jeudi 6 mars 2014

Persévérer dans l'écriture d'un blog

Ce matin je tombe par hasard sur un tout nouveau blog... trois mois seulement!

Et voici ce que je lis:
"Passée la vague du premier enthousiasme, garder le cap est une épreuve. Il est encore loin le temps où le blog coulera de source. 
Comment alimenter ce désir de partager la vibration de nos vies ?  Croire en soi est la véritable constance, au-delà des mots. Car le doute qui s'installe, agresse la confiance intérieure si fragile, et peu à peu, en même temps que cette dernière, le blog s'étiole jusqu'à s'éteindre."

Voilà bien la difficulté, persévérer dans l’aventure du blog
Au début on est enthousiaste, on a découvert un nouveau "jouet", on se lance le coeur battant, on est impatient de l'utiliser, les mots trépignent dimpatience...les idées se bousculent dans la tête! 
Puis au fil des jours, on se rassure, ça va... on n'est pas mort, rien ne m'est tombé sur la tête, et même un premier commentaire vient me rassurer, et puis un deuxième... ouf je suis pas si nulle que ça... je peux continuer. Parce que j'aime ça, écrire...

Et puis les freins s'installent:
- d'abord (moi qui suis une blogueuse de presque dix ans!) que dire de nouveau ? De vraiment original?  Il me semble que j'ai déjà tout dit. Et comme je reprends rarement un ancien billet, dur dur de se renouveler...  J'aimerais  écrire de belles choses, profondes, ou pleines d'humour...qui font réfléchir parfois.. ça y est c'est fait, je l'ai écrit ce billet et....voilà que je me censure (banal, trop personnel, trop ceci, trop cela..) 
A  la fin je laisse tomber, c'est plus simple, le problème est ainsi résolu!

Oui mais ne pas écrire pendant quelques jours, me fait perdre la main. Elle oublie le geste béni du clavier et se met à faire n'importe quoi
Le meilleur moyen pour écrire, c'est... écrire, écrire, ECRIRE

L'impermanente met le doigt sur le frein principal: le doute... le manque de confiance en soi!
Ex: j'écris quelque chose, je relis, ça va! pas de faute ou s'il y en a je la corrige, j'en suis plus ou moins satisfaite et puis, au moment d’appuyer sur le bouton publier, le doute sur la valeur de ce que j'ai écrit me freine... il m'arrive de me faire violence pour publier un billet!
Ou alors je le publie  et je le retire aussitôt! si si! je dis la vérité: il y a plein de  billets qui patientent dans mon espace d'écriture, que j'ai d'ailleurs oubliés, que je ne publierai jamais...

Pourquoi? Par simple manque de confiance en moi: ce billet est trop sombre, ça plait pas les mots sombres, on vient sur la blogo pour se distraire, pas pour encaisser les problèmes des autres
Ou alors le billet est trop bisounours... mais enfin celle-là! dans quel cocon elle vit, qu'elle aille sur un site d'actu et elle verra si tout est aussi rose que ça!

Et puis simplement parfois je juge que mes mots sont nuls, d'ailleurs ils ne viennent pas, j'écris moche, je suis décidément pas faite pour tenir un blog, et surtout pas dans la durée...

Et puis la grande décision; j'arrête, je supprime ce truc qui n'en vaut pas la peine
Dix fois déjà j'ai failli arrêter, supprimer mes deux blogs, et puis... quand même, cette écriture au long cours, pendant tant d'années... ce serait trop bête
Et donc je me calme, j'attends quelques jours, je laisse retomber la vague du découragement et je reprends ni vu ni connu: personne ne s'est rendu compte de quoi que ce soit!

En fin de son billet, l'impermanente me cite: je suis bien d'accord avec les mots de cette Nicole Versailles!!! 
plus que jamais d'ailleurs... quand l'écriture intime n'est pas exhibitionnisme mais s'attache simplement à parler de  l'Humain, elle rejoint l'universel, et touche dès lors beaucoup de monde
Si ce n'était pas le cas, vous auriez cessé depuis longtemps de me lire, ainsi que certains de mes lecteurs qui ont cette même démarche




dimanche 2 mars 2014

Effervescence

"Auprès de mon arbre, je vivais heureux..." chantait Brassens 

Les arbres ont accompagné bien des moments de ma vie
Leur balancement tranquille au gré du vent a souvent apaisé mes nervosités, même si leur fureur dans les tempêtes m'a parfois bien  effrayée. Ils sont si grands, semblent si forts, si impitoyables et si vulnérables à la fois!
Les vieux arbres de mon jardin n'ont  pas toujours résisté à la violence du vent, des branches sont tombées sur le toit de la maison soulevant des tuiles, abîmant la gouttière...
M'effrayant rétrospectivement quand je pensais que mes petits enfants couraient librement dans le jardin  la veille encore...

En ce moment ça remue de partout: tous les bourgeons d'ici et d'ailleurs se préparent à la fête, se dressent curieux de ce qui se passe dans le monde, la curiosité de la terre est infinie disait Supervielle
Quand il fait beau, je fais le tour de mon jardin avec comme seule tâche d’observer, de guetter, de me réjouir de ce que les bourgeons soient  remplis de promesses et que les pousses qui surgissent en rangs serrés et déterminés de la terre, croient résolument au printemps!

J'aime énormément ce moment où l'on quitte l'hiver:  les jardins n'explosent pas encore pleinement de leurs couleurs de printemps. Mais je sens l'effervescence de tout ce petit monde qui chaque jour pousse un peu plus la tête.
La nature est infiniment patiente dans ses préparatifs et puis soudain...les bourgeons se craquellent puis craquent... et surgit la fleur, qui donnera le fruit et la feuille

Et chaque année cette même résurrection... quelle leçon de vie!
Dans mon jardin qui s'éveille, je parcours inlassablement mes chemins d'émerveillement, mon coeur se hisse vers les sommets des grands arbres, tandis que mes pieds foulent doucement l'herbe...
 En même temps,  je me connecte à l'espérance...

photo Coumarine



jeudi 27 février 2014

Perplexité!

donc voilà!
j'ai dans le fond de mon ordi un témoignage de mon vécu de malade
une maladie autoimmune plutôt rare
Je parle en "JE", c'est un témoignage...
Je ne raconte pas une histoire, je n'ai pas fait d'autofiction, je n'ai pas travesti les faits: Je raconte mon cheminement, je me mouille...

La semaine dernière, c'était la Foire du livre à Bruxelles
J'y suis allée, j'espérais rencontrer du monde
pour ce faire j'ai mordu sur ma chique, croyez-moi, vous savez je suppose, combien le monde, le bruit, m'indisposent
Pis que cela, m'insécurisent; Je ne vois que la moitié du monde environnant;;;
J'y suis allée quand même, courageuse que je suis (ben oui!)

Je voulais rencontrer deux ou trois éditeurs qui auraient pu être intéressés pas un témoignage et pas n'importe lequel... le mien! ;-))

J'avise le stand d'un éditeur que je connais (c'est pas mon ami hein... mas je le connais... enfin plus ou moins!)

Je lui parle de mon récit, il m'écoute avec grande attention
Il me dit que justement il a publié le récit d'un homme qui a subi une grave intervention chirurgicale: L'auteur raconte la découverte de sa maladie, le choc de l'opération et sa lente remontée...
Il l'écrit en JE sous forme de journal quotidien
L'éditeur me dit aussi avec beaucoup d'insistance que ce n'est pas un récit de vie, mais un ROMAN!!

