mardi 9 mai 2017

médecine à deux vitesses

Les médecins se suivent et ne se ressemblent pas...
Celle que j'ai vue aujourd'hui, ne m'a pas accordé un seul regard!
Elle s'est plongée dans l'écran de son PC, et a bougé frénétiquement les doigts sur son clavier
J'ai tenté de lui poser deux ou trois questions dont je souhaitais avoir la réponse: peine perdue, elle m'a ignorée, peut-être est-elle sourde?

Elle s'est levée, me coupant la parole et m'a congédiée m'a quittée en déclarant victorieusement que mon dossier était bien "finalisé" et que le prochain contrôle aurait lieu dans..... au fait, quand? je ne l'ai pas écoutée, et  je suis restée avec mes deux questions bêtes (mais importantes pour moi) auxquelles elle n'a pas daigné répondre.
Je suis repartie de son cabinet frustrée et déçue

Hier autre médecin et tout autre comportement...
1. elle m'a demandé comment j'allais
2. elle m'a écoutée avec attention
3.elle a pris quelques notes
3. on a dialogué à égalité, cherché ensemble le meilleur traitement compte tenu de mes paramètres
4. elle a VRAIMENT répondu à mes questions

Le rapport de notre échange elle le fera plus tard et elle me l'enverra...

Je l'ai quittée apaisée et me sentant dans de bonnes mains







samedi 6 mai 2017

dans le jardin, les paquerettes

deux jours très difficiles: la douleur omniprésente malgré les antidouleurs, mes visites quotidiennes en clinique  pour contrôler soit la maladie de Horton, soit mon coeur qui palpite, soit "l'héroïne" de ces jours, la plaie ouverte à la jambe

Qui suis-je encore, plongée dans cet engrenage infernal?
Je ne bouge pas, prisonnière d'une maison capharnaüm... (oui le mari est bordélique et ne veut rien jeter, rien donner, s'énerve quand je lui en parle, et moi pour le moment je suis incapable de prendre à ce niveau la moindre décision) Il est super gentil, fait les courses et bien d'autres choses, mais ce point là nous sépare... de plus en plus

Comment  retrouver mon envie de vivre? Quand elle se cache pour le moment derrière des sentiments  bien moroses (et plus que cela!)

heureusement que dans mon jardin, il y a des paquerettes qui frémissent dans le soleil...




mercredi 3 mai 2017

Tout coule, tout roule

Plus que dix jours d'antibiotiques : OUF
car me font mal à l'estomac,...
et donc je suis plutôt de mauvaise humeur
et donc je ne suis pas contente de la façon dont je gère mon problème de santé
et donc (par moments)je suis découragée,
et donc je décide de faire un gros effort pour sortir de ce marasme
et donc je vis à fond dans le moment présent

Par exemple, je décide de relire la thèse de fin d'études d'une de mes filles: ça sera bien ça pour me distraire de la douleur; ça tombe bien, j'en ai pour dix jours de relecture

Je lis mes poètes préférés, excellent pour mon moral ça, je vogue de ligne en ligne

J'écris aussi, j'ai décidé de reprendre l'écriture sur mon blog
L'ordi me fatigue hélas...mais je sais que dans quleques jours cela ira mieux

D'ailleurs, je quitte ma tribune (de vieux)  pour empoigner ma béquille de presque vieux
Je fais quelques pas, provoquant l'admiration de mon fils qui est venu déjeuner!
Bref tout va, tout roule

PS: je garde mes forces vives pour écrire
Cela veut dire que je ne vous réponds pas 
mais sachez que je vous lis et que tous vos commentaires me font du bien
Simplement savoir que vous ne m'oubliez pas 

lundi 1 mai 2017

comme un prélude

Journée ponctuée par la prise régulière d'antidouleurs, de réflexions tantôt amères, tantôt plus sereines. j'ai à puiser au plus profond de mon courage la force de tenir!
Et je tiens... heure par heure
Evidemment ça tourne là, dans ma tête, dans l'optique de comprendre ce qui se passe et pourquoi: aucune réponse sinon l'intense douleur de ces chairs à vif, de mon corps en compote

