mercredi 18 octobre 2017

frustrée...et pas qu'un peu!

Comme je l'ai annoncé ici, je suis (du verbe suivre) un atelier d'écriture en tant que participante
Nous ne sommes pas nombreux: 5 femmes et un homme.
Sans compter bien sûr l'animatrice

La dame prend son rôle très (trop) à coeur, reprenant quasi chaque mot, chaque idée, en profitant pour lire une ou deux pages de l'un des nombreux livres qu'elle a apportés... bref, on n'avance pas dans cet atelier. Et quand l'un d'entre nous se met à digresser et parler de tout et surtout de rien, sans que la dame n'ose l'interrompre, alors... alors...

Hier j'ai osé, j'ai osé lui dire que bon, on pourrait passer à la consigne suivante, non? Après tout c'est pour cela qu'on est venu, pour ECRIRE, pas pour l'entendre lire, et encore moins discuter

En deux heures et demi, on n'a eu qu'une proposition d'écriture qui en valait vraiment la peine: c'est vraiment trop peu, je sais pas comment réagissent les autres, mais moi, je suis franchement frustrée.

Je prendrai mes responsabilités et je la contacterai, car comment peut-elle savoir que quelque chose ne tourne pas rond? Je lui expliquerai les choses avec bienveillance: on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre
Et j'espère qu'après le congé de novembre, les choses changeront

(au bas se mon adresse mail, il y a le renvoi vers mon blog, s'il lui prend la curiosité de cliquer sur Coumarine, elle saura sans tarder... )


samedi 7 octobre 2017

variation sur les yeux

L'œil droit me fixe âprement, il me fait de l'œil pour tout dire, ça commence à me plaire. Les yeux qui me font de l'œil, ça me connaît, ça me fait des petits frissons dans l’estomac (et plus bas aussi mais je ne sais comment s'appelle cet endroit qui frémit quand un œil me fait de l'œil...)

L'œil gauche pendant ce temps, n'en finit pas de se tartiner de mascara, et pour ce faire il cligne maladroitement de l'œil. Il se veut irrésistible, mais il perd un temps précieux, centré de la sorte sur le miroir qui ne reflète que son ego. Le gros malin risque de se faire battre au poteau: déjà les frissons sont tombés, provoqués par l'œil de droite qui me fait de l'œil avec le naturel le plus parfait, sans monocle ni binocle, sans lunettes ou lorgnettes, sans lorgnon ni cornichon. Juste un verre de contact, pour prendre contact, briser la glace, si vous voyez ce que je veux dire...

Une lutte sans merci entre les deux yeux va donc s'engager sous mon œil curieux et impatient du dénouement de cette histoire dont les journaux parlent encore.
Quelques coups droits, quelques œillades meurtrières ont raison de l'œil gauche qui a lamentablement viré au beurre noir, pas très beau à voir et  pas très digeste, c’est le moins que l’on puisse dire.

Il aurait dû s'en douter, c'est un petit con. Je l'ai laissé se planter dans le mur et je suis reparti bras dessus bras dessous avec l’œil de ma vie… le droit bien entendu. Celui que j'aime!

dimanche 1 octobre 2017

une excellente soirée

Une route de campagne sinueuse avec des déviations perpétuelles: c'est fou comme les routes ont sans cesse besoin de rénovation (même chose pour ma ville d'ailleurs en chantier perpétuel!)
Nous arrivons avec une demi heure de retard, mais ce n'est pas grave, ils en sont à l'apéro debout, dehors.. il fait presque bon...
Ma canne d'un côté, son bras de l'autre nous avançons cahin-caha parmi les invités dont je reconnais vaguement quelques tètes connues. Connues dans une autre vie. Sans doute que moi aussi on me reconnait à peine: j'ai tellement vieilli!
Je m'accroche à une table debout et deux ou trois personnes viennent me parler

Cela se passait hier soir dans une grande ferme aménagée pour recevoir des groupes. L'endroit est rustique, mais les pièces sont immenses, faites pour recevoir beaucoup de monde.
Et nous étions nombreux, très nombreux, trop nombreux... vraiment trop nombreux pour moi!

A table, nos places étaient réservées. Parfait. Oui mais non, je me retrouve assise en face d'une personne envahissante, qui avait un besoin de prendre la place à tous points de vue. Bon! je n'en dirai pas davantage, juste que j'ai dû supporter son babillage incessant, d'une voix haut perchée sur des sujets futiles, et cela toute la soirée!