Bien
Je lis ce "roman"...
Puis je regarde sur le net une vidéo de l'auteur interviewé qui raconte un peu  l'histoire qu'il relate dans son livre, avec d'ailleurs une belle écriture, assez poétique par moments

Et je me dis:
Pourquoi ne pas reconnaître qu'il s'agit d'une histoire vécue? N'y aurait-il que le roman (ou les nouvelles) qui serai(en)t une littérature digne de ce nom? Le témoignage est-il faiblesse dont on hésite à se dire le personnage principal?

Je suis perplexe

Je n'imagine pas faire de mon récit une histoire de fiction.
Je ne veux pas non plus écrire mon cheminement en le cachant sous l'étiquette Roman...

(mais je me trompe peut-être, j'aimerais que les blogueuses-lectrices qui me lisent, me donnent leur avis
Je pense au roman autobiographique qui fait parler de lui en ce moment: "en finir avec Eddy Bellegueule")


Edit du 28 février
Une question: aimez-vous lire des témoignages ou/et des récits de vie?
ou préférez-vous vous plonger dans un bon roman?

mardi 25 février 2014

quelques objets "misérables"...



"Même un milliardaire fou et stupide qui peut tout s'acheter, il n'y a que quelques objets auxquels il tient vraiment et ce sont des misères. Dans les moments de déréliction, il va demander du secours à trois fois rien. Ce qui est bouleversant, c'est qu'un enfant va demander du secours à un ours en peluche, qu'un milliardaire va emporter avec lui à l’hôpital un objet misérable qui lui apportera du réconfort, parce qu'il lui aura été offert par quelqu'un de cher. Dans les moments critiques, les valeurs se renversent.

Christian Bobin "La lumière du monde"

Et pourtant, il y a dans ma maison tant et tant d'objets inutiles auxquels je ne tiens pas, accumulés au fil des ans, au fil des envies et de ces coups de coeur qui ne durent qu'un instant. Tant de choses achetées parce que je me figurais que j'en avais besoin, ou que j'en aurais besoin un jour. Tant de choses conservées parce que... ça peut toujours servir! et que ça ne sert jamais...
Lisant ce passage de Bobin, j'ai songé avec amusement que dans mes épisodes hospitalisation où je luttais pour garder mes yeux, j'avais emmené pour me donner du réconfort:

- une peluche douce et tendre qui me caressait la joue dans les instants angoissants et douloureux, que je cachais aux yeux des soignants qui entraient dans ma chambre... voyons voyons, une grand mère aurait dû puiser ses forces dans son for intérieur, non? Et pas dans un objet de bébé!

- un mp3 sur lequel ma fille avait enregistré des chants paisibles de Taizé, qui  calmait mes détresses et mes angoisses... : je pouvais m'ancrer dans cette musique paisible, c'était un véritable baume pour mon âme. Il y a des psaumes qui sont magnifiques et très réconfortants...

- mon cahier dans lequel au fil des heures je notais mon essentiel

En repensant à cela, je me demande pourquoi je ne suis pas capable aujourd'hui de me séparer de tout ce superflu qui m'encombre et que je n'emporterai certes jamais dans mon cercueil!...





lundi 17 février 2014

Mondes parallèles

Vagabondant quelque peu sur la blogosphère ce matin, je suis allée de blog en blog un peu au hasard
Et je tombe dans des endroits que je ne connais pas ou très peu
Chez des blogueurs qui ont leurs lecteurs propres, pas du tout les mêmes que les miens! qui commentent, se répondent, se connaissent, sont des habitués
Étonnant!

C'est comme si je visitais soudain des pays étrangers dont je n'avais aucune connaissance!

Il y a donc tant de monde qui blogue? Dans tant de circuits parallèles?

Je clique sur l'un ou l'autre de ces blogs... il y en a qui m'intéressent assez... mais non! Je ne veux pas ajouter d'autres blogs à la liste de mes préférés... cela me demanderait trop d'investissement: lire n'est qu'une étape, après c'est sympa de mettre un commentaire, puis de revenir (éventuellement) pour lire la réponse
Tout cela prend du temps...

Mais dans ces sphères parallèles, il y a tout un monde qui gravite, du monde dont je n'ai jamais vu les pseudos. Parfois je vous l'ai dit, j'ai envie de laisser la trace de ma lecture attentive... mais je sais que je n'y retournerai sans doute pas... et je lâche prise .. ou pas! C'est peut-être dommage!

D'ailleurs en ce qui concerne les pseudos inconnus qui apparaissent dans l'espace des commentaires des blogs que je "fréquente", il est très très rare que j'aille cliquer pour voir à quoi ressemblent leurs blogs, ce qu'ils écrivent  et si ça m'intéresse!
Peut-être que oui, peut-être que non... en fait je n'en sais rien!
Je suppose que c'est la même chose pour ces pseudos qui fréquentent les blogs de mes amis...
Ils n'auront ni le temps, ni l'envie de passer du temps chez moi!

Il faut faire un choix, c'est évident...





samedi 15 février 2014

Tant de soupes à la langue de bois

Tant de décisions imbéciles
tant d'articles mensongers
tant de silences lâches
tant de jours sans soleil
et de nuits sans sommeil

tant de mayonnaise sur les frites
et de soupes à la langue de bois

et ouf...
une étoile
toute petite toute maigrelette
une qui ne croit pas vraiment
qu'elle est une étoile

C'est toujours comme ça!
il faut tourner sa vie
pour la déchiffrer en hésitant
travail sérieux que l'on peut faire
en souriant
envers, endroit

parfois c'est bien mieux l'envers




jeudi 6 février 2014

Affronter ses peurs, ou quand la Professeure m'enguirlande...

Mardi dernier j'avais RV dans ma clinique préférée pour mon habituel examen de contrôle ophtalmique

J'avais demandé à voir la Professeure elle-même, plutôt que l'un ou l'autre de ses assistants
Ceux-ci sont d'excellents médecins, je ne dis pas, pas à me plaindre d'eux/elles, mais ils examinent mon oeil d'un point de vue uniquement technique/médical

Et l'examen est toujours bon...les médicaments semblent l'avoir sauvé une fois pour toutes (enfin jusqu'à l'examen suivant!)
Mais ces médecins tous tant qu'ils sont, ne s'intéressent pas à mon oeil du point de vue psy

Que je vous explique:
Mon oeil voit impeccablement bien...  mais non en fait!
Il rechigne, il se révolte, il ne s’accommode pas de la situation... il m'épuise!

Mon médecin de grand Professeure en ophtalmo, après m'avoir écoutée longuement, interrogée tout aussi longuement pour débroussailler le problème, et le circonscrire,  m'a déclaré que mon oeil avait un problème non pas physique mais psychologique, mais oui madame!

Comment voulez-vous, me dit-elle, que votre oeil s'habitue à sa désormais vision monoculaire, si vous vous calfeutrez chez vous par PEUR d'affronter les dangers de la vie extérieure?
Il parait que mon cerveau ne reçoit plus assez d'informations de couleurs, de mouvements, de zooms aller-retour, de regards en bas, en haut, sur les côtés et tout le reste!

