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mardi 8 mai 2012

Les uns chantent, les autres déchantent...

Chers amis français
Je souhaite de tout mon coeur que la liberté,  l'égalité, la fraternité renaissent dans votre pays, que nous aimons tant, nous les Belges
Je vous en prie, soyez conscients que la France, c'est VOUS, que VOUS aurez à faire des efforts  pour vous entendre, pour vous respecter différents les uns les autres, pour mettre VOTRE pierre à la reconstruction de votre pays, pour ne pas aussitôt fulminer et descendre dans la rue quand les choses ne se passent pas exactement comme vous l'aurez rêvé!
Les choses ne s'annoncent pas faciles pour votre Président. C'est le moins qu'on puisse dire! Soyez à ses côtés...

Quant à moi je suis effondrée par les résultats de cette impossible élection en Grèce.
Je vous mets ici un extrait du journal en ligne La libre Belgique (c'était hier)

"Vassilis Tremis de la Gauche Démocratique, qui en milieu de soirée ne savait toujours pas si son parti allait entrer au Parlement, en est défait"Je peux comprendre qu’un fasciste vote néo-nazi. Je peux comprendre qu’un nazi vote nazi. Mais ceux qui ont voté Xrissi Avghi car ils voulaient nous punir, comme ils disaient dans la rue, auront toute leur vie pour laver leur honte ! Ils ont fait entrer les néo-nazis au Parlement. Il faut qu’ils réalisent ce qu’ils ont fait", a-t-il déclaré.


C'est à pleurer
Comment a -t-on pu en arriver là un peu partout en Europe? 

Vous connaissez l'histoire de la grenouille?
Plongée dans l'eau chaude, elle a un sursaut de vie et bondit pour s'échapper
Mais si elle est placée dans de l'eau froide, chauffée petit à petit, elle ne réalise pas ce qu'il se passe, et finit ébouillantée

lundi 3 octobre 2011

Bilan suite

J'y vais donc de l'engueulade maison (faut alors se tirer de mon chemin, car ça déménage!!..) aux supplications sirupeuses, des fois qu'Il entendrait la voix de la petite Coum au fond de sa petite Belgique...

-Vous ne croyez pas cher  Dieu, que vous pourriez faire quelque chose? Parce que si j'exagérais par exemple (bon allez, d'accord, je file dans le chantage...) dans la prise de mes somnifères qui me font dormir à peine, vous en tireriez une gueule, non? Une famille entière déstructurée, démolie pour trois générations au moins (oui, la psychogénéalogie prétend que les traumatismes serpentent en faisant plein plein plein de dégâts,d'autant plus qu'on s'éloigne du point de départ du traumatisme......Bon j'en dis pas plus, je pourrais effrayer mes enfants, d'ailleurs, rassurez-vous mes enfants, ce n'est pas mon genre d'en finir avec la vie, mais je parle à Dieu voyez-vous, il faut que j'y aille FORT! Faut pas que je mâche mes mots! Il est parfois sourd d'oreilles!

La 5ème point est donc l'acceptation. L'acceptation de ce qui EST. L'acceptation de ma réalité d'aujourd'hui, qui sera la même que celle de demain et puis des jours suivants...
Et accepter, c'est à recommencer chaque matin, que dis-je à chaque instant, et même à chaque minute...(step by step a dit Carole dans un commentaire...)

Mais je n'ai pas (encore) le mode d'emploi. C'est quoi accepter? quelle est la différence avec se résigner?

Accepter profondément, je commence petit à petit à entrevoir ce que c'est: accepter que les choses, étant ce qu'elles sont, il peut être possible de les vivre minute après minute, dans un vrai chemin de sérénité et de reconstruction.Ce qui j'en suis sûre, ne voudra jamais dire que ce sera facile..
Je suis sûre aussi que vivre en relation, dans l'être (et non dans le faire bien et à tout prix) a son importance aussi...

Bon tout ça n'est pas très clair encore... je fais mon chemin.. lentement mais surement

Ce qui pose pour moi la question de l'avenir de ce blog: je suis lue, vous le savez...par plein de monde, du virtuel et du réel...vous voulez des chiffres? Ben non! Vous n'en aurez pas... C'est mon affaire....;-))

Ecrire ici mon cheminement intérieur et personnel face à cet évènement, cela relève-t-il encore d'un blog tel que celui-ci, tel qu'il est devenu au fil du temps? ou ce blog deviendrait-il un blog de "confidences" parfois fortes et intimes comme  les réflexions et confidences que l'on  fait à une personne de confiance? En tête à tête?
Je ne sais pas...
Il me semble que mon regard se tourne vers l'intérieur de mon être et y découvre, afin de les cultiver, ses trésors intérieurs, qui pour être personnels, rejoignent l'universel.... je suis persuadée de cela : l'expression simple des ressentis rejoint les personnes dans leur ressenti à elles, même si les circonstances de leur vie  sont différentes... Je viens encore d'en avoir un exemple éloquent dans le mail reçu vers 5H... elle se reconnaitra, merci à toi!

