mardi 26 mai 2015

montrage de culottes et autres apparitions

Il  y a eu l'eurovision et ses paillettes, ses trucs et ses bazars qui clignotaient de toutes parts, et ses chanteurs qui hurlaient, au plus fort au  mieux!
Bien sûr, ils ne hurlaient pas sous l'effet de la torture, ou parce qu'on était en train de leur arracher les ongles...
Ils hurlaient pour prouver qu'ils chantaient bien, avec leurs tripes et méritaient plus que les autres de gagner ce grand concours européen de la fraternité... calculée: les votes sont politiques pour la plupart...

Il y a Cannes aussi et ses montrages de petites culottes... ou alors c'est curieux, la plupart de ces jolies robes sont fendues le long des jambes. Ou alors transparentes! Et on devine, plus que cela, on voit... culottes ou seins nus de chez nus, qui n'aime pas ça? Les films? oui, on les regarde, on en discute même, on s'en fait une opinion, mais on ne va pas se priver du plus intéressant: assister aux apparitions successives de toutes ces dames merveilleuses.
Faut bien dire que les paillettes, les lumières, le tapis rouge et le reste coûtent très cher. Je me suis laissée dire que le petit Belge avait eu une 4ème place. Et moi, in petto j'ai été soulagée, ouf! on l'a échappé belle. Parce que organiser un concours d'une telle envergure, c'est risquer de laisser les bons gros problèmes de côté, ceux qui demandent un investissement qui fait mal au porte monnaie

Pourtant un barbecue entre amis, une fête de quartier ou de famille... c'est sympa aussi, non? et pas si cher... si?
******************************

A côté de cela, il y a Palmyre... mais oui vous savez bien... vous entendez la radio, lisez l'actu non?
A Palmyre il y a des drapeaux noirs partout et des barbes noires et des massacres qui succèdent aux massacres de hier qui eux-mêmes succèdent aux massacres du jour d'avant...ça n'en finit pas

Et puis il y a aussi... non je n'égrainerai pas le reste de l'actualité, celle qui fait peur, vous la connaissez j'en suis sûre, un long chapelet d'horreurs...

Serait-ce pour ne pas devoir trop se préoccuper de cette actualité à frissons qu'on plonge à décolleté perdu dans les festivités grandioses que j'ai évoquées?


samedi 23 mai 2015

chacun de son côté

Ne serait-il pas possible de rester plus longtemps aux premiers temps d'un amour, d'une amitié, d'une relation précieuse...
Rester un long moment au temps des balbutiements, de la découverte, du coeur qui bat plus fort, qui s'émerveille d'un rien.

Prendre le temps de savourer, de ne pas trop vite vouloir s'installer (et donc "vieillir") dans cette relation. Pour ne pas briser trop vite l'émerveillement des débuts. Pour ne pas entrer dans la monotonie, dans l'ennui du déjà vu, du trop connu, du toujours la même chose.
Car à ce moment,  l'on croit tout savoir de quelqu'un. Plus rien n'étonne, on achève ses phrases à sa place. Et les étiquettes s'accrochent et piègent dans le "je te connais comme ma poche"

Quand on aborde quelqu'un en croyant tout savoir de lui/elle, très peu de paroles vraies peuvent encore s'échanger. Une barrière invisible sépare, avec juste un pont branlant. Les fenêtres sont closes et ne permettent aucun véritable dialogue

Et chacun risque de rester déçu de son côté de la barrière...


mardi 19 mai 2015

Reprendre son souffle

Oui je sais, cela fait plus d'un mois que je ne suis plus venue écrire ici...
Depuis le début de l'année j'ai dû affronter des passages bien difficiles et inquiétants qui m'ont par moments, mise à terre.  J'ai titubé, chancelé, tenté de reprendre l'équilibre.

Je reprends mon souffle, c'est un  choix que je fais délibéré et bien réfléchi!
Néanmoins je ne serai plus jamais la même, je m'étonne parfois de voir combien j'ai changé, je m'étonne de me voir si grave
Mais je n'ai plus peur des mêmes choses, qui m'apparaissent à présent bien ténues
Je n'ai plus les mêmes désirs, je n'aurai plus les mêmes combats
Ce soir, j'ai simplement faim. Faim de l'essentiel, faim de partages vrais, de mots authentiques.