Au lieu de vous élargir au monde, pour l'apprivoiser dit-elle encore, vous confinez votre oeil aux dimensions sécurisées de votre maison, de votre bureau

Ben voilà je me suis fait enguirlander par mon médecin!
Mais j'ai compris la leçon, elle est difficile (dès qu'il s'agit d'affronter une peur, c'est difficile et on a peur de ne pas y arriver!) mais salutaire

Donc voilà, je sais ce qu'il me reste à faire...affronter mes peurs, les regarder en face...
Pour mon prochain contrôle, je lui en mettrai plein la vue!
Plus envie de me faire enguirlander moi!


mardi 28 janvier 2014

chercher une nouvelle piste


C'est curieux
Depuis le début de l'année, je retrouve des anciens blogueurs qui viennent lire et mettre des commentaires
De la même façon de nouveaux pseudos apparaissent,  qui explorent des chemins d'intériorité, semblables aux miens
Il n'y a pas de hasard...
Mes billets ont changé de teneur, ils sont bien plus dans la réflexion, dans la quête de l'Humain et d'une approche spirituelle, et le seront de plus en plus;

mes billets sont devenus désespérément sérieux (ben oui!) 
Sans doute ai-je découragé certains lecteurs, qui préfèrent le blog distrayant!

C'est peut-être dommage mais.. je ne recherche plus les lecteurs comme au début de l'aventure de mon blog où j'espérais être lue, comme tout le monde je crois

Aujourd'hui je poursuis mon petit bonhomme de chemin, et j'en partage une petite part ici

Autre chose:

Mon témoignage sur la maladie de Horton que j'affronte depuis bientôt trois ans, a été refusé par celui de mes éditeurs en qui je mettais le plus d'espoir (les autres je n'ai pas de nouvelles, mais je ne suis pas très optimiste)
En fait l'éditeur (submergé pas les manuscrits... c'est fou le nombre de gens qui écrivent...!!) le trouve trop "pointu" pour intéresser le tout venant. Forcément je raconte le vécu de qqun qui vit une maladie auto-immune, ce qui ne court pas les rues...
J'en suis déçue, non tant pour moi (mon objectif n'est certes pas de faire un best seller) que pour les lecteurs potentiels qui auraient pu lire le témoignage du vécu d'une malade, son combat quotidien pour aller mieux
J'ai  beaucoup manqué d'un témoignage pareil quand je suis tombée malade et que dans ma détresse j'ai cherché sur le net des témoignages/forums qui allaient pouvoir m'aider

Il me faut digérer l'affaire et surtout chercher une nouvelle piste


mardi 21 janvier 2014

Les voix jumelles

Je l'ai souvent dit, mais en plus du blog, j'écris régulièrement dans un cahier personnel
J'écris au  fil de mes mots, un peu tout ce qui me passe par la tête
Cela revient à y faire le ménage.En m’appliquant à écrire, je mets au clair certains comportements qui laissent à désirer, que je n'aime pas en moi, donc à changer... tout en écrivant, je m'interroge, je cherche comment faire au mieux
Ou alors, je suis dans la gratitude, je conscientise tout ce qui dans la journée, m'a apporté un petit éclat de bonheur: il n’y a pas que des problèmes dans la vie, non?
Ou j'écris pour démêler les différents aspects d'une décision à prendre, ou d’une recherche intérieure

J'en suis arrivée à mener souvent une sorte de récit à deux voix, c'est très curieux
Moi et mon guide intérieur
Mon "moi" expose (par exemple) la question que je me pose
Puis en écrivant je cède la parole à l'autre voix en moi: .la voix profondément intérieure, qui plus que moi, sait

Vous me croirez ou non, mais très souvent cette voix, par les mots que j'écris en "écoutant" au profond de moi, me donne une réponse, une piste, un éclairage

Je donne aux deux cerveaux la possibilité de s'exprimer: souvent on n'a accès qu'au cerveau gauche, celui qui manie le rationnel, les arguments, la logique
L'autre est dans l'intuition, la créativité, la sensibilité auxquelles on donne en général peu de crédits dans la réflexion, qu'on imagine devoir céder la place au rationnel. Mais on a tort, la petite voix intérieure parle, et parle clair, pour peu qu'on l'écoute et qu'on la laisse s'exprimer

Parfois pour certains problèmes ou questionnements plus complexes, le processus s'enclenche comme prévu par l'écriture mais ne donne pas sa ou ses réponses tout de suite
Cependant je persévère, le lendemain me voit écrire à nouveau sur ce sujet... et souvent je reçois un éclairage parfois très inattendu, que je sens venir du plus profond de moi, difficile à expliquer...
Bien sûr, il y a une sorte de discipline à observer, une écriture régulière pour laquelle je me force parfois, on n'a rien sans rien: j'écris tous les jours, souvent le soir, je passe de l'une à l'autre "voix", dont mon clavier se fait le porte parole
Et... c'est passionnant!




jeudi 16 janvier 2014

Il y a de ces mots...!! Borgne pas exemple...


Il y a peu de temps je contacte un blogueur
qui a lui aussi laissé un oeil dans un accident dont il se serait bien passé!

On échange un peu, on dit nos difficultés 
C'est fou comme ça fait du bien de se sentir rejoint, compris!
Il ne minimise pas (ce que "les gens" ont tendance à faire...mesure ta chance d'avoir toujours un oeil!)
Il ne dramatise pas non plus (nous sommes borgnes, pas aveugles pirat )

Lisant ce mot: BORGNE, je sursaute
Jamais encore je n'ai dit de moi: je suis borgne
Cela sonne comme une injure, un truc louche, une affaire de bas-fonds, de pirates...

Pourtant oui c'est bien le mot qui convient
parfois je dis : je suis "mal voyante"
ben non c'est pas ça!

Depuis que le blogueur m'a dit ça, je fais rouler le mot dans ma bouche, je le dis tout haut, dans la solitude de mon bureau
Question de regarder la réalité en face, et surtout de l'accepter

Je vous dis pas la peur de perdre le "bon" oeil! Je me cache les yeux quand devant moi, on ouvre une bouteille de champagne, quand un enfant arrive avec un bâton ou un  objet pointu.. quand les maux de tête resurgissent

Ce qui m'est difficile, ce n'est pas tant de lire, d'écrire à l'ordi, ni même de conduire
(Je recommence à faire de courts trajets, de ceux que je connais bien: pas en pleine ville et pas dans les embouteillages du soir  

Ce qui est pénible (mais alors TRES) c'est d'aller dans un lieu fréquenté... le marché du samedi, les supermarchés et autres, le métro, les bus... le bruit qui fuse de toute part, les gens et les enfants qui surgissent sans que je les vois
Le danger est partout: je ne vois rien arriver à gauche, donc je suis continuellement sur le qui vive

C'est épuisant!
Je rentre épuisée, à bout de forces

Il est exclu pour moi de m'occuper des plus jeunes de mes petits enfants, pas facile ce renoncement!

Extérieurement rien n'apparaît: mes yeux sont toujours pareils (pétillants comme certains disaient!). Je n'ai pas un oeil de verre;-))
et les gens sont  étonnés quand je parle de ma fatigue... j'ai tellement l'air d'aller bien!

mardi 7 janvier 2014

Maman, c'était comment...?

Quand les enfants étaient petits, j'avais pour habitude, le jour de leur anniversaire, de leur raconter leur naissance. Je leur racontais leur arrivée dans la famille, ils adoraient tous cette histoire... LEUR histoire!
Au fil des ans, ils la connaissaient par coeur et  il n'était pas question d'un changer une virgule, ils me corrigeaient aussitôt!

Ma plus jeune fille (dont c'est l'anniversaire aujourd'hui), attendait avec impatience le jour J pour me demander "c'était comment, maman, le jour de ma naissance"?