Me déplacer vers le buffet fut toute une épopée: faut savoir que dans la "foule", je ne vois plus rien, ou plutôt je vois "trouble", flou. Et mes jambes, ne sont pas bien solides (n'oubliez pas, après des mois de galère, je réapprends à marcher!). Je tangue, je chancelle, je manque de tomber. J'arrive au buffet sans m'être étalée, ouf!
Je me sers au hasard avec pour seul objectif d'éviter la viande froide, que je ne supporte plus.
Puis retour case départ, avec l'assiette et la canne
Je m'installe à table, bien décidée à ne plus en bouger. J'écoute d'une oreille distraite et lointaine les pépiements de la femme assise en face de moi. En fait non, je ferme les oreilles: qui m'oblige à être polie? De toutes façons dans le brouhaha de la salle, il me faudrait hurler pour me faire entendre
(Je hurlerai plus tard, quand je m'adresserai à une amie chère...hélas la femmenface en a profité pour la squatter, je n'ai pas pu lui dire un mot, et mon amie est une femme polie, elle...

Retour dans les petites heures, sur une route toujours en travaux

Une excellente soirée je vous dis!


samedi 23 septembre 2017

participer, c'est pas mal non plus!

Je suis passée directement du printemps à l'automne
Je n'ai pas eu d'été, je l'ai passé en clinique, ou chez moi, derrière mon PC, sans pouvoir marcher

Ce n'est pas grave, c'est même déjà oublié: je passe à autre chose, je passe à l'automne et ses couleurs royales

Je recommence doucement à vivre
Cela veut dire avant tout réapprendre à marcher, et puis refaire confiance en la vie qui a encore du bon à m'apporter
Et puis m'interroger une fois de plus sur l'avenir de ce blog
Car j'ai perdu le fil de l'écriture, venir ici dans l'intention d'écrire, je l'ai fait 10 fois au moins... et suis repartie en refermant la porte de mon blog ! Que dire qui ne soit pas de l'ordre de la maladie, de la clinique, des soins?

Ai-je encore envie d'écrire? ou serait-il temps que je passe à autre chose?

Je ne sais pas, ça tourne dans ma tête
Passer à autre chose.... en écrivant cela je sens une énorme protestation qui me secoue: NON ce n'est pas possible!

Je me suis inscrite comme participante à un atelier d'écriture, voilà qui va me changer, faudra accepter de me laisser faire, moi qui depuis si longtemps en ai animé, avec tout mon coeur!
Et bien... cette fois, j'y serai comme participante, avec tout mon coeur...
Ce sera moins fatigant que d'animer, mais c'est un renoncement pour moi, et ce n'est pas si simple!

et puis il faudra que je n'intervienne pas comme une animatrice, laisser faire la titulaire de l'atelier, me contenter d'être et en être heureuse.




jeudi 14 septembre 2017

courage

C'est quoi avoir du courage, quand il faut affronter des douteurs quotidiennes, une plaie qui refuse de guérir, une vue diminuée?
On ne peut pas en parler sans cesse sur l'espace personnel qu'est un blog, chacun sait que cela fait fuir les lecteurs, peut-être même que les gens se lassent de lire quelqu'un qui ne fait QUE souffrir!
Quand on souffre dans son corps, automatiquement on souffre dans son âme: la vie parait si difficile, d'ailleurs a-t-on encore envie de vivre? Où puiser la force pour continuer le chemin
- se dire que c'est un mauvais passage, et que forcément il finira bien un jour? oui bien sûr, mais si cela ne finit pas? si on est condamné à vivre comme cela jusqu'au bout, sans être capable de sortir, de marcher. Ne pas sortir, c'est ne plus rencontrer du monde... se recroqueviller dans sa tanière, seul endroit de haute sécurité...
- en parler à la famille. Bien sûr, ils voient à ma tête que ce n'est pas brillant, mais je ne veux pas les décourager par ce que je considère comme des plaintes perpétuelles.
- lire des livres nourrissants, des témoignages de gens qui sont passés par là...y puiser du courage pour moi. Le problème c'est que c'est CHAQUE jour à recommencer... et certains jours mon capital courage est épuisé: demain est un autre jour... oui, mais quand la nuit on ne dort pas? On se refait comment un minimum de forces pour tenir?