Je voudrais aussi réapprendre à rire de bon coeur, à danser librement, sans crainte de tomber et tant pis si je titube encore, j'aurai, j'en suis sûre, les gestes et les pas de la danse du coeur

Et pour dire comme le poète Guillevic

Il fait beau
il y a comme un air de liberté
on n'est pas obligé d'être heureux
mais on peut

lundi 13 avril 2015

trois mois... cela suffit...

Trois mois très chahutés pendant lesquels j'ai perdu clavier et crayon
pendant lesquels j'ai perdu jusqu'à l'envie de reprendre le clavier, ou le crayon!
Trois d'éclipse quasi totale de soleil, d' humeur printanière, rien il n'y avait rien à écrire, sinon des humeurs sombres, des découragements
La vie ne m'a pas épargnée depuis quelque temps
Mais me voilà debout, chancelante encore, mais debout!

Je n'ai pas beaucoup eu le courage ni surtout le temps de vous lire
Je ne sais donc pas vraiment comment vous allez

Alors, pour reprendre un peu contact, si le coeur vous en dit, donnez-moi de vos nouvelles en quelques mots (plus, c'est possible aussi, pour les bavards!)

Cela me ferait vachement plaisir

Je saurai que vous êtes simplement contents de me revoir...

Coumarine

photo Coumarine

lundi 23 mars 2015

J'ai cherché mon crayon

J'ai cherché mon crayon
pendant de longs jours d'inquiétude, je l'ai cherché
de la cave au grenier, j'ai mis tout sens dessus dessous!
Rien. pas de crayon, ni rien qui lui ressemble,
pas de main non plus pour le tenir vaillamment!

C'est malin un crayon
quand il a de bonnes raisons de se cacher.
Alors j'ai creusé dans le jardin , 
là dans ce coin secret qui s'est mis à remuer...

Je pense qu'il est là, mais il est devenu si timide
après ces mois d'hiver et d'inquiétude...
Juste un peu de patience encore...

mercredi 18 mars 2015

Back to home

Le mari va mieux/stop/il rentre à la maison vendredi stop/devra bien sûr retourner en clinique mais en ambulant pour des séances de kiné/stop

Voilà! le plus gros de la maladie est derrière lui ! (derrière moi aussi forcément... ce ne fut pas facile)
S'en sortir d'un syndrome de Guillain-Barré en presque deux mois, c'est plutôt rare! et même très rare!Il n'aura sans doute aucune séquelle..
On a de la chance...
Mais lui a eu une volonté incroyable pour affronter les séances de kiné afin de remettre en route tous ses muscles/nerfs, du plus petit au plus important!

C'est vraiment le printemps... du haut de son septième étage en clinique,  il n'en a rien vu encore: il est temps qu'il respire la nature qui renaît

Merci la vie!

mercredi 11 mars 2015

un crocus blanc ou mauve

Et si le bourgeon disait NON?
Non à la vie qui le presse
qui l'oppresse?
La Nature saura-t-elle
au plus profond d'elle-même
que la vie est la plus forte
quelles que soient les erreurs
quels que soient les chagrins?

La joie est une énergie
qui ne peut partir que de son centre
même si elle est nourrie par d'autres
au hasard des rencontres.

Mais si on la tient à distance
on restera à l'écart,
et de la joie
et de l'énergie qu'elle véhicule

Et quand par moments, on craint
que la vie ne capitule...
alors regarder intensément un crocus blanc
Et si cela ne suffit pas,
s'attarder sur un crocus mauve et écouter...
Ils ont l'un et l'autre des secrets à nous dire.


lundi 23 février 2015

Tous les jours...