Et moi j'avais toujours un moment d'hésitation: oui au fond c'était comment le jour de sa naissance? Et  je cherchais un moment dans ma mémoire ce qui ne s'y trouvait pas, puisque.... nous avons accueilli M.A.chez nous alors qu'elle avait un peu plus de quatre mois... (c'était un dépannage, cela s'est transformé en adoption quand elle a eu sept ans)

Alors je lui répondais invariablement et c'était comme un jeu entre nous: "mais M.A. tu sais bien que pour toi ce fut spécial... ". Elle le savait bien entendu depuis le début, il n'y a jamais eu de "révélation" sur le fait qu'elle soit adoptée.  Mais elle avait une malin plaisir à nous faire répéter le début de son  histoire, belle et douloureuse à la fois...


M.A le jour de la naissance de sa première fille: Sarah




samedi 4 janvier 2014

PC ou MAC?

mn petit ordinateur refuse de frmer la lettre "o"
la touche en fait l'impasse huit fois sur dix
quand mon texte est écrit, je perds de précieux instant à crriger les absences du o
cette fois donc, plus d'excuses, je dois me décider pur acheter un nouvel rdinateur
question existentielle: j'opte pur un pc ou pur un mac?
je redoute un peu d'avoir à m'habituer au système mac: je rappelle que ma vue n'est pas des plus perçantes et que je dois d'ailleurs me cntenter d'une vision monoculaire
y a-t-il ça sur un mac, thats'the question!

 Si vous avez un avis, il est le bienvenu!!

mardi 31 décembre 2013

La petite fille Espérance

Aujourd'hui c'est donc le dernier jour de l'année...
Pendant que j'écris, j'entends les gouttes de pluie tambouriner sur ma fenêtre.
J'entends aussi les premiers prémices de la fête qui vient...

Au fond, je comprends les gens de vouloir fêter (parfois à tous prix) la fuite de cette année: on a toujours un bilan mitigé à propos de l'année qui s'enfuit
Demain une autre année, une nouvelle, une meilleure va surgir, porteuse de tous les espoirs, occasion de repartir dans la confiance, dans l'espoir d'un renouveau!
"Je te souhaite une belle année", dirons-nous ce soir en cognant les verres

Et pourtant chacun sait que demain il fera froid encore, il fera boueux et terne, sur terre et dans bien des cœurs..
Et ce ne sont pas les rires bruyamment partagés qui y changeront quelque chose; sinon de faire semblant d'y croire pour un moment!

Mais...

Chaque jour désormais nous rapproche du renouveau. Chaque jour, une minute de clarté en plus. Le printemps. Les premiers perce-neige. La première jonquille...
Je frémis en écrivant ces mots

Il me semble que je ressens un pâle soleil venir réveiller mes profondeurs, balayer tout ce qui en moi s'est figé dans des ersatz de vie

Demain sera un jour nouveau, mes amis!
Et ne me parlez plus de quenelles ni de querelles. J'en ai la nausée

Je veux croire qu'il y a plus que ça dans le cœur de l'Homme d’aujourd’hui'
Il y a la petite fille Espérance qui a étonné le poète Péguy et tant d'autres avant et après lui
Et cette petite fille me serre dans ses bras, tandis que j'écris ces mots

photo prise sur le Net

samedi 21 décembre 2013

Élargir l'âme...

Quand j'ai le coeur tracassé par un souci...
alors je vais plonger dans la grandeur infinie du ciel
Je m'élargis aux dimensions du plus grand
faisant éclater le cadre étriqué qui m'enferme dans le souci

Je regarde le ciel tout simplement, je vois son infini qui se déroule
et qui peu à peu lisse mon âme
Et le soir, je me plonge dans le ciel étoilé, je contemple avidement ces petites lumières vivantes
Ces derniers jours la lune était fière et ronde et s'était incrustée dans le ciel. Je me laissais regarder par elle...
Elle prenait peu à peu possession de mon âme, apaisant les remous creusés pas le souci

Je m'en fous des soucis, ils font partie de la vie, ils ont marqué ma vie
Ce que je n'aime pas, mais alors pas du tout, c'est qu'ils touchent ceux que j'aime.
Pourront-ils supporter la vague? Je ne sais

Quand ça remue trop en moi, je retourne au ciel, aux arbres, à l'eau de l'étang qui frissonne doucement (assez fort aujourd'hui, car le vent s'est levé)
Et puis j'essaie...
J'essaie de faire confiance, en la vie, en les capacités de chacun d'affronter ce qu'ils auront à affronter...

Avec toute mon amitié, je vous souhaite une fête de Noël avec plein de pépites de tendresse, de relations allant à l'essentiel
Dites aux gens que vous les aimez... Ayez ce culot, cette audace...Serrez les dans vos bras...

Moi je vous remercie de votre fidélité et vous donne rendez-vous après les fêtes

Et parce que je préfère fêter Noël comme une naissance, comme un renouveau, plutôt que comme une fête  à bombance, je vous mets une crèche à l'ancienne. On peut entrer là, sur la pointe des pieds, s'y installer tranquillement, c'est un lieu de paix


dimanche 15 décembre 2013

C'est une étrange chose que de survivre...

Je viens de terminer la lecture d'un livre qui m'a marquée
il s'agit de "C'est une étrange aventure que de survivre" de Olivier Le Gendre

Un trio (un monseigneur, un prêtre, une médecin) ont pour mission d’interviewer l'auteur sur ce qu'il aurait à dire à propos du miracle.Il faut dire que Olivier Le Gendre n'a pas sa langue dans sa poche concernant l'Eglise, et que la foi qu'il vit refuse de s'enliser dans des données rigides, qui ne tiennent pas compte de l'humain!
Deux parties à ce livre: la première parle de ce qu'il a vu et vécu juste après le tsunami de 2004 quand il s'est rendu dans l'île de Phunket dans le but de déterminer les besoins les plus urgents: là il est atteint pas l'horreur, l'effroi, la désolation... il a rencontré des rescapés dans les endroits dévastés par les vagues successives et se pose la question: à quel miracle  (hasard, chance...) ont eu droit ceux qui s'en sont sortis... miraculeusement
(et toujours le choc entre les réponses toutes faites et bien pensantes du trio face aux détresses de ceux qui ont vécu ces horreurs.)

La deuxième partie m'a fort touchée: en 2008, l'auteur tombe gravement malade, il raconte son combat pour la vie avec toujours la même question: je m'en suis sorti, pourquoi moi?

J'ai été frappée de la façon dont il parle de son  vécu de malade, de sa manière de vivre au quotidien, dans la chute de son énergie, avec son corps fracassé tant par la maladie que par  les médicaments.

Je me suis retrouvée bien  souvent  dans ces pages...
Par ex, sa révolte face aux médicaments obligatoires... amis pour l'aider à lutter, mais ennemis par le mal qu'ils lui faisaient au quotidien et bien après d'ailleurs: ces fameux effets secondaires!
Il en était arrivé pour s'en sortir, à appeler chacune des gélules qu'il devait prendre par un nom positif en leur souhaitant la bienvenue...et de bien remplir leur rôle de gélule "guérissante"
J'ai souri en pensant que moi aussi j'en étais arrivée à écrire une lettre d'amour à mes comprimés de cortisone-à-forte-dose, petit truc qui me faisait les regarder d'une autre manière, avec bienveillance, avec espoir aussi...

Façon comme une autre de supporter la thérapie, de continuer ce dur chemin. Le médecin, auteur de la préface de mon récit (en attente d'éditeur) a souri en lisant ce passage...

Il y a cependant une grande différence entre cet auteur et moi: lui a une foi très forte et déclare que Dieu était là à chaque instant même au plus profond de sa détresse, Dieu ne lui a jamais manqué!

