Une route de campagne sinueuse avec des déviations perpétuelles: c'est fou comme les routes ont sans cesse besoin de rénovation (même chose pour ma ville d'ailleurs en chantier perpétuel!)
Nous arrivons avec une demi heure de retard, mais ce n'est pas grave, ils en sont à l'apéro debout, dehors.. il fait presque bon...
Ma canne d'un côté, son bras de l'autre nous avançons cahin-caha parmi les invités dont je reconnais vaguement quelques tètes connues. Connues dans une autre vie. Sans doute que moi aussi on me reconnait à peine: j'ai tellement vieilli!
Je m'accroche à une table debout et deux ou trois personnes viennent me parler
Cela se passait hier soir dans une grande ferme aménagée pour recevoir des groupes. L'endroit est rustique, mais les pièces sont immenses, faites pour recevoir beaucoup de monde.
Et nous étions nombreux, très nombreux, trop nombreux... vraiment trop nombreux pour moi!
A table, nos places étaient réservées. Parfait. Oui mais non, je me retrouve assise en face d'une personne envahissante, qui avait un besoin de prendre la place à tous points de vue. Bon! je n'en dirai pas davantage, juste que j'ai dû supporter son babillage incessant, d'une voix haut perchée sur des sujets futiles, et cela toute la soirée!
Me déplacer vers le buffet fut toute une épopée: faut savoir que dans la "foule", je ne vois plus rien, ou plutôt je vois "trouble", flou. Et mes jambes, ne sont pas bien solides (n'oubliez pas, après des mois de galère, je réapprends à marcher!). Je tangue, je chancelle, je manque de tomber. J'arrive au buffet sans m'être étalée, ouf!
Je me sers au hasard avec pour seul objectif d'éviter la viande froide, que je ne supporte plus.
Puis retour case départ, avec l'assiette et la canne
Je m'installe à table, bien décidée à ne plus en bouger. J'écoute d'une oreille distraite et lointaine les pépiements de la femme assise en face de moi. En fait non, je ferme les oreilles: qui m'oblige à être polie? De toutes façons dans le brouhaha de la salle, il me faudrait hurler pour me faire entendre
(Je hurlerai plus tard, quand je m'adresserai à une amie chère...hélas la femmenface en a profité pour la squatter, je n'ai pas pu lui dire un mot, et mon amie est une femme polie, elle...
Retour dans les petites heures, sur une route toujours en travaux
Une excellente soirée je vous dis!
dimanche 1 octobre 2017
samedi 23 septembre 2017
participer, c'est pas mal non plus!
Je suis passée directement du printemps à l'automne
Je n'ai pas eu d'été, je l'ai passé en clinique, ou chez moi, derrière mon PC, sans pouvoir marcher
Ce n'est pas grave, c'est même déjà oublié: je passe à autre chose, je passe à l'automne et ses couleurs royales
Je recommence doucement à vivre
Cela veut dire avant tout réapprendre à marcher, et puis refaire confiance en la vie qui a encore du bon à m'apporter
Et puis m'interroger une fois de plus sur l'avenir de ce blog
Car j'ai perdu le fil de l'écriture, venir ici dans l'intention d'écrire, je l'ai fait 10 fois au moins... et suis repartie en refermant la porte de mon blog ! Que dire qui ne soit pas de l'ordre de la maladie, de la clinique, des soins?
Ai-je encore envie d'écrire? ou serait-il temps que je passe à autre chose?
Je ne sais pas, ça tourne dans ma tête
Passer à autre chose.... en écrivant cela je sens une énorme protestation qui me secoue: NON ce n'est pas possible!
Je me suis inscrite comme participante à un atelier d'écriture, voilà qui va me changer, faudra accepter de me laisser faire, moi qui depuis si longtemps en ai animé, avec tout mon coeur!
Et bien... cette fois, j'y serai comme participante, avec tout mon coeur...
Ce sera moins fatigant que d'animer, mais c'est un renoncement pour moi, et ce n'est pas si simple!
et puis il faudra que je n'intervienne pas comme une animatrice, laisser faire la titulaire de l'atelier, me contenter d'être et en être heureuse.
Je n'ai pas eu d'été, je l'ai passé en clinique, ou chez moi, derrière mon PC, sans pouvoir marcher
Ce n'est pas grave, c'est même déjà oublié: je passe à autre chose, je passe à l'automne et ses couleurs royales
Je recommence doucement à vivre
Cela veut dire avant tout réapprendre à marcher, et puis refaire confiance en la vie qui a encore du bon à m'apporter
Et puis m'interroger une fois de plus sur l'avenir de ce blog
Car j'ai perdu le fil de l'écriture, venir ici dans l'intention d'écrire, je l'ai fait 10 fois au moins... et suis repartie en refermant la porte de mon blog ! Que dire qui ne soit pas de l'ordre de la maladie, de la clinique, des soins?
Ai-je encore envie d'écrire? ou serait-il temps que je passe à autre chose?
Je ne sais pas, ça tourne dans ma tête
Passer à autre chose.... en écrivant cela je sens une énorme protestation qui me secoue: NON ce n'est pas possible!
Je me suis inscrite comme participante à un atelier d'écriture, voilà qui va me changer, faudra accepter de me laisser faire, moi qui depuis si longtemps en ai animé, avec tout mon coeur!
Et bien... cette fois, j'y serai comme participante, avec tout mon coeur...
Ce sera moins fatigant que d'animer, mais c'est un renoncement pour moi, et ce n'est pas si simple!
et puis il faudra que je n'intervienne pas comme une animatrice, laisser faire la titulaire de l'atelier, me contenter d'être et en être heureuse.
jeudi 14 septembre 2017
courage
C'est quoi avoir du courage, quand il faut affronter des douteurs quotidiennes, une plaie qui refuse de guérir, une vue diminuée?
On ne peut pas en parler sans cesse sur l'espace personnel qu'est un blog, chacun sait que cela fait fuir les lecteurs, peut-être même que les gens se lassent de lire quelqu'un qui ne fait QUE souffrir!
Quand on souffre dans son corps, automatiquement on souffre dans son âme: la vie parait si difficile, d'ailleurs a-t-on encore envie de vivre? Où puiser la force pour continuer le chemin
- se dire que c'est un mauvais passage, et que forcément il finira bien un jour? oui bien sûr, mais si cela ne finit pas? si on est condamné à vivre comme cela jusqu'au bout, sans être capable de sortir, de marcher. Ne pas sortir, c'est ne plus rencontrer du monde... se recroqueviller dans sa tanière, seul endroit de haute sécurité...
- en parler à la famille. Bien sûr, ils voient à ma tête que ce n'est pas brillant, mais je ne veux pas les décourager par ce que je considère comme des plaintes perpétuelles.
- lire des livres nourrissants, des témoignages de gens qui sont passés par là...y puiser du courage pour moi. Le problème c'est que c'est CHAQUE jour à recommencer... et certains jours mon capital courage est épuisé: demain est un autre jour... oui, mais quand la nuit on ne dort pas? On se refait comment un minimum de forces pour tenir?
Mon courage je le puise dans l'amour des miens, dans leur tendresse, leur sollicitude. Ils ont leurs propres difficultés dont ils me parlent, je les écoute, et en leur faisant du bien, je me fais du bien.
Mon courage je le puise dans ma force intérieure, construite au fil du temps, au fil des rencontres de ceux qui m'ont aidée à en prendre conscience. Il est nourri par la musique de Bach surtout que je peux écouter les yeux fermés, pendant de longs moments
dimanche 10 septembre 2017
le non-chemin de l'écriture
Reprendrai-je un jour le chemin de l'écriture?
Pas vraiment le gout de venir ici écrire
pas trop le gout de lire les blogs amis
tout cela me demande un effort que je n'ai pas le courage de surmonter.
Jamais j'aurais cru descendre aussi bas, dans cette grotte sombre et sans fond
Dans le réel, ce n'est pas mieux, je fuis les amis, je fuis la vie.
Je suis à nouveau tombée: je ne donnerai pas de détails, sauf que cela fait mal, très mal tant physiquement, que moralement: comment me faire confiance désormais? Je tombe pour un motif simple: je ne vois pas les obstacles
Heureusement pas de blessure ouverte cette fois, heureusement...
mais la douleur est là et l'hématome mettra du temps à s'estomper
La prise de greffe ne va pas mieux, c'est simple elle ne guérit pas.
Tous les 15 jours, on entame un nouveau traitement, une nouvelle pommade, une nouvelle sorte de pansement et...peine perdue
Plus de 4 mois déjà...c'est décourageant
Pourtant chaque matin je me lève en me promettant que cela ira mieux, que j'avance vers la guérison: à l'hôpital on me dit que les prises de greffes pouvaient mettre bcp de temps à guérir
surtout sur une peau cortisonée.
J'ai besoin de chaudoudoux pour tenir le coup ;-))
Pas vraiment le gout de venir ici écrire
pas trop le gout de lire les blogs amis
tout cela me demande un effort que je n'ai pas le courage de surmonter.
Jamais j'aurais cru descendre aussi bas, dans cette grotte sombre et sans fond
Dans le réel, ce n'est pas mieux, je fuis les amis, je fuis la vie.
Je suis à nouveau tombée: je ne donnerai pas de détails, sauf que cela fait mal, très mal tant physiquement, que moralement: comment me faire confiance désormais? Je tombe pour un motif simple: je ne vois pas les obstacles
Heureusement pas de blessure ouverte cette fois, heureusement...
mais la douleur est là et l'hématome mettra du temps à s'estomper
La prise de greffe ne va pas mieux, c'est simple elle ne guérit pas.
Tous les 15 jours, on entame un nouveau traitement, une nouvelle pommade, une nouvelle sorte de pansement et...peine perdue
Plus de 4 mois déjà...c'est décourageant
Pourtant chaque matin je me lève en me promettant que cela ira mieux, que j'avance vers la guérison: à l'hôpital on me dit que les prises de greffes pouvaient mettre bcp de temps à guérir
surtout sur une peau cortisonée.
J'ai besoin de chaudoudoux pour tenir le coup ;-))
jeudi 17 août 2017
tête levée vers le ciel
J’aimerais apprivoiser le bonheur comme un
fruit juteux que l’on croque au plus
chaud de l’été.
J’aimerais au delà des doutes interminables,
au delà des questionnements souvent stériles, reprendre jour après jour le
chemin de ma vie, comme un parcours initiatique qui me serait éminemment
personnel, ou comme un mystérieux et passionnant mystère à élucider.
Non pas une fois pour toutes, me laissant
figée comme une statue dans un parc immobile, ou assise au bord de la
route à regarder le voyage des autres.
Un mystère, surtout s’il est passionnant, ne
s’élucide jamais.
J’aimerais au sortir de mes hivers cycliques
et trop souvent récurrents je l’avoue, repartir vers le ciel comme l’amandier
au printemps…l’amandier robuste dans ses branches rassurantes, élancé dans
l’éclatement blanc de ses pétales.
Floraison absolue et déraisonnable…quel bonheur !
J’aimerais ne jamais oublier de marcher tête
levée vers le ciel, parce que c’est souvent là que « cela » se passe, les
histoires de bleu du ciel, d’arbres en fleurs, d’oiseaux qui volent en
vagabonds, la liberté des nuages, même orageux, et puis la danse immobile des
étoiles. Même les poussières dans les rayons du soleil ressemblent à des
petites perles de lumière.
J’aimerais traverser courageuse et lucide,
l’éphémère des moments heureux, accepter que à peine l’été commence-t-il, les
jours raccourcissent déjà. Faire œuvre de mémoire sacrée, pour que le chant puisse renaître au plus fort des tempêtes. Il faut bien émonder
arbres et buissons pour que la floraison suivante puisse surgir de la douleur.
Je veux y croire…J’y crois…
J’aimerais ne jamais, jamais m’embourber dans
les convulsions mesquines et rageuses, ne jamais me perdre dans les ciels
glacés de mes susceptibilités, ne jamais me coincer dans les boîtes à sardines des ilfô et des ondoi
assénés comme impératifs obligatoires. J’en appelle à la saine révolte !
J’aimerais, quand les questions surgissent
nombreuses, violentes et douloureuses, ne pas croire que le malheur est vivant.
C’est juste un passage…je veux y croire…
Je pense soudain à une femme debout.
Peut-être que c’est moi
Suis-je en train de naître, ou de mourir ?
Les deux sans doute…les deux
mercredi 9 août 2017
petites nouvelles
Je suis rentrée de quelques jours bien agréables chez mon frère et ma belle sœur
C'est curieux, avec le temps qui passe, nous nous entendons de mieux en mieux
(il avait été très contrarié suite à la publication de mon livre "L'Enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers" en 2008. Ce que j'y disais sur mes parents ne lui avait pas plu! Il ne parvenait pas à comprendre que MA réalité, n'était pas forcément la sienne, que nous avions pu vivre des réalités différentes...
On s'est rapprochés suite à nos problèmes de santé respectifs. Nous avons soigneusement laissé de côté le "problème" qu'a suscité mon livre et ce fut très bien comme ça! Ni l'un ni l'autre n'a voulu prouver absolument qu'il/elle avait raison dans sa façon d’appréhender les choses.
J'ai pu voir qu'il tient à sa petite soeur... et ça m'a fait du bien
La "brûlure" de la prise de greffe n'est toujours pas guérie: je suis, par moments, vraiment découragée. Bien sûr c'est la corticothérapie qui ralentit la cicatrisation. Mais après plus de deux mois et demi, ça commence à bien faire!
Bref je patiente, je patiente encore, je patiente toujours...combien de temps encore?
J'aurais voulu vous raconter des choses plus poétiques, plus intéressantes. Mais avoir sans cesse mal, brise tous mes élans d'écriture, dommage!
C'est curieux, avec le temps qui passe, nous nous entendons de mieux en mieux
(il avait été très contrarié suite à la publication de mon livre "L'Enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers" en 2008. Ce que j'y disais sur mes parents ne lui avait pas plu! Il ne parvenait pas à comprendre que MA réalité, n'était pas forcément la sienne, que nous avions pu vivre des réalités différentes...
On s'est rapprochés suite à nos problèmes de santé respectifs. Nous avons soigneusement laissé de côté le "problème" qu'a suscité mon livre et ce fut très bien comme ça! Ni l'un ni l'autre n'a voulu prouver absolument qu'il/elle avait raison dans sa façon d’appréhender les choses.
J'ai pu voir qu'il tient à sa petite soeur... et ça m'a fait du bien
La "brûlure" de la prise de greffe n'est toujours pas guérie: je suis, par moments, vraiment découragée. Bien sûr c'est la corticothérapie qui ralentit la cicatrisation. Mais après plus de deux mois et demi, ça commence à bien faire!
Bref je patiente, je patiente encore, je patiente toujours...combien de temps encore?
J'aurais voulu vous raconter des choses plus poétiques, plus intéressantes. Mais avoir sans cesse mal, brise tous mes élans d'écriture, dommage!
mardi 25 juillet 2017
partir...enfin!
Trois mois d’errance à l'intérieur de ma maison, ou alors coincée sur un lit d’hôpital
Les seules nouvelles qui me parviennent de l'extérieur sont celles du Net, certes intéressantes, mais sans lien avec des vraies personnes. Je suis en train de m'étouffer, petit à petit!
Demain je pars quelques jours chez mon frère aîné et sa femme et je m'en réjouis. Nous aurons des discussions interminables autour d'une table dressée avec amour, je crois que nous referons le monde. Nous parlerons des derniers livres que nous avons lus, nous échangerons nos bonnes idées de lecture.
Je pars quelques jours, pas longtemps, mais ce sera un appel d'air... Je prendrai ma tablette. pourtant je tenterai de m'en passer, je respirerai un maximum d'air pur des campagnes ardennaises.
A bientôt donc, avec de nouvelles forces, du moins je l'espère
Les seules nouvelles qui me parviennent de l'extérieur sont celles du Net, certes intéressantes, mais sans lien avec des vraies personnes. Je suis en train de m'étouffer, petit à petit!
Demain je pars quelques jours chez mon frère aîné et sa femme et je m'en réjouis. Nous aurons des discussions interminables autour d'une table dressée avec amour, je crois que nous referons le monde. Nous parlerons des derniers livres que nous avons lus, nous échangerons nos bonnes idées de lecture.