Tous les jours, à 17h, j'enfile mon manteau, parfois un petit bonnet pour tenir au chaud ma tête aux cheveux coupés courts
tous les jours je monte quelque peu ma rue, avant de tourner à droite et marcher jusqu'au bout, pour atteindre l'arrêt du bus
tous les jours je m'applique à arriver bien à temps pour ne pas le rater et devoir atteindre dans le froid, mais parfois le bus est en avance, le vilain j'avais pas prévu ça, il me faut donc attendre le suivant! C'est long d'attendre un bus que l'on a raté!
tous les jours je descends à l'arrêt "Hôpital Saint Luc" et j'ai le coeur serré. En entrant je reçois de plein fouet cette odeur si particulière des cliniques, qui sent le médicament, le désinfectant. Je n'aime pas trop cela, cette odeur s'accroche à mes vêtements, je me retiendrai de respirer pendant deux ou trois heures...
Tous les jours je vais vers les ascenseurs et j'appuie sur le 7: c'est l'étage de la rééducation
Arrivée au 7ème, je vais doucement vers la chambre où l'homme lutte pour retrouver l'usage de ses membres, je l'embrasse et je constate combien la lutte est dure et le laisse sans forces.
Tous les jours je me heurterai à son lit, à la table, au fauteuil de rééducation: la chambre est étroite, vraiment très étroite, et ma vision monoculaire n'arrange pas les choses, j'ai plein de bleus sur les jambes et les bras
Il a pas mal de visites, donc je n'aurai pas trop l'occasion d'échanger avec lui sur ce qu'il vit de bon et de douloureux... et c'est dommage, bien sûr. Aussi bien lui que moi, nous vivons des choses riches, de celles qui nous laissent plein de gratitude
Tous les jours, je l'aide pour le repas du soir, patiemment, bouchée après bouchée, gorgée après gorgée
Parfois un des enfants a pu se libérer et c'est lui ou elle qui remplit cette tâche, avec patience, avec amour
Tous les jours, nous échangeons quelques mots, quelques sourires, quelques baisers
Et puis, comme tous les jours, je repars dans l'autre sens... c'est le soir, il fait noir...

mardi 17 février 2015

l'étape de la revalidation

alors voilà!
il y a une bonne nouvelle, une nouvelle qui agrandit notre coeur et notre espérance
Le malade a semble-t-il fini sa descente, son corps ne se dégradera pas plus!

Cela veut dire qu'il va demain changer d'étage, quitter la neurologie pour rejoindre la médecine physique; demain il va monter au 7ème étage!
L'étage de la revalidation!
Il rejoint l'étage du courage, de la persévérance, des exercices douloureux encore et encore
Là on l'on grince des dents, où l'on mord sur ses lèvres, où l'on va au delà de ses possibilités. Parce que il n'y a pas le choix, c'est comme ça.

Là, il retrouvera sa mobilité, sa sensibilité. Comme un enfant, il réapprendra à marcher, à manger,à faire tous les gestes de la vie ordinaire
Là il pourra réapprendra à vivre. Nous avions oublié comme c'est simple de vivre, comme c'est simple d'appuyer sur un bouton, de se déplacer d'un cm pour fuir les plis malvenus du drap
Cela prendra du temps, beaucoup de temps, je ne sais pas combien de temps cela prendra...
mais il est au seuil d'un nouveau voyage, un voyage qui me remplit d'espoir
Alors il ne regardera pas le haut inaccessible de cette montagne, il fera chaque jour l'humble petit pas quotidien

Je sais qu'il y aura des hauts et des bas, mais toute la famille s'arme de courage pour l'accompagner sur cette route rocailleuse: on a cette chance de se serrer les coudes: on la savoure dans l'affection qui nous lie

Ce billet est juste pour donner des nouvelles à ceux qui me suivent
Je ne répondrai pas à vos commentaires, pardonnez-moi
Pourtant ils me sont précieux, ils rechargent mes batteries, me donnent de la force pour lutter contre mes propres problèmes de santé

Ce soir, je suis presque heureuse, j'entrevois la fin de ce tunnel dans lequel j'ai été entraînée malgré moi et où je tourbillonne dans un vent violent sans pouvoir reprendre souffle






jeudi 12 février 2015

Vers demain

Je ne souhaite pas établir ici une chronique de la maladie qui touche mon mari. Sachez que c'est dur, douloureux  et que j'encaisse le coup. Je suis fatiguée au plus profond de moi-même.
En même temps, je suis devenue particulièrement attentive aux tout tout petits bonheurs du quotidien: le ciel bleu de ce matin, qui annonce le printemps, une invitation à dîner ce soir, après avoir fait manger mon mari, une écoute attentive et bienveillante du médecin ophtalmo qui prend au sérieux mes petites questions concernant mes précieux yeux...