***********

Voilà! Demain le 4 octobre, il y a 7 ans que j'ai commencé l'aventure de ce blog... Beaucoup de persévérance, beaucoup de joie aussi, de belles "rencontres". J'aime cette écriture au presque quotidien, et je pense la continuer... si j'en trouve l'orientation qui me convienne

Demain je me ferai le cadeau de vous annoncer mon livre suivant... J'y tiens beaucoup, beaucoup..
Peut-être est-ce pour cela que j'aurai mis tant de temps à l'annoncer (il est prêt depuis juillet..)

Bilan

Voilà plus d'un mois et demi que je suis quasi hors circuit. Dans un grand état de fatigue. Incapable même de donner quelques miettes de mots aux canards de "mon" étang, mangés qu'ils sont tout aussi vite avant même qu'ils n'aillent se cacher au fond de l'eau...
Je n'imaginais pas un seul instant que ces deux mois seraient aussi durs à vivre.
Au début de mon aventure, les deux ou trois billets que j'ai écrits l'ont été avec un courage qui m'a étonnée moi-même et que beaucoup d'entre vous avez souligné: fière de moi que j'étais; heureuse de vos mots positifs: quelle Coumarine quand même, hein!

Mais voilà! j'ai crâné!... Seule façon pour moi de survivre. Et c'est aussi dans mon tempérament de crâner
J'ai lutté comme une tarée. J'ai cru pouvoir aller au delà de mes possibilités, allant à contre courant de ce que mon corps me dictait et me permettait. Je n'ai pas écouté ses mises en garde...

Persuadée qu'au bout d'une semaine, j'aurais fait un deuil exemplaire (admirable!)
Persuadée qu'en quelques jours de plus (à peine!) je récupérerais mon tonus et ma joie de vivre. Et hop! C'est ce que je voulais et espérais au plus profond de moi.

Mais ce n'est pas du tout ce qui se passe. Les choses avancent sans doute (parfois j'en doute quand je fais de terribles pas en arrière), des pas d'éléphant pesant! Le midi et le soir me voient vidée de mes énergies, capable seulement de m'écrouler sur mon lit et de dormir dormir dormir...
Combien de temps encore vivre comme ça à moitié?

Je reconnais que ma lutte quasi désespérée pour aller coute que coute de l'avant témoigne d'une chose: je n'ai pas encore accepté. Pas vraiment. pas du tout même!
Pas encore accepté le tsunami qui en deux jours de temps m'a privé de l'oeil gauche. Pas encore accepté le traitement draconien qui, s'il m'aide à garder l'oeil qui me reste, me met à plat les 80% du temps..

Non! Je n'ai pas accepté! Pire je suis dans le déni!  Dans le "c'est pas possible", je vais me réveiller de ce cauchemar! Quelques jours encore et la vilaine grippe sera guérie!
Je me souviens des étapes du deuil établies par Elisabeth Kubler Ross: (source Wikipédia)
1- le déni
2- la révolte, la colère
3- le marchandage
4- la dépression
5- l'acceptation
Je suis tout à la fois dans le deni, la révolte, le marchandage, et la dépression!

Je ne fais que me dire que ce n'est pas possible. Que je vais me réveiller de ce mauvais rêve, qu'un matin (de préférence aujourd'hui;-)) tu verras ma vieille, tu ouvriras les yeux et oh! miracle, tu reverras tout comme avant.. (tu parles..)
Je nie l'évidence. Les médecins ne m'ont pas caché que non, madame, non! il ne faut pas croire au miracle: votre oeil est aveugle. Définitivement. Point à la ligne. C'est simple non?

OUPS!

La révolte s'exprime chez moi par des flots de larmes que je ne maitrise pas et qui surgissent de mes yeux encore endormis au réveil. Mon inconscient se souvient avant que je ne sois consciente.
Alors je me sens "obligée de crâner" pour ne pas trop montrer au mari combien je suis triste (en colère). Je veille à le protéger, ainsi que mes enfants d'ailleurs...

Quant au marchandage, vous voulez savoir? Et bien je discute avec Celui-là, d'en haut). Je lui demande des comptes. Ils ne sont pas piqués des vers. J'en parlerai pas ici... ce n'est pas le lieu... mais c'est MOI qui suis gagnante, j'aime autant vous le dire...