Je pars quelques jours, pas longtemps, mais ce sera un appel d'air... Je prendrai ma tablette. pourtant je tenterai de m'en passer, je respirerai un maximum d'air pur des campagnes ardennaises.
A bientôt donc, avec de nouvelles forces, du moins je l'espère
vendredi 14 juillet 2017
"c'est pas un peu court"?
Je ne sais pas combien de coiffeurs j'ai déjà "essayés!
Jamais contente, la plupart du temps déçue..
Trop court ici, trop long par là...
Et en sortant je me précipite pour me recoiffer à MA manière
Quand je juge que ma coupe est trop courte, je n'ai plus qu'à attendre que "cela" repousse, en tirant sur mes cheveux!
Mon mari dit chaque fois: oui, c'est vrai, c'est un peu court peut-être?
mais en fait il ne m'a pas vraiment regardée, il ne voit pas les dégâts qu'a occasionnés le ou la coiffeuse!
Car oui, je change régulièrement de sexe (enfin vous comprenez quoi!) et coiffeur ou coiffeuse, c'est tous les mêmes, des incapables. Absolument! Des incapables à me coiffer selon mon gout, même quand je demande bien ce que je désire. Ma voix est sans doute trop douce...
Ma dernière coupe date de fin mai j'avais demandé une coupe courte et facile pour mon séjour en clinique le lendemain!
Ah! pour être courte, elle fut courte! la preuve, même mon mari a dit: "euh... c'est pas un peu court?"
grrrrrrrrrrrrr, pas UN PEU court, mais TRES court!
Presque deux mois plus tard, ma coupe est toujours très courte: à désespérer que mes cheveux repoussent un jour...
Jamais contente, la plupart du temps déçue..
Trop court ici, trop long par là...
Et en sortant je me précipite pour me recoiffer à MA manière
Quand je juge que ma coupe est trop courte, je n'ai plus qu'à attendre que "cela" repousse, en tirant sur mes cheveux!
Mon mari dit chaque fois: oui, c'est vrai, c'est un peu court peut-être?
mais en fait il ne m'a pas vraiment regardée, il ne voit pas les dégâts qu'a occasionnés le ou la coiffeuse!
Car oui, je change régulièrement de sexe (enfin vous comprenez quoi!) et coiffeur ou coiffeuse, c'est tous les mêmes, des incapables. Absolument! Des incapables à me coiffer selon mon gout, même quand je demande bien ce que je désire. Ma voix est sans doute trop douce...
Ma dernière coupe date de fin mai j'avais demandé une coupe courte et facile pour mon séjour en clinique le lendemain!
Ah! pour être courte, elle fut courte! la preuve, même mon mari a dit: "euh... c'est pas un peu court?"
grrrrrrrrrrrrr, pas UN PEU court, mais TRES court!
Presque deux mois plus tard, ma coupe est toujours très courte: à désespérer que mes cheveux repoussent un jour...
Picasso
c'est comme l'endroit de ma prise de greffe....ça ne guérit pas...
mercredi 28 juin 2017
chanceuse? ou pas....
Je débute la lecture du roman de Irvin Jalom "Mensonges sur le divan".
Dès la première page, je lis ces mots qui me font sursauter:
"Bien chanceux celui qui aime son travail. Et Ernest s'estimait chanceux. Plus que cela même : béni. Voilà un homme qui avait trouvé sa vocation, un homme qui pouvait affirmer haut et fort: "Je suis exactement à la place qui est la mienne, au carrefour de mes talents, de mes intérêts et de mes passions."
Je me suis demandé si j'étais moi aussi, cette femme chanceuse, si je me sentais à ma place, heureuse d'être et de faire ce que je suis, si je n'éprouvais pas parfois un sentiment de vide dû à des regrets, si je n'aurais pas voulu faire autre chose, avoir une autre vie....
La réponse, je la garde au fond de mon coeur
Mais je sais que, bien sûr, cela ne sert à rien de regretter, il vaut mieux vivre du mieux que je peux ce qu'il m'est donné de vivre
Et vous? qu'en pensez-vous?
Dès la première page, je lis ces mots qui me font sursauter:
"Bien chanceux celui qui aime son travail. Et Ernest s'estimait chanceux. Plus que cela même : béni. Voilà un homme qui avait trouvé sa vocation, un homme qui pouvait affirmer haut et fort: "Je suis exactement à la place qui est la mienne, au carrefour de mes talents, de mes intérêts et de mes passions."
Je me suis demandé si j'étais moi aussi, cette femme chanceuse, si je me sentais à ma place, heureuse d'être et de faire ce que je suis, si je n'éprouvais pas parfois un sentiment de vide dû à des regrets, si je n'aurais pas voulu faire autre chose, avoir une autre vie....
La réponse, je la garde au fond de mon coeur
Mais je sais que, bien sûr, cela ne sert à rien de regretter, il vaut mieux vivre du mieux que je peux ce qu'il m'est donné de vivre
Et vous? qu'en pensez-vous?
dimanche 25 juin 2017
histoire d'un silence
Je l'ai vu!
Il y a un silence perché là-haut sur la plus haute maison de la ville.
Ce silence se promenait d'abord sur les trottoirs, heureux et décontracté.
Mais il en a trop entendu.
Tellement qu'il est devenu sourd (enfin presque...)
A longueur de journée il entendait des choses du genre abominable, qui lui ont donné froid dans le coeur, et des rhumatismes, et le nez qui coule sans fin.
Alors il s'est réfugié là-haut pour retrouver une respiration ample, à la mesure de l'immensité du ciel.
Mais le silence est un peu malade, tout courbatu, il est déprimé je crois, il s'est replié sur lui-même.
Il attend là-haut sur le toit de cette maison que le vent change enfin de direction
Il attend
avec courage
détermination
patience
et même un peu d'espoir.
Un silence qui garde l'espoir, c'est pas beau ça?
Le silence tend l'oreille (forcément) il espère que dans la cacophonie des choses abominables, il entendra bien un ou deux murmures de gens qui s'aiment tout bas tout bas, sans le crier sur le toit
un ou deux mots qui caressent l'âme...des mots qui rassurent, consolent, des mots fleuris de tendresse et de paix
voilà un billet écrit ici il y a assez longtemps; mais il est complètement d'actualité en ce moment pour moi:
alors je lui ai demandé (au silence) de pouvoir le reprendre, de lui redonner vie
Un silence comme ça, c'est trop précieux pour qu'il disparaisse dans le néant; j'ai eu envie de le dorloter, de le caresser, de lui redonner confiance en lui, en la Vie
Je lui ai dit que les lecteurs penseraient comme moi, que ça se cultive un silence comme ça, grand, noble, un silence étonnant, pas courant, un silence qui n'est pas un manque de bruit, un silence porteur de sens....
Bram Vanvelde
jeudi 22 juin 2017
on ne peut pas tout savoir...
alors voilà
J'hésite à mettre ici mes petites nouvelles du jour: c'est banal, ce n'est en tout cas pas "littéraire", c'est un peu n'importe quoi...
Mais forcément cela me touche, et pas qu'un peu!
J'hésite à mettre ici mes petites nouvelles du jour: c'est banal, ce n'est en tout cas pas "littéraire", c'est un peu n'importe quoi...
Mais forcément cela me touche, et pas qu'un peu!
depuis que je suis calfeutrée à la maison, derrière un livre ou mon PC, ou blottie dans des rêveries, mon oeil (oui! vous savez celui qui est encore valide) a oublié comment c'était de regarder au loin, d'embrasser un plus grand horizon!
J'en arrive presque à regretter d'avoir perdu la vue de mon oeil gauche depuis trop peu de temps: ce matin à la clinique par exemple, me rendant sagement à une nième consultation de mes plaies, je voyais pas bien, je titubais, j'avais tendance à perdre l'équilibre!
je veux dire que je ne m'y habituerai jamais! Enfin, je redoute cela... il y aura bientôt 6 ans!...
Celui à qui j'ai écrit cela et qui est le plus à même de me comprendre à ce sujet, (il a perdu lui aussi l'usage d'un de ses yeux) m'a rassurée: mais siiiiiiiiiiiii tu t'y habitueras, laisse ton cerveau faire son travail! Mais bien sûr, élargis ton champ de vision (ce que je me disais aussi, j'avais juste besoin d'être, non consolée, mais secouée!Voilà! c'est fait!
Sinon ce matin on a enlevé le plus gros des pansements: et du coup, je me sens nue!!! Sensation bizarre mais agréable ô combien! Presque sensuelle...
Là "ils" m'ont bien recommandé de ne pas me cogner, tout reste fragile encore
Oui oui ai je dit, pas me cogner, j'ai compris, mais ceux-là ignorent ma "borgnitude" On ne peut pas tout savoir...
dimanche 18 juin 2017
un document précieux
Je ne parlerai plus ici de: plaie, hospitalisation, greffe, pansements, douleur, immobilité forcée, et tout le reste qui fait mon quotidien depuis 5 ans
C'est en train de devenir du passé, du passé bien passé (tassé?)
Hier soir en m'endormant je pensais à ma drôle de vie depuis toutes ces années
Avant (vous le savez peut-être pas) j'écrivais et j'étais publiée
J'aidais d'autres à écrire aussi (ateliers d'écriture, relecture de manuscrits) et j'aimais ça! Beaucoup!
La pompe à mots hélas s'est tarie, j'avais d'autres chats à fouetter, plus le courage d' écrire, ni même de lire, incroyable!
Hier donc en m'endormant j'ai décidé que cela suffisait, qu'il était plus que temps de me rebrancher à mon imagination, de la tenir fermement contre moi, de la caresser, de la dorloter, de prêter l'oreille aux mots qui ne manqueraient pas de surgir de mon coeur profond (oui! après ces épisodes difficiles -ô combien!, je ne pourrais plus qu'écrire avec mon coeur le plus profond, ce qui n'empêcherait pas l'humour)
Il me faut relancer la machine: tant de mois, d'années sans écrire aucune fiction, a asséché la source
D'où ma décision: écrire tous les jours, laisser venir les mots qui me viendront suite à une photo, une phrase déclenchant le flux bien caché en moi, caché, mais présent en moi, j'ose l'espérer!
Bien des fois j'ai dit aux participants de mes ateliers, qu'il fallait ça: écrire tous les jours, sous peine de voir se tarir la source; je peux assurer que c'est vrai! C'est mon expérience!
J'ai donc ouvert un précieux docu qui recueillera mes mots au fil des jours.
Un docu qui contiendra mes gammes, mes indispensables gammes pour renaître à l'écriture, pour renaître à ma créativité
Car même la fleur la plus fragile peut surgir entre les pierres
C'est en train de devenir du passé, du passé bien passé (tassé?)
Hier soir en m'endormant je pensais à ma drôle de vie depuis toutes ces années
Avant (vous le savez peut-être pas) j'écrivais et j'étais publiée
J'aidais d'autres à écrire aussi (ateliers d'écriture, relecture de manuscrits) et j'aimais ça! Beaucoup!
La pompe à mots hélas s'est tarie, j'avais d'autres chats à fouetter, plus le courage d' écrire, ni même de lire, incroyable!
Hier donc en m'endormant j'ai décidé que cela suffisait, qu'il était plus que temps de me rebrancher à mon imagination, de la tenir fermement contre moi, de la caresser, de la dorloter, de prêter l'oreille aux mots qui ne manqueraient pas de surgir de mon coeur profond (oui! après ces épisodes difficiles -ô combien!, je ne pourrais plus qu'écrire avec mon coeur le plus profond, ce qui n'empêcherait pas l'humour)
Il me faut relancer la machine: tant de mois, d'années sans écrire aucune fiction, a asséché la source
D'où ma décision: écrire tous les jours, laisser venir les mots qui me viendront suite à une photo, une phrase déclenchant le flux bien caché en moi, caché, mais présent en moi, j'ose l'espérer!
Bien des fois j'ai dit aux participants de mes ateliers, qu'il fallait ça: écrire tous les jours, sous peine de voir se tarir la source; je peux assurer que c'est vrai! C'est mon expérience!
J'ai donc ouvert un précieux docu qui recueillera mes mots au fil des jours.
Un docu qui contiendra mes gammes, mes indispensables gammes pour renaître à l'écriture, pour renaître à ma créativité
Car même la fleur la plus fragile peut surgir entre les pierres
dimanche 11 juin 2017
le quotidien des jours
C'est le grand ballet de mes enfants qui viennent voir si tout va bien, qui me "surveillent" pour voir si je ne fais pas de bêtises (!)
Le matin, l'après midi ça défile, ça m'embrasse, on parle un peu, beaucoup...on fait un brin de ménage
C'est bon d'avoir des enfants dont je mesure l'amour, qui sont heureux de faire pour moi ce que j'ai fait pour eux pendant tant d'années...
Un merci tout spécial à ma fille infirmière qui tous les jours vient faire mes pansements. Je me sens en sécurité avec elle, elle fait ça bien, en douceur
Un merci tout spécial aussi à ma fille "ardennaise", venue passer ici quelques jours la semaine dernière pour les repas, un min de ménage... m'aider à me déplacer aussi: pour monter et surtout descendre les escaliers, ce n'était pas une sinécure: pas de mouvement brusque pour ne pas déchirer, tirailler la toute nouvelle peau...si fragile
nous avons beaucoup parlé aussi, de ces conversations profondes qu'on peut avoir quand on se sent en confiance: c'était bon! c'était tendre
J'ai pourtant des moments plus difficiles: je me sens "enfermée" dans ma maison que je n'ai pas quittée depuis deux mois, sinon pour aller à la clinique. Je ne dors pas trop bien ne sachant pas comment me mettre. J'angoisse aussi pour l'avenir: pourrai-je refaire de courts trajets en voiture? Il me semble que la vue de mon seul oeil a baissé... cela m'insécurise...
J'essaie d'aller bien, de rester positive, ce n'est pas facile au quotidien: les peurs sont là, assombrissent l'horizon
Le matin, l'après midi ça défile, ça m'embrasse, on parle un peu, beaucoup...on fait un brin de ménage
C'est bon d'avoir des enfants dont je mesure l'amour, qui sont heureux de faire pour moi ce que j'ai fait pour eux pendant tant d'années...
Un merci tout spécial à ma fille infirmière qui tous les jours vient faire mes pansements. Je me sens en sécurité avec elle, elle fait ça bien, en douceur
Un merci tout spécial aussi à ma fille "ardennaise", venue passer ici quelques jours la semaine dernière pour les repas, un min de ménage... m'aider à me déplacer aussi: pour monter et surtout descendre les escaliers, ce n'était pas une sinécure: pas de mouvement brusque pour ne pas déchirer, tirailler la toute nouvelle peau...si fragile
nous avons beaucoup parlé aussi, de ces conversations profondes qu'on peut avoir quand on se sent en confiance: c'était bon! c'était tendre
J'ai pourtant des moments plus difficiles: je me sens "enfermée" dans ma maison que je n'ai pas quittée depuis deux mois, sinon pour aller à la clinique. Je ne dors pas trop bien ne sachant pas comment me mettre. J'angoisse aussi pour l'avenir: pourrai-je refaire de courts trajets en voiture? Il me semble que la vue de mon seul oeil a baissé... cela m'insécurise...
J'essaie d'aller bien, de rester positive, ce n'est pas facile au quotidien: les peurs sont là, assombrissent l'horizon
lundi 5 juin 2017
une nouvelle peau!
J'ai une nouvelle peau!
mais très très fine,, vous n'imaginez pas!
Une peau de papier à cigarettes, si fine qu'on voit tout à travers!
Donc je peux pas bouger, pour ne pas la déchirer
Faudra attendre qu'elle reprenne du poil de la bête, ;-) qu'elle s'épaississe
Lentement mais sûrement!
Patience....
Depuis deux mois, je fais preuve d'une grande patience, c'est si long!
Parce que là où on a prélevé la greffe, c'est devenu une plaie aussi!
qui devra guérir, lentement mais surement
Patience aussi...
En attendant, je me sens très faible, deux anesthésies ne sont pas sans conséquences...
Je lis un livre qui me fait un grand bien: du jeune philosophe, Martin Steffens "La vie en bleu", pourquoi la vie est belle, même dans l'épreuve. https://www.babelio.com/livres/Steffens-La-vie-en-bleu/578520
Il écrit pour moi... c'est génial!