Une cataracte secondaire s'est développée sur mon oeil valide. Il faudra une petite intervention pour arranger ça!  C'est pas grave, vraiment pas grave, juste que en ce moment j'aurais préféré qu'on ne touche plus à cet oeil, tellement peur qu'il ne soit définitivement abîmé: alors mon combat pour le garder, à coup de médicaments qui desservent ma santé, n'aurait servi à rien!...

Mais le médecin m'a dit et répété que ce n'était pas grave... je m'installe dans cette affirmation rassurante. De toutes façons j'ai le temps de m'y préparer, ce sera pour fin mars!

Ma vie s'est réduite à un univers restreint: un espace dans une chambre de clinique, un homme complètement dépendant sur son lit, l'accueil des visiteurs, accrocher les médecins neurologues pour en savoir plus

Les enfants qui comme moi s'inquiètent, qui chacun a pris sa part de responsabilité dans ce qu'il faut gérer,  chacun selon ses disponibilités et ses compétences, selon ses qualités humaines aussi

Chacun réfléchit aussi à l'impact de la maladie sur sa vie... Je ne peux pas m'empêcher de remarquer que nous avons tous les deux chopé une maladie pas si fréquente, autoimmune et qui nous est tombé dessus soudainement, sans aucun malaise préalable pour nous y  préparer!




peinture de Françoise Collandre "Vers demain"


samedi 7 février 2015

tant qu'il y aura des arbres...

je suis pleine, remplie, envahie de sentiments divers
je passe d'espoirs en découragements, en tristesse infinie de voir mon homme toujours si actif, comme un pantin gisant sans force sur un lit d'hôpital
et puis je reprends courage parce que on a pu rencontrer qqun qui a fait un Guillain-Barré et s'en est remis complètement: c'est donc possible!

Un millimètre par jour paraît-il
c'est le temps qu'il faut pour reconstituer les nerfs atteints
Un millimètre par jour, ce n'est rien... c'est lent, très lent, très très lent
Cela prendra des semaines, des mois peut-être
sans compter la rééducation douloureuse

Et les questions qui rongent surgissent: pourquoi lui? cet homme actif, toujours prêt à rendre service
et pourquoi moi? doublement atteinte: sa maladie qui me prive de son appui nécessaire, et la désolation de voir à ce point dépendant

Pourtant déjà la gratitude nous vient pour les petits bonheurs que nous épions et que nous accueillons avec reconnaissance

Vous voulez un exemple?
- De la fenêtre de sa chambre, il voit les arbres frissonner... comme moi je les guettais il y a trois ans... ce sont de véritables cadeaux de la vie, qui nous rattachent au mouvement de la nature, de la vie!
- Hier au restaurant, emmené par un de mes frères et sa femme... j'ai mangé mon premier repas chaud depuis 15 jours: c'est peu de chose, mais c'est énorme

alors il y a les enfants... ils sont là, ils nous aiment...
que demander de plus?
Je vous le dis: on s'en sortira!


dimanche 1 février 2015

Continuer à vivre

une semaine aujourd'hui que le mari s'est écroulé sur un lit de clinique.
il ne s'est pas relevé depuis, devenu dépendant pour tout, comme un bébé.
la maladie qui s'est emparé de lui ne lui laisse pas beaucoup le choix: il en a pour quelques mois à se remettre, avec un minimum de séquelles, on peut l'espérer!

En attendant, il faut continuer à vivre!
Lui sur ce lit dont il est prisonnier et dépendant pour TOUT
Moi en essayant de m'organiser au mieux pour ne pas sombrer dans l'épuisement tant physique que émotionnel
Je m'arrange pour aller tous les soirs lui donner son léger repas du soir. Depuis deux jours il mange presque tout ce qui est sur le plateau. Puis il déclare: "j'ai bien mangé!"