Au plus profond de la maladie je ne m'interrogeais pas sur la présence de Dieu auprès de moi. En moi plutôt. G. mon ami aumônier me parlait de la manne qu'Il m’envoyait au jour le jour pour me permettre de faire ma traversée du désert..
J'y voyais  les petits signes d'affection, les clins d'oeils heureux que je recevais avec reconnaissance, mais sans les relier à Dieu. Je n'ai pas durant tous ces mois, "parlé" à Dieu, entamé un dialogue avec lui...il me semblait si lointain...
Les choses changent cependant
Depuis peu (comment pourquoi je ne sais pas trop), je relie tout cela à une Présence qui est là, en moi, et m'accompagne dans le quotidien de ma vie

Un jour peut-être, comme Olivier Le Gendre je pourrais déclarer: Dieu ne m'a jamais manqué...


jeudi 12 décembre 2013

Raté!

Bon, c'est raté!
Je me réjouissais de sortir cette semaine, d'aller marcher, de pouvoir regarder les arbres, là pas loin, de discuter avec les canards, les bernaches, les mouettes, le cygne, de laisser l'air du dehors me traverser de part en part, me pénétrer jusqu’au fond du fond, et surtout, surtout, puisqu'on annonçait du beau temps, laisser le soleil d'hiver caresser doucement ma peau...
Et  respirer un peu de vitamines D dont j'ai grand besoin , mon moral oscillant vers des zones menaçantes
Et...  c'est raté!

Depuis lundi, je suis recroquevillée dans un pull chaud, une écharpe, des mitaines, avec à côté de moi une tasse de thé au thym-eucalyptus, des pastilles pour la gorge, ainsi que des pastilles de vitamine C

Et je renifle, je tousse, j'éternue, je température, j'use des dizaines de mouchoirs

Heureusement c'est pas la grippe, sinon je serais au fond de mon lit...




lundi 9 décembre 2013

Et quand on ne sera plus là...?

Dans quelques années, nous aurons quitté le paysage. D'autres habiteront notre maison (sans doute transformée par le nouveau propriétaire, c'est curieux de réaliser cela. On la connaît tellement bien notre maison, on pourrait lui donner des conseils, lui expliquer l'envers et l'endroit des décors... mais non, rien à faire, nous n'y serons plus!). D'autres vivront dans notre quartier, notre ville, d'autres décideront des mesures citoyennes pour notre région, notre pays.
Nous, nous serons partis, définitivement, sans aucun bagage, sans emporter aucun de nos trésors auxquels nous tenons tellement. Nos amours, nos amitiés, nos relations; tout se sera fondu dans les souvenirs de plus en plus lointains, de plus en plus flous de ceux qui nous aimaient, puis de ceux qui nous connaissaient vaguement, puis de ceux pour qui nous ne serons plus qu'un nom sur un arbre généalogique...

Sur ce bout de terre où je vis aujourd'hui, je suis une locataire éphémère, comme tout le monde d’ailleurs.
C'est fou comme on oublie cette vérité fondamentale, peut-être pas agréable à regarder en face et que  l'on fait semblant d'oublier ou que l'on gomme avec énergie

Alors si on prend en compte que demain sur la terre, celle que nous disons NOTRE terre, vivront et se battront d'autres humains qui eux aussi se conduiront comme s'ils étaient propriétaires...et éternels... tous les nationalismes apparaissent comme des prises de position dérisoires. Un certain nombre de problèmes du monde apparaîtraient pour ce qu'ils sont: des rikiki de petits problèmes pour lesquels on se dispute en vain, dans des mesquineries dont on ne se rend pas compte combien elles sont vaines et que dans quelques années, (si on est encore là!) on rira (jaune) d'y avoir accordé autant d'importance!

Et en attendant, on aura laissé de côté des problèmes autrement plus importants que nos successeurs auront à regarder en face
A moins qu'eux aussi ne perdent du temps pour défendre leur mini clocher?
Croyant dur comme fer que leur environnement, leurs "possessions" leur appartiennent... et que la mort, c'est pour les autres...?


mardi 3 décembre 2013

Où demeures-tu?

Où demeures-tu? lui demandent ceux qui le suivent et sont frappés par ses mots et ses actes
Lui ne répond pas vraiment à cette question, il ne donne aucune adresse, aucun lieu repérable. Il n'a pas d'endroit où reposer sa tête!
Car il va de ville en ville, de village en village s'arrêtant chez les uns chez les autres, puis reprenant sa route.
Sa maison est partout et nulle part. Elle est là où il rencontre des hommes et des femmes qui ont soif de l'entendre, d'être nourris de sa parole
Venez et vous verrez, dit-il et ces paroles sont un peu mystérieuses, elles invitent à partir sur la route, à sortir de ses tranquillités, à réfléchir au chemin que l'on prend, au lieu de courir en tous sens, nerveusement et en alerte incessante. Vite... vite...

Et moi,où est-ce que je demeure? Où est ma maison? Ma vraie maison?

Oh bien sûr je peux en donner l'adresse, avec un GPS on y arrivera facilement!
Mais au fond... c'est quoi ma véritable maison?
Je ne parle pas simplement de l'endroit où je vis, mange, dors, travaille... mais de celui où je puise ou reconstitue mes forces vives, où je donne et je reçois ce qui me fait vivre...
Ce n'est pas, je crois l'écran de mon PC derrière lequel je passe tant de temps, parfois au détriment des vraies rencontres
Ce n'est pas non plus le terreau de mes soucis, qui me mangent bien trop mon énergie et mon temps...

Où est ma "maison"? Ma vraie maison?  Le profond de mon coeur, l'intense de mon être?
Est-elle habitée? Chaque coin est-il vivant? Ou est-elle abandonnée? délabrée? en piteux état?
Ma maison est-elle une cachette pour vivre tranquille? Ou l'endroit de tous mes possibles?
Et pour la rénover, par quoi vais-je commencer?

Voilà!
J'ai décidé de faire un vrai chemin d'Avent. Pas simplement ouvrir des petites fenêtres pour voir passer les jours jusqu'au  24 décembre
J'ai une intense envie d'attente, sans brûler les étapes, en prenant mon temps, en m'attardant juste ce qu'il faut... et plutôt que de regarder ce possible cheminement avec des yeux curieux, mais hésitants, j'ai décidé de commencer un itinéraire qui me mobilisera pour de vrai...
J'ai déjà compris une chose importante:  dans la plus quotidienne, la plus insignifiante de mes occupations, de mes rencontres et de mes tâches, j'irai et je verrai...
Et peut-être découvrirai-je où Il demeure, en tout cas je me tiendrai prête, je veillerai



lundi 2 décembre 2013

Un CLIC malencontreux!

ce soir, une fausse manœuvre et CLIC, j'ai perdu ma page... ses couleurs que j'aimais

Pas moyen de la récupérer, suis pas très douée, et puis mes yeux se fatiguent vite
Tant pis j'ai habillé ma maison d'une autre couleur...  cela me convient plus ou moins...

Même si (mais ça c'est mon tempérament) j'aime pas perdre mes petites habitudes...

On s'y fera, pas d'autre choix...trop mal aux yeux pour changer encore quelque chose

vendredi 29 novembre 2013

Je tiendrai bon! Il le faut!