Chaque page, je la savoure, je la fais entrer au compte goutte en moi, elle me nourrit
A lire quand on est en situation de faiblesse, de souffrance et que l'on cherche ses forces pour rebondir
Elles sont là, pas si loin...
mais très très fine,, vous n'imaginez pas!
Une peau de papier à cigarettes, si fine qu'on voit tout à travers!
Donc je peux pas bouger, pour ne pas la déchirer
Faudra attendre qu'elle reprenne du poil de la bête, ;-) qu'elle s'épaississe
Lentement mais sûrement!
Patience....
Depuis deux mois, je fais preuve d'une grande patience, c'est si long!
Parce que là où on a prélevé la greffe, c'est devenu une plaie aussi!
qui devra guérir, lentement mais surement
Patience aussi...
En attendant, je me sens très faible, deux anesthésies ne sont pas sans conséquences...
Je lis un livre qui me fait un grand bien: du jeune philosophe, Martin Steffens "La vie en bleu", pourquoi la vie est belle, même dans l'épreuve. https://www.babelio.com/livres/Steffens-La-vie-en-bleu/578520
Il écrit pour moi... c'est génial!
Chaque page, je la savoure, je la fais entrer au compte goutte en moi, elle me nourrit
A lire quand on est en situation de faiblesse, de souffrance et que l'on cherche ses forces pour rebondir
Elles sont là, pas si loin...
lundi 29 mai 2017
RV avec les hirondelles
Pas de chance...
Je viens d'écrire un billet
Il était beau mon billet, il vous expliquait en quelques mots mon état d'esprit, à la veille de mon hospitalisation et HOP! fausse manoeuvre et.... parti le billet dans les profondeurs du Net
Pas trop le courage de réécrire les mots
Juste que j'espère revoir les hirondelles qui tournoyaient en planant dans les hauteurs du 9è étage de la clinique, lors de mon hospitalisation précédente il y a un mois
Seront-elles au RV?
mardi 23 mai 2017
jusqu'aux nuages
mardi prochain, j'aurai une belle nouvelle peau sur mon énorme plaie
mardi prochain, on m'aura "gratté" une fine couche de peau sur la cuisse de la même jambe
mardi prochain, j'aurai une attelle pour m'empêcher de bouger
mardi prochain ce sera le début de ma "renaissance", je l'attends avec impatience
Je réapprendrai à marcher, à bouger, et pourquoi pas à danser!
Ce soir, en écrivant, je ressens une immense envie de vivre pleinement
Cela monte de ma poitrine jusqu'aux nuages, cela plonge dans le ciel bleu, je m'y installe tranquillement
Et mon coeur se remplit de reconnaissance
mardi prochain, on m'aura "gratté" une fine couche de peau sur la cuisse de la même jambe
mardi prochain, j'aurai une attelle pour m'empêcher de bouger
mardi prochain ce sera le début de ma "renaissance", je l'attends avec impatience
Je réapprendrai à marcher, à bouger, et pourquoi pas à danser!
Ce soir, en écrivant, je ressens une immense envie de vivre pleinement
Cela monte de ma poitrine jusqu'aux nuages, cela plonge dans le ciel bleu, je m'y installe tranquillement
Et mon coeur se remplit de reconnaissance
mercredi 17 mai 2017
greffe de peau
non, non, n'insistez pas, je ne vous montrerai pas de photo!
bien sûr vous comprendriez mieux ;-)
mais les rares à qui j'ai montré une photo de ma plaie, me disent tous: eh bien! tu ne t'es pas ratée!
Hier je suis allée la montrer à la chirurgienne qui m'a opérée
Il y a un mois déjà!
Pas d'infection (ben oui! avec tous les antibio que j'ai ingurgités jusqu'à il y a peu!) elle est contente de ma plaie!
Elle n'aurait pas eu intérêt à dire autre chose ;-)
Mais, mais, mais
Cette plaie (énorme, vous l'ai-je dit?) de 13cm sur 17cm, mettra un temps fou à se résorber!
Un temps fou...
C'est combien de temps, ça, un temps fou?
Environ 8 mois!
Ouais... un temps fou, le temps d'un été et plus encore
Donc madame la chirurgienne a parlé d'une greffe de peau, de belle peau saine prélevée sur ma cuisse
Aie ouille, il parait que c'est douloureux, m'en fous j'en ai connu d'autres!
5 jours d'hospitalisation, le pied surélevé, surtout pas bouger d'un mill, pour pas faire "craquer" la nouvelle peau
Cela sera programmé dans les jours qui viennent... patience
Bon si la greffe "prend" cela donnera un fameux plus à cette foutue plaie
Mais si elle ne prend pas (c'est évidemment possible!) alors ce sera un coup pour rien!
(rester positive à tout prix!!)
J'attends la planification de l'opération (zut, une nouvelle anesthésie complète)
Et Il faudra que tous vos doigts se croisent
bien sûr vous comprendriez mieux ;-)
mais les rares à qui j'ai montré une photo de ma plaie, me disent tous: eh bien! tu ne t'es pas ratée!
Hier je suis allée la montrer à la chirurgienne qui m'a opérée
Il y a un mois déjà!
Pas d'infection (ben oui! avec tous les antibio que j'ai ingurgités jusqu'à il y a peu!) elle est contente de ma plaie!
Elle n'aurait pas eu intérêt à dire autre chose ;-)
Mais, mais, mais
Cette plaie (énorme, vous l'ai-je dit?) de 13cm sur 17cm, mettra un temps fou à se résorber!
Un temps fou...
C'est combien de temps, ça, un temps fou?
Environ 8 mois!
Ouais... un temps fou, le temps d'un été et plus encore
Donc madame la chirurgienne a parlé d'une greffe de peau, de belle peau saine prélevée sur ma cuisse
Aie ouille, il parait que c'est douloureux, m'en fous j'en ai connu d'autres!
5 jours d'hospitalisation, le pied surélevé, surtout pas bouger d'un mill, pour pas faire "craquer" la nouvelle peau
Cela sera programmé dans les jours qui viennent... patience
Bon si la greffe "prend" cela donnera un fameux plus à cette foutue plaie
Mais si elle ne prend pas (c'est évidemment possible!) alors ce sera un coup pour rien!
(rester positive à tout prix!!)
J'attends la planification de l'opération (zut, une nouvelle anesthésie complète)
Et Il faudra que tous vos doigts se croisent
dimanche 14 mai 2017
non le pourquoi, mais le comment
J'aimerais changer de sujet, à savoir laisser derrière moi la plaie, les médicaments, handicap qui m'empêche de marcher, les médecins et tout le reste
Retrouver une vie normale , une écriture normale, faite de petits riens, ou de pensées plus profondes!
Bien sûr ma santé m'occupe à plein temps encore: la douleur toujours présente, les pansements quotidiens, la marche difficile,
Le ménage et tout ça...impossible! Ce n'est pas que cela me manque, mais après un mois ça commence à bien faire!
J'ai beaucoup réfléchi sur le "pourquoi" de mes problèmes de santé (qui m’empêchent de VOIR correctement, qui m'empêchent de MARCHER correctement). Cela fait son chemin...
Et en même temps, j'ai réfléchi au "comment" il me faut affronter tout ça...
Et... j'ai trouvé: minute après minute j'affronte dans la meilleure humeur possible, le quotidien difficile, l'accueil des enfants et les amis qui viennent aux nouvelles (j'ai cette chance d'être entourée)
Je tente de m'accepter comme je suis,fameusement vieillie, en décidant d'une échéance pour récupérer au maximum la force de mes muscles: fin juillet tout ça ne sera plus qu'un souvenir
Je me le promets!
Retrouver une vie normale , une écriture normale, faite de petits riens, ou de pensées plus profondes!
Bien sûr ma santé m'occupe à plein temps encore: la douleur toujours présente, les pansements quotidiens, la marche difficile,
Le ménage et tout ça...impossible! Ce n'est pas que cela me manque, mais après un mois ça commence à bien faire!
J'ai beaucoup réfléchi sur le "pourquoi" de mes problèmes de santé (qui m’empêchent de VOIR correctement, qui m'empêchent de MARCHER correctement). Cela fait son chemin...
Et en même temps, j'ai réfléchi au "comment" il me faut affronter tout ça...
Et... j'ai trouvé: minute après minute j'affronte dans la meilleure humeur possible, le quotidien difficile, l'accueil des enfants et les amis qui viennent aux nouvelles (j'ai cette chance d'être entourée)
Je tente de m'accepter comme je suis,fameusement vieillie, en décidant d'une échéance pour récupérer au maximum la force de mes muscles: fin juillet tout ça ne sera plus qu'un souvenir
Je me le promets!
mardi 9 mai 2017
médecine à deux vitesses
Les médecins se suivent et ne se ressemblent pas...
Celle que j'ai vue aujourd'hui, ne m'a pas accordé un seul regard!
Elle s'est plongée dans l'écran de son PC, et a bougé frénétiquement les doigts sur son clavier
J'ai tenté de lui poser deux ou trois questions dont je souhaitais avoir la réponse: peine perdue, elle m'a ignorée, peut-être est-elle sourde?
Elle s'est levée, me coupant la parole et m'a congédiée m'a quittée en déclarant victorieusement que mon dossier était bien "finalisé" et que le prochain contrôle aurait lieu dans..... au fait, quand? je ne l'ai pas écoutée, et je suis restée avec mes deux questions bêtes (mais importantes pour moi) auxquelles elle n'a pas daigné répondre.
Je suis repartie de son cabinet frustrée et déçue
Hier autre médecin et tout autre comportement...
1. elle m'a demandé comment j'allais
2. elle m'a écoutée avec attention
3.elle a pris quelques notes
3. on a dialogué à égalité, cherché ensemble le meilleur traitement compte tenu de mes paramètres
4. elle a VRAIMENT répondu à mes questions
Le rapport de notre échange elle le fera plus tard et elle me l'enverra...
Je l'ai quittée apaisée et me sentant dans de bonnes mains
Celle que j'ai vue aujourd'hui, ne m'a pas accordé un seul regard!
Elle s'est plongée dans l'écran de son PC, et a bougé frénétiquement les doigts sur son clavier
J'ai tenté de lui poser deux ou trois questions dont je souhaitais avoir la réponse: peine perdue, elle m'a ignorée, peut-être est-elle sourde?
Elle s'est levée, me coupant la parole et m'a congédiée m'a quittée en déclarant victorieusement que mon dossier était bien "finalisé" et que le prochain contrôle aurait lieu dans..... au fait, quand? je ne l'ai pas écoutée, et je suis restée avec mes deux questions bêtes (mais importantes pour moi) auxquelles elle n'a pas daigné répondre.
Je suis repartie de son cabinet frustrée et déçue
Hier autre médecin et tout autre comportement...
1. elle m'a demandé comment j'allais
2. elle m'a écoutée avec attention
3.elle a pris quelques notes
3. on a dialogué à égalité, cherché ensemble le meilleur traitement compte tenu de mes paramètres
4. elle a VRAIMENT répondu à mes questions
Le rapport de notre échange elle le fera plus tard et elle me l'enverra...
Je l'ai quittée apaisée et me sentant dans de bonnes mains
samedi 6 mai 2017
dans le jardin, les paquerettes
deux jours très difficiles: la douleur omniprésente malgré les antidouleurs, mes visites quotidiennes en clinique pour contrôler soit la maladie de Horton, soit mon coeur qui palpite, soit "l'héroïne" de ces jours, la plaie ouverte à la jambe
Qui suis-je encore, plongée dans cet engrenage infernal?
Je ne bouge pas, prisonnière d'une maison capharnaüm... (oui le mari est bordélique et ne veut rien jeter, rien donner, s'énerve quand je lui en parle, et moi pour le moment je suis incapable de prendre à ce niveau la moindre décision) Il est super gentil, fait les courses et bien d'autres choses, mais ce point là nous sépare... de plus en plus
Comment retrouver mon envie de vivre? Quand elle se cache pour le moment derrière des sentiments bien moroses (et plus que cela!)
heureusement que dans mon jardin, il y a des paquerettes qui frémissent dans le soleil...
Qui suis-je encore, plongée dans cet engrenage infernal?
Je ne bouge pas, prisonnière d'une maison capharnaüm... (oui le mari est bordélique et ne veut rien jeter, rien donner, s'énerve quand je lui en parle, et moi pour le moment je suis incapable de prendre à ce niveau la moindre décision) Il est super gentil, fait les courses et bien d'autres choses, mais ce point là nous sépare... de plus en plus
Comment retrouver mon envie de vivre? Quand elle se cache pour le moment derrière des sentiments bien moroses (et plus que cela!)
heureusement que dans mon jardin, il y a des paquerettes qui frémissent dans le soleil...
mercredi 3 mai 2017
Tout coule, tout roule
Plus que dix jours d'antibiotiques : OUF
car me font mal à l'estomac,...
et donc je suis plutôt de mauvaise humeur
et donc je ne suis pas contente de la façon dont je gère mon problème de santé
et donc (par moments)je suis découragée,
et donc je décide de faire un gros effort pour sortir de ce marasme
et donc je vis à fond dans le moment présent
Par exemple, je décide de relire la thèse de fin d'études d'une de mes filles: ça sera bien ça pour me distraire de la douleur; ça tombe bien, j'en ai pour dix jours de relecture
Je lis mes poètes préférés, excellent pour mon moral ça, je vogue de ligne en ligne
J'écris aussi, j'ai décidé de reprendre l'écriture sur mon blog
L'ordi me fatigue hélas...mais je sais que dans quleques jours cela ira mieux
D'ailleurs, je quitte ma tribune (de vieux) pour empoigner ma béquille de presque vieux
Je fais quelques pas, provoquant l'admiration de mon fils qui est venu déjeuner!
Bref tout va, tout roule
PS: je garde mes forces vives pour écrire
Cela veut dire que je ne vous réponds pas
mais sachez que je vous lis et que tous vos commentaires me font du bien
Simplement savoir que vous ne m'oubliez pas
car me font mal à l'estomac,...
et donc je suis plutôt de mauvaise humeur
et donc je ne suis pas contente de la façon dont je gère mon problème de santé
et donc (par moments)je suis découragée,
et donc je décide de faire un gros effort pour sortir de ce marasme
et donc je vis à fond dans le moment présent
Par exemple, je décide de relire la thèse de fin d'études d'une de mes filles: ça sera bien ça pour me distraire de la douleur; ça tombe bien, j'en ai pour dix jours de relecture
Je lis mes poètes préférés, excellent pour mon moral ça, je vogue de ligne en ligne
J'écris aussi, j'ai décidé de reprendre l'écriture sur mon blog
L'ordi me fatigue hélas...mais je sais que dans quleques jours cela ira mieux
D'ailleurs, je quitte ma tribune (de vieux) pour empoigner ma béquille de presque vieux
Je fais quelques pas, provoquant l'admiration de mon fils qui est venu déjeuner!
Bref tout va, tout roule
PS: je garde mes forces vives pour écrire
Cela veut dire que je ne vous réponds pas
mais sachez que je vous lis et que tous vos commentaires me font du bien
Simplement savoir que vous ne m'oubliez pas
lundi 1 mai 2017
comme un prélude
Journée ponctuée par la prise régulière d'antidouleurs, de réflexions tantôt amères, tantôt plus sereines. j'ai à puiser au plus profond de mon courage la force de tenir!
Et je tiens... heure par heure
Evidemment ça tourne là, dans ma tête, dans l'optique de comprendre ce qui se passe et pourquoi: aucune réponse sinon l'intense douleur de ces chairs à vif, de mon corps en compote
Aujourd'hui nous deviens fêter l'anniversaire de mariage d'amis très chers. Mon mari y est allé seul. Une de mes filles est venue un moment me tenir compagnie
C'est le début d’une longue liste de renoncements, et c'est dur les renoncements
Et voilà que je tombe sur ces mots de Guillevic:
Chaque instant
ouvre un prélude
Je veux y croire...comme le prélude de Bach, le plus connu qui mouille à chaque fois mes yeux
Et je tiens... heure par heure
Evidemment ça tourne là, dans ma tête, dans l'optique de comprendre ce qui se passe et pourquoi: aucune réponse sinon l'intense douleur de ces chairs à vif, de mon corps en compote
Aujourd'hui nous deviens fêter l'anniversaire de mariage d'amis très chers. Mon mari y est allé seul. Une de mes filles est venue un moment me tenir compagnie
C'est le début d’une longue liste de renoncements, et c'est dur les renoncements
Et voilà que je tombe sur ces mots de Guillevic:
Chaque instant
ouvre un prélude
Je veux y croire...comme le prélude de Bach, le plus connu qui mouille à chaque fois mes yeux
samedi 29 avril 2017
une très très jolie blessure...