Voilà ce que j'admire en lui, c'est qu'il ne plonge pas dans la plainte, il cueille le bon qu'il reçoit,  il est capable de s'informer gentiment du problème de santé de l'un de ses amis,

Moi j'ai encaissé cela comme un coup violent reçu par traîtrise et qui m'a déstabilisée, qui m'effraie aussi énormément: depuis que je suis fort affaiblie au niveau de ma santé, je me reposais sur lui pour un certain nombre de choses que je ne pouvais plus assumer. C'est terminé pour un long moment, il me faudra apprendre à gérer seule le quotidien, à reprendre la voiture pour de courts trajets, à oser m'adresser aux amis avec simplicité

Les enfants sont très présents, attentifs, affectueux. Papa a tant fait pour nous, disent-ils, c'est à nous aujourd'hui à être là pour notre papa!
Et en même temps ils sont soucieux de leur Coumaman. On se raccroche à notre tendresse

Dans cette tempête inattendue, je vois les petits éclats de bonheur, de tendresse, d'attention qui me (nous) sont offerts,
L'espérance et la gratitude seront capables de nous aider à porter cette énigme du malheur


mardi 27 janvier 2015

Messieurs Guillain et Barré

Il s'appelle le syndrome Guillain-Barré
C'est un beau nom  pour un sale petit virus qui déclenche cette maladie auto immune. Pas belle du tout cette maladie, du genre à vous affaiblir toute force musculaire, du genre à vous clouer sur le lit, à vous empêcher de porter les mains à la bouche, de lever les bras!
Elle dure longtemps cette maladie, non non pas quinze jours... un peu plus, disons quatre mois dans le meilleur des cas, six est plus réaliste
Il faudra une kiné sévère et douloureuse pour tenter de récupérer chaque cm d'autonomie

Imaginez que G.B  se soit attaqué à un homme toujours super actif, incapable de rester une minute tranquille, qui rend service à tous... qui en fait plus qu'il ne faut

Cet homme est mon mari, un roc sur lequel je me suis toujours appuyée... particulièrement ces derniers temps
Fracassé sans force sur un lit d'hôpital... je vous jure que ça fait mal à voir

La vie est parfois bien difficile, nous voilà tous les deux à devoir combattre une maladie rare et auto immune!

Voilà la raison de mon silence..
A bientôt


PS heureusement nos cinq enfants sont attentifs, aimants, tendres...
Nous nous serrons ensemble face au vent de l'adversité
Nous gardons confiance!. Lui est un battant
On sait qu'il passera des moments difficiles, nous aussi...
Mais nous savons déjà que nous vaincrons




jeudi 15 janvier 2015

sortir de la sidération...

Je  quitte petit à petit l'état de sidération dans lequel je me trouve depuis plus d'une semaine.
J'ai lu énormément sur le Net et j'ai lu le pire et le  meilleur
les "n'importe quoi" aussi d'ailleurs, l'angélisme et l'extrémisme, le rigorisme et le laxisme (ah! ces mots en isme!!)
Je veux  me faire une opinion, non pas la plus juste possible, mais la mienne
La mienne...
On n'est pas sorti de l'auberge
(Je ne croyais pas si bien dire: une opération antijihadiste à Verviers (Belgique) s'est soldée ce soir par la mort des deux présumés terroristes...à suivre)

Je voudrais vous partager ici deux réflexions qui me semblent importantes
( je vais sans doute déplaire à plus d'un... mais la liberté de penser et de s'exprimer, c'est pour tout le monde, non?)

Comme un seul homme, tous les athées de France se sont levés, soit pour ricaner sur l'absence de dieu (mais comment dieu peut-il laisser faire ça!! ah! ces croyants, particulièrement les cathos! comme ils sont cons d'imaginer même un seul instant que leur dieu s'il existe, est un dieu d'amour) soit pour proclamer haut et fort qu'il y a les religions bien sûr, cause de tout le mal, mais il ne faut pas oublier les athées, qui sont quand même majoritaires, les seuls sensés, capables de vivre sans dieu; on a tendance à les oublier dans toute cette affaire!

J'en pense quoi de ça?
J'ai quitté la religion catholique, sa pratique et tout le toutim
C'est clair!

Mais il y a en moi ce que je vais appeler une "aspiration spirituelle" qui, au fil des années et surtout depuis la maladie qui m'a touchée, s'est faite de plus en plus profonde
Je ne sais pas si Dieu existe et finalement ce n'est pas le plus important, pour moi
Mais ce que je sais c'est que nous sommes faits pour aimer: dès sa naissance, le petit humain cherche à aimer et à être aimé!