Voilà plus de deux ans que j'ai perdu la vue de l'oeil gauche, avec une difficulté encore très grande pour gérer la vision monoculaire
A l'époque l'ophtalmo avait jugé sage de ne pas me prescrire de verres progressifs. D'une part, il fallait laisser au cerveau le temps de s'habituer (une petite année, m'assurait-il, peut-être un peu plus)
D'autre part, compte tenu des doses très fortes de cortisone qu'il m'avait fallu ingérer, dans l'espoir de garder la vision de l'autre oeil (combat acharné, pas terminé aujourd'hui!) il jugeait qu'il ne servait à rien de me plonger dans  d'autres difficultés pour m'adapter à une vision la plus claire possible
Durant ces deux ans, j'ai galéré, avec des phases d'énorme découragement...

La semaine dernière lors de ma enièmme  visite de contrôle ophtalmique,  le Professeur, avec quand même une certaine réticence compte tenu de mon problème (vision monoculaire), m'a proposé d'essayer un verre progressif (un, bien sûr, pas besoin d'un deuxième!!!)
Elle était un peu réticente, se demandant si j'allais pouvoir "accepter" le verre progressif, me disant déjà que j'avais droit à un essai d'un mois et si ça ne fonctionnait pas... retour à... comme j'étais avant!
En moi-même je me suis promis que ça marcherait! C'était là un solide espoir de retrouver une vue plus aisée.
D'ailleurs, c'est simple, je VEUX que ça marche, j'ai rassemblé tout mon courage, pas le choix, il faut que ça fonctionne!
Ce soir je suis allée les chercher ces nouvelles lunettes: nouvelle monture de couleur aubergine, une couleur que j'aime et qui s'assortira à de nombreux vêtements que je porte, un verre tout neuf, et un oeil qui le sera tout autant!
J'ai franchi, le coeur un peu battant, le seuil de la boutique de mon oculiste, homme de métier et artisan très doué: on vient chez lui de loin.. Coumarine me suis-je dit, ça passe ou ça casse, aujourd'hui est un nouveau départ...
A présent, je les ai sur le nez... ce n'est pas facile, dix fois déjà j'ai eu envie de revenir à mes anciennes lunettes, celles que je mettais pour voir à l'ordinateur.

NON! JE TIENDRAI BON

Voilà que je me répète ça, car j'ai là un espoir de re-voir un peu mieux, et qui sait, vraiment mieux! Il me faut juste de la persévérance
Mais ce soir, tant d'efforts m'ont vannée... au revoir messieurs dames, je vais me coucher;-))


mercredi 27 novembre 2013

Questions avec et sans réponses

Où se trouve cachée la solution au rébus de ma vie?  La trouverai-je un jour? Ai-je vraiment envie de la trouver? Ne suis-je pas mieux dans les questionnements que dans les (soi-disant) solutions? Et si je trouve une solution, sera-ce LA solution? La bonne solution? Qu'en ferai-je? L'accepterai-je comme évidente? Comme un tilt? Ne serai-je pas plutôt déçue? N'est-on pas toujours un peu déçu(e) quand on pense avoir trouvé? Me remettrai-je à chercher? En aurai-je marre? Me pencherai-je sur une autre question existentielle, (par exemple la raison pour laquelle les petits pois sont verts?)






samedi 23 novembre 2013

chuuuut mon fils... pas toucher...

 

Le pantin gelé par l’attente, est  assis sur les derniers sursauts de sa vie.

Mais non : son encéphalogramme est plat depuis longtemps. Il est temps de débrancher, ordre des Importants ! Quand on est coincé, on ne bouge plus, on ne respire plus, d'accord? On est foutu quoi, pour le dire platement !
On fait le nettoyage par le vide, on jette les vieux pantins enchiffonés, mâchés par les machines intraitables de la société qui entend choisir ses pantins en connaissance de cause. Ils  seront en bois lisse d’ébène (ou de pétrole ou de cerveaux surdoués), impeccablement coiffés, rasés, costumés, logés, levés tôt, travaillés tard. Intelligents bien sûr, cela va de soi, avec l'obligation de parler trois langues au moins, à savoir : le français, le français et le français... Et aussi mais ça on ne dit pas tout haut : la langue de bois si musicale, si harmonieuse, celle qu’on n’entend jamais lancer ses notes d’accordéon dans les métros bondés...(et merde se disent les braves gens en faisant semblant de ne rien voir, encore un… fait chier à la fin…)
Ce pantin-là  monsieur le policier, a une mine patibulaire, c’est un pantin non désiré, venu ici par ruse ! Le médecin a dit : hélas mon ami vous avez une fâcheuse sciatique... La kiné est impuissante pour redresser les années d'humiliation. Tout ça se fossilise dans un geste d’automate, dans une tentative avortée pour supporter le monde nouveau qui va donner du travail et du pain...
On ne mâche pas le pain pour les pantins qui squattent les églises vides, voyons !
Pas de travail, pas de logement, pas de papiers, pantin à la rue avec sa bouteille et son chien… pantin rikiki fait pipi dans les caniveaux, beurk il est sale le monsieur, maman tu as vu le monsieur comme il est sale? Chuuut mon fils, pas toucher… il a des microbes...
Pantin ne connaît pas les écritures légales, juste une croix en dessous d'un papier. Oh ! Le veinard ! Il va voir du pays ! Le sien… C’est un beau pays en somme, avec tous ces corps étendus sur la terre battue, qui lézardent tranquillement au soleil.
Pantin va partir pour des vacances paradisiaques…rien que du bonheur !



dimanche 17 novembre 2013

Franchir le seuil...


Je me suis tant de fois retrouvée le cœur serré devant des seuils qui me semblaient infranchissables, des seuils qui demandaient du courage, mais surtout de la confiance en moi, pour oser passer de l’autre côté. Un seul geste aurait suffi : lever, poser le pied et avancer. J’étais arrivée jusque là, j’avais franchi bien des obstacles, et là soudain devant le dernier, l’ultime sans doute, celui qui semblait le plus facile, rien… mes pieds s’obstinaient à rester immobiles, comme paralysés. Je contemplais le seuil, j’évaluais encore et encore la difficulté, je voyais que d’autres le franchissaient allègrement. Et je restais immobile, regardant mon pied figé sur cette pierre dure. Cette simple marche défendait dans une sorte de provocation silencieuse, les portes que j’aurais tant aimé voir s’ouvrir devant moi.

Parfois j’ai eu cette force de franchir ce seuil ultime… et parvenue de l’autre côté, j’ai vu une réalité bien décevante. Comment avais-je pu mettre tant d’espoirs derrière cette porte si attirante ? Comment n’avais -je pas vu que le seuil était pourri ? Je ne découvrais que poussière dans un endroit désert… Je n’entendais que mesquineries et disputes de cours de récréation, il n’y avait que désirs d’arriver à tout prix en écrasant les autres dans des combats ridicules.

L'inverse aussi: il y avait des seuils qui semblaient inquiétants... et quand j’ai eu l’audace de les franchir dans une curiosité timide, ceux-là m’ont ouvert des portes inédites, riches en découvertes humaines… Mais la vie m’a appris à rester vigilante, à ne pas danser comme une folle sur un seuil prometteur… car je m’y suis bien des fois tordu le pied…



jeudi 7 novembre 2013

Interroger le corps

M'imposer de temps à autre le calme et m'interroger: que signifie cette douleur, cette tension? cette angoisse? qu'ont-elles à me dire sur ma vie, sur mes choix? En tentant de décoder ce que je  ressens, je me mets en communication avec moi. Qu'est-ce qui me porte? qu'est-ce qui me fait vivre? qu'est-ce qui m'emm...?
qu'est-ce qui m'atteint? Pourquoi? comment?
Chercher comment les émotions se traduisent dans mon corps. Les localiser, les repérer puis, les garder dans ma conscience...les apprivoiser.