Voila!
retour de la clinique, après presque 15 jours d'hospitalisation!
Car coup violent au tibia de la jambe droite, qui a gonflé sous l'effet du sang accumulé en hématome. Douleur énorme... je vous fais pas un dessin
Arrivée aux urgences. radio (ouf pas de fracture!)
mais les dégâts sont conséquents...
Opération. Un trou de 15 cm sur 8: très joli!!
Je vous montrerais bien une photo... mais je veux vous épargner!!
je fais quelques pas avec un déambulateur (une tribune) en serrant les dents (aie ouille)
j'en ai pour deux mois si tout pas bien.
Je vais vous dire, j'en ai un peu marre: il y a eu la maladie de Horton il y a 5 ans qui me laisse une peau fortement cortisonée, un oeil aveugle, uns santé déficiente
- un infarctus il y a cinq mois, avec pose d'un stent et l'immense fatigue qui va avec
- et maintenant CA
Comment fait-on pour accepter avec courage toute cette douleur, tant physique, que morale?
Je suis au bout du rouleau,moral au plus bas
Bon je me connais je rebondirai, mais laissez moi râler...
je ne suis pas comme ces blogueurs qui sont capables de raconter ce genre d’aventure en faisant rire leurs lecteurs... incapable
Je vais vous dire: j'aimerais bien, mais honnêtement je souffre trop, les antidouleurs ne font plus d'effet au bout de deux heures
retour de la clinique, après presque 15 jours d'hospitalisation!
Car coup violent au tibia de la jambe droite, qui a gonflé sous l'effet du sang accumulé en hématome. Douleur énorme... je vous fais pas un dessin
Arrivée aux urgences. radio (ouf pas de fracture!)
mais les dégâts sont conséquents...
Opération. Un trou de 15 cm sur 8: très joli!!
Je vous montrerais bien une photo... mais je veux vous épargner!!
je fais quelques pas avec un déambulateur (une tribune) en serrant les dents (aie ouille)
j'en ai pour deux mois si tout pas bien.
Je vais vous dire, j'en ai un peu marre: il y a eu la maladie de Horton il y a 5 ans qui me laisse une peau fortement cortisonée, un oeil aveugle, uns santé déficiente
- un infarctus il y a cinq mois, avec pose d'un stent et l'immense fatigue qui va avec
- et maintenant CA
Comment fait-on pour accepter avec courage toute cette douleur, tant physique, que morale?
Je suis au bout du rouleau,moral au plus bas
Bon je me connais je rebondirai, mais laissez moi râler...
je ne suis pas comme ces blogueurs qui sont capables de raconter ce genre d’aventure en faisant rire leurs lecteurs... incapable
Je vais vous dire: j'aimerais bien, mais honnêtement je souffre trop, les antidouleurs ne font plus d'effet au bout de deux heures
samedi 22 avril 2017
L'impression d'une jambe trop étroite...
Notre maman Coumarine est actuellement en train de vivre ce délicat sentiment...
Tout commence par un insignifiant coup au tibia droit, qui se transforme en hématome, qui progressivement s'étend jusqu'à faire doubler sa jambe de volume, pour nécessiter au final une intervention chirurgicale permettant d'évacuer l'hématome. La convalescence sera longue. Avec une probable seconde intervention...
Coumarine oscille entre douleur intense, découragement et autonomie très amoindrie. Néanmoins, elle puise dans ses ressources intérieures pour prendre courage et trouver la force de traverser cette nouvelle épreuve.
Un jour à la fois...
Un pas après l'autre...
Un pied devant l'autre...
Tout commence par un insignifiant coup au tibia droit, qui se transforme en hématome, qui progressivement s'étend jusqu'à faire doubler sa jambe de volume, pour nécessiter au final une intervention chirurgicale permettant d'évacuer l'hématome. La convalescence sera longue. Avec une probable seconde intervention...
Coumarine oscille entre douleur intense, découragement et autonomie très amoindrie. Néanmoins, elle puise dans ses ressources intérieures pour prendre courage et trouver la force de traverser cette nouvelle épreuve.
Un jour à la fois...
Un pas après l'autre...
Un pied devant l'autre...
lundi 3 avril 2017
imbroglio
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, dit la sagesse populaire...
C'est bien vrai cela
Hier journée de rêve pour moi (nous): une fête en famille, on est nombreux, tous étaient là, heureux de se retrouver, de faire la fête, d'échanger les nouvelles de toutes sortes. Petits discours sympa, émouvants, tendres, qui font du bien... bref une journée de paradis!
Et ce matin un mail nous avertit qu'un ami est atteint d'un cancer du colon et doit se faire opérer.
La vie, c'est une drôle d'affaire, joies et tristesses confondues
C'est bien vrai cela
Hier journée de rêve pour moi (nous): une fête en famille, on est nombreux, tous étaient là, heureux de se retrouver, de faire la fête, d'échanger les nouvelles de toutes sortes. Petits discours sympa, émouvants, tendres, qui font du bien... bref une journée de paradis!
Et ce matin un mail nous avertit qu'un ami est atteint d'un cancer du colon et doit se faire opérer.
La vie, c'est une drôle d'affaire, joies et tristesses confondues
mercredi 22 mars 2017
Il y a un an...
Aujourd’hui en Belgique, c'est un jour de commémoration douloureuse
Il y a un an... des personnes mourraient, d'autres étaient terriblement blessées sous l'effet de bombes
le 22 mars, c'est une date qui fait peur, peur que cela ne recommence, c'est terrible de vivre sans cesse avec cette peur qui colle aux tripes
Contrairement à l'année dernière, je refuse de regarder une fois de plus les événements dramatiques à la télé. Je les connais par coeur, l'année dernière, on a, bien assez, ressassé tout cela
J'en veux plus!
ce qui ne m’empêche pas d'avoir des pensées émues pour les victimes et leurs familles
Mais je ne veux plus replonger dans cette horreur!
Voilà! c'est simple, je tournerai mon oeil vers les paysages ensoleillés du printemps: plein de fleurs déjà, quand je les regarde, mon coeur se dilate, grandit de tendresse pour le monde et la vie
J'ai regardé le JT, et je me dois de faire un correctif...
On n'a pas redonné et redonné encore tous les événements traumatisants du 22 mars de l'année dernière: non..
on a donné la parole à des gens comme vous et moi, qui ont parlé de la nécessité de continuer leur chemin dans l'amour/c'était beau, bon et émouvant
Comme ça je veux bien qu'on en parle de ces attentats, s'ils permettent d'être dans plus d'humanité. Qui a dit que plus d'humanité était forcément plus de souffrance?
C'est ce trop plein de souffrance qui nous ont conduits vers cette intensité ou chacun se sent HOMME ou/FEMME
Il y a un an... des personnes mourraient, d'autres étaient terriblement blessées sous l'effet de bombes
le 22 mars, c'est une date qui fait peur, peur que cela ne recommence, c'est terrible de vivre sans cesse avec cette peur qui colle aux tripes
Contrairement à l'année dernière, je refuse de regarder une fois de plus les événements dramatiques à la télé. Je les connais par coeur, l'année dernière, on a, bien assez, ressassé tout cela
J'en veux plus!
ce qui ne m’empêche pas d'avoir des pensées émues pour les victimes et leurs familles
Mais je ne veux plus replonger dans cette horreur!
Voilà! c'est simple, je tournerai mon oeil vers les paysages ensoleillés du printemps: plein de fleurs déjà, quand je les regarde, mon coeur se dilate, grandit de tendresse pour le monde et la vie
voilà, cette peinture est de Monet: pas de fleurs, mais la dilatation du regard qui peut chercher au loin, l'infini de son espérance.
J'ai regardé le JT, et je me dois de faire un correctif...
On n'a pas redonné et redonné encore tous les événements traumatisants du 22 mars de l'année dernière: non..
on a donné la parole à des gens comme vous et moi, qui ont parlé de la nécessité de continuer leur chemin dans l'amour/c'était beau, bon et émouvant
Comme ça je veux bien qu'on en parle de ces attentats, s'ils permettent d'être dans plus d'humanité. Qui a dit que plus d'humanité était forcément plus de souffrance?
C'est ce trop plein de souffrance qui nous ont conduits vers cette intensité ou chacun se sent HOMME ou/FEMME
vendredi 17 mars 2017
le fil de ma vie
Il y a quelque part un fil
non pas un fil rouge qui m'obligerait à prendre un chemin déterminé
ou un fil qui s'amuserait à traîner par terre, qui me prendrait dans les pieds et me ferait tomber
Non... bien sûr!
C'est un simple fil que je connais, mais que je perds trop souvent, parfois malgré moi, par paresse, parfois même par désespoir : c'est le fil de la Gratitude qui se cache au plus profond de moi
Si je le lâche, je perds aussitôt mon chemin de vie, mon chemin intérieur, celui qui me guide dans mes labyrinthes insondables, et je me perds pour longtemps, trop longtemps, je perds pied, je trébuche, je tombe et me fais mal, je saigne ... parfois même je me noie...
et je ne peux plus respirer...
Alors, je pourrais mourir... tout simplement
non pas un fil rouge qui m'obligerait à prendre un chemin déterminé
ou un fil qui s'amuserait à traîner par terre, qui me prendrait dans les pieds et me ferait tomber
Non... bien sûr!
C'est un simple fil que je connais, mais que je perds trop souvent, parfois malgré moi, par paresse, parfois même par désespoir : c'est le fil de la Gratitude qui se cache au plus profond de moi
Si je le lâche, je perds aussitôt mon chemin de vie, mon chemin intérieur, celui qui me guide dans mes labyrinthes insondables, et je me perds pour longtemps, trop longtemps, je perds pied, je trébuche, je tombe et me fais mal, je saigne ... parfois même je me noie...
et je ne peux plus respirer...
Alors, je pourrais mourir... tout simplement
lundi 27 février 2017
douceur et sérénité
Hier une de mes filles m'a emmenée à une activité vraiment super
Un couple de ses amis musiciens, lui est pianiste, elle, violoncelliste...
Ils font des concerts un peu partout en Belgique, concerts de type classique
Mais ils créent aussi des concerts qui sortent de l'ordinaire
Par exemple de la musique proposée aux tout petits qui peuvent se déplacer à 4 pattes, bouger comme ils l'entendent
Mais très vite le silence se fait créé par une musique qui les touche
Hier donc nous avons été à une "sieste-concert" oui oui!
Il y avait des coussins à terre, sur des chutes de tapis disposés là pour l'occasion, ainsi que des plaids ou couvertures... et nous nous sommes installés au chaud, au tendre
Bon, c'est vrai qu'il fallait accepter de jouer le jeu... mais les petites bougies nous ont rapidement conduits dans un grand silence un peu mystérieux
Et le concert a commencé: musique composée par les deux jeunes musiciens qui nous ont très vite amenés dans une relaxation incroyable
Fermer les yeux et se laisser porter par les notes du piano, du violoncelle, c'était vraiment magique. On partait dans un autre monde, un monde de calme, de tendresse, de douceur!
Un couple de ses amis musiciens, lui est pianiste, elle, violoncelliste...
Ils font des concerts un peu partout en Belgique, concerts de type classique
Mais ils créent aussi des concerts qui sortent de l'ordinaire
Par exemple de la musique proposée aux tout petits qui peuvent se déplacer à 4 pattes, bouger comme ils l'entendent
Mais très vite le silence se fait créé par une musique qui les touche
Hier donc nous avons été à une "sieste-concert" oui oui!
Il y avait des coussins à terre, sur des chutes de tapis disposés là pour l'occasion, ainsi que des plaids ou couvertures... et nous nous sommes installés au chaud, au tendre
Bon, c'est vrai qu'il fallait accepter de jouer le jeu... mais les petites bougies nous ont rapidement conduits dans un grand silence un peu mystérieux
Et le concert a commencé: musique composée par les deux jeunes musiciens qui nous ont très vite amenés dans une relaxation incroyable
Fermer les yeux et se laisser porter par les notes du piano, du violoncelle, c'était vraiment magique. On partait dans un autre monde, un monde de calme, de tendresse, de douceur!
dimanche 19 février 2017
ça suffit maintenant
mercredi passé j'ai pris le train, et mon frère aussi mais de l'autre côté nous sommes chacun descendu à mi chemin et nous avons passé une belle journée amicale dans la ville du mi chemin nous avons parlé de choses et d'autres comme peuvent se parler un frère et une soeur il y avait les conjoints aussi à quatre on s'entend bien
au retour en montant dans le train j'ai mal évalué la hauteur des marches avec un seul oeil c'est ma faiblesse vision monoculaire et crac je suis tombée à deux genoux sur la plateforme du train aie aie aie une blessure au tibia se met à saigner abondamment ouille ouille ouille attendez je rigole pas ou un petit peu seulement j'ai eu un choc j'ai senti mon coeur qui je vous le rappelle est malade aidé en ce moment par 7 médicaments que je digère pas très bien mon coeur donc s'est mis à trembler et n'a pas arrêté de trembler pendant trois jours vraiment ce fut inquiétant
ma blessure n'a pas arrêté de saigner merci les anticoagulants un puis deux puis trois kleenex y sont passés dans le train vivement à la maison pour désinfecter ça
arrivée à la maison je me prends le pied dans le tapis hahaha je tombe sur le banc en bois très beau banc mais on s'en fout quand on tombe et ma jambe se colorie en bleu énorme hématome merci les anticoagulants
Et c'est comme ça qu'on devient une "petite vieille" qui a peur de tomber mes filles gentilles me disent que ma réalité étant ce qu'elle est je devrais prendre une canne tu vois ça d'ici
d'ailleurs le mari ne veut pas d'une petite vieille mais il se rend pas compte non il ne se rend pas compte heureusement que je peux m'accrocher à son bras secourable
au retour en montant dans le train j'ai mal évalué la hauteur des marches avec un seul oeil c'est ma faiblesse vision monoculaire et crac je suis tombée à deux genoux sur la plateforme du train aie aie aie une blessure au tibia se met à saigner abondamment ouille ouille ouille attendez je rigole pas ou un petit peu seulement j'ai eu un choc j'ai senti mon coeur qui je vous le rappelle est malade aidé en ce moment par 7 médicaments que je digère pas très bien mon coeur donc s'est mis à trembler et n'a pas arrêté de trembler pendant trois jours vraiment ce fut inquiétant
ma blessure n'a pas arrêté de saigner merci les anticoagulants un puis deux puis trois kleenex y sont passés dans le train vivement à la maison pour désinfecter ça
arrivée à la maison je me prends le pied dans le tapis hahaha je tombe sur le banc en bois très beau banc mais on s'en fout quand on tombe et ma jambe se colorie en bleu énorme hématome merci les anticoagulants
Et c'est comme ça qu'on devient une "petite vieille" qui a peur de tomber mes filles gentilles me disent que ma réalité étant ce qu'elle est je devrais prendre une canne tu vois ça d'ici
d'ailleurs le mari ne veut pas d'une petite vieille mais il se rend pas compte non il ne se rend pas compte heureusement que je peux m'accrocher à son bras secourable
mardi 14 février 2017
Ne pas oser dire: je t'aime
Imaginons...!
que j'aime beaucoup quelqu'un
et que ce quelqu'un m'aime beaucoup aussi...
Comment je le sais?
par son attitude, parce qu'il s'intéresse à moi, à ce que je fais, ce que je suis
Mais c'est très rare que cette personne me le dise: " je t'aime"
Or, j'aime qu'on me le dise, aujourd'hui, demain et toujours
Ces mots sont doux à mes yeux, ils me caressent l'âme et le coeur
Moi, j'ai envie de lui dire ces mots sans cesse, mais je me retiens
pour ne pas paraître collante, vous savez comme le fameux sparadrap dont le capitaine Haddock ne peut se défaire, et que ça l'énerve, ça l'énerve, ça l'éneeeeereve!!
Donc je lui dis mais sans lui dire vraiment. Certainement pas aussi souvent que j'aimerais! Parfois mon coeur déborde et je reste silencieuse...
