jeudi 20 août 2015

Tout n'est pas fini!

Sans doute provisoirement, je n'écrirai plus sur ce blog (mais je le garde ouvert)
J'écris désormais sur l'autre dont je vous ai déjà parlé: c'est le blog où tous les jours j'écris à partir de la consigne de Queneau.
C'est un défi d'écriture qui s'intitule: les 366 réels à prise rapide. Il y a un sujet par jour.
Je me suis prise au jeu de cette écriture quotidienne et courte: normalement on ne peut pas dépasser les cent mots. Je n'y fais pas particulièrement attention, je dépasse souvent ce quota. Mais finalement pas tellement. Et puis ce n'est pas très important, s'il y a quelques mots de plus!
En fait j'aime écrire court, et j'aime avoir relever ce défi qui me demande de la persévérance Aujourd'hui j'ai écris mon trentième texte
Si vous voulez ne pas me perdre de vue, vous me trouverez donc ici


vendredi 31 juillet 2015

Petit bilan

J'ai écrit aujourd'hui le dixième billet à prise rapide, (voir billet précédent, qui explique le défi des cent mots!). Voilà dix jours donc que je persévère dans cette écriture courte et ludique. J'aime les consignes qui sont proposées et qui m'obligent à une grande densité dans l'expression
Je remarque que je n'ai pas trop à me creuser la nénette, les mots me viennent rapidement, ainsi que l'idée centrale qui va générer le billet.
Finalement, ça me plait de  me sentir obligée d'écrire chaque jour à partir d'un mot, d'une idée, d'un thème. On pourrait croire que c'est une contrainte forte, mais je ne le ressens pas comme ça. Pour moi c'est une aide précieuse à reprendre une écriture quotidienne.

Deux ou trois fois pourtant j'ai failli laisser tomber, ou du moins passer un jour, me trouvant un bon prétexte pour ne pas écrire. Mais je  m'y suis attelée chaque fois, au début avec une certaine difficulté, puis étonnée de voir que le flux coulait sans trop de problème

La difficulté est de réduire à cent mots. C'est court. C'est très court. C'est souvent trop court, même pour moi qui écris court en règle générale! Quand je suis bien partie, j'ai envie de continuer, d'explorer davantage l'idée.
Mais non! je décide de respecter le plus possible la consigne. C'est l'option que j'ai choisi de prendre
Et je me suis prise au jeu. Cela me plait de chercher et de trouver une idée d'écriture à partir du mot imposé. J'ai décidé aussi de ne pas briser mon élan: je veille à ne rater aucun jour, mais bon! ce n'est pas trop difficile vu qu'il ne s'agit d'écrire que cent mots (chez moi c'est environ 140 quasi chaque fois)




vendredi 24 juillet 2015

366 réels à prise rapide

Suite à ce qui pouvait ressembler à une petite bouteille à la mer lancée sur mon billet précédent, j'ai reçu une idée précieuse: écrire chaque jour environ cent mots suivant les consignes de Raymond Queneau
Une consigne par jour, sur laquelle on écrit donc un court texte, qui a trait à quelque chose de vécu aujourd'hui

Je tenterai d'être fidèle à la consigne quotidienne
Si cela vous tente de découvrir ce que j'ai bien pu écrire sur certaines qui ne sont pas si faciles que ça, rendez-vous ici  http://parcourirlechemin.blogspot.be/

Merci à tous ceux qui m'ont encouragée et le font encore



mardi 21 juillet 2015

Bouger pour ne pas geler

Je tombe aujourd'hui par hasard sur ce passage de "Femmes qui courent avec les loups" de Clarissa Pinkola Estes

"La femme écrivain dont l’inspiration se tarit sait que la seule solution, c'est d'écrire pour contrer cette sécheresse... [...]
La solution? Aller de l'avant, se battre. Prendre la plume, la poser sur le papier et cesser de gémir. Ecrire. [... ]
Ce qui bouge ne peut en général geler. Alors, bougez.

Se battre, bouger, pour ne pas geler intérieurement...
Il faut bien reconnaître que je me suis figée. J'ai abandonné la lutte. L’ordinaire et le quotidien me prennent de l'énergie. Beaucoup. La lutte je connais ça... Alors pour ce qui est de l'extra-ordinaire, à savoir "écrire", j'ai (pour l'instant) perdu la bataille. Je me tiens loin de ce champ de bataille, dans la peur de me perdre encore plus.
Pourtant, Clarissa a raison. La seule solution, c'est d'écrire, de poser la plume sur le papier et cesser de gémir. Je l'ai dit si souvent à tous ceux que j'accompagnais sur leur chemin d’écriture. Pourquoi suis-je si peu capable de le faire pour moi-même?


                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       

lundi 15 juin 2015

quelles sont mes forces?