Prendre le temps, laisser émerger les réponses, elles ne viendront pas spontanément. Etre réceptive à mon être profond, sachant que le corps a quelque chose à me dire..

jeudi 31 octobre 2013

Elle s'appelle Salomé

Elle s'appelle Salomé
Elle est née par césarienne ce matin
un bon petit poids (presque 4400 kg) et 54 cm

ouf, tout s'est bien passé!

La mère et le bébé sont très fatigués... naître n'est pas si facile, ni pour l'enfant, ni pour la mère
Le père a toujours la jambe dans le plâtre (depuis deux mois... et c'est pas fini...)
La petite soeur Sarah n'en revient pas encore

Et moi dans cette chambre de clinique surchauffée j'ai tenu ce bébé paisible dans le creux de mon bras, et je lui ai souhaité doucement  la bienvenue dans ce monde à la fois si beau et parfois si terrible
Je l'ai appelée par son nom, je lui ai dit bonjour petite Salomé... vous me croyez ou pas, elle a soupiré d'aise...



dimanche 27 octobre 2013

ne t'en fais pas...

hier dans le super marché de mon coin..
les chariots se pressent, s'impatientent, se cognent parfois
quelques personnes nerveuses, agitées, toisent les autres avec impatience et soupirs à peine réprimés
Qui a inventé de faire les courses le samedi matin, dans la cohue d'un grand magasin?

voilà un chariot qui s’amène: une maman plutôt nerveuse rabroue son petit garçon qui court un peu partout
Un autre enfant est assis dans le chariot, il est grincheux, ajoutant à l’énervement de la maman

Soudain elle abandonne un moment le chariot, et repart dans l’allée qu'elle vient de quitter. Elle a sans doute oublié quelque chose, pas la peine d'emmener le chariot lourd de provisions: elle dit au bonhomme de ne pas bouger
La réaction du plus jeune est immédiate: il se met à pleurer, il appelle "mamaaannn", de toute sa détresse
Alors le petit garçon s'approche de lui, et lui dit doucement, tout en l'enlaçant: ne t'en fais pas... maman va revenir...
L'enfant a mis son pouce en bouche et s'est aussitôt calmé.
Cet enfant si jeune (4 ou 5 ans) a trouvé le geste et les mots pour rassurer son frère... Cela m'a fait chaud au coeur... c'était bon et beau à voir...




vendredi 25 octobre 2013

demain peut-être...




Demain peut-être, ou après...cette enfant viendra au monde..
Pour l'instant elle ne se presse pas, elle n'est pas encore descendue, déclare le médecin... faut croire qu'elle se sent bien dans ce ventre rond et chaud


Pour ma grande fille, ce bébé pèse lourd, de plus en plus lourd (la photo date de septembre... alors imaginez!)
Il y a eu le grand chambardement la semaine dernière, mademoiselle (oui c'est une fille) a fait la pirouette, pour se présenter en bonne posture, une posture de naissance, tête en bas, ma fille en a été toute ébranlée, 
L'enfant est à terme, demain elle devrait naître...si mademoiselle le veut bien...

Un ventre gonflé de la Vie, une belle petite fille qui montre à l'échographie une frimousse auréolée de cheveux sombres : sera-t-elle aussi noire de cheveux que sa grande soeur est blonde?

Petit bébé d'automne, tu peux venir, ta famille est prête à t'accueillir, avec tout l'amour qu'il te faudra pour grandir


mercredi 23 octobre 2013

Etre un arbre au printemps, c'est assez facile: au fil des jours, cela peut devenir magique, quand les bourgeons promettent des merveilles de fleurs, puis de fruits... et qu'ils explosent de toute leur fierté en symphonies blanches et roses, puis se calment lentement dans leur parure verte

Etre un arbre en été, pas trop difficile non plus... on reste dans l'éclat de sa puissance, emmitouflé de feuilles, pour se protéger un peu de l'ardeur du soleil.

Etre un arbre en automne... au début on est éclaboussé par toute cette magnificence de couleurs... et puis on s’efforce de se taire et de s’imaginer s'envolant dans chaque feuille qui danse, jusqu'au sol, puis se tait

Etre un arbre en hiver, c'est devenir un fantôme consentant à la neige, aux dentelles de givre...
C'est beaucoup mins facile pour tout dire

Heureusement on sait de source sûre que l'arbre renaîtra, grandi de son expérience de vie




mercredi 16 octobre 2013

La part de nouveauté

J'aime  l'automne...
Je l’aime justement parce que, même si on ressent encore les derniers sursauts de l’été qui finit, au point de croire que rien ne change, ni ne changera jamais, on sait bien qu’on passera à autre chose qui aura aussi sa part de nouveauté, et qui sait ?, de bonheur!

J'aime l'automne pour ses féeries de couleurs et le soin patient avec lequel il se met à déguiser les arbres, leur prouvant qu’il y a moyen de modifier la monotonie des paysages parfois trop uniformément verts et submergés par les herbes devenues trop sûres d’elles.

Je l'aime pour les balades que l'on peut faire d'un bon pas, sans avoir peur d'avoir trop chaud, en respirant l'odeur des feuilles sur le sol parfois boueux, j'aime les marrons tout ronds que l'on ramasse comme des porte bonheur et qui s'en viennent gonfler les poches : il paraît que les marrons de l'année sont bons pour les rhumatismes. On a toujours dans tous les coins de son corps, jeunes ou plus âgés, de vieux rhumatismes à soigner...

Je l'aime pour les feux de bois qui crépitent dans les cheminées, rassemblant les familles dispersées par l’été. Autour du feu, il se dit bien souvent des choses essentielles, que permettent les regards centrés sur les flammes vivantes et chaleureuses.

Vivre l’automne, c’est se préparer à l’hiver, et faire la fourmi prévoyante : il y a ainsi de vieux tiroirs oubliés qu’on ferait mieux de ranger, il y a de vieilles querelles qu’on ferait mieux de vider, il y a les jours morts qui s’annoncent, qu’on ferait mieux de regarder en face. Il y a la pluie comme aujourd'hui, le vent, la grisaille...
Pendant l’automne,  joie et nostalgie s’entremêlent,  inextricablement

Mais un jour, il faut bien se rendre à l’évidence, l’hiver s’annonce, puis envahit  tout. On entre dans un long temps d’hibernation obligée ou décidée. Ce sont des moments de repli sur soi-même, où l’on s’applique à soigner ses petites et grandes blessures. Ce sont parfois des moments de grande aridité, des moments où l’âme est veuve de ses amours, de ses espérances, de ses illusions, de ses désirs de printemps, où elle avance à tâtons sans trop savoir ce qui l’attend au tournant de sa route sans fleurs, sans soleil, dans un froid qui l’étreint et l’angoisse.