C'est bête hein...?
Je crois que c'est plus féminin que masculin ça... vous ne croyez pas?
Grâce à Adrienne je connais le nom de ce peintre cubiste espagnol; Juan Gris
que j'aime beaucoup quelqu'un
et que ce quelqu'un m'aime beaucoup aussi...
Comment je le sais?
par son attitude, parce qu'il s'intéresse à moi, à ce que je fais, ce que je suis
Mais c'est très rare que cette personne me le dise: " je t'aime"
Or, j'aime qu'on me le dise, aujourd'hui, demain et toujours
Ces mots sont doux à mes yeux, ils me caressent l'âme et le coeur
Moi, j'ai envie de lui dire ces mots sans cesse, mais je me retiens
pour ne pas paraître collante, vous savez comme le fameux sparadrap dont le capitaine Haddock ne peut se défaire, et que ça l'énerve, ça l'énerve, ça l'éneeeeereve!!
Donc je lui dis mais sans lui dire vraiment. Certainement pas aussi souvent que j'aimerais! Parfois mon coeur déborde et je reste silencieuse...
C'est bête hein...?
Je crois que c'est plus féminin que masculin ça... vous ne croyez pas?
Grâce à Adrienne je connais le nom de ce peintre cubiste espagnol; Juan Gris
vendredi 10 février 2017
la lumière est paresseuse!
Depuis environ une semaine, on dirait que la course du temps s'est arrêtée
On devrait avoir deux min de plus le matin, deux de moins le soir, d'accord je le lis sur le site de la météo!
Mais non! quelque chose s'est bloqué! Manifestement!
Rien ne bouge, toujours la même luminosité!
A 17h environ, je dois déjà allumer ma lampe de bureau
Et le matin, ce n'est pas avant 8h30' (et encore! s'il fait potable!) que je peux penser à éteindre les lampes
Je vous le dis quelque chose ne tourne pas rond, par ici, pas rond du tout!
D'ailleurs hier soir, dans mon quartier il y a eu une panne d’électricité
Non! cela n'a pas duré très longtemps, alors que ailleurs, ce fut bien plus long...
Mais ce noir partout.... ce fut assez impressionnant! Un silence non pas noir, mais gris (grâce à la pleine lune...
Ceci dit, bonne soirée et bon WE à tous!
On devrait avoir deux min de plus le matin, deux de moins le soir, d'accord je le lis sur le site de la météo!
Mais non! quelque chose s'est bloqué! Manifestement!
Rien ne bouge, toujours la même luminosité!
A 17h environ, je dois déjà allumer ma lampe de bureau
Et le matin, ce n'est pas avant 8h30' (et encore! s'il fait potable!) que je peux penser à éteindre les lampes
Je vous le dis quelque chose ne tourne pas rond, par ici, pas rond du tout!
D'ailleurs hier soir, dans mon quartier il y a eu une panne d’électricité
Non! cela n'a pas duré très longtemps, alors que ailleurs, ce fut bien plus long...
Mais ce noir partout.... ce fut assez impressionnant! Un silence non pas noir, mais gris (grâce à la pleine lune...
Ceci dit, bonne soirée et bon WE à tous!
samedi 4 février 2017
Tout a été écrit, déjà... Au fil des années, au fil des mois...
A quoi sert d'écrire encore, de dire et redire les mêmes choses?
Essayer pourtant, recommencer à zéro, il faut du courage, je n'en manque pas!
Peut-e^tre pourrait-il y avoir des surprises, surprises qu'on n'attendait pas (forcément!)
Peut-être pourrait-il y avoir du nouveau dans l'ancien?
Ou de l'ancien dans le nouveau?
Plus je m'éloigne de l'habitude, plus j'entre dans la peur
Je l'ai toujours su
Respirer largement, ne pas oublier de respirer largement, afin d'inonder le tout, puis d'éclairer le moindre détail! Ce sont les détails inattendus qui sont beaux!
Ecrire pour écrire, remplir la feuille trop blanche pour être innocente...
Demain je recommencerai. J'essaierai à nouveau
Respirer librement, croire que si la poitrine se serre comme dans un étau, ce n'est pas grave...
question d'habitude!
A quoi sert d'écrire encore, de dire et redire les mêmes choses?
Essayer pourtant, recommencer à zéro, il faut du courage, je n'en manque pas!
Peut-e^tre pourrait-il y avoir des surprises, surprises qu'on n'attendait pas (forcément!)
Peut-être pourrait-il y avoir du nouveau dans l'ancien?
Ou de l'ancien dans le nouveau?
Plus je m'éloigne de l'habitude, plus j'entre dans la peur
Je l'ai toujours su
Respirer largement, ne pas oublier de respirer largement, afin d'inonder le tout, puis d'éclairer le moindre détail! Ce sont les détails inattendus qui sont beaux!
Ecrire pour écrire, remplir la feuille trop blanche pour être innocente...
Demain je recommencerai. J'essaierai à nouveau
Respirer librement, croire que si la poitrine se serre comme dans un étau, ce n'est pas grave...
question d'habitude!
samedi 28 janvier 2017
perfectionnisme
en fait, il faudrait simplement que je cesse d'être perfectionniste, de vouloir pour tout ce que je fais, un résultat impeccable, corrigé de ses fautes diverses
Chaque fois c'est le même scénario: je lis, relis, relis encore et finalement "cela" reste dans mes brouillons: je ne veux pas faillir à ce que je crois être ma belle réputation!!
Donc je n'ose pas trop laisser aller ma plume (mon clavier) au gré de ma fantaisie, de mes idées parfois rebelles, ou personnelles: peur aussi d'être jugée, surtout par certaines personnes dont l'avis m'importe. Alors que je sais que me lire vraie et spontanée leur conviendra très bien!
C'est quand même con que à mon âge respectable, je sois redevenue aussi soucieuse de ne pas déplaire! Au long des années, j'avais perdu cette tendance, je me souviens qu'au début de cette écriture sur ce blog, je me laissais souvent "faire". Je m'amusais, tout simplement! sans trop me poser de questions!
La maladie est venue changer ça: par ex, je pourrais conduire, faire de petits trajets en voiture, j'en ai même reçu la permission explicite, et.... non je ne m'y décide plus, de peur de faire une bêtise, parce que oui! les bêtises peuvent coûter bien cher...
Je devrais faire une liste des actions dans lesquelles je pourrais me lancer
- me mettre à effectuer de petits trajets...
- ranger chaque jour un peu de mon bureau, devenu un foutoir
On verra où j'en serai après ces deux opérations.... je vous le dirai, si ça vous intéresse!
Chaque fois c'est le même scénario: je lis, relis, relis encore et finalement "cela" reste dans mes brouillons: je ne veux pas faillir à ce que je crois être ma belle réputation!!
Donc je n'ose pas trop laisser aller ma plume (mon clavier) au gré de ma fantaisie, de mes idées parfois rebelles, ou personnelles: peur aussi d'être jugée, surtout par certaines personnes dont l'avis m'importe. Alors que je sais que me lire vraie et spontanée leur conviendra très bien!
C'est quand même con que à mon âge respectable, je sois redevenue aussi soucieuse de ne pas déplaire! Au long des années, j'avais perdu cette tendance, je me souviens qu'au début de cette écriture sur ce blog, je me laissais souvent "faire". Je m'amusais, tout simplement! sans trop me poser de questions!
La maladie est venue changer ça: par ex, je pourrais conduire, faire de petits trajets en voiture, j'en ai même reçu la permission explicite, et.... non je ne m'y décide plus, de peur de faire une bêtise, parce que oui! les bêtises peuvent coûter bien cher...
Je devrais faire une liste des actions dans lesquelles je pourrais me lancer
- me mettre à effectuer de petits trajets...
- ranger chaque jour un peu de mon bureau, devenu un foutoir
On verra où j'en serai après ces deux opérations.... je vous le dirai, si ça vous intéresse!
vendredi 27 janvier 2017
tant de bonheur...
quel est le meilleur moyen pour reprendre l'écriture?
mettre la plume sur le papier/clavier et bouger la main, ça marche à tous les coups!
pour autant qu'on bouge la main, sans trop réfléchir à ce qu'on va/veut écrire: simplement laisser venir les mots, tranquillement, et la machine a ses chances de s'enclencher, je l'ai plusieurs fois expérimenté!
Et parfois le résultat est étonnant, parfois simplement quelconque, et parfois décevant: qu'à cela ne tienne, alors il suffit d’effacer et de faire confiance au lendemain...
Cela fait DES années que je n'écris plus valablement, depuis l'artérite temporale: depuis bientôt 6 ans:
la maladie, suivie d'un infarctus il y a peu, m'a plaquée par terre, et ôté un bon bout de mon courage et de mon gout de vivre
Je voudrais reprendre ce chemin passionnant de l’écriture plus ou moins spontanée. Hier j'ai parié avec un ami, que j'y arriverais...
Ce n'est pas comme si c'était une punition, un devoir difficile; quand je me mets à écrire, les mots arrivent sans trop de difficultés, j'ai cette chance...
Il faudrait simplement que je donne une orientation à ce blog... Ce sera plus facile de m'y tenir
Je serai heureuse de replonger dans le chemin des mots, il m'a apporté tant de bonheur
et les lecteurs que vous êtes, y sont pour beaucoup!
Merci
mardi 10 janvier 2017
en lisant Etty...
".... un moment vient où l'on ne peut plus agir, il faut se contenter d'être et d'accepter"
Etty Hillesum
mais quel chemin douloureux quand on a cette impression que le monde continue à tourner, et soi, on reste au bord du chemin, seul(e), abandonné(e), dans un silence qui fait peur...
A moins que ce silence ne soit un silence restructurant...
Etty Hillesum
mais quel chemin douloureux quand on a cette impression que le monde continue à tourner, et soi, on reste au bord du chemin, seul(e), abandonné(e), dans un silence qui fait peur...
A moins que ce silence ne soit un silence restructurant...
samedi 31 décembre 2016
c'est une question de choix!
Bonjour à tout le monde, particulièrement ceux qui ont continué à venir sur ce blog un peu délaissé, il faut le dire.
C'est le moment de présenter ses vœux: je réfléchissais ce matin à la façon dont je le ferais
Je me disais que souhaiter une bonne année, c'était un peu (beaucoup!) tirer des plans sur la comète: nul ne sait si cette année sera "bonne", tant individuellement que globalement. Ce qui nous arrivera ne dépend pas de nous, mais des aléas de la vie, parfois bien capricieuse...
Que je ne refasse pas un accident cardiaque ne dépendra pas de vos souhaits, aussi bienveillants soient-ils, hélas! Que je guérisse complètement de la maladie de Horton qui me touche depuis cinq ans, non plus!
Mais ce qui peut m'arriver de bon, de vraiment bon, c'est la manière dont je peux vivre ces "accidents de parcours". Je peux râler, me renfrogner, me plaindre, être dans une mauvaise humeur perpétuelle...
Je peux aussi (et là, c'est un CHOIX!) cueillir chaque jour la petite étincelle de beau, de bonheur, d'amour qui parsème chacune de mes journées.
Il faut bien sûr, que je me branche sur les ondes adéquates, et cela ne dépend que de moi!
C'est ce que je vous souhaite à vous aussi: vous brancher sur vos bonnes ondes, même dans les situations difficiles
Mes trucs pour cela: dans les moments difficiles, prendre un livre qui me nourrit, (j'en ai quelques uns au pied de mon lit, en lire quelques pages, me laisser pénétrer par ces mots qui m'attendaient, et petit à petit je sens que hop! c'est reparti!
Ou alors, envoyer un mail à une personne "nourrissante", attendre la réponse que je sais qui me fera du bien, comme un baume...
Ou marcher dans la nature, modérément quand il faut froid comme aujourd'hui, regarder avidement autour de moi...
C'est le moment de présenter ses vœux: je réfléchissais ce matin à la façon dont je le ferais
Je me disais que souhaiter une bonne année, c'était un peu (beaucoup!) tirer des plans sur la comète: nul ne sait si cette année sera "bonne", tant individuellement que globalement. Ce qui nous arrivera ne dépend pas de nous, mais des aléas de la vie, parfois bien capricieuse...
Que je ne refasse pas un accident cardiaque ne dépendra pas de vos souhaits, aussi bienveillants soient-ils, hélas! Que je guérisse complètement de la maladie de Horton qui me touche depuis cinq ans, non plus!
Mais ce qui peut m'arriver de bon, de vraiment bon, c'est la manière dont je peux vivre ces "accidents de parcours". Je peux râler, me renfrogner, me plaindre, être dans une mauvaise humeur perpétuelle...
Je peux aussi (et là, c'est un CHOIX!) cueillir chaque jour la petite étincelle de beau, de bonheur, d'amour qui parsème chacune de mes journées.
Il faut bien sûr, que je me branche sur les ondes adéquates, et cela ne dépend que de moi!
C'est ce que je vous souhaite à vous aussi: vous brancher sur vos bonnes ondes, même dans les situations difficiles
Mes trucs pour cela: dans les moments difficiles, prendre un livre qui me nourrit, (j'en ai quelques uns au pied de mon lit, en lire quelques pages, me laisser pénétrer par ces mots qui m'attendaient, et petit à petit je sens que hop! c'est reparti!
Ou alors, envoyer un mail à une personne "nourrissante", attendre la réponse que je sais qui me fera du bien, comme un baume...
Ou marcher dans la nature, modérément quand il faut froid comme aujourd'hui, regarder avidement autour de moi...
Magritte
mardi 8 novembre 2016
vivre dans le chaos
Le monde n'est plus le monde...
il est chaos, ou vide infini!
ce qui faisait lieux, frontières, paysages s'est estompé
Tout ce qui les occupe tant, les pressés, les soucieux, les triomphants, les surs d'eux, les avides, tout paraît vain, inutile, dépassé, dérisoire!
Vanité des Vanités
ce n'est pas du tout le soulagement triomphant de se savoir débarrassé des maîtres, des interdits, des permissions: non! c'est un passage dur, difficile, dangereux, c'est un bord de précipice.
Pas le choix. il va falloir m'habituer à vivre dans le chaos
ou dans le vide
... en y dessinant un chemin étroit, un chemin de "pas après pas", insupportablement lents...
,
il est chaos, ou vide infini!
ce qui faisait lieux, frontières, paysages s'est estompé
Tout ce qui les occupe tant, les pressés, les soucieux, les triomphants, les surs d'eux, les avides, tout paraît vain, inutile, dépassé, dérisoire!
Vanité des Vanités
ce n'est pas du tout le soulagement triomphant de se savoir débarrassé des maîtres, des interdits, des permissions: non! c'est un passage dur, difficile, dangereux, c'est un bord de précipice.
Pas le choix. il va falloir m'habituer à vivre dans le chaos
ou dans le vide
... en y dessinant un chemin étroit, un chemin de "pas après pas", insupportablement lents...
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mardi 1 novembre 2016
un coeur réparé...
Je reviens d'un "agréable" séjour 3 étoiles dans ma clinique préférée!
Hospitalisée d'urgence eh oui!
Mon coeur a fait des siennes: il ne voulait plus battre comme il faut
Autrement dit, j'ai fait un joli petit infarctus!
euh... comment dire... on a eu chaud ;-)
Quelques jours de soins intensifs et hier, rentrée déjà à la maison
Avec une belle liste de médicaments/pilules bonheurs, qui s'ajoutent à ceux que je prends pour calmer la maladie de Horton qui me poursuit depuis 5 ans déjà.
Grosse émotion, pour ceux qui m'aiment... et pour moi bien sûr. Il faudra envisager de changer des choses (je sais pas trop quoi encore, mais ça s'éclaircira j'en suis sûre!)
Curieusement, je ne me sens pas (trop) accablée: on pourrait dire que le sort s'acharne un peu sur moi, mais non, je me sens paisible et.... remplie de gratitude envers la Vie!
Elle m'a fait ces jours-ci des cadeaux qui ont "soigné" mon coeur malade, plus efficacement que les médicaments que je prends désormais, comme tous les cardiaques
Alors... merci la Vie!
Hospitalisée d'urgence eh oui!
Mon coeur a fait des siennes: il ne voulait plus battre comme il faut
Autrement dit, j'ai fait un joli petit infarctus!
euh... comment dire... on a eu chaud ;-)
Quelques jours de soins intensifs et hier, rentrée déjà à la maison
Avec une belle liste de médicaments/pilules bonheurs, qui s'ajoutent à ceux que je prends pour calmer la maladie de Horton qui me poursuit depuis 5 ans déjà.
