mardi 14 février 2017

Ne pas oser dire: je t'aime

Imaginons...!

que j'aime beaucoup quelqu'un
et que ce quelqu'un m'aime beaucoup aussi...
Comment je le sais?
par son attitude, parce qu'il s'intéresse à moi, à ce que je fais, ce que je suis

Mais c'est très rare que cette personne me le dise: " je t'aime"
Or, j'aime qu'on me le dise, aujourd'hui, demain  et toujours
Ces mots sont doux à mes yeux, ils me caressent l'âme et le coeur

Moi, j'ai envie de lui dire ces mots sans cesse, mais je me retiens
pour ne pas paraître collante, vous savez comme le fameux sparadrap dont le capitaine Haddock ne peut se défaire, et que ça l'énerve, ça l'énerve, ça l'éneeeeereve!!

Donc je lui dis mais sans lui dire vraiment. Certainement pas aussi souvent que j'aimerais! Parfois mon coeur déborde et je reste silencieuse...

C'est bête hein...?

Je crois que c'est plus féminin que masculin ça... vous ne croyez pas?

Grâce à Adrienne je connais le nom de ce peintre cubiste espagnol; Juan Gris

41 commentaires:

  1. c'est de Juan Gris :-)
    pour ce qui est de ta question: oui, c'est peut-être bien plus féminin que masculin (mais attendons l'opinion de quelques messieurs ;-))

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    1. ah! merci Adrienne....
      Je ne sais pas si quelques messieurs se manifesteront sur ce sujet délicat!

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  2. Je ne sais pas si c'est bien plus féminin que masculin, pas sûre. Dans mon couple, c'est Monsieur qui le dit bien plus souvent que moi, car moi j'ai toujours eu du mal à le dire, trop retenue, trop pudique peut-être...
    Je suis curieuse de lire les autres commentaires. :-)
    Bonne soirée, Coumarine. Je t'embrasse.

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    1. Voilà c'est ça!
      la peur qui nous freine....

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  3. Je ne sais pas...
    Moi aussi, je t'aime ;)

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    1. ah! Cloudy... je t'aime aussi, vraiment bcp!!

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  4. Inutile de dire ce qui est évident, vous diront ces Messieurs (dont je suis).

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    1. ce que les hommes ne comprennent pas, c'est que celle qu'ils aiment, peuvent dépérir de ne jamais entendre ou lire ces mots, de simplement devoir les deviner!!

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  5. J'aime bien cette vidéo que tu connais sûrement...Elle parle bien de ce sujet.
    Le tableau de Juan Gris s'appelle " Le petit Déjeuner"
    Je l'avais étudié avec mes élèves.
    Gros bisous
    Je t'ai souvent dit "je t'aime" c'était sincère.
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. Elle est vraiment bien, la petite Solange, n'est-ce pas?

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    2. cette vidéo est très instructive...
      d'autres non, ça dépend!

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  6. Longtemps je n'ai pas pu le dire à d'autres qu'à mon époux, mes enfants. Il y a quelques années deux de mes meilleurs camarades du net m'ont dit qu'ils m'aimaient. Humainement parlant. Un amour dénué de tout désir, et donc à mes yeux extrêmement précieux. Comme s'ils aimaient ma beauté intérieure quoi (rire) Après cela j'ai beaucoup cogité et j'ai été peu à peu en mesure de dire "je t'aime" à d'autres personnes, parce que je le ressentais comme tel. Notre coeur est bien plus élastique qu'on ne le pense, on peut aimer beaucoup sans forcément étreindre. Pour ce qui est de mon conjoint, il est très pudique donc il l'écrit plus qu'il ne le dit. Et puis l'amour ça se voit aussi dans les yeux, dans le comportement, dans la vibration...

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    1. cela me fait plaisir de te voir ici Désirée
      Tu es une personne que j'aime pour ce qu'elle écrit et vit aussi, une belle personne!

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  7. Chez moi on ne le disait pas, quand j'étais enfant, et ça m'a manqué. Ce n'était pas leur faute, ni un manque d'amour, mais une question d'éducation. Je crois qu'il en est de même pour la plupart des hommes...
    Je le dis. A mon Homme. Il me le dit. Souvent. Je le dis à ma fille, je le dis à tous ceux et celles que j'aime. Que je les aime d'amour ou d'amitié. Je les aime.
    https://youtu.be/W5eDAne7nl0

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    1. jamais je n'ai entendu ces mots qd j'étais une enfant: ils m'ont bcp manqué aussi

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    2. j'aime énormément cette chanson de la famille Chédid....

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  8. Quand on aime quelqu'un il faut lui dire. Pas de pudeur !!

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    1. oui Daniel
      tu es une de ces personnes du Net que j'aime bcp!

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  9. Ni masculin ni féminin, plutôt une question de culture familiale, me semble t-il. Chez moi on ne le disait jamais (on ne me l'a jamais dit). Il aura fallu que je devienne amoureux pour le dire. Avec évidence, sans retenue.