Aujourd'hui nous deviens fêter l'anniversaire de mariage d'amis très chers. Mon mari y est allé seul. Une de mes filles est venue un moment me tenir compagnie
C'est le début d’une longue liste de renoncements, et c'est dur les renoncements

Et voilà que je tombe sur ces mots de Guillevic:

Chaque instant 
ouvre un prélude

Je veux y croire...comme le prélude de Bach, le plus connu qui mouille à chaque fois mes yeux

samedi 29 avril 2017

une très très jolie blessure...

Voila!
retour de la clinique, après presque 15 jours d'hospitalisation!
Car coup violent au tibia de la jambe droite, qui a gonflé sous l'effet du sang accumulé en hématome. Douleur énorme... je vous fais pas un dessin
Arrivée aux urgences. radio (ouf pas de fracture!)
mais les dégâts sont conséquents...
Opération. Un trou de 15 cm sur 8: très joli!!
Je vous montrerais bien une photo... mais je veux vous épargner!!

je fais quelques pas avec un déambulateur (une tribune) en  serrant les dents (aie ouille)
j'en ai pour deux mois si tout pas bien.

Je vais vous dire, j'en ai un peu marre: il y a eu la maladie de Horton il y a 5 ans qui me laisse une peau fortement  cortisonée, un oeil aveugle, uns santé déficiente
- un infarctus il y a cinq mois, avec pose d'un stent et l'immense fatigue qui va avec
- et maintenant CA
Comment fait-on pour accepter avec courage toute cette douleur, tant physique, que morale?

Je suis au bout du rouleau,moral au plus bas

Bon je me connais je rebondirai, mais laissez moi râler...


je ne suis pas comme ces blogueurs qui sont capables de raconter ce genre d’aventure en faisant rire leurs lecteurs... incapable
Je vais vous dire: j'aimerais bien, mais honnêtement je souffre trop, les antidouleurs ne font plus d'effet au bout de deux heures 

samedi 22 avril 2017

L'impression d'une jambe trop étroite...

Notre maman Coumarine est actuellement en train de vivre ce délicat sentiment...

Tout commence par un insignifiant coup au tibia droit, qui se transforme en hématome, qui progressivement s'étend jusqu'à faire doubler sa jambe de volume, pour nécessiter au final une intervention chirurgicale permettant d'évacuer l'hématome. La convalescence sera longue. Avec une probable seconde intervention...

Coumarine oscille entre douleur intense, découragement et autonomie très amoindrie. Néanmoins, elle puise dans ses ressources intérieures pour prendre courage et trouver la force de traverser cette nouvelle épreuve.

Un jour à la fois...
Un pas après l'autre...
Un pied devant l'autre...



lundi 3 avril 2017

imbroglio

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, dit la sagesse populaire...
C'est bien vrai cela
Hier journée de rêve pour moi (nous): une fête en famille, on est nombreux, tous étaient là, heureux de se retrouver, de faire la fête, d'échanger les nouvelles de toutes sortes. Petits discours sympa, émouvants, tendres, qui font du bien... bref une journée de paradis!

Et ce matin un mail nous avertit qu'un ami est atteint d'un cancer du colon et doit se faire opérer.

La vie, c'est une drôle d'affaire, joies et tristesses confondues


mercredi 22 mars 2017

Il y a un an...

Aujourd’hui en Belgique, c'est un jour de commémoration douloureuse
Il y a un an... des personnes mourraient, d'autres étaient terriblement blessées sous l'effet de bombes

le 22 mars, c'est une date qui fait peur, peur que cela ne recommence, c'est terrible de vivre sans cesse avec cette peur qui colle aux tripes

Contrairement à l'année dernière, je refuse de regarder une fois de plus les événements dramatiques à la télé. Je les connais par coeur, l'année dernière, on a, bien assez, ressassé tout cela
J'en veux plus!
ce qui ne m’empêche pas d'avoir des pensées émues pour les victimes et leurs familles
Mais je ne veux plus replonger dans cette horreur!

Voilà! c'est simple, je tournerai mon oeil vers les paysages ensoleillés du printemps: plein de fleurs déjà, quand je les regarde, mon coeur se dilate, grandit de tendresse pour le monde et la vie


voilà, cette peinture est de Monet: pas de fleurs, mais la dilatation du regard qui peut chercher au loin, l'infini de son espérance.  

J'ai regardé le JT, et je me dois de faire un correctif...
On n'a pas redonné et redonné encore tous les événements traumatisants du 22 mars de l'année dernière: non..
on a donné la parole à des gens comme vous et moi, qui ont parlé de la nécessité de continuer leur chemin dans l'amour/c'était beau, bon et émouvant
Comme ça je veux bien qu'on en parle de ces attentats, s'ils permettent d'être dans plus d'humanité. Qui a dit que plus d'humanité était forcément plus de souffrance?
C'est ce trop plein de souffrance qui nous ont conduits vers cette intensité ou chacun se sent HOMME ou/FEMME

vendredi 17 mars 2017

le fil de ma vie

Il y a quelque part un fil
non pas un fil rouge qui m'obligerait à prendre un chemin déterminé
ou un fil qui s'amuserait à traîner par terre, qui me prendrait dans les pieds et me ferait tomber

Non... bien sûr!

C'est un simple fil que je connais, mais que je perds trop souvent, parfois malgré moi, par paresse, parfois même par désespoir : c'est le fil de la Gratitude  qui se cache au plus profond de moi

Si je le lâche, je perds aussitôt mon chemin de vie, mon chemin intérieur, celui qui me guide dans mes labyrinthes insondables, et je me perds pour longtemps, trop longtemps, je perds pied, je trébuche, je tombe et me fais mal, je saigne ... parfois même je me noie...
et je ne peux plus respirer...

Alors, je pourrais mourir... tout simplement


lundi 27 février 2017

douceur et sérénité

Hier une de mes filles m'a emmenée à une activité vraiment super
Un couple de ses amis musiciens, lui est pianiste, elle, violoncelliste...
Ils font des concerts un peu partout en Belgique, concerts de type classique

Mais ils créent aussi des concerts qui sortent de l'ordinaire
Par exemple de la musique proposée aux tout petits qui peuvent se déplacer à 4 pattes, bouger comme ils l'entendent
Mais très vite le silence se fait créé par une musique qui les touche

Hier donc nous avons été à une "sieste-concert" oui oui!
Il y avait des coussins à terre, sur des chutes de tapis disposés là pour l'occasion, ainsi que des plaids ou couvertures... et nous nous sommes installés au chaud, au tendre

Bon, c'est vrai qu'il fallait accepter de jouer le jeu... mais les petites bougies  nous ont rapidement conduits dans un grand silence un peu mystérieux

Et le concert a commencé: musique composée par les deux jeunes musiciens qui nous ont très vite amenés dans une relaxation incroyable

Fermer les yeux et se laisser porter par les notes du piano, du violoncelle, c'était vraiment magique. On partait dans un autre monde, un monde de calme, de tendresse, de douceur!

dimanche 19 février 2017

ça suffit maintenant

mercredi passé j'ai pris le train, et mon frère aussi mais de l'autre côté nous sommes chacun descendu à mi chemin et nous avons passé une belle journée amicale dans la ville du mi chemin nous avons parlé de choses et d'autres comme peuvent se parler un frère et une soeur il y avait les conjoints aussi à quatre on s'entend bien
au retour en montant dans le train j'ai mal évalué la hauteur des marches avec un seul oeil c'est ma faiblesse vision monoculaire et crac je suis tombée à deux genoux sur la plateforme du train aie aie aie une blessure au tibia se met à saigner abondamment ouille ouille ouille attendez je rigole pas ou un petit peu seulement j'ai eu un choc j'ai senti mon coeur qui je vous le rappelle est malade aidé en ce moment par 7 médicaments que je digère pas très bien mon coeur donc s'est mis à trembler et n'a pas arrêté de trembler pendant trois jours vraiment ce fut inquiétant
ma blessure n'a pas arrêté de saigner merci les anticoagulants un puis deux puis trois kleenex y sont passés dans le train vivement à la maison pour désinfecter ça
arrivée à la maison je me prends le pied dans le tapis hahaha je tombe sur le banc en bois très beau banc mais on s'en fout quand on tombe et ma jambe se colorie en bleu énorme hématome merci les anticoagulants

Et c'est comme ça qu'on devient une "petite vieille" qui a peur de tomber mes filles gentilles me disent que ma réalité étant ce qu'elle est je devrais prendre une canne tu vois ça d'ici

d'ailleurs le mari ne veut pas d'une petite vieille mais il se rend pas compte non il ne se rend pas compte heureusement que je peux m'accrocher à son bras secourable

mardi 14 février 2017

Ne pas oser dire: je t'aime

Imaginons...!

que j'aime beaucoup quelqu'un
et que ce quelqu'un m'aime beaucoup aussi...
Comment je le sais?
par son attitude, parce qu'il s'intéresse à moi, à ce que je fais, ce que je suis

Mais c'est très rare que cette personne me le dise: " je t'aime"
Or, j'aime qu'on me le dise, aujourd'hui, demain  et toujours
Ces mots sont doux à mes yeux, ils me caressent l'âme et le coeur

Moi, j'ai envie de lui dire ces mots sans cesse, mais je me retiens
pour ne pas paraître collante, vous savez comme le fameux sparadrap dont le capitaine Haddock ne peut se défaire, et que ça l'énerve, ça l'énerve, ça l'éneeeeereve!!

Donc je lui dis mais sans lui dire vraiment. Certainement pas aussi souvent que j'aimerais! Parfois mon coeur déborde et je reste silencieuse...

C'est bête hein...?

Je crois que c'est plus féminin que masculin ça... vous ne croyez pas?

Grâce à Adrienne je connais le nom de ce peintre cubiste espagnol; Juan Gris

vendredi 10 février 2017

la lumière est paresseuse!

Depuis environ une semaine, on dirait que la course du temps s'est arrêtée
On devrait avoir deux min de plus le matin, deux de moins le soir, d'accord je le lis sur le site de la météo!
Mais non! quelque chose s'est bloqué! Manifestement!
Rien ne bouge, toujours la même luminosité!
A 17h environ, je dois déjà allumer ma lampe de bureau
Et le matin, ce n'est pas avant 8h30' (et encore! s'il fait potable!) que je peux penser à éteindre les lampes

Je vous le dis quelque chose ne tourne pas rond, par ici,  pas rond du tout!
D'ailleurs hier soir, dans mon quartier il y a eu une panne d’électricité
Non! cela n'a pas duré très longtemps, alors que ailleurs, ce fut bien plus long...
Mais ce noir partout.... ce fut assez impressionnant! Un silence non pas noir, mais gris (grâce à la pleine lune...

Ceci dit, bonne soirée et bon WE à tous!


samedi 4 février 2017

Tout a été écrit, déjà... Au fil des années, au fil des mois...
A quoi sert d'écrire encore, de dire et redire les mêmes choses?
Essayer pourtant, recommencer à zéro, il faut du courage, je n'en manque pas!
Peut-e^tre pourrait-il y avoir des surprises, surprises qu'on n'attendait pas (forcément!)

Peut-être pourrait-il y avoir du nouveau dans l'ancien?
Ou de l'ancien dans le nouveau?

Plus je m'éloigne de l'habitude, plus j'entre dans la peur
Je l'ai toujours su

Respirer largement, ne pas oublier  de respirer largement, afin d'inonder le tout, puis d'éclairer le moindre détail! Ce sont les détails inattendus qui sont beaux!

Ecrire pour écrire, remplir la feuille trop blanche pour être innocente...

Demain je recommencerai. J'essaierai à nouveau
Respirer librement, croire que si la poitrine se serre comme dans un étau, ce n'est pas grave...

question d'habitude!



samedi 28 janvier 2017

perfectionnisme

en fait, il faudrait simplement que je cesse d'être perfectionniste, de vouloir pour tout ce que je fais, un résultat impeccable, corrigé de ses fautes diverses
Chaque fois c'est le même scénario: je lis, relis, relis encore et finalement "cela" reste dans mes brouillons: je ne veux pas faillir à ce que je crois être ma belle réputation!!
Donc je n'ose pas trop laisser aller ma plume (mon clavier) au gré de ma fantaisie, de mes idées parfois rebelles, ou personnelles: peur aussi d'être jugée, surtout par certaines personnes dont l'avis m'importe. Alors que je sais que me lire vraie et spontanée leur conviendra très bien!

C'est quand même con que à mon âge respectable, je sois redevenue aussi soucieuse de ne pas déplaire! Au long des années, j'avais perdu cette tendance, je me souviens qu'au début de cette écriture sur ce blog, je me laissais souvent "faire". Je m'amusais, tout simplement! sans trop me poser de questions!
La maladie est venue changer ça: par ex, je pourrais conduire, faire de petits trajets en voiture, j'en ai même reçu la permission explicite, et.... non je ne m'y décide plus, de peur de faire une bêtise, parce que oui! les bêtises peuvent coûter bien cher...

Je devrais faire une liste des actions dans lesquelles je pourrais me lancer
- me mettre à effectuer de petits trajets...
- ranger chaque jour un peu de mon bureau, devenu un foutoir

On verra où  j'en serai après ces deux opérations.... je vous le dirai, si ça vous intéresse!


vendredi 27 janvier 2017

tant de bonheur...

quel est le meilleur moyen pour reprendre l'écriture?
mettre la plume sur le papier/clavier et bouger la main, ça marche à tous les coups!
pour autant qu'on bouge la main, sans trop réfléchir à ce qu'on va/veut écrire: simplement laisser venir les mots, tranquillement, et la machine a ses chances de s'enclencher, je l'ai plusieurs fois expérimenté!
Et parfois le résultat est étonnant, parfois simplement quelconque, et parfois décevant: qu'à cela ne tienne, alors il suffit d’effacer et de faire confiance au lendemain...

Cela fait DES années que je n'écris plus valablement, depuis l'artérite temporale: depuis bientôt 6 ans:
la maladie, suivie d'un infarctus il y a peu, m'a plaquée par terre, et ôté un bon bout de mon courage et de mon gout de vivre

Je voudrais reprendre ce chemin passionnant de l’écriture plus ou moins spontanée. Hier j'ai parié avec un ami, que j'y arriverais... 
Ce n'est pas comme si c'était une punition, un devoir difficile; quand je me mets à écrire, les mots arrivent sans trop de difficultés, j'ai cette chance...
Il faudrait simplement que je donne une orientation à ce blog... Ce sera plus facile de m'y tenir

Je serai heureuse de replonger dans le chemin des mots, il m'a apporté tant de bonheur
et les lecteurs que vous êtes, y sont pour beaucoup!
Merci

mardi 10 janvier 2017

en lisant Etty...

".... un moment vient où l'on ne peut plus agir, il faut se contenter d'être et d'accepter"
Etty Hillesum

mais quel chemin douloureux quand on a cette impression que le monde continue à tourner, et soi, on reste au bord du chemin, seul(e), abandonné(e), dans un silence qui fait peur...

A moins que ce silence ne soit un silence restructurant...

samedi 31 décembre 2016

c'est une question de choix!

Bonjour à tout le monde, particulièrement ceux qui ont continué à venir sur ce blog un peu délaissé, il faut le dire.

C'est le moment de présenter ses vœux: je réfléchissais ce matin à la façon dont je le ferais
Je me disais que souhaiter une bonne année, c'était un peu (beaucoup!) tirer des plans sur la comète: nul ne sait si cette année sera "bonne", tant individuellement que globalement. Ce qui nous arrivera ne dépend pas de nous, mais des aléas de la vie, parfois bien capricieuse...
Que je ne refasse pas un accident cardiaque ne dépendra pas de vos souhaits, aussi bienveillants soient-ils, hélas! Que je guérisse complètement de la maladie de Horton qui me touche depuis cinq ans, non plus!
Mais ce qui peut m'arriver de bon, de vraiment bon, c'est la manière dont je peux vivre ces "accidents de parcours". Je peux râler, me renfrogner, me plaindre, être dans une mauvaise humeur perpétuelle...
Je peux aussi (et là, c'est un CHOIX!) cueillir chaque jour la petite étincelle de beau, de bonheur, d'amour qui parsème chacune de mes journées.
Il faut bien sûr, que je me branche sur les ondes adéquates, et cela ne dépend que de moi!

C'est ce que je vous souhaite à vous aussi: vous brancher sur vos bonnes ondes, même dans les situations difficiles

Mes trucs pour cela: dans les moments difficiles, prendre un livre qui me nourrit, (j'en ai quelques uns au pied de mon lit, en lire quelques pages, me laisser pénétrer par ces mots qui m'attendaient, et petit à petit je sens que hop! c'est reparti!
Ou alors, envoyer un mail à une personne "nourrissante", attendre la réponse que je sais qui me fera du bien, comme un baume...
Ou marcher dans la nature, modérément quand il faut froid comme aujourd'hui, regarder avidement autour de moi...



Magritte


mardi 8 novembre 2016

vivre dans le chaos

Le monde n'est plus le monde...
il est chaos, ou vide infini!
ce qui faisait lieux, frontières, paysages s'est estompé
Tout ce qui les occupe tant, les pressés, les soucieux, les triomphants, les surs d'eux, les avides, tout paraît vain, inutile, dépassé, dérisoire!
Vanité des Vanités
ce n'est pas du tout le soulagement triomphant de se savoir débarrassé des maîtres, des interdits, des permissions: non! c'est un passage dur, difficile, dangereux, c'est un bord de précipice.

Pas le choix. il va falloir m'habituer à vivre dans le chaos
ou dans le vide
... en y dessinant un chemin étroit,  un chemin de "pas après pas", insupportablement lents...

,

mardi 1 novembre 2016

un coeur réparé...

Je reviens d'un "agréable" séjour 3 étoiles dans ma clinique préférée!
Hospitalisée d'urgence  eh oui!
Mon coeur a fait des siennes: il ne voulait plus battre comme il faut
Autrement dit, j'ai fait un joli petit infarctus!
euh... comment dire... on a eu chaud ;-)

Quelques jours de soins intensifs et hier, rentrée déjà à la maison
Avec une belle liste de médicaments/pilules bonheurs, qui s'ajoutent à ceux que je prends pour calmer la maladie de Horton qui me poursuit depuis 5 ans déjà.

Grosse émotion, pour ceux qui m'aiment... et pour moi bien sûr. Il faudra envisager de changer des choses (je sais pas trop quoi encore, mais ça s'éclaircira j'en suis sûre!)

Curieusement, je ne me sens pas (trop) accablée: on pourrait dire que le sort s'acharne un peu sur moi, mais non, je me sens paisible et.... remplie de gratitude envers la Vie!
Elle m'a fait ces jours-ci des cadeaux qui ont "soigné" mon coeur malade, plus efficacement que les médicaments que je prends désormais, comme tous les cardiaques

Alors... merci la Vie!

peinture de Kandinsky



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