Mon courage je le puise dans l'amour des miens, dans leur tendresse, leur sollicitude. Ils ont leurs propres difficultés dont ils me parlent, je les écoute, et en leur faisant  du bien, je me fais du bien.

Mon courage je le puise dans ma force intérieure, construite au fil du temps, au fil des rencontres de ceux qui m'ont aidée à en prendre conscience. Il est nourri par la musique de Bach surtout que je peux écouter les yeux fermés, pendant de longs moments 




dimanche 10 septembre 2017

le non-chemin de l'écriture

Reprendrai-je un jour le chemin de l'écriture?

Pas vraiment le gout de venir ici écrire
pas trop le gout de lire les blogs amis
tout cela me demande un effort que je n'ai pas le courage de surmonter.

Jamais j'aurais cru descendre aussi bas, dans cette grotte sombre et sans fond

Dans le réel, ce n'est pas mieux, je fuis les amis, je fuis la vie.

Je suis à nouveau tombée: je ne donnerai pas de détails, sauf que cela fait mal, très mal tant physiquement, que moralement: comment me faire confiance désormais? Je tombe pour un motif simple: je ne vois pas les obstacles
Heureusement pas de blessure ouverte cette fois, heureusement...
mais la douleur est là et l'hématome mettra du temps à s'estomper

La prise de greffe ne va pas mieux, c'est simple elle ne guérit pas.
Tous les 15 jours, on entame un nouveau traitement, une nouvelle pommade, une nouvelle sorte de pansement et...peine perdue
Plus de 4 mois déjà...c'est décourageant

Pourtant chaque matin je me lève en me promettant que cela ira mieux, que j'avance vers la guérison: à l'hôpital on me dit  que les prises de greffes pouvaient mettre bcp de temps à guérir

surtout sur une peau cortisonée.

J'ai besoin de chaudoudoux pour tenir le coup ;-))







jeudi 17 août 2017

tête levée vers le ciel


J’aimerais apprivoiser le bonheur comme un fruit juteux que l’on croque  au plus chaud de l’été.

J’aimerais au delà des doutes interminables, au delà des questionnements souvent stériles, reprendre jour après jour le chemin de ma vie, comme un parcours initiatique qui me serait éminemment personnel, ou comme un mystérieux et passionnant mystère à élucider.
Non pas une fois pour toutes, me laissant figée comme une statue dans un parc immobile, ou assise au bord de la route à regarder le voyage des autres.
Un mystère, surtout s’il est passionnant, ne s’élucide jamais.

J’aimerais au sortir de mes hivers cycliques et trop souvent récurrents je l’avoue, repartir vers le ciel comme l’amandier au printemps…l’amandier robuste dans ses branches rassurantes, élancé dans l’éclatement  blanc de ses pétales. Floraison absolue et déraisonnable…quel bonheur !

J’aimerais ne jamais oublier de marcher tête levée vers le ciel, parce que c’est souvent là que « cela » se passe, les histoires de bleu du ciel, d’arbres en fleurs, d’oiseaux qui volent en vagabonds, la liberté des nuages, même orageux, et puis la danse immobile des étoiles. Même les poussières dans les rayons du soleil ressemblent à des petites perles de lumière.

J’aimerais traverser courageuse et lucide, l’éphémère des moments heureux, accepter que à peine l’été commence-t-il, les jours raccourcissent déjà. Faire œuvre de mémoire sacrée, pour que le chant puisse renaître au plus fort des tempêtes. Il faut bien émonder arbres et buissons pour que la floraison suivante puisse surgir de la douleur. Je veux y croire…J’y crois…

J’aimerais ne jamais, jamais m’embourber dans les convulsions mesquines et rageuses, ne jamais me perdre dans les ciels glacés de mes susceptibilités, ne jamais me coincer dans les  boîtes à sardines des ilfô et des ondoi assénés comme impératifs obligatoires. J’en appelle à la saine révolte !

J’aimerais, quand les questions surgissent nombreuses, violentes et douloureuses, ne pas croire que le malheur est vivant. C’est juste un passage…je veux y croire…


Je pense soudain à une femme debout.
Peut-être que c’est moi
Suis-je en train de naître, ou de mourir ?

Les deux sans doute…les deux

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