur de merveilles, de lectures, d'écriture et d'amitié. Au point que s'il y a un problème de connection, ça m'énerve, mais qu'est-ce que ça m'énerrrrrrve!!
Donc voilà, écoute bien ce que j'ai à te dire: je vais redevenir ton maître (j'ose pas dire ta maitresse ;-)
Je déciderai MOI-même, je me le promets fermement, du temps que je te consacrerai désormais
Bon c'est vrai, pour ça il me faudra renoncer. Qui a dit que c'était drôle?
Renoncer à ne pas aller tous les jours lire mes blogs amis, renoncer à répondre à TOUS les commentaires comme j'ai toujours voulu le faire...
M'arrêter dès que je sens cette fameuse fatigue oculaire que je ressens de plus en plus souvent, et que je fais semblant de ne pas entendre
Cher ordinateur, je souhaite que tu restes mon ami, pas un ennemi qui me fera du mal...
Je me souhaite une salutaire cure de désintoxication...
A bientôt...
Inscription à :
Articles (Atom)