Est-ce un repos salutaire ou le début du mourir ? On ne sait pas trop, et si on a du courage, on continue sans comprendre. Et si on n’en a pas, ou moins, on continue quand même, car on décide de rester dans le train des vivants qui espèrent, envers et contre tout.
Pendant l’hiver, on se retranche et c’est bien ainsi, on se rassemble au plus profond de soi-même, on dort davantage et on écoute ses rêves, on contacte son plus essentiel même s’il faut pour cela accepter de se laisser écorcher, de se laisser arracher ses vieilles peaux successives, qu’il faut bien un jour abandonner

photo Coumarine

samedi 12 octobre 2013

Le vécu du patient

Comme vous le voyez sur cette affiche, je participe à une conférence qui aura lieu le lundi 14 octobre, sur le site universitaire de Saint-Luc, Bruxelles...
Je me situe du côté de la patiente que je suis devenue aux Cliniques St Luc depuis plus de deux ans

J'espère toucher les étudiants en médecine ou en toutes professions médicales et paramédicales
Car j'ai des choses à dire.. j'ai d'ailleurs beaucoup écrit sur le sujet
Le manuscrit dont je vous ai parlé, est  bouclé, relu, corrigé,  préfacé, et en attente d'éditeur

Je suis en train de préparer cette conférence... j'ai droit à 20minutes de parole
A la fois court et long... j'espère choisir les bons mots...





jeudi 10 octobre 2013

RDC: Message from Dr Denis Mukwege

Prix Nobel de la paix

pour moi, il est clair , que c'est le Docteur Mukwege qui doit recevoir le prix Nobel de la paix

J'en ai parlé ici

Denis Mukwege oeuvre depuis DES années au péril de sa vie pour les femmes, les jeunes filles et les enfants violés de son pays.. Il vient parler en Europe, aux USA, partout dans le monde de l'arme de guerre que constitue le viol. Il tente d'ouvrir les yeux et les oreilles de ceux qui ne savent pas ou ne veulent pas savoir...la raison pour laquelle on entend réduire les gens au silence en violant femmes et enfants!

Je sais bien, la petite Malala est toute mignonne, même si déterminée à défendre l'éducation des filles dans son pays... elle a raison de se battre...et elle le fait bien!
Mais elle est jeune et doit mûrir encore...

Voilà! j'ai dit!

dimanche 6 octobre 2013

questions sans réponses valent mieux que réponses sans questions

Je me suis promenée sur mon ancien blog, celui des Petites Paroles Inutiles ;-)) clic ici

Franchement me suis-je dit...il y a des trésors là-bas... dommage de les laisser dormir, ils s'enlisent..
Ce qui m'a amusée, c'est que nombre de mes billets sont encore valables aujourd'hui:
Je suis toujours celle qui cherche à combler un manque qui n'a pas de nom... je ne sais même pas ce que c'est, il est là, tout au fond de mon plus profond, il me soulève, il me fait trembler de fièvre, de désir. Parfois simplement de le savoir là, aussi prenant, aussi pressant, me rassure, j'en ai besoin
Peut-être est-ce cela qui me garde en vie...cette quête infinie...oui je suis vivante! 

Je chercherai toujours je crois les réponses à des questions que je ne formule même pas clairement, qui balbutient de mon cœur à mes lèvres
J'aime les questions, je me méfie des réponses, surtout les toutes faites assénées avec une évidence de pontife 

ce billet a été écrit il y a six ans... et c'est bien moi, encore aujourd'hui!

Ce sentiment très fort qu'elle a, de cheminer depuis si longtemps, seule, à côté de quelque chose de très important qu'elle ne voit pas. Mais dont elle a la certitude pourtant que cette "chose" existe. Elle le sait de source sûre... de celle qui sourd au plus profond d'elle-même.

Quand elle regarde le ciel au cours de ses balades, ou quand elle s'enfonce dans ses pas pressés,  ou quand elle écoute quelqu'un lui parler de n'importe quoi, ou quand elle se concentre alors qu'elle écrit une ou deux phrases très ordinaires... soudain, et de manière toujours inattendue, elle touche du cœur cette chose qu'elle ne peut nommer. Elle est prête d'ailleurs à la saisir, à la serrer contre elle, à s'en nourrir avidement, à la respirer, à la laisser couler dans toutes les fibres de son corps.
Je crois bien qu'à ce moment-là, il suffirait de peu qu'elle ne s'envole...

Mais chaque fois, cette chose si importante dont elle ne connaît même pas le nom, dont elle ne sait s'il s'agit d'un être ou d'un événement qui la comblerait, se dissout, s'échappe, s'enfuit comme un animal effarouché, comme un fantôme trop discret...
Lui laissant une sensation étrange de vide inexpliqué, alors qu'il s'en était fallu de peu qu'elle entre -enfin- dans la réunion de ses morceaux disloqués.

mercredi 2 octobre 2013

quelques nouvelles

Je n'ai plus rien écrit ici depuis plus de quinze jours
c'est beaucoup 15 jours, on se perd dans les méandres de l'oubli, pas loin sans doute, peut-être juste à côté; mais dans le silence, on perd contact avec la blogo,  avec les blogueurs surtout, et pire que ça, avec l'écriture courte des billets de blog.

Quand je m'interroge sur ce qui fait que je me tais ici, toujours la même raison me revient: mon quotidien baigne encore bien trop dans les conséquences de la maladie, tous les jours je mène mon combat...
Dans ma tête et surtout dans mon corps, pas grand chose d'autre ne m'occupe: j'aurais envie de parler un peu de tout ça, de mes avancées, de mes reculs, mais je me lasse moi-même de ne pas aborder d'autres sujets!

Sinon un rapide coup d'oeil à mon "actualité"
- je fête le 4 octobre mes neuf années de blog: j'ai beaucoup aimé cela, j'ai noué des amitiés précieuses. Curieusement j'ai rencontré peu de monde parmi les blogueurs, je crois que je préfère garder le mystère qui entoure les pseudos
Je me souviens, il y a un an, pour fêter les huit années d'écriture sur Coumarine, j'ai proposé de dire à chacun des blogueurs qui passerait par ici, quelque chose d'eux, qui me les rendait "spéciaux". On m'a dit que je créais le buzz, cherchant les commentaires; moi je voulais simplement personnaliser la relation que j'avais avec chacun de mes lecteurs. J'avais quelque chose d'unique à dire sur chacun d'entre vous. Heureusement beaucoup ont aimé cela et sont venus lire la qualité que je leur reconnaissais

- Je fonctionne par alertes successives. Les contrôles ne sont parfois pas impeccables, entraînant une hausse des médicaments. Tout cela me fatigue énormément, je tiens le coup à la force de mon courage

- Je vais pourtant reprendre l'animation de mon atelier d'écriture à l'Université des aînés. Comme l'atelier a très vite été complet, laissant sur le carreau nombre de frustrés, j'ai accepté de le dédoubler. Pas de nouvelle préparation, mais l'écoute et la présence seront bien là: j'y puiserai la certitude que les participants sont heureux de travailler avec moi...et ça,  c'est du bonheur!

- Je viens d'achever la lecture de Magnus de Sylvie Germain: une histoire qui m'a touchée, une très belle écriture.. j'ai beaucoup aimé! Mais à mon très humble avis, l'auteur n'a pas su arrêter son livre à temps! 
Elle s'est égarée dans des chemins secondaires, qui dilue un peu l'intérêt du livre. Pour l'avoir expérimenté moi-même, je sais que c'est très difficile d'arrêter un texte, d'y mettre un point final, en laissant là les "rallonges", parfois si bien écrites et dont on est si fiers!!
C'est comme s'amputer d'un morceau de soi-même. Pourtant le récit y gagne en densité! C'est indéniable! C'est ce que je dis souvent aux participants de mes ateliers: il faut pouvoir mettre un point final à son texte. Avant que le lecteur ne se lasse! Pour leur faire comprendre cela,je lis  leur  texte "raccourci". Et l'effet est immédiat, ils réalisent "dans les tripes" ce que j'essaie de leur faire comprendre!

photo coumarine

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