- Il y a les ressources de départ, les dons que la vie m'a faits, la qualité de mon énergie et de mon courage devant les difficultés de la vie, la générosité à accueillir
- il y a les qualités acquises, les expériences et relations enrichissantes que j'ai pu faire, les connaissances en tous genres, les compétences aussi, acquises au fil des années, et qui ont élargi mon coeur et mon intelligence
- il y a celles que je peux développer sans cesse davantage: par ex ma sensibilité qui me donne une grande capacité d'écoute et de compréhension. Mon intuition aussi qui, si je prends la peine de l'écouter en moi, m'indique bien souvent le chemin à suivre, celui à éviter.  Ma capacité à aimer vraiment l'autre, sans chercher à le posséder, à lui imposer ma manière de voir les choses. Il y a toujours à s'améliorer dans ce domaine, c'est ce que je m'applique à faire
- il y a mes points faibles que je peux "travailler" pour devenir plus adulte et m'en sortir mieux: par ex le stress dans lequel j'ai tendance à m'enfoncer trop et qui me fait réellement du tort, le sens de l'humour que j'ai perdu au fil de ces dernières années, la capacité de faire confiance sans douter, faire confiance dans l'autre comme en moi...

Je crois réellement qu'on n'a jamais fini de vivre dans l'intensité et la conscience de qui on est.
A condition qu'on accepte de se remettre régulièrement en question








mercredi 10 juin 2015

Comment faisais-je autrefois... ?

comment faisais-je dans les premières années de mon blog, pour trouver deux à trois fois par semaine, des sujets à traiter?
Dans le léger, le poétique, le familier, et même le sensuel?
Aujourd'hui je peux rester des jours et des jours, presque une ou deux semaines  sans que la plus petite idée ou envie de traiter un sujet ne me vienne à l'esprit
Ou alors je tourne en rond avec la maladie, j'y reviens et j'y reviens encore
Là maintenant je fais comme je l'ai si souvent conseillé aux participants de mes ateliers d'écriture: pour écrire, il faut.... tout simplement se mettre à écrire! S'y mettre sans même obligatoirement savoir de quoi on va parler.
Mettre les doigts sur le clavier et observer (à peine) ce qui vient, les mots qui s'écrivent, de quoi ils ont envie de parler.
Donc voilà, sans avoir rien programmé,  sans aucune idée valable, je me suis mise à écrire, en faisant confiance à mon cerveau gauche (à moins que ce soit le droit le spontané? je ne me souviens jamais)

Pendant cinq minutes j'ai écrit sur l'envie d'écrire et l'impossibilité de m'y mettre.
Sur la nécessité de commencer un billet sans savoir où cela me mènerait. L'important étant d'enclencher cette machine devenue si paresseuse
Envie et pas envie d'écrire, comment comprendre ce paradoxe?

Je me relis... on peut pas dire que ce soit fameux, que je vais remuer les neurones de mes éventuels lecteurs, les faire réfléchir ou simplement les faire rêver en les emmenant comme autrefois je savais le faire, dans un univers qui "touchait", qui "parlait"!

Rien, rien ne vient, du moins rien qui vaille la peine
pourtant d'avoir écrit ces quelques mots fait remuer quelque chose en moi. Quelque chose de l'ordre d'une envie de m'y remettre, de renouer avec les mots que j'aimais tant, que j'aime toujours d'ailleurs

J'appuie sur "publier", sans trop me relire, sinon ce billet comme tant d'autres ira rejoindre ceux que j'ai préféré laisser dans les brouillons. Jamais assez bons, jamais assez dignes de moi (hum hum)


mercredi 3 juin 2015

Un petit peuple courageux


Hier, comme tous les mardi et jeudi, je me rends dans la vaste salle de kiné de "mon" hôpital. Je viens là pour mieux contrôler mon équilibre: en effet entre les moments où je penche à droite et où je chancelle, je cherche ce précieux équilibre, mis à mal par la perte de l'oeil gauche. Je ne vous raconterai pas en quoi consistent les nombreux exercices qu'on me fait faire, ce n'est pas l'objectif de ce billet. Mais quand on me demande de danser sur un gros ballon, je n'oserais jurer que je reste stable ;-)
Dans la salle, autour de moi, il y a du monde, plein de monde, des patients et des kiné, des instruments de torture, des espaliers, des contrepoids etc. Beaucoup se relèvent d'un AVC qui leur a paralysé un côté du corps, ou davantage. J'observe tous ces gens qui s'acharnent à travers la douleur à retrouver un peu de mobilité. Ils transpirent, ils s'obstinent, ils se découragent parfois. J'observe aussi tous ces kiné, femmes et hommes, jeunes pour la plupart, qui accompagnent les efforts des patients, ils sont là, à les encourager, à les féliciter pour un centimètre de mouvement retrouvé.
Cet endroit n'est pas un lieu "facile", il y a des efforts, des douleurs, des découragements, des larmes parfois.
Mais c'est un lieu porteur: moi qui ai juste à retrouver un certain équilibre, à fortifier les muscles mis à mal par la prise de corticoïdes, j'y fais des exercices de confiance en mon corps. Car c'est au fond ça que j'ai surtout perdu: avec les pertes d'équilibre, la peur de tomber et celle de me faire heurter par les "dangers" venus de gauche et que je ne perçois plus à temps.
Me trouver là, dans cette salle booste mon courage. Bien plus que de me rendre chez un(e) kiné travaillant à la maison, dont je serais, pendant la séance, l'unique patiente.
Depuis à la maison, j'accomplis avec entrain l'un ou l'autre exercice, en pensant à ces gens qui travaillent en ce moment même dans cette vaste salle de kiné, confiants qu'ils ont dans leurs mains un petit bout de leur guérison possible.
C'est un petit peuple courageux et "espérant"

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