(la suite cet AP... vous allez vous fatiguer (hum hum- ou alors c'est moi...
mais revenez, j'ai pas fini du tout du tout!!!

jeudi 17 mars 2011

Tsunami et dérives

Quand on écoute les nouvelles du Japon...ce qui ressort de plus important c'est le feuilleton des centrales en train d'exploser l'une après l'autre
Certes, nous sommes (le Japon, le monde) devant un immense problème, un problème dramatique...
Mais le tremblement de terre et le tsunami qui ont dévasté toute une région, sont passée en seconde zone...
Ce qui inquiète les gens c'est: comment on va faire si chez nous il y a un tremblement majeur?
Le nuage radioactif risque-t-il d'arriver jusque chez nous? Faut-il acheter des pilules d'iode?  (on ne sait jamais!). Faut-il abolir les centrales nucléaires
Et pourquoi, dites moi les billets pour quitter Tokyo sont-ils devenus incroyablement chers? N'y a -t-il que les nantis qui peuvent rejoindre leur famille?

Pendant ce temps il y a un nombre incalculable de gens qui non seulement pleurent leurs morts, mais ont tout tout tout tout perdu... Pas d'eau, pas d'électricité, pas de chauffage (il neige aux environs de Tokyo) les magasins sont vides...
Les gens survivent avec dignité
Cela s'est passé il y a une semaine... je constate que la solidarité s'est déjà fondue dans la grande peur du cataclysme majeur qui pourrait atteindre nos pays occidentaux

J'ai honte...quand j'entends tous les "spécialistes" à la radio, à la télé, sur les journaux du net, discourir des prétendus dangers que nous courrons, alors qu'il y a peut-être d'autres urgences, des urgences de simple humanité

Depuis trois jours mon ami qui vit à Tokyo ne donne plus aucun message sur son profil FB. Ses derniers messages parlaient de coupures d'électricité, de fortes répliques du tremblement. Il évoquait aussi la dignité des japonais
Tiens je me demande comment les journaux à sensation vont sortir leurs revues... avec un vrai respect de ce qui se passe là-bas? Ou avec des photos qui vont faire pleurer dans nos maisons confortables???

Pascale a vécu au Japon avec sa famille pendant quelques années. J'ai lu son billet ce matin: elle est effondrée. Effondrée bien sûr par ce qui se passe là-bas, dans ce pays où elle a laissé une partie de son coeur, mais aussi et surtout par les dérives des info
Allez la lire...

vendredi 24 septembre 2010

Je suis restée comme une idiote

            
Je lui parlais il m'écoutait, attentif et pourtant absent, réfugié dans son monde intérieur, comme si j'étais une inconnue dont il devait se défendre.
Je lui souriais non pas pour le séduire, mais pour le rassurer, pour l'amener sur le chemin où je me trouvais et d'où je lui parlais.
Mes efforts étaient vains, je le voyais, je ne parvenais pas à le rejoindre, c'est terrible comme impression.  Pourtant il souriait calmement, oserais-je dire froidement, car ce sourire n'était pas de connivence, c'était un sourire de distance.
C'est bien ça, il me maintenait à distance. Sans un mot, sans un geste. Je me demandais même s'il respirait. Il s'était comme retiré tout au fond de ses yeux.
Puis soudain alors que je parlais encore, il s'est levé en bousculant sa chaise qui est tombée dans un fracas assourdissant.
Les gens dans le café ont suspendu leurs conversations, l'ont regardé un peu interloqués. Il n'a pas bronché et sans relever la chaise tombée, est parti sans un mot, a franchi la porte, s'est fondu dans la rue. Loin.
Moi je suis restée comme une idiote, plantée dans mon sourire avorté, immobile, infiniment triste de ce rendez-vous raté.
J'avais convié cet homme pour la conversation de la dernière chance, celle où l'on se parlerait, enfin. Celle où, même sans parler, on se regarderait avec un vrai sourire, un sourire qui regarde dans les yeux, un sourire qui comprend, un sourire qui aime.
.
Je me suis réveillée avec des larmes. Ce n'était qu'un rêve et un rêve n'est qu'un rêve...
Et pourtant...
cet homme qui était là, absent tout en étant présent, c'était mon père,  mort depuis quinze ans déjà

                                                                Benoit Colsenet  

Un petite précision: ceci est un texte littéraire, pas un texte autobiographique

vous savez que je me laisse écrire, j'aime ça et les mots qui s'écrivent m'étonnent moi-même...  ;-))                                                                            

mercredi 28 avril 2010

Dans ma coquille...

Les jours se suivent
étrangement différents les uns des autres
Hier humour et coeur en fête
Ce soir tristesse, découragement...chagrin
Le  rêve, l'espoir s'est anéanti, et un jeune couple le pleure ce soir
Une fois de plus...
comme c'est difficile, comme c'est injuste parfois
Des femmes pleurent parce qu'elles sont enceintes, et que c'est une catastrophe
D'autres pleurent une fécondité qui les fuit...

Perturbée... je rentre dans ma coquille
Une mère a toujours infiniment mal à ses enfants...

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