Grosse émotion, pour ceux qui m'aiment... et pour moi bien sûr. Il faudra envisager de changer des choses (je sais pas trop quoi encore, mais ça s'éclaircira j'en suis sûre!)
Curieusement, je ne me sens pas (trop) accablée: on pourrait dire que le sort s'acharne un peu sur moi, mais non, je me sens paisible et.... remplie de gratitude envers la Vie!
Elle m'a fait ces jours-ci des cadeaux qui ont "soigné" mon coeur malade, plus efficacement que les médicaments que je prends désormais, comme tous les cardiaques
Alors... merci la Vie!
peinture de Kandinsky
lundi 5 septembre 2016
juste un petit mot
Non, non, je ne reviens pas... soyez tranquilles ;-))
C'est juste pour vous remercier de tous vos petits mots, sur le blog ou en privé
J'ai répondu à chacun(e), si vous voulez lire!!
J'ai été très touchée de revoir ici des anciens que je croyais disparus depuis longtemps: Kloelle, Jj, Cathy, Gilda. Et bien sûr, Valclair
Je reviendrai peut-être, quand j'irai mieux, physiquement et moralement
C'est juste pour vous remercier de tous vos petits mots, sur le blog ou en privé
J'ai répondu à chacun(e), si vous voulez lire!!
J'ai été très touchée de revoir ici des anciens que je croyais disparus depuis longtemps: Kloelle, Jj, Cathy, Gilda. Et bien sûr, Valclair
Je reviendrai peut-être, quand j'irai mieux, physiquement et moralement
de tout coeur, merci à tous,
vendredi 26 août 2016
Au revoir...
cela fait un certain temps que je ne publie plus ici qu'au compte gouttes: deux billets par mois, maximum! C'est pas énorme...
Je me sens enfermée dans un lien trop étroit, à ne plus pouvoir écrire comme j'en aurais envie
Soit ici, soit sur mon blog des cents mots...
J'ai donc décidé de quitter ce blog de Coumarine qui m'a donné tant de bonheur, mais qui aujourd'hui, me cause pas mal de souci. J'y suis définitivement en panne, et rien ni personne ne me fera revenir! (sauf de temps en temps pour un billet ou je donnerai de mes nouvelles! On verra!
Je n'efface pas mes petites paroles, je les ai aimées de tout mon coeur: prenez-en soin! Ne les copiez pas bêtement, comme cela m'est arrivé quelques fois!
Je remercie mon cher blog de tout ce qu'il m'a apporté, des amitiés qu'il m'a permis de lier: tous et toutes, à votre manière, vous m’avez apporté beaucoup: MERCI
Je me sens enfermée dans un lien trop étroit, à ne plus pouvoir écrire comme j'en aurais envie
Soit ici, soit sur mon blog des cents mots...
J'ai donc décidé de quitter ce blog de Coumarine qui m'a donné tant de bonheur, mais qui aujourd'hui, me cause pas mal de souci. J'y suis définitivement en panne, et rien ni personne ne me fera revenir! (sauf de temps en temps pour un billet ou je donnerai de mes nouvelles! On verra!
Je n'efface pas mes petites paroles, je les ai aimées de tout mon coeur: prenez-en soin! Ne les copiez pas bêtement, comme cela m'est arrivé quelques fois!
Je remercie mon cher blog de tout ce qu'il m'a apporté, des amitiés qu'il m'a permis de lier: tous et toutes, à votre manière, vous m’avez apporté beaucoup: MERCI
mercredi 17 août 2016
Oui, mais....
Il faut absolument que j'écrive un billet aujourd'hui! me suis-je dit en me levant ce matin...
oui, mais il faut d'abord que je prenne ma douche: à corps propre, esprit rafraîchi, et quel bien ça fait!
oui, mais il faut ensuite que je petitdéjeune, ventre creux n'a guère d'imagination!
donc je prends une douche délicieuse, je petitdéjeune avec gourmandise: pain complet avec un soupçon de confiture bio, thé vert avec une cuillère de miel,
Bon je me dis: je m'y mets maintenant, ne pas consulter mes mails, ni rien d'autre
Je me place donc devant mon PC. Je respire largement, ça y est! j'y vais! Si je n'écris pas maintenant, ça ne viendra plus jamais, faudra renoncer au blog, et tant pis pour moi.
Oui mais je peux quand même regarder un petit moment un ou deux de mes sites préférés, non? Allez, rien qu'une heure, et promis, je m'y mets tout de suite après!
L’heure passe et je suis appelée au tél: j'y passe un petit moment. C'est une de mes filles qui souhaitait m'appeler, demander conseil. J'écoute. avec bcp d'attention..
On ne peut quand même pas refuser de répondre au tél, quand c'est une de ses filles chéries.
Oui mais quand je reviens devant le PC, l'heure a tourné, ma concentration s'est volatilisée, faut tout recommencer depuis le début
De quoi voulais-je parler encore?
Ah oui! A propos d'un sujet un peu difficile, à savoir ma relation à mes parents décédés depuis dix ans, mais ce ne sera pas pour aujourd'hui, il fait trop beau!
Demain peut-être, et sans "oui mais"!
Ou alors vendredi hein ça vient pas à un jour...
oui, mais il faut d'abord que je prenne ma douche: à corps propre, esprit rafraîchi, et quel bien ça fait!
oui, mais il faut ensuite que je petitdéjeune, ventre creux n'a guère d'imagination!
donc je prends une douche délicieuse, je petitdéjeune avec gourmandise: pain complet avec un soupçon de confiture bio, thé vert avec une cuillère de miel,
Bon je me dis: je m'y mets maintenant, ne pas consulter mes mails, ni rien d'autre
Je me place donc devant mon PC. Je respire largement, ça y est! j'y vais! Si je n'écris pas maintenant, ça ne viendra plus jamais, faudra renoncer au blog, et tant pis pour moi.
Oui mais je peux quand même regarder un petit moment un ou deux de mes sites préférés, non? Allez, rien qu'une heure, et promis, je m'y mets tout de suite après!
L’heure passe et je suis appelée au tél: j'y passe un petit moment. C'est une de mes filles qui souhaitait m'appeler, demander conseil. J'écoute. avec bcp d'attention..
On ne peut quand même pas refuser de répondre au tél, quand c'est une de ses filles chéries.
Oui mais quand je reviens devant le PC, l'heure a tourné, ma concentration s'est volatilisée, faut tout recommencer depuis le début
De quoi voulais-je parler encore?
Ah oui! A propos d'un sujet un peu difficile, à savoir ma relation à mes parents décédés depuis dix ans, mais ce ne sera pas pour aujourd'hui, il fait trop beau!
Demain peut-être, et sans "oui mais"!
Ou alors vendredi hein ça vient pas à un jour...
mercredi 10 août 2016
Hier, j'ai oublié le temps
Bienfaisant moment passé hier avec une amie chère... un vrai cadeau!
Nous sommes restées coincées devant une unique boisson (le resto n'a pas fait des affaires avec nous!) pendant 4 heures, autant dire qu'on n'a pas vu le temps passer...
C'est un resto dans une librairie, évidemment je n'ai pas pu résister, et sur ses conseils, j'ai acheté un petit livre de poche, dont je vous parlerai peut-être.
Nous avons d'abord échangé les nouvelles les plus ordinaires, nous avons parlé de nos enfants qui parfois sont sources de bien des soucis!
Puis comme toujours quand nous sommes ensemble, nous sommes allées plus profondément dans nos ressentis: avec mon amie, on peut aborder les points les plus sensibles de nos vies, sans crainte du jugement de l'autre, sans avoir peur de se livrer trop, de se livrer mal, de ces confidences qu'on regrette par après!
Elle comme moi, nous sommes "en panne" d'écriture..;et cela nous pèse à toutes les deux! Nous pose question...
Elle comme moi, avons été freinées, ou plutôt découragées par des remarques perçues comme négatives. Elle comme moi, avons voulu écrire autour de la maladie que nous avons affrontée quasi en même temps, il y a bientôt cinq ans. Et en effet, nous avons écrit pour tenter de sortir plus fortes de cet épisode douloureux qui a profondément modifié notre vie, ou plutôt le regard que nous portons sur notre vie.
Elle est en rémission, mais son combat n'est pas terminé. Moi je me suis battue et je me bats toujours pour garder mon oeil rescapé, pour dépasser les effets secondaires des médicaments. Nous sommes des battantes!
Et nous nous sommes dit que malgré tout, malgré aussi tous les soucis concernant nos grands enfants, nous sommes des rescapées. Et nous sommes fières de nous. Nous avons affronté le feu, mais nous n'avons jamais cessé de danser au milieu de la tourmente
Un autre ami, à qui je parlais de cet "anniversaire de cinq ans" qui approchait m'a dit que je n'avais pas perdu un oeil, mais que j'avais eu la chance de sauver l'autre oeil!
Il a raison bien sûr. Si je suis dans la lutte, je ne suis pas assez dans la gratitude
J'y veillerai désormais!
Nous sommes restées coincées devant une unique boisson (le resto n'a pas fait des affaires avec nous!) pendant 4 heures, autant dire qu'on n'a pas vu le temps passer...
C'est un resto dans une librairie, évidemment je n'ai pas pu résister, et sur ses conseils, j'ai acheté un petit livre de poche, dont je vous parlerai peut-être.
Nous avons d'abord échangé les nouvelles les plus ordinaires, nous avons parlé de nos enfants qui parfois sont sources de bien des soucis!
Puis comme toujours quand nous sommes ensemble, nous sommes allées plus profondément dans nos ressentis: avec mon amie, on peut aborder les points les plus sensibles de nos vies, sans crainte du jugement de l'autre, sans avoir peur de se livrer trop, de se livrer mal, de ces confidences qu'on regrette par après!
Elle comme moi, nous sommes "en panne" d'écriture..;et cela nous pèse à toutes les deux! Nous pose question...
Elle comme moi, avons été freinées, ou plutôt découragées par des remarques perçues comme négatives. Elle comme moi, avons voulu écrire autour de la maladie que nous avons affrontée quasi en même temps, il y a bientôt cinq ans. Et en effet, nous avons écrit pour tenter de sortir plus fortes de cet épisode douloureux qui a profondément modifié notre vie, ou plutôt le regard que nous portons sur notre vie.
Elle est en rémission, mais son combat n'est pas terminé. Moi je me suis battue et je me bats toujours pour garder mon oeil rescapé, pour dépasser les effets secondaires des médicaments. Nous sommes des battantes!
Et nous nous sommes dit que malgré tout, malgré aussi tous les soucis concernant nos grands enfants, nous sommes des rescapées. Et nous sommes fières de nous. Nous avons affronté le feu, mais nous n'avons jamais cessé de danser au milieu de la tourmente
Un autre ami, à qui je parlais de cet "anniversaire de cinq ans" qui approchait m'a dit que je n'avais pas perdu un oeil, mais que j'avais eu la chance de sauver l'autre oeil!
Il a raison bien sûr. Si je suis dans la lutte, je ne suis pas assez dans la gratitude
J'y veillerai désormais!
vendredi 8 juillet 2016
Etre une femme
J'ai toujours veillé à rester féminine
maintenant plus que jamais, alors que je vieillis petit à petit...
Je ne dépense pas des fortunes en maquillage, produits de soin, vêtements divers, juste ce qu'il faut.
Car je pense réellement que la féminité ne se réduit pas à cela!
Je suis fière d'être femme et je m'applique à le rester jusqu'au bout des ongles, dans l'entièreté de mon être sensible
Alors je crois que cette féminité vient habiter sereinement mon corps
Il n'en a pas toujours été ainsi, loin de là...
J'étais une enfant timide, que les critiques perpétuelles de ma mère ont fait taire
Je me suis murée dans un silence protecteur, en attendant de pouvoir m'évader
Ce que je fis, heureuse enfin de me sentir libre, mais encore bien maladroite dans ma façon de l'être
Je n'ai jamais paru mon âge, et si cette caractéristique toujours actuelle, me convient très bien aujourd'hui, jeune adulte, on ne me prenait pas au sérieux, ce que je détestais par dessus tout. Ma toute puissante mère me considérant comme une enfant sotte, j'aspirais à me plonger au plus vite dans le monde des adultes
Et j'ai découvert petit à petit combien j'aimais être femme, combien je pouvais l'être avec ardeur, force et sensibilité, jusque dans mon corps, surtout dans mon corps qui, par mon éducation avait été brimé, réduit au silence.
Oser être "belle", oser m'exprimer simplement, oser comme je le fais ici, exprimer le profond de moi-même... le profond de mon être femme.... c'est magnifique...
maintenant plus que jamais, alors que je vieillis petit à petit...
Je ne dépense pas des fortunes en maquillage, produits de soin, vêtements divers, juste ce qu'il faut.
Car je pense réellement que la féminité ne se réduit pas à cela!
Je suis fière d'être femme et je m'applique à le rester jusqu'au bout des ongles, dans l'entièreté de mon être sensible
Alors je crois que cette féminité vient habiter sereinement mon corps
Il n'en a pas toujours été ainsi, loin de là...
J'étais une enfant timide, que les critiques perpétuelles de ma mère ont fait taire
Je me suis murée dans un silence protecteur, en attendant de pouvoir m'évader
Ce que je fis, heureuse enfin de me sentir libre, mais encore bien maladroite dans ma façon de l'être
Je n'ai jamais paru mon âge, et si cette caractéristique toujours actuelle, me convient très bien aujourd'hui, jeune adulte, on ne me prenait pas au sérieux, ce que je détestais par dessus tout. Ma toute puissante mère me considérant comme une enfant sotte, j'aspirais à me plonger au plus vite dans le monde des adultes
Et j'ai découvert petit à petit combien j'aimais être femme, combien je pouvais l'être avec ardeur, force et sensibilité, jusque dans mon corps, surtout dans mon corps qui, par mon éducation avait été brimé, réduit au silence.
Oser être "belle", oser m'exprimer simplement, oser comme je le fais ici, exprimer le profond de moi-même... le profond de mon être femme.... c'est magnifique...
vendredi 1 juillet 2016
comme une phobie...
Bientôt un an que ce livre est paru, un an que je me dis que je le lirais bien, qu'il me semble intéressant... Mais je ne passe pas à l'action. Pourquoi? Je ne sais pas trop.
Jusqu'à mercredi où je le vois exposé à bibliothèque de mon quartier, Ni une ni deux, je le prends, le serre contre moi comme un objet précieux et l'emmène.
J'entame la lecture et ... c'est un peu mon "histoire" qui est exposée là!
"Quelques mois après la parution de mon dernier roman, j'ai cessé d'écrire [... ].
peu à peu le geste lui-même d'écrire est devenu occasionnel, hésitant, ne s'exécutait plus sans appréhension. Le simple fait de tenir un stylo m'est apparu de plus en plus difficile.
Plus tard, j'ai été prise de panique dès que j'ouvrais un document Word.
Je cherchais la bonne position, l’orientation optimale de l'écran, j’étirais mes jambes sous la table. Et puis je restais là, immobile, des heures durant, les yeux rivés sur l'écran [...]
Ecrire, je ne pouvais plus.
Ecrire, c'était non."
Delphine de Vigan "D'après une histoire vraie" aout 2015
Je pourrais vous citer bien d'autres passages de ce livre qui me touche énormément, tellement je vois décrites noir sur blanc mes difficultés à écrire d'aujourd'hui
Cela fait plus de cinq ans que j'éprouve cette quasi terreur (c'est le terme que Delphine utilise et que je reprends à mon compte, parce que c'est exactement ça: terreur) à me mettre à écrire, et que donc je fuis tellement cette difficulté qui m’apparaît insurmontable
Après la parution de mon recueil de nouvelles qui a eu son public (en tout cas en Belgique) je savais que après le temps nécessaire de latence, il me faudrait reprendre le clavier. Mais je suis restée coite devant mon écran, et la peur m'a envahie, de plus en plus forte.
Puis la maladie s'en est mêlée, ainsi que la lutte pour en être victorieuse. Là j'ai écrit (mais surtout pour moi) mon cheminement de malade, j'ai même pensé le publier. Mais bon! Les témoignages de maladie abondent et je n'ai pas voulu en ajouter un nouveau, même si la mienne de maladie et surtout mon cheminement restent original. J'ai abandonné, je crois, définitivement.
