vendredi 22 juin 2012

Laisse vibrer tes cordes

Cette phrase magnifique trouvée dans le Journal IV de Charles Juliet, intitulé Accueils:
"Ne prouve rien je t'en prie. il n'y a rien à prouver. Laisse vibrer tes cordes. Ce qui te gouverne saura composer ton chant"

Même si je le voulais, je ne suis pas en mesure aujourd'hui de "prouver" quoi que ce soit, comme je l'ai cherché, sans trop me l'avouer, il y a dix ans, quand j'ai commencé à être publiée.
Exister dans le petit monde littéraire belge, comme animatrice d'ateliers, comme auteur, cela m'a permis de croire en moi, différemment qu'en tant que mère...

Aujourd'hui je m’aventure sur de nouveaux chemins... j'en ignore encore tout...je sais juste qu'ils sont ardus, que l'ubac succède à l'adret et je marche d'un pas lent, très lent, timide, parfois effrayé, parfois émerveillé, toujours attentif.

Et cette phrase de Juliet, que je lis et relis sans cesse, que j'ai encrée en moi,  me rassure profondément: oui!  je crois que mes cordes, si je les laisse vibrer librement, naturellement sauront  "composer mon chant", un chant pareil à celui que j'entends clairement quand je le laisse émerger sans le contrôler
Un chant dont le murmure grandit jusqu'à devenir un chant d'infini


peinture de Bram Vanvelde, ami de Charles Juliet auquel il a consacré un précieux petit livre

29 commentaires:

  1. j'aime beaucoup cette phrase et ce qu'elle m'inspire . Merci pour ce partage , je crois que je vais me mettre à lire Charles Juliet .
    Je suis persuadée que l'exploration ,sur ces nouveaux chemins que tu prends, sera passionnante et saura te faire vibrer . Et comme je te sens curieuse de t'aventurer sur des terres inconnues , je ne peux que m'en réjouir parce que c'est annonciateur de beaux et riches billets aussi.
    J'espère de tout coeur que ta convalescence se passe comme tu le souhaites Coumarine
    Tu me demandais à propos de mon blog . La réponse est non . Je n'exclus pas de revenir . J'y pense parfois .

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    1. Julie, m'avertiras-tu quand tu recommenceras à bloguer?

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  2. D'habitude je suis peu sensible aux jeux de mots, mais ton "encrée" me ravit ! Sans doute parce qu'il n'a rien de gratuit et qu'il en dit plus long que dix phrases.
    Je la vois bleue, cette encre-là, couleur d'ailes de papillon...

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    1. bien sûr MyZ.. couleur d'ailes de papillon...

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  3. Je comprends que cette phrase de Charles Juliet te parle, Coumarine, et elle me donne à moi aussi l'envie de le découvrir davantage. Tant mieux si ces mots te rassurent. Et ton chant sera, j'en suis sûre, non seulement d'infini, mais infiniment beau.
    Belle fin de semaine, Coumarine. Je t'embrasse.

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    1. Françoise, un petit mot perso
      j'hésite à venir sur ton blog, car je suis chaque fois arrêtée par une page de pub qui me barre le chemin...
      Elle se met en dessous de ta page, et j'arrive difficilement à entrer dans la page de commentaires...
      Suis-je la seule?

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    2. Coumarine, tu fais bien de me le dire, car je ne le savais pas. Non, personne ne m'en avait parlé avant toi. Du coup, je viens de "bricoler" quelque chose pour bloquer, normalement les fenêtres "surgissantes". Tu me diras si tu rencontres toujours le problème, ou non. Merci.

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    3. super! c'est arrangé! MERCI

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  4. Charles Juliet est en ce moment à Nouméa, je le rencontre la semaine prochaine :)

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    1. la frontière d'ivoire, les quais de chez vous restent fermés aux commentaires...
      alors mes excuses auprès de Coumarine, mais vite quelques mots ici pour vous suggérer de laisser de temps à autres vos lecteurs (masc. gram.) déposer à votre porte quelques mots, aussi disgracieux vous sembleraient-ils...

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    2. bonjour Wictoria
      vous avez de la chance... peut-être en parlerez-vous de cette rencontre, du moins si comme moi, vous aimez Charles Juliet...
      Si je lis bien JEA, on ne peut pas commenter chez vous? Ce serait sans doute dommage
      (on se connait dans la blogosphère depuis si longtemps et quand je vois revenir qqun d'autrefois, cela me fait très plaisir!!)

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  5. Ces mots me touchent en nous parlant de sagesse..

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    1. cela ne m'étonne pas que ces mots te touchent, marie-madeleine ;-)

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  6. Pour qui aime le vent de la harpe (harpe diem) et celui du tuba , pour qui manie la lyre sans être italien , il y a de ces réminiscences qui vous ramènent sans cesse à des points de départ mais assortissent l'harmonie de la dextérité des doigts qui effleurent à peine et déjà enchantent, enfantent même ces cristallines gouttes qui versent dans l'affect et nous remplissent l'âme d'une sorte de contentement dans cette écoute qui ne renie rien et accepte tout.

    Quand on vous dit tu as du pot, tu est vibrant, on ne se prend pas pour un organe d'échappement, même si on sait que ça gaze surement pour provoquer de tels ondoiements, mais ce sens porté et qui transporte, associe et convoque sans équivoque à un partage pas toujours prévu, puisque seul l'instant compte et qu'il faut s'y livrer sans ménagement aucun et sans arrière pensée.

    Merci coumarine de vibrer ainsi et de nous accorder sur des termes classiques puisque ce qui est est, et qu'il n'y a rien à démontrer encore moins à justifier, notre existence est là qui illustre et si parfois de longues stances montent crescendo c'est que nous voulons nous élever sans pour autant oublier d'où nous venons.

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    1. Je reçois simplement ton merci Thierry,
      je suis trop fatiguée pour te répondre avec d'autres mots, pardon!

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  7. J'aime bien quand tu sors des pièges....

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    1. sortir des pièges, mais aussi et surtout quitter les désillusions...

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  8. Laisse vibrer, oui. Même un peu abîmées, elles jouent en harmonie. Pas de fausse note chez toi...

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    1. Pastelle, mes cordes sont abîmées, irrémédiablement

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  9. J'aime tes "mots"... merci.
    Bon week-end
    Bisous ✰✯✮ Laure ✮✯✰
    http://suivre-mon-etoile.blogspot.fr/

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    1. Bon WE à toi aussi Laure et à ta petite puce

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  10. Très belle phrase ! Ça m'inspire, oui ! Merci Coumarine. :)

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  11. Très belle pensée, en effet. Je vais la mettre en mémoire... Merci Coumarine !

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  12. C'est vraiment une très belle phrase qui résonne aussi en moi et c'est étrange ces résonnances car je suis justement en train de lire Ce journal de Charles Juliet, marquant des passages que j'aime. Mais je n'ai pas encore lu celui là....
    Esperluette

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