    Pour moi ces mots ne correspondent qu'à cette situation. Les dire en dehors n'aurait pas de sens…

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    1. tu as vu la vidéo de "sOlange te parle"?
      instructif!!

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    2. Oh oui je l'ai vue. J'avais même fait un billet à ce sujet : http://alteretego.canalblog.com/archives/2014/08/09/30385281.html

      Je remarque, a posteriori, que Solange disait "on me l'a toujours dit". Et moi j'ai écrit l'inverse. Il y a sans doute là une explication :)

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    3. me souvenais pas que tu avais écrit un billet à propos de cette vidéo de Solange
      Et l'explication dont tu parles est peut-être dans le fait que Solange est une femme, et toi un homme! (bon d'accord, je sors!!)

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    4. Hé hé, bien tenté ;)
      Sauf que si "on ne me l'a jamais dit", cela signifie que ma mère, de genre féminin, ne l'a pas fait. Et que dans sa vidéo elle site le cas d'un homme, simple ami, qui lui a dit.

      Cela dit je ne nierai pas que, par culture, le domaine de l'expression sentimentale soit d'avantage du côté des femmes. Par culture ;)

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    5. J'ai vu la vidéo "Solange te parle".
      Evidemment.
      C'est un sujet d'étude depuis... pfff...

      Et je suis presu'entièrement d'accord avec ça :
      "Il aura fallu que je devienne amoureux pour le dire. Avec évidence, sans retenue.
      Pour moi ces mots ne correspondent qu'à cette situation. Les dire en dehors n'aurait pas de sens…"

      Je dis "presque" parce qu'on le dit, et qu'il faut le dire, à ses enfants.

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    6. à Pierre
      par culture dis-tu et tu insistes sur ce mot!
      Mais qu'est ce que ça veut dire par culture?
      Je persiste à dire que la femme est bien plus encline à dire et répéter "je t'aime"... C'est spontané chez elle
      mais "par culture", elle a appris à se taire...

      au Gout
      ayant été privée enfant de cette nourriture du "je t'aime", je l'ai toujours dit et redit et encore et toujours à mes enfants et finalement je remarque que eux non plus n'ont pas peur de me le dire et redire et c'est du bonheur! Une vraie nourriture!
      Mais il y a toujours cette foutue crainte de paraître nunuche... ;-(

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    7. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    8. Coumarine, si j'insiste sur le mot "culture" c'est parce que tout ce qui ressort d'une soit disant "nature" (ou spontanéité) féminine ou masculine ne tient pas. Tout est apprentissage, mimétisme, reproduction comportementale. Sinon autant dire que "spontanément" les petites filles préfèrent le rose, qu'elles sont "spontanément" plus douées pour prendre soin des enfants, repasser le linge et faire la vaisselle ;)

      C'est en me référant à cette approche que je considère que la sphère de l'expression des sentiments est "culturellement" (culture sociétale, mais surtout ce que la culture familiale en transmet) féminine. De ce fait il est des hommes qui peuvent dire spontanément "je t'aime" et des femmes qui ne le pourront pas. Et, tu as raison, des femmes ont appris à taire leurs élans… comme des hommes ont appris à le faire.

      D'ailleurs il semble que tu confirmes cela en disant que tes enfants (garçons et filles, indistinctement) n'ont pas peur de le dire. Non ?

      Je précise aussi que si je ne le dis pas, je n'ai pas non plus besoin de l'entendre et ne crois pas que ça me nourrirait. En dehors du contexte amoureux cela me paraîtrait incongru, inapproprié. Pas par crainte de "nunucherie", il me semble, mais parce que ce terme ne fait pour moi - dans ma représentation personnelle - partie *que* de la sphère amoureuse (et cela est issu d'un apprentissage, j'en ai bien conscience). En revanche je peux dire que j'aime bien un moment passé avec quelqu'un :)

      D'ailleurs j'aime bien ce petit échange avec toi, autour de ces quelques mots tellement chargés de représentations, variables selon chacun.

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    9. donc d'après toi, il n'y aurait pas de différence entre homme et femme?(dans l'expression des sentiments)

      j'ai quatre petits enfants entre 8 et 4 ans: je t'assure que leurs parents (surtout ceux du garçon!) n'a jamais orienté leur fils vers tel ou tel genre de jouet!; Or le gamin ne jure que par des petites voitures et cela depuis toujours.
      Les 3 filles (ce sont deux familles différentes, adorent les déguisements de fée, les vêtements plus féminins que ça tu meurs!
      Moi j'observe cela et je me dis: décidément.....genre ou pas, les filles adorent les "trucs" de filles...tout en s'intéressant à d'autres trucs aussi: par ex la botanique pour l'une, la musique pour l'autre
      Moi aussi j'aime bien cet échange avec toi, même si je sais que tu tiens à ton idée;-))

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    10. Ce n'est pas "mon" idée, mais celle des sciences sociales, en particulier celles qui ont étudié la construction de l'identité dite "sexuelle" :)

      Auparavant, comme toi, je me fiais à ce que j'observais et constatais les flagrantes évidences. Sauf que la sociologie s'est intéressée de près à ces "évidences" et a démontré qu'elles résultaient d'un apprentissage. Très vite un bébé sais s'il est "fille" ou "garçon". Dès lors il observe les comportements du "même que lui/elle" et l'imite. Pas seulement les parents, mais aussi tous les référents masculin/féminin (famille, autres enfants, dessins animés, livres illustrés, films, publicités, etc.). C'est ainsi qu'il se construit. On comprend, dès lors, que se perpétuent les comportements genrés.