J'en suis là désormais à avoir peur de m'y mettre à une oeuvre fictive. Quand on me demande où je reste, je parle de mes problèmes de santé, de ma famille toujours nombreuse qui me demande de l’attention...
Je contourne... je fuis en fait!
Pour ne pas reconnaître ni à mes yeux, ni devant les autres, que je vis quasi de la terreur devant l'acte d'écrire, exactement comme l'explique Delphine de V.
Je sais, ça paraît incroyable, surtout que quand je m'y mets, je n'écris pas si mal que ça ;-)
Incroyable et pourtant vrai, je n'y arrive pas, je n'y arrive plus. Quelque chose se bloque en moi.
Aujourd'hui en lisant ce livre, quelque chose se dénoue je crois. C'est la première fois que je lis cette difficulté chez quelqu'un d'autre.
Bien sûr les raisons de son silence dû à son angoisse, étaient différentes (faut lire le livre pour comprendre) mais le processus est vraiment le même, je m'y retrouve complètement...
Je ne sais pas encore comment elle a brisé le cercle vicieux, mais elle l'a fait, son livre en est la preuve
Moi qui aimais tant écrire, j'espère que je le surmonterai à mon tour...
(pour toi P. et les autres qui vous inquiétez de moi, ou plutôt du fait que ce blog reste muet...)
Jusqu'à mercredi où je le vois exposé à bibliothèque de mon quartier, Ni une ni deux, je le prends, le serre contre moi comme un objet précieux et l'emmène.
J'entame la lecture et ... c'est un peu mon "histoire" qui est exposée là!
"Quelques mois après la parution de mon dernier roman, j'ai cessé d'écrire [... ].
peu à peu le geste lui-même d'écrire est devenu occasionnel, hésitant, ne s'exécutait plus sans appréhension. Le simple fait de tenir un stylo m'est apparu de plus en plus difficile.
Plus tard, j'ai été prise de panique dès que j'ouvrais un document Word.
Je cherchais la bonne position, l’orientation optimale de l'écran, j’étirais mes jambes sous la table. Et puis je restais là, immobile, des heures durant, les yeux rivés sur l'écran [...]
Ecrire, je ne pouvais plus.
Ecrire, c'était non."
Delphine de Vigan "D'après une histoire vraie" aout 2015
Je pourrais vous citer bien d'autres passages de ce livre qui me touche énormément, tellement je vois décrites noir sur blanc mes difficultés à écrire d'aujourd'hui
Cela fait plus de cinq ans que j'éprouve cette quasi terreur (c'est le terme que Delphine utilise et que je reprends à mon compte, parce que c'est exactement ça: terreur) à me mettre à écrire, et que donc je fuis tellement cette difficulté qui m’apparaît insurmontable
Après la parution de mon recueil de nouvelles qui a eu son public (en tout cas en Belgique) je savais que après le temps nécessaire de latence, il me faudrait reprendre le clavier. Mais je suis restée coite devant mon écran, et la peur m'a envahie, de plus en plus forte.
Puis la maladie s'en est mêlée, ainsi que la lutte pour en être victorieuse. Là j'ai écrit (mais surtout pour moi) mon cheminement de malade, j'ai même pensé le publier. Mais bon! Les témoignages de maladie abondent et je n'ai pas voulu en ajouter un nouveau, même si la mienne de maladie et surtout mon cheminement restent original. J'ai abandonné, je crois, définitivement.
J'en suis là désormais à avoir peur de m'y mettre à une oeuvre fictive. Quand on me demande où je reste, je parle de mes problèmes de santé, de ma famille toujours nombreuse qui me demande de l’attention...
Je contourne... je fuis en fait!
Pour ne pas reconnaître ni à mes yeux, ni devant les autres, que je vis quasi de la terreur devant l'acte d'écrire, exactement comme l'explique Delphine de V.
Je sais, ça paraît incroyable, surtout que quand je m'y mets, je n'écris pas si mal que ça ;-)
Incroyable et pourtant vrai, je n'y arrive pas, je n'y arrive plus. Quelque chose se bloque en moi.
Aujourd'hui en lisant ce livre, quelque chose se dénoue je crois. C'est la première fois que je lis cette difficulté chez quelqu'un d'autre.
Bien sûr les raisons de son silence dû à son angoisse, étaient différentes (faut lire le livre pour comprendre) mais le processus est vraiment le même, je m'y retrouve complètement...
Je ne sais pas encore comment elle a brisé le cercle vicieux, mais elle l'a fait, son livre en est la preuve
Moi qui aimais tant écrire, j'espère que je le surmonterai à mon tour...
(pour toi P. et les autres qui vous inquiétez de moi, ou plutôt du fait que ce blog reste muet...)
vendredi 17 juin 2016
Nancy Huston
15 jours de bronchite: les yeux, la gorge et une toux féroce à m’arracher les bronches...
Voilà que peu à peu je me relève, encore légèrement assommée
Merci pour vos commentaires qui m'ont accompagnée et redonné un semblant de moral
Entre deux quintes de toux, je me suis plongée dans le livre de Nancy Huston: Bad Girl
C'est une autobiographie singulière, dont elle évite les écueils: elle l'aborde en s'adressant au foetus qu'elle était, dans un univers familial un peu particulier
J'aime Nancy Huston, j'aime certains de ses romans, j'aime aussi certains de ses essais
J'aime surtout son écriture bien particulière
Dans les journaux de Charles Juliet dont les anciens ici savent combien j'aime ses journaux publiés régulièrement au fil du temps, j'avais découvert qu'il parlait de ses rencontres avec Nancy Huston dont il est devenu un ami...
Là maintenant, je me suis lancée dans la lecture de ses textes choisis (de 2002 à 2015)
Carnets de l'incarnation, l'a--t-elle titré. Je n'en ai lu encore que quelques pages et je ne sais pas encore pourquoi elle parle d'incarnation dans le titre qu'elle a donné à ces carnets
à suivre donc...
Voilà que peu à peu je me relève, encore légèrement assommée
Merci pour vos commentaires qui m'ont accompagnée et redonné un semblant de moral
Entre deux quintes de toux, je me suis plongée dans le livre de Nancy Huston: Bad Girl
C'est une autobiographie singulière, dont elle évite les écueils: elle l'aborde en s'adressant au foetus qu'elle était, dans un univers familial un peu particulier
J'aime Nancy Huston, j'aime certains de ses romans, j'aime aussi certains de ses essais
J'aime surtout son écriture bien particulière
Dans les journaux de Charles Juliet dont les anciens ici savent combien j'aime ses journaux publiés régulièrement au fil du temps, j'avais découvert qu'il parlait de ses rencontres avec Nancy Huston dont il est devenu un ami...
Là maintenant, je me suis lancée dans la lecture de ses textes choisis (de 2002 à 2015)
Carnets de l'incarnation, l'a--t-elle titré. Je n'en ai lu encore que quelques pages et je ne sais pas encore pourquoi elle parle d'incarnation dans le titre qu'elle a donné à ces carnets
à suivre donc...
mardi 31 mai 2016
Pluie, grèves, pain et jeux...
Je vais craquer
- si je ne puis plus sortir me promener tranquillement sous les rayons d'un soleil printanier. Mon moral est hélas tributaire de ce temps pourri, froid par dessus le marché, j'en ai marre et je n'y vois aucune poésie, je ne suis pas Verlaine (oh! le bruit doux de la pluie, par terre et sur les toits...) Chez moi les rigoles sont bouchées et la pluie les franchit avec fracas, venant assassiner mes deux ou trois coquelicots/pavots rescapés de l'année dernière, oh! que je les aime ceux-là!
- si les grèves en Belgique qui paralysent tout le pays ne cessent pas (et ce n'est pas demain la veille!)
Vous mes amis français, vous savez à peine ce qui se passe dans mon pays qui est en train de pourrir sur pied! (sauf à Molenbeek évidemment!) car chez vous, les choses ne vont guère mieux. Vous les collectionnez aussi les grèves sociales; même si je donne (en grandes lignes) raison aux grévistes de continuer à se battre face à un gouvernement de plus en plus sourd et obstiné, faut reconnaître que des grèves ça ne rend pas un pays heureux. Nous sommes tous devenus des revendicateurs souvent agressifs que ce soit du côté des forces de l'ordre, ou des manifestants!!
Donc aujourd'hui par ce magnifique beau temps pluvieux, vous ne recevrez pas de courrier, vous ne pourrez utiliser les transports en commun, ni prendre le train. Et s'il vous prend la fantaisie de conduire votre enfant à l'école, vous vous perdrez dans des embouteillages d'enfer, pour vous trouver devant porte close ou c'est tout comme...
Et pendant ce temps, on prépare l'Euro 2016 avec fièvre et conviction, avec force gadgets inutiles aux couleurs de la Belgique, qui bientôt ne survivra pas à toutes ces guerres de langues ! Bravo les partis flamingants!
Panem et circenses, ça ne date pas d'aujourd'hui, qui donc a dit ça?
PS et par dessus tout je vais craquer si ce con de Donald devient président !
Il y a un an tout le monde s'amusait de ses pitreries grossières, aujourd'hui - incroyable mais vrai!- il a rallié à son personnage de clown des cons à son image au point qu'il s'approche de manière inquiétante de son but!
dimanche 29 mai 2016
T'inquiète, c'est pour du rire!
Quoi? t'as vraiment cru que j'allais arrêter mon blog?
Mon cher petit blog chéri depuis bientôt 12 ans, fidèlement à mes côtés?
J'en peux rien moi si j'ai déjà déclaré deux ou trois fois que je l'arrêtais mon blog chéri
Appelle ça comme tu veux: lassitude, manque d'imagination, répétition, découragement, et je sais pas quoi encore...
Evidemment vous allez plus jamais me croire quand je crie haut et fort que je cesse mon blog...
Je vais vous dire, je croyais très fort que cette fois, ce serait la bonne
que je me délivrerais de cette addiction, qui me fait revenir sans cesse rôder par ici comme une criminelle sur les lieux de son crime
Je pourrais vous parler du concours Reine Elisabeth, (piano cette année) qui s'est achevé hier soir, des 20 km de Bruxelles sous une pluie fine, des trains qui brillent par leur absence dans la partie francophone du pays, des grèves dans les prisons qui continueront demain, mardi, et sans doute les jours suivants (au finish ont dit les grévistes!), rendant la situation de plus en plus malsaine pour tous, des toits qui fuitent dans les musées, avec au sol des seaux de première qualité pour accueillir l'eau...
Sans oublier les tunnels de Bxl hors d'usage, rendant la circulation effroyablement chaotique
Et pendant ce temps, les jardins exposent de couleurs et de fleurs
Qui faut-il croire?
les hommes qui se font la guerre, ou la guéguerre, sans cesse et partout?
ou la nature qui nous appelle au recommencement, aux couleurs vivifiantes, inlassablement!
Et ce ne sont ni la pluie ni le vent, ni les éclairs ni les tempêtes qui la découragent...
dimanche 22 mai 2016
temps de fermer mon blog
Je pense sérieusement à fermer mon blog
Non pas le supprimer, car il y a ici des billets que j'ai aimé écrire
Simplement le mettre en pause
Et on verrait pour la suite...
Il y a trop longtemps que je peine à écrire ici
J'ai envie d'écrire perso, mais pas envie de m'exposer trop: de l'inconvénient de ne plus y être anonyme, m'interdisant d'écrire par exemple ce que je ressens à propos de mes enfants.
J'ai envie de gueuler les mauvaises nouvelles qui continuent à s’accumuler sur mon pays, mais pas envie qu'on m'accuse d'être négative alors que la vie est... si belle!
Je pourrais écrire des billets d'ordre général, provoquant les avis/témoignages des lecteurs... mais pas envie de transformer mon blog en forum...
Je pourrais écrire des choses joliment ou rudement poétiques, mais pas envie de m'exposer à la critique (ben non, ce n'est pas le moment! J'ai perdu le sens de l'humour!)
De là mon retrait peu à peu de la blogosphère: je n'écris plus, ou à peine et je commente encore moins!
Cela fait un certain temps que je pense à cesser mon blog, et je ne parviens pas à le faire
Je crois pourtant qu'il serait temps.
Non pas le supprimer, car il y a ici des billets que j'ai aimé écrire
Simplement le mettre en pause
Et on verrait pour la suite...
Il y a trop longtemps que je peine à écrire ici
J'ai envie d'écrire perso, mais pas envie de m'exposer trop: de l'inconvénient de ne plus y être anonyme, m'interdisant d'écrire par exemple ce que je ressens à propos de mes enfants.
J'ai envie de gueuler les mauvaises nouvelles qui continuent à s’accumuler sur mon pays, mais pas envie qu'on m'accuse d'être négative alors que la vie est... si belle!
Je pourrais écrire des billets d'ordre général, provoquant les avis/témoignages des lecteurs... mais pas envie de transformer mon blog en forum...
Je pourrais écrire des choses joliment ou rudement poétiques, mais pas envie de m'exposer à la critique (ben non, ce n'est pas le moment! J'ai perdu le sens de l'humour!)
De là mon retrait peu à peu de la blogosphère: je n'écris plus, ou à peine et je commente encore moins!
Cela fait un certain temps que je pense à cesser mon blog, et je ne parviens pas à le faire
Je crois pourtant qu'il serait temps.
mardi 10 mai 2016
Les petits riens extraordinaires
A peine dépassé le portail, je fus envahie de silence, et j'ai respiré largement
D'en seul coup, je me suis sentie envahie par le silence assourdissant d'aimer comme dit Aragon
Un silence plein, profond, un silence habité, un silence qui fait du bien à l'âme
qui la réconcilie avec le meilleur de soi
Je pensais lire, beaucoup
je pensais écrire tout autant
je n'ai rien fait de tout cela
j'ai simplement regardé autour de moi, et tenté de comprendre comment ce silence dans cette belle nature éveille à l'infini
J'ai eu des éléments de réponse
en voyant mille pâquerettes dans les pelouses, disant librement la joie d'être en vie
et les petits poissons tournant sans fin dans le petit étang
et les hirondelles, les sittelles, les alouettes venant inlassablement nourrir leur petits nouveaux-nés
Les hirondelles dans les nids qu'elles construisent à l'abri sur les pierres accueillantes, les sittelles profitant des petits trous dans les bâtiments
J'ai attendu parfois longtemps avant de les surprendre, et quand c'est arrivé, une fois, deux fois, je fus inondée de joie. Il me semblait qu'il m'était donné de surprendre un secret précieux!
et le soleil s'en est mêlé, caressant chacun de ses ondes bienfaisantes
La grande horloge rythmait les heures, appelant ceux qui le souhaitaient aux offices chantés par les moines
Je n'ai pas franchi le seuil de l'imposante abbaye: il me semblait que Dieu me parlerait plus clairement dans la nature féconde, jamais découragée de recommencer son inlassable ballet
D'en seul coup, je me suis sentie envahie par le silence assourdissant d'aimer comme dit Aragon
Un silence plein, profond, un silence habité, un silence qui fait du bien à l'âme
qui la réconcilie avec le meilleur de soi
Je pensais lire, beaucoup
je pensais écrire tout autant
je n'ai rien fait de tout cela
j'ai simplement regardé autour de moi, et tenté de comprendre comment ce silence dans cette belle nature éveille à l'infini
J'ai eu des éléments de réponse
en voyant mille pâquerettes dans les pelouses, disant librement la joie d'être en vie
et les petits poissons tournant sans fin dans le petit étang
et les hirondelles, les sittelles, les alouettes venant inlassablement nourrir leur petits nouveaux-nés
Les hirondelles dans les nids qu'elles construisent à l'abri sur les pierres accueillantes, les sittelles profitant des petits trous dans les bâtiments
J'ai attendu parfois longtemps avant de les surprendre, et quand c'est arrivé, une fois, deux fois, je fus inondée de joie. Il me semblait qu'il m'était donné de surprendre un secret précieux!
et le soleil s'en est mêlé, caressant chacun de ses ondes bienfaisantes
La grande horloge rythmait les heures, appelant ceux qui le souhaitaient aux offices chantés par les moines
Je n'ai pas franchi le seuil de l'imposante abbaye: il me semblait que Dieu me parlerait plus clairement dans la nature féconde, jamais découragée de recommencer son inlassable ballet
photo de Coumarine
lundi 2 mai 2016
Du sable aux arbres de la forêt
La semaine dernière, j'ai vécu une semaine tranquille et bienfaisante avec mon mari.