Au fond de moi, quand je fais silence, j'entends cet appel...
Aux questions que je me pose, je ne cherche aucune réponse dans le monde extérieur
Celui-là est tellement bruyant ou clinquant qu'il a éteint les mots qui font vivre et qui sont tapis au plus profond de moi

Cet appel à plus de "spiritualité" (zut alors il n'y a pas un mot moins cucul la praline?), cet appel à se reconnecter à l'essentiel en moi, en soi,  je ne l'ai lu sur aucun billet, aucun site durant cette semaine. Rien. Nada.

Pourquoi les hommes et les femmes ne sont-ils pas capables de faire cette démarche simple: descendre au profond d'eux mêmes pour entendre la voix et la voie de l'essentiel, de la vie?

*********
Un autre point que je veux vous partager
Les assassins, les meurtriers, les salops, les monstres, les extrémistes, sont peut-être AUSSI des "victimes"
Il semble qu' ils n'aient eu ni père pour les recadrer, ni mère pour leur donner la tendresse dont tout être humain a besoin comme de pain. La société n'a pas eu les mots ou l'attention dont ils auraient eu besoin pour les garder "sains"

Sans pain, nous sommes d'accord, on meurt!
Sauf si on trouve sur sa route un ou des "sauveurs" qu'il vont suivre dans un ailleurs qui leur promet q un nouveau pain qui les nourrira , leur donnera une raison de continuer à vivre, dans la violence et la haine...

Et puis la prison... ah oui! voilà un cadre idéal pour rectifier une éducation défaillante, tout le monde sait ça! Et c'est parti pour la radicalisation!

Ces jeunes dévoyés ont vécu et grandi en France (ça aurait pu être en Belgique...)
Je dis ça, je dis rien...

(à suivre sans doute)





samedi 10 janvier 2015

Julos Beaucarne Lettre ouverte.


Comme vous tous sans doute, je suis en état de sidération, ne pouvant comprendre comment ce qui est arrivé, est arrivé! 
Je vois des nuages bien sombres pour l'avenir...
Pourtant il faut continuer à vivre

Je me suis souvenue de la lettre ouverte écrite par Julos Beaucarne, la nuit de l'assassinat de sa femme.
 C'est vers ceux qui ont vécu l'indicible et l'horreur qu'il convient de se tourner et d'écouter ce qu'ils ont à dire




jeudi 8 janvier 2015

mardi 30 décembre 2014

Essaie encore


Je ne me sens pas trop capable de venir écrire ici en ces jours où les familles et les amis se réunissent dans le rire et la bonne chère, et parfois dans l'éclatement des non-dits
Incapable d'entrer dans la ronde des souhaits bisoutés échangés d'un blog à l'autre
J'attends que "ça" se passe
Les f^tes et leurs flonflons, les repas pantagruéliques,  les souhaits convenus et les bisous de bonne année... désolée, la vieille ronchon que je suis ne peut plus entrer dans cette danse artificielle...

Alors même que les avions continuent à se scratcher
les extrémistes à couper les têtes de ceux qui ont l'audace de ne pas prier Dieu comme eux
les SDF à mourir de froid sur les bancs qu'on leur refuse
les politiques à chercher comment leur parti clouera méchamment le bec à l’opposition!

L'art sauvera le monde dit-on
Mais qui le pense quand les budgets de la culture s'effritent au rythme de la crise qui n'en finit pas de criser?
Les librairies s'écroulent les unes après les autres
D'ailleurs lit-on encore? les jeunes par exemple à qui on n'aurait plus l'idée d'offrir des livres, menfin voyons, à l'ère des Ipad et autres smartphones...

Dans le secret des demeures bien protégées du froid, il y a pourtant bien des pannes de chaleur intérieure: des couples qui s'éloignent ou se déchirent dans leurs désaccords, des jeunes qui se réfugient dans leur chambre ou qui s'évadent dans la rue et dans la drogue auprès des "copains"

Bonne année les gens.... oui mais tous ceux qui ont mal d'une manière ou d'une autre? dans leur corps ou leur coeur, qui viennent de perdre quelqu'un qu'ils aimaient?
Bonne santé les gens... oui mais tous ceux qui ont à affronter pour des mois, sinon de années, un truc plus ou moins lourd auquel ils ne s'attendaient pas?

Pas facile de trouver le juste ton: ton qui semblera trop sombre pour ceux qui tiennent à faire la fête et désirent oublier pendant un moment leurs soucis et trop sucré pour tous ceux qui cachent derrière un sourire de convenance leur chagrin, leur détresse

Je ne sais pas trop comment vous dire Bonne Année!