      Tant qu'on considère que garçons et filles sont fondamentalement différents dans leurs comportements, on perpétue ces différences. Et tu sais mieux que moi qu'elles sont souvent au détriment des "faibles" femmes, si "sensibles", si "douces" et "tellement douées" pour tout ce qui concerne la sphère domestique. D'ailleurs elles feraient mieux de rester à la maison, hein ? ;)

      Tu pourras trouver davantage d'éléments en cherchant "Construction de l'identité de genre". Un exemple ici :
      https://osp.revues.org/3388
      (paragraphe 4)

      Bonne soirée :)

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  10. "Je crois que c'est plus féminin que masculin ça... vous ne croyez pas?"

    Non, je ne crois pas.

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    1. alors dis-le moi, que tu m'aimes...
      moi je t'aime Patrice, j'aime la belle personne que tu es...

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  11. Dire "je t'aime"sont des mots qui ne se disent pas n'importe quand ou n'importe comment.C'est une déclaration d'amour qui vient du coeur et de l'âme ou esprit garantissant à l'être aimé qu'il peut compter sur cette fidélité, cette foi quoiqu'il arrive. Mes parents ne me disaient pas "je t'aime" mais je savais qu'ils m'aimaient. Et ce qui m'a plus marqué c'est quand je les voyais devant moi s'aimer en s'embrassant par exemple, en se donnant des cadeaux aux fêtes, en se prenant dans les bras. Un jour j'ai vu mon père (qui n'était pas grand)prendre et porter ma mère dans ses bras et la monter dans les escaliers jusque dans son lit alors que fatiguée car enceinte de mon petit frère elle s'était mise à pleurer pendant le repas. Cela m'a profondément émue.
    Maintenant moi par contre je dis à mes enfants et petits enfant que je les aime et ils me le rendent bien.Quant à dire je t'aime à certaines personnes en particulier je crois l'avoir dit à deux personnes( sans compter mon mari). C'était comme une nécessité intense vitale.cela a fait verser quelques larmes de joie...

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    1. mais Charlotte, sans qu'ils le disent jamais, comment savais-tu qu'ils t'aimaient?

      "une nécessité intense vitale": oui c'est bien de cela dont je parle, merci pour ce terme!

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  12. J'ai toujours en tête cette chanson de Barbara où elle dit : "Car c'est de leur vivant qu'il faut aimer ceux que l'on aime" (C'est trop tard). Et, comme tu l'écris, c'est de leur vivant qu'il faut le leur dire. Bon dimanche, Coumarine.

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    1. Barbara, les Chédid... oui !Ils ont raison!on le sait, mais on l'oublie...
      Bon dimanche à toi aussi Tania;-)

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  13. C'est curieux car maintenant que je réfléchis à cette question... Elle a toujours eu beaucoup d'importance à mes yeux, et pourtant -je vais prendre l'exemple des deux hommes avec lesquels j'ai eu une relation longue, l'un quinze ans et l'autre cinq ans... Tous les deux m'ont harcelée avec cette question, si je les aimais ou pas. Le premier, c'était évident, je ne l'aurais jamais épousé si je ne l'avais aimé. Je suppose qu'on se le disait régulièrement et puis, et puis... Il me le demandait tout le temps et moi, je n'arrivais plus à répondre. J'aurais pu dire "oui" pour avoir la paix (je l'ai sûrement dit) mais la question revenait quand même.

    Même chose pour le deuxième qui me le demandait tout le temps, alors que d'un autre côté, il passait son temps à pleurer le décès de son épouse, vieux de cinq ans, dix ans... Et que même si c'est une perte irremplaçable, la personne qui vient après peut quand même se poser des questions (comment est-elle aimée, elle?) J'ai tendance à penser aujourd'hui qu'aucun de ces deux tristes sires ne m'aimait, qu'ils n'aimaient qu'eux-mêmes et que j'aurais bien fait de faire la même chose (m'aimer moi, on n'est jamais si bien servi que par soi-même). Mais bien que l'on me prêche cette "religion" de l'amour de soi ou du bien vivre avec soi-même, je n'arrive pas vraiment à la mettre en application.

    Je crois que c'est une question qui est fondamentalement humaine, et que de toute façon, si on aime en effet, c'est bien, mais c'est encore mieux de le dire... Mais là, je ne sais pas si l'autre s'en rend forcément compte... Tout le temps !

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    1. merci Pivoine pour ton témoignage...
      je t'embrasse

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