Pour un anniversaire de mariage qui compte, nos enfants nous avaient offert quelques jours dans un endroit de rêve, sur la côte d'Opale
Il faisait froid, venteux, mais aussi ensoleillé. Mais qu'est-ce que le froid, qu'est-ce que le vent quand on est chaudement emmitouflés?
Et nous avons marché des km. Sur la plage bien sûr, loin des maisons... là où on était en prise avec le mouvement incessant des vagues, avec leur écume ardente. Là où l'infini bleu du ciel rejoint celui de la mer piqué ça et là de bateaux lointains.
Bienfaisante évasion de l'ordinaire de nos vies, peut-être trop courte mais d'autant plus appréciée
Mercredi je repars, mais seule cette fois dans un endroit que j'aime beaucoup, dans lequel je vais me ressourcer de temps en temps. J'en ai d'ailleurs parlé sur ce blog, ou peut-être dans mon blog qui précède (sur canalblog).
Avec un petit groupe d'une trentaine de personnes, nous allons nous plonger dans la poésie, source de Vie. L'animateur est un fan inconditionnel de Guillevic, et au fil des ans il m'a gagnée à cet amour.
Je serai dans un endroit de silence et de paix, c'est MON moment à moi, dans une solitude que j'aime beaucoup, beaucoup, qui me permet de reprendre contact avec mon être profond qui m'échappe un peu trop dans le brouhaha de la vie
Je lirai (beaucoup). J'écrirai (beaucoup). Je discuterai de sujets passionnants avec des gens passionnants!
A la semaine prochaine donc
Pour un anniversaire de mariage qui compte, nos enfants nous avaient offert quelques jours dans un endroit de rêve, sur la côte d'Opale
Il faisait froid, venteux, mais aussi ensoleillé. Mais qu'est-ce que le froid, qu'est-ce que le vent quand on est chaudement emmitouflés?
Et nous avons marché des km. Sur la plage bien sûr, loin des maisons... là où on était en prise avec le mouvement incessant des vagues, avec leur écume ardente. Là où l'infini bleu du ciel rejoint celui de la mer piqué ça et là de bateaux lointains.
Bienfaisante évasion de l'ordinaire de nos vies, peut-être trop courte mais d'autant plus appréciée
Mercredi je repars, mais seule cette fois dans un endroit que j'aime beaucoup, dans lequel je vais me ressourcer de temps en temps. J'en ai d'ailleurs parlé sur ce blog, ou peut-être dans mon blog qui précède (sur canalblog).
Avec un petit groupe d'une trentaine de personnes, nous allons nous plonger dans la poésie, source de Vie. L'animateur est un fan inconditionnel de Guillevic, et au fil des ans il m'a gagnée à cet amour.
Je serai dans un endroit de silence et de paix, c'est MON moment à moi, dans une solitude que j'aime beaucoup, beaucoup, qui me permet de reprendre contact avec mon être profond qui m'échappe un peu trop dans le brouhaha de la vie
Je lirai (beaucoup). J'écrirai (beaucoup). Je discuterai de sujets passionnants avec des gens passionnants!
A la semaine prochaine donc
lundi 25 avril 2016
Il faut entonner les refrains!
C'est d'abord un écheveau de mots sans foi sans loi sans toit
Il y a des mots qui font la loi, des mots qui tapent et qui frappent
Il faut gratter la croûte, il faut oser le sang, braver les déchirures
Tu ne les vois pas? Ils sont sanglés sur les langues sanguinaires
Il faut gratter la croûte, il faut oser le sang, braver les déchirures
Tu ne les vois pas? Ils sont sanglés sur les langues sanguinaires
Il y a des mots ébouriffés, d’autres qui claquent des dents
des mots qui soliloquent dans les gorges enflées par des hoquets sordides
Il y a des mots nomades qui s’aventurent à l'impotence
tandis que d'autres s'arc-en-cielent au dessus des océans
des mots qui soliloquent dans les gorges enflées par des hoquets sordides
Il y a des mots nomades qui s’aventurent à l'impotence
tandis que d'autres s'arc-en-cielent au dessus des océans
Il y a des mots qui trompent joyeusement les frontières
et s’en viennent danser sur la crête des vagues
des mots habités de sources et de cascades vives
et qui ne cesseront jamais d’être des mots de résurgence
et s’en viennent danser sur la crête des vagues
des mots habités de sources et de cascades vives
et qui ne cesseront jamais d’être des mots de résurgence
J’en connais quelques uns de ces mots de courage
Etincelle, ardeur, infini, espérance, silence, chemin, cadeau
Je m’arrête là…mais vous pouvez continuer le refrain...
mercredi 20 avril 2016
on mange quoi ce midi?
Lentement mais sûrement, je diminue la viande
Influencée sans doute par les vidéos de maltraitance animale qui circulent en abondance sur le net
Influencée aussi par l'impact écologique que suppose l'élevage intensif
Et puis la viande, je ne la mange plus avec le même appétit, à vrai dire je ne l'aime plus!
Donc pourquoi me forcer, à manger quelque chose qui me déplaît?
Mais mon mari lui, adore toujours la bonne viande "cuisson" bleue, tout ce que je déteste et qui m’écœure
Donc lui souhaite continuer ce bon régime carné!
Le petit problème c'est qu'il me presse de faire comme lui: la viande est bonne pour la santé, me serine-t-il à chaque repas, tu vas perdre tes forces, t'anémier et le reste!
Quand il me dit ça, je crois entendre sa mère, et la mienne pour lesquelles manger de la viande était absolument nécessaire pour garder une bonne santé!
Pas facile de changer d'opinion puis d'habitude, quand l'autre est persuadé que me priver de viande est mauvais et va nuire à ma santé déjà, il faut le dire, quelque peu malmenée!
Je tiens bon pourtant, tout en sachant bien que je dois trouver d'autres protéines que celles de la viande rouge!
Le poisson par exemple, que j'aime bcp, dont je varie les préparations pour l'inciter à en découvrir la saveur
Le poisson, il détestait, à cause des préparations de son enfance!
Il évolue, mais j'y veille!
Tiens ce midi, je prépare une truite saumonée, au four, avec plein de petits légumes coupés en morceaux
Ce sera tout à fait délicieux!!!
Influencée sans doute par les vidéos de maltraitance animale qui circulent en abondance sur le net
Influencée aussi par l'impact écologique que suppose l'élevage intensif
Et puis la viande, je ne la mange plus avec le même appétit, à vrai dire je ne l'aime plus!
Donc pourquoi me forcer, à manger quelque chose qui me déplaît?
Mais mon mari lui, adore toujours la bonne viande "cuisson" bleue, tout ce que je déteste et qui m’écœure
Donc lui souhaite continuer ce bon régime carné!
Le petit problème c'est qu'il me presse de faire comme lui: la viande est bonne pour la santé, me serine-t-il à chaque repas, tu vas perdre tes forces, t'anémier et le reste!
Quand il me dit ça, je crois entendre sa mère, et la mienne pour lesquelles manger de la viande était absolument nécessaire pour garder une bonne santé!
Pas facile de changer d'opinion puis d'habitude, quand l'autre est persuadé que me priver de viande est mauvais et va nuire à ma santé déjà, il faut le dire, quelque peu malmenée!
Je tiens bon pourtant, tout en sachant bien que je dois trouver d'autres protéines que celles de la viande rouge!
Le poisson par exemple, que j'aime bcp, dont je varie les préparations pour l'inciter à en découvrir la saveur
Le poisson, il détestait, à cause des préparations de son enfance!
Il évolue, mais j'y veille!
Tiens ce midi, je prépare une truite saumonée, au four, avec plein de petits légumes coupés en morceaux
Ce sera tout à fait délicieux!!!
dimanche 17 avril 2016
Une histoire de carreaux de salle de bain
Ce matin, plongée dans mon bain moussant, je rêve... je suis bien!
Je regarde les carreaux du mur d'en face, et soudain je me souviens...
Il y a presque 5 ans, c'est en regardant ce même mur que je me suis rendue compte que quelque chose n'allait pas
Et même pas du tout!
Il y avait dans ces carreaux de larges bandes noires, incongrues, pas normales!
J'ai paniqué.
Je suis sortie frissonnante de ce bain.
J'étais seule, j'avais refusé d'aller avec mon mari au mariage d'une connaissance, cela faisait plusieurs jours que je ne me sentais pas bien!
Que faire quand on est seule et qu'on se demande ce qui se passe?
On se couche et on attend.
A ce moment ma fille infirmière m'appelle, elle s'inquiétait de sa maman.
J'ai à peine le temps de dire un mot qu'elle me répond d'un ton pressé: prépare-toi, on va aux urgences!!
C'est ce jour-là qu'en quelques heures j'ai perdu définitivement la vue de l'oeil gauche
Depuis je surveille avec une étrange constance les carreaux de la salle de bain!
Surtout quand je ne me sens pas au meilleur de ma forme
Ce qui est le cas aujourd'hui...
Je prends pourtant consciencieusement chaque matin (en plus des autres médicaments) mon petit comprimé antidépresseur
Il agira sur le long terme, je garde confiance
Mais il n'empêche, j'ai regardé plus longuement ces fichus carreaux ce matin!
C'est curieux, je n'avais pas d'idée préconçue en ouvrant mon PC ce matin. Et en commençant à écrire, voilà que c'est ce sujet que j'aborde. Pourquoi?
Pourquoi je suis si souvent dans la peur que l'artérite temporale reprenne et m'ôte la vue de l'autre oeil?
Pourquoi cette peur blottie sans cesse au fond de moi? et qui n'attend qu'un signe pour émerger?
Pourquoi ne puis-je faire davantage confiance en la Vie?
Pourquoi ne pas croire que j'aurai la force d'affronter n'importe quelle situation, même celle que je redoute, beaucoup trop puisque je suis suivie par toute une équipe médicale?
Je regarde les carreaux du mur d'en face, et soudain je me souviens...
Il y a presque 5 ans, c'est en regardant ce même mur que je me suis rendue compte que quelque chose n'allait pas
Et même pas du tout!
Il y avait dans ces carreaux de larges bandes noires, incongrues, pas normales!
J'ai paniqué.
Je suis sortie frissonnante de ce bain.
J'étais seule, j'avais refusé d'aller avec mon mari au mariage d'une connaissance, cela faisait plusieurs jours que je ne me sentais pas bien!
Que faire quand on est seule et qu'on se demande ce qui se passe?
On se couche et on attend.
A ce moment ma fille infirmière m'appelle, elle s'inquiétait de sa maman.
J'ai à peine le temps de dire un mot qu'elle me répond d'un ton pressé: prépare-toi, on va aux urgences!!
C'est ce jour-là qu'en quelques heures j'ai perdu définitivement la vue de l'oeil gauche
Depuis je surveille avec une étrange constance les carreaux de la salle de bain!
Surtout quand je ne me sens pas au meilleur de ma forme
Ce qui est le cas aujourd'hui...
Je prends pourtant consciencieusement chaque matin (en plus des autres médicaments) mon petit comprimé antidépresseur
Il agira sur le long terme, je garde confiance
Mais il n'empêche, j'ai regardé plus longuement ces fichus carreaux ce matin!
C'est curieux, je n'avais pas d'idée préconçue en ouvrant mon PC ce matin. Et en commençant à écrire, voilà que c'est ce sujet que j'aborde. Pourquoi?
Pourquoi je suis si souvent dans la peur que l'artérite temporale reprenne et m'ôte la vue de l'autre oeil?
Pourquoi cette peur blottie sans cesse au fond de moi? et qui n'attend qu'un signe pour émerger?
Pourquoi ne puis-je faire davantage confiance en la Vie?
Pourquoi ne pas croire que j'aurai la force d'affronter n'importe quelle situation, même celle que je redoute, beaucoup trop puisque je suis suivie par toute une équipe médicale?
mercredi 6 avril 2016
se reconnaître faible
Et voilà! je suis punie par où j'ai hélas péché! Je m'explique:
J'ai écouté et regardé les info et les opinions toutes plus intéressantes les unes que les autres (télé, journaux, l'internet) jusqu'à plus soif...
C'était comme une obsession: il me semblait que si je ratais une seule info, je ratais tout!
J'ai lu combien mon pays était critiqué et j'ai été forcé de reconnaître que oui, on avait raison de critiquer, que le gouvernement avait vachement foiré et plus encore...
Aujourd'hui, pas ou peu de métros, la fouille partout avant d'entrer dans un bâtiment public, ce n'est pas fait pour apaiser les peurs
Et quand les bruits médiatiques infernaux sur les attentats ont commencé à s'apaiser... d'autres bruits ont surgi: les barrages sur les routes des camionneurs wallons pour protester au sujet de la taxe que le gouvernement leur impose (décidée pourtant depuis 5 ans...) bloquent le pays, assèchent les pompes d'essence, les magasins, les restaurants
Ce pays va mal, il faut le reconnaître
Les Belges passent leur temps, leur énergie, leurs finances à s'étriper dans les querelles linguistiques: c'est de plus en plus grave!!
Il y a quelques jours, j'ai réalisé que j'étais contaminée par le pessimisme ambiant. ces nouvelles déprimantes, ces peurs coincées dans un coin de ma tête et véhiculées partout autour de moi
Et... j'ai un peu craqué!
Vous avez remarqué, cela fait depuis ce 22 mars de sinistre mémoire que je n'écris plus!
J'en suis incapable, je ne vais pas trop bien, j'ai plongé dans une petite dépression
Malgré ma résistance, j'ai bien dû accepter de prendre un antidépresseur
Accepter de me reconnaître faible, de ne plus pouvoir me débrouiller sans ce médicament (qui s'ajoute aux autres...) cela n'a pas été facile, ce ne l'est toujours pas : je suis encore un peu fâchée sur moi
D'autant qu'il faut patienter quelques jours avant qu'il fasse un minimum d'effet.
J'ai en tous cas en premier lieu, décidé de prendre mes distances avec l'actualité... c'est urgent!
(merci à ceux qui se sont inquiétés de moi...)
J'ai écouté et regardé les info et les opinions toutes plus intéressantes les unes que les autres (télé, journaux, l'internet) jusqu'à plus soif...
C'était comme une obsession: il me semblait que si je ratais une seule info, je ratais tout!
J'ai lu combien mon pays était critiqué et j'ai été forcé de reconnaître que oui, on avait raison de critiquer, que le gouvernement avait vachement foiré et plus encore...
Aujourd'hui, pas ou peu de métros, la fouille partout avant d'entrer dans un bâtiment public, ce n'est pas fait pour apaiser les peurs
Et quand les bruits médiatiques infernaux sur les attentats ont commencé à s'apaiser... d'autres bruits ont surgi: les barrages sur les routes des camionneurs wallons pour protester au sujet de la taxe que le gouvernement leur impose (décidée pourtant depuis 5 ans...) bloquent le pays, assèchent les pompes d'essence, les magasins, les restaurants
Ce pays va mal, il faut le reconnaître
Les Belges passent leur temps, leur énergie, leurs finances à s'étriper dans les querelles linguistiques: c'est de plus en plus grave!!
Il y a quelques jours, j'ai réalisé que j'étais contaminée par le pessimisme ambiant. ces nouvelles déprimantes, ces peurs coincées dans un coin de ma tête et véhiculées partout autour de moi
Et... j'ai un peu craqué!
Vous avez remarqué, cela fait depuis ce 22 mars de sinistre mémoire que je n'écris plus!
J'en suis incapable, je ne vais pas trop bien, j'ai plongé dans une petite dépression
Malgré ma résistance, j'ai bien dû accepter de prendre un antidépresseur
Accepter de me reconnaître faible, de ne plus pouvoir me débrouiller sans ce médicament (qui s'ajoute aux autres...) cela n'a pas été facile, ce ne l'est toujours pas : je suis encore un peu fâchée sur moi
D'autant qu'il faut patienter quelques jours avant qu'il fasse un minimum d'effet.
J'ai en tous cas en premier lieu, décidé de prendre mes distances avec l'actualité... c'est urgent!
(merci à ceux qui se sont inquiétés de moi...)
claude Théberge
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