Je vous laisse avec ces mots du poète Guillevic, qui a l'art d'aller à l’essentiel

"Tu n'as pas réussi
A faire de tous les instants de ta vie
Un miracle

Essaie encore"







samedi 13 décembre 2014

Accueillir l'indicible

Les mots se murmurent dans le silence
on dirait qu'ils sont craintifs, un peu hésitants
ils sont  tombés de la corde qui relie les étoiles
ont perdu  leur éclat en tombant sur le sol
les mots se répètent en chanson monotones
peut-être bien qu'ils se recueillent

Sont-ils donc devant l'impalpable, l'indicible, l'infini
pour se dérouler avec tant de lenteur, tant de respect peut-être?

Parfois un chant de mots se déclenche, il explose
on dirait qu'il éclate en cris de colère, en cris de souffrance.
Puis d'un seul coup, il se tait, épuisé...

Et donc le silence. Et à nouveau deux ou trois notes timides
osent recommencer l'aventure:
cris et murmures, à l'image de la vie...

Les mots, qu'ont-ils pressenti d'essentiel?
ont-ils pu aller jusqu'à la porte de leur âme?
ont-ils réussi à l'apaiser un peu?

Mais faut-il absolument un seuil à dépasser
pour atteindre cet infini auquel
le coeur aspire?
Ou faut-il simplement accepter de descendre
au plus profond de soi
pour y trouver à la fois le trésor que l'on est
et le Dieu qui l'habite?





samedi 6 décembre 2014

sur les vitres embuées


Maman cuisinait dans une cuisine surchauffée, oubliait de longs moments des casseroles d'eau sur le gaz, dans lesquelles bouillonnaient poissons, légumes divers ou macaronis qui n'en finissaient pas de glouglouter dans une eau qui devenait un peu glauque
Les odeurs s'infiltraient dans cette cuisine et immanquablement la buée à son tour venait se coller aux vitres. Le dehors était devenu invisible, j'avais beau scruter encore et encore, les vitres étaient de plus en plus opaques...et dedans je suffoquais.

J'avais quatre ans je crois...
Un jour de cuisine à grande eau bouillonnante, m'approchant de la vitre j'y ai posé le doigt. Le doigt s'est mis à tracer religieusement la première lettre de mon prénom...Oh! merveille! la lettre s'imprimait docile sur la vitre tout embuée. A côté, j'ai tracé plus grande encore, la deuxième lettre puis la troisième, un peu hésitante mais correcte...puis le prénom tout entier, puis quelques fleurettes, puis une maison dont la cheminée fumait joyeusement, puis un grand bonhomme soleil, puis...

Soudain un cri: Coumarine! que fais-tu là? Mon doigt se fige...
Mais malheureuse! j'ai fait les vitres hier matin, elles sont toutes sales maintenant...Mon doigt rentre penaud dans la poche de mon petit tablier, et je regarde la vitre, perplexe...
Pourquoi elle disait que c'était sale Maman?
Moi je ne les voyais pas sales, au contraire, mais embellies des fleurs et du soleil, et puis j'y avais tracé des lettres...mon premier mot, ma première écriture...

lundi 1 décembre 2014

Elle aimait les contacts humains...

"J'aime les contacts humains. l'intensité de mon attention réussit à tirer d'eux ce qu'ils ont de plus profond et de meilleur."Etty Hillesum

J'aime aussi les contacts. J'aime interroger, poser des questions, puis écouter les réponses.
Parfois rire  des réponses qui me sont données. Je ne m'ennuie jamais quand j'écoute les gens. C'est passionnant les gens... Et pas seulement ceux que j'aime oou que je connais bien...

J'aime recevoir en cadeau des confidences  auxquelles je ne m'attendais pas. De ce genre de confidences qu'on me fait parce qu'il semble que je suis dans une écoute attentive et bienveillante. Pas juger, juste écouter, juste être là, en silence surtout quand la confidence se fait plus douloureuse, plus grave ou plus profonde. Ou parfois étrange. Ce sont  des "cadeaux" qu'il me faut garder précieusement dans le fond de mon coeur...

Et il y a, heureusement,  beaucoup de place dans mon coeur...



Peinture Benoit